Jeumont-Schneider

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Jeumont-Schneider était une entreprise française de construction électromécanique, électrique, électronique et nucléaire, de dimensions européennes, dont le siège social se situait à Puteaux, près de Paris.

Appartenant au Groupe Empain-Schneider, cette société a été créée en 1964 pour réunir deux firmes anciennes et connues : Les Forges et ateliers de constructions électriques de Jeumont et le Matériel Électrique de Schneider-Westinghouse[1], qui ont participé activement aux premières électrifications dès la fin du XIXe siècle. Les ateliers électriques étaient situés sur le site de Champagne-sur-Seine (France).

Activités[modifier | modifier le code]

Les domaines d'activité de Jeumont-Schneider étaient très étendus. Ils concernaient notamment :

  • la construction électrique et électromécanique dans la gamme des matériels moyens et lourds ;
  • la distribution et le transport de l'énergie électrique ;
  • les équipements d'électronique industrielle, de contrôle, commande, régulation ;
  • les installations d'ensembles « clé en main » dans les secteurs de la métallurgie et de la sidérurgie, des chemins de fer et métros, de la marine, de la recherche pétrolière, des stations de pompage et d'épuration des eaux, de la ventilation et du dépoussiérage industriel ;
  • la transmission et le traitement de l'information :
    • autocommutateurs téléphoniques, télécommande, télécontrôle des réseaux d'énergie électrique - calculateurs industriels ;
  • les équipements pour l'énergie nucléaire et les énergies nouvelles.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Poste d'aiguillage manuel Jeumont-Schneider.

La société Jeumont-Schneider a participé à d'importantes réalisations dans plusieurs pays du monde :

  • équipements de signalisation et de pilotage automatique embarqué et sol du métro de Marseille avec la technologie basée sur la variation de l'impulsion du circuit de voie à impulsions de tension élevée (ITE) ;
  • équipements des métros de Mexico, de Caracas, de São Paulo, de Santiago du Chili, de Montréal, de Rio de Janeiro, du Caireetc. ;
  • équipements du TGV Paris Sud-Est (record mondial de vitesse sur rail, 380 km/h le 26 février 1981) ;
  • équipements des stators des alternateurs de la centrale hydroélectrique de Tucurui au Brésil, l'une des plus grandes du monde ;
  • équipements électriques d'unités de production métallurgiques en Irak, en Corée du Sud, au Brésil ;
  • construction de matériels pour les centrales nucléaires du contrat-programme EDF et pour les surrégénérateurs Superphénix, et beaucoup d'autres.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]