Henry Garat

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Émile Henri Camille Garassu[1],[2] (on trouve parfois l'écriture Garascu), plus connu sous le nom de scène de Henry Garat, né le 3 avril 1902 au 11e arrondissement de Paris, et mort le 13 août 1959 à Hyères (Var), est un chanteur et acteur français.

Une carrière vouée au spectacle[modifier | modifier le code]

Fils d'un comédien, Édouard Charles Garassu, dit « Garet » et d'une chanteuse lyrique, Césarine Paola Lévy, il aurait, dit-on, occupé plusieurs emplois modeste entre 1912 et 1918, comme plongeur, garçon de table, employé d'un grand magasin, avant de devenir élève au Conservatoire de Bruxelles. Il fut ensuite boy au Casino de Paris et figurant au Moulin Rouge. En 1926, il remplace Maurice Chevalier dans l'opérette « Ça, c'est Paris »[3].

Il incarne un jeune premier idéal dans Soir de réveillon (1933) et Il est charmant, deux opérettes d'Albert Willemetz qui ont été filmées et qui passent à la télévision ou existent sur des supports commerciaux à la vente. En 1933, il tourne à Hollywood dans le film "Adorable", avec Janet Gaynor. Il interprète également un grand succès de la chanson, avec "Avoir un bon copain" et crée « Un mauvais garçon » dans le film homonyme avec Danielle Darrieux en 1936.

En 1938, dans L'Accroche-cœur de Sacha Guitry, il joue aux côtés de Jacqueline Delubac qui chante le « tube » de l'année, écrit aussi par Albert Willemetz, qui contribuera à la promotion du film. Mais son train de vie extravagant (auto, yacht, avion, château), sa consommation de cocaïne, ses mariages et ses divorces achève de le ruiner. Il ouvre un restaurant, un magasin de jouet mais les chèques sans provision et les échecs de ses derniers films, font qu'il sombre dans la dépression. En 1944, il part en Suisse pour suivre une longue cure de désintoxication[3].

On le voit ensuite en Angleterre (où il rencontre un certain succès), aux États-Unis, ainsi que sur la Côte d'Azur. En août 1950, il écrit à Albert Willemetz afin que celui l'engage dans la nouvelle Revue de l'Empire au côté d'Arletty, mais la distribution a déjà été bouclé. Néanmoins, Willemetz, touché de la détresse de l'artiste, lui envoie 500 francs[3].

En 1951, il est à Alger. En 1952, il est à Paris et tente en vain un comeback dans un cabaret des Champs-Élysées. Au début de 1953, il donne un ultime tour de chant au cabaret la Villa d'Este, puis quitte la capitale pour la Côte d'Azur où on lui rend un ultime hommage au Casino de Juan-les-Pins où il retrouve, entre autres, Lilian Harvey, avant de suivre une tournée avec un cirque[3].

Il meurt finalement à Hyères en 1959, entouré de sa quatrième épouse et de son jeune fils[3].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Henry Garat se mariera quatre fois :

  • en 1re noce, il épouse Betty Rowe le 29 avril 1932,
  • en seconde noce, avec Marie Tchernycheff-Besobrasoff (Illa Meery), le 19 juillet 1939,
  • une 3e fois avec Jacqueline Nigon, 10 novembre 1945,
  • une 4e fois avec Anna Elisabeth Luginbühl, le 30 juin 1951.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Opérettes, théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après son acte de naissance sur les archives en ligne de l'état-civil de Paris.
  2. Voir sa notice d'autorité BNF
  3. a, b, c, d et e Biographie d'Henry Garat

Liens externes[modifier | modifier le code]