Porfirio Rubirosa

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Porfirio Rubirosa Ariza

Porfirio Rubirosa Ariza, né le 22 janvier 1909 en République dominicaine, est un diplomate dominicain et un playboy de l'entre-deux-guerres et de l'après-guerre. Il est mort à Paris, le 16 juillet 1965, dans un accident d'automobile au bois de Boulogne.

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Son père, un général devenu diplomate, dirige de 1915 à 1926 la délégation diplomatique dominicaine à Paris, puis à Londres. Très vite, Porfirio Rubirosa, séduisant et avantageux, s'initie aux vertiges de la « vie parisienne », plus passionné par le sport et la musique que par les études, auxquelles il renonce à 19 ans. Privé de subsides familiaux, il rejoint sa famille à Saint-Domingue, où son père a été rappelé mais, lui, continue de mener une vie de festivités. En 1930, son père tombe malade et il s'installe auprès de lui tout en donnant des cours de français.

Après la mort du général, Porfirio Rubirosa reprend ses études à la faculté de droit de Saint-Domingue puis il rencontre le dictateur qui dirige l'île, le général Trujillo. Il devient membre de sa garde personnelle et il est bientôt détaché à Paris auprès de la fille du dictateur, Flor, avec laquelle il noue une idylle et qu'il épouse, après quelques péripéties, en 1932.

Le séducteur[modifier | modifier le code]

Porfirio Rubirosa se révèle un séducteur hors pair et, assure-t-on, particulièrement bien doté par la nature. Ainsi, le moulin à poivre de grand modèle était appelé un Rubirosa (en référence à la taille présumée de son sexe) dans certains restaurants chics de Paris[1]. Il est de plus en plus ardent, inépuisable et courtisé ce qui a le don d'irriter la famille du dictateur. Le général Trujillo l'expédie en Allemagne en 1936 puis le renvoie à Paris. Flor et Porfirio Rubirosa divorcent néanmoins en 1938.

Il est ensuite nommé en Belgique avant de revenir en France, à Vichy avec sa délégation, où il épouse l'actrice Danielle Darrieux en 1942. Cinq années plus tard, il divorce à nouveau pour épouser Doris Duke (en), journaliste américaine et millionnaire, qui lui ouvre les voies de la jet set. Leur mariage ne durera qu'une année. Mais les plus belles femmes du monde passent dans ses bras selon les rumeurs : Patricia Kennedy (future épouse de Peter Lawford), Eva Peron, Marilyn Monroe, Ava Gardner, Rita Hayworth, Kim Novak, Dolores del Rio, Veronica Lake et Zsa Zsa Gabor avec laquelle il a une plus longue liaison.

En 1953, il épouse Barbara Hutton, héritière millionnaire des magasins créés par Frank Woolworth, au consulat dominicain de New York, pour un mariage qui durera trois mois. Il se remarie en 1956 avec l'actrice Odile Rodin et dès lors, sa vie conjugale sera plus calme. Installé dans un hôtel particulier du 7e arrondissement à Paris (qui sera racheté par le ministère de l'Éducation nationale) il s'adonne à ses passions : le polo et les courses automobiles jusqu'à sa mort en 1965 dans un accident automobile au bois de Boulogne. Il est évoqué dans le 287e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans Je me souviens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Francis Dorléans, Snob Society, éditions Flammarion, 2009, 475 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]