Tambacounda

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Tambacounda
Administration
Pays Sénégal Sénégal
Région Tambacounda
Département Tambacounda
Maire
Mandat
Mame Balla Lô
2014-2019
Démographie
Gentilé Tambacoundois
Population 78 800 hab. (estim. 2007)
Géographie
Coordonnées 13° 46′ 08″ N 13° 40′ 02″ O / 13.768889, -13.66722213° 46′ 08″ Nord 13° 40′ 02″ Ouest / 13.768889, -13.667222  
Altitude 24 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Sénégal (administrative)

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Tambacounda

Géolocalisation sur la carte : Sénégal (relief)

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Tambacounda
Liens
Site web www.mairietambacounda.com

Tambacounda est la plus grande ville du Sénégal oriental.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les localités les plus proches sont Madina Maboule, Koukari, Yoro Sankoule, Bira, Dialakoto, Sambadian, Djidje Kounda, Botou et Kanderi Niana.

Dakar, la capitale, se trouve à 467 km[1].

Le climat est de type sahélien et la chaleur peut y être éprouvante.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine la ville était un campement mandingue, faisant partie du royaume du Boundou. Le nom Tambacounda signifie «la maison de Tamba».

On y trouve quelques vestiges de l'époque coloniale, témoins d'une grandeur passée (gare, villas).

En 2003, la gare ferroviaire, l'hôtel de la Gare et le bâtiment de la préfecture ont été inscrits sur la liste des Monuments historiques[2].

En juillet 2014, Mame Balla Lô, succédant à Oury Bâ (2009-2014), devient officiellement le sixième maire de la commune de Tambacounda[3].

Administration[modifier | modifier le code]

C'est le chef-lieu du département de Tambacounda et de la région de Tambacounda.

Souty Touré, ancien maire de la commune et ancien ministre sous Abdou Diouf, est également le fondateur du Parti socialiste authentique (PSA).

Démographie[modifier | modifier le code]

Une habitation

Lors des recensements de 1988 et 2002, Tambacounda comptait respectivement 41 885 et 67 543 habitants.

En 2007, selon les estimations officielles, la population s'élèverait à 78 800 personnes.

Lieu de passage, plusieurs des groupes ethniques du Sénégal y cohabitent. Le Bambara, le Halpoular (groupe toucouleur) et le wolof sont les langues les plus parlées. Le français aussi est parlé parce que Tambacounda est un carrefour.

Économie[modifier | modifier le code]

La place de l'élevage

La ville se trouvant dans une région peu peuplée, sur la ligne du chemin de fer de Dakar au Niger et les routes nationales N1 et N7, c'est une étape importante pour les transits commerciaux entre la région de Kayes, au Mali, et la côte du Sénégal (Dakar, Thiès, Saint-Louis). C'est aussi un point de passage important entre Dakar et la Casamance en contournant la Gambie.

Historiquement la ville s'est développée autour de la gare. C'est aussi le rendez-vous d'un grand nombre de marchands de bestiaux. La principale industrie est celle du coton. L'entreprise Sodefitex maintient une usine à Tambacounda.

Le tourisme n'y est pas très développé, mais Tambacounda constitue souvent une ville étape pour les voyageurs se rendant au Parc national du Niokolo-Koba. Cependant, la ville présente quelques points d'intérêt, comme le Marché central, le Quartier Dépôt ou encore le Village artisanal.

En 2013 une troisième station de la RTS, (RTS 3), se trouve créée à Tambacounda[4].

Culture[modifier | modifier le code]

Le groupe Diwaan j est un groupe de rappeurs de Tambacounda.

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Tambacounda[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sekna Cissé, Évolution de la population de Tambacounda 1915-1976. Essai d’interprétation, université de Dakar, 1981, 85 p. (mémoire de maîtrise de géographie)
  • Mamadou Issa Diallo, Étude du vent d’une station synoptique, Tambacounda (1946-1975), université de Dakar : 1983, 141 p. (mémoire de maîtrise de géographie)
  • Astou Diène, L’Évolution économique du cercle de Tambacounda de 1919 à 1946, université de Dakar : 1986, 99 p. (mémoire de maîtrise)
  • Pascal Handschuhmacher, « Tambacounda, une ville historique sans histoire ? » in Jean-Luc Piermay et Cheikh Sarr (dir.) , La Ville sénégalaise. Une invention aux frontières du monde, Paris, Karthala, 2007, p. 200-203 (ISBN 978-2-84586-884-7)
  • Babacar Ndong, La Communauté bassari de Tambacounda, une société traditionnelle en milieu urbain, thèse de sociologie, 2008, 540 p.
  • Abou Ndour, Monographie de la ville de Tambacounda des origines à l’indépendance (1960), Dakar, université Cheikh Anta Diop, 1993, 63 p. (Mémoire de Maîtrise)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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