Henri Bernstein

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Henri Bernstein

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Henry Bernstein enfant peint par Édouard Manet

Nom de naissance Henry Léon Gustave Charles Bernstein
Autres noms Henry Bernstein
Activités Dramaturge
Naissance 20 juin 1876
Décès 27 novembre 1953 (à 77 ans)
Langue d'écriture français
Genres Théâtre de boulevard

Henri Bernstein ou Henry Bernstein (Henry Léon Gustave Charles Bernstein), né le 20 juin 1876 et mort le 27 novembre 1953, est un dramaturge français du théâtre de boulevard.

Il devint célèbre en 1906 grâce au succès de son drame bourgeois Le Voleur.

Avant la Seconde Guerre mondiale il connut un regain de célébrité grâce à un duel contre Édouard Bourdet, son rival dans le même genre théâtral. En 1911, il donne à la Comédie-Française la pièce controversée Après moi, dénoncée comme une œuvre « juive » et qui plus est d'un « juif déserteur », par ses détracteurs qui jugeaient qu'elle ne devait pas avoir sa place au théâtre. Cette représentation lui vaudra ainsi des manifestations tant antisémites que nationalistes comme celle organisée par Léon Daudet de l'Action française qui s'insurge moins contre la pièce que contre son auteur, à la fois en raison de ses origines juives et de son passé de déserteur (il avait en effet déserté durant son service militaire[1]).

Par la suite, Bernstein fut directeur du théâtre du Gymnase à Paris de 1926 à 1939 et y créa plusieurs de ses œuvres et des plus remarquables telles que Samson, La Rafale, La Galerie des Glaces, Mélo, Le Bonheur, Le Messager... Dans Elvire (1939), il dévoile au public parisien l'existence des camps de concentration à travers le personnage d'une réfugiée autrichienne (rôle créé par Elvire Popesco). Les représentations de la pièce sont interrompues par l'entrée en guerre de la France.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il s'était exilé aux États-Unis. Il écrivit Portrait d'un défaitiste, un portrait implacable de Pétain qui connut un grand écho dans la presse américaine.

Il vivait alors à New York au Waldorf-Astoria. Dans son ouvrage Le Soleil et les Ombres (Robert Laffont, 1976), Jean-Pierre Aumont s'est montré choqué du désintérêt manifesté par Bernstein pour la guerre et du luxe dans lequel il vivait.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Œuvres (liste non exhaustive)[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Reprises[modifier | modifier le code]

Henry Bernstein au cinéma[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugen Weber, L'Action française, Hachette, 1990, p.103