Tramway du Touquet-Paris-Plage

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Ne doit pas être confondu avec Tramway d'Étaples à Paris-Plage.

Tramway
du Touquet-Paris-Plage
Image illustrative de l’article Tramway du Touquet-Paris-Plage
Une automotrice débouche de la rue de la Paix pour s'engager sur le boulevard de la Mer
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Le Touquet-Paris-Plage
Historique
Mise en service 1909
Fermeture 1929
Concessionnaire Sté des automobiles sur rail
de Paris-Plage (à partir de 1910)
Caractéristiques techniques
Longueur km
Écartement Voie étroite (600 mm)
Électrification Non électrifiée

Le tramway du Touquet-Paris-Plage est un petit réseau à voie étroite de 0,60 m qui desservit, au début du XXe siècle, la station balnéaire de Paris-Plage sur le littoral de la Côte d'Opale dans le département du Pas-de-Calais.

Historique[modifier | modifier le code]

Construit à l'initiative des promoteurs immobiliers de Paris-Plage qui fondèrent la Société des Automobiles sur Rail de Paris-Plage (SARPP), le réseau de tramway fut exploité sous le régime de l'autorisation précaire qui ne permet pas de disposer d'amples renseignements sur son histoire[1]. Ouvert vraisemblablement en 1910[2], ce court réseau de 4 kilomètres était composé de deux lignes établies en voie de 0,60 m.[3] :

Les lignes de tramway[modifier | modifier le code]

Le tramway de la Plage[modifier | modifier le code]

Le tramway de la plage.
Le tramway de la plage.

Le tramway du Golf[modifier | modifier le code]

Le Tramway du Touquet : un locotracteur et ses baladeuses desservant le Golf.
Le tramway du Golf devant le Golf-Hôtel.
Le tramway du golf au rond-point des sports.

Les dépôts[modifier | modifier le code]

  • Le dépôt du tramway de la plage, constitué d'une boucle, se situe à l'angle nord-est des rues de Moscou et Joseph Duboc (anciennement rue de la Lune) et est relié, par une voie dans la rue de Moscou, à la boucle centre ville à l'angle de la rue de Moscou et de la rue Saint-Jean.
  • Le dépôt du tramway du Golf a son dépôt légèrement à l'ouest de l'Avenue des Anglais sur ce qui deviendra un peu plus tard l'Avenue Circulaire (aujourd'hui avenue Louis Quételart)[4].

Le matériel roulant[modifier | modifier le code]

Sa particularité reposait dans le matériel roulant utilisé. Au début de l'exploitation, les lignes voyaient circuler quatre petites automotrices Campagne/Lorraine-Dietrich à essence pouvant tracter des remorques à voyageurs à caisse fermée. Puis apparurent des locotracteurs (au moins deux exemplaires sont connus), carrossés pour ressembler à des locomotives à vapeur, utilisés uniquement sur la ligne du Golf, tirant des remorques à bogies visiblement issues de la transformation des automotrices précitées et/ou des « baladeuses » ouvertes à deux essieux (disposant de rideaux pour la protection des passagers)[5].

L'exploitation[modifier | modifier le code]

L'exploitation se déroula normalement jusqu'à la Première Guerre mondiale, durant laquelle le matériel est réquisitionné par l'Artillerie. Interrompue durant le conflit, la circulation du tramway reprit à la fin de celui-ci et cessa définitivement en 1929[6]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Domengie et José Banaudo, Les petits trains de jadis : Nord de la France, vol. 9, Breil-sur-Roya, Éditions du Cabri, , 251 p. (ISBN 2908816296)
  • Encyclopédie générale des transports - Chemins de fer, vol. 9, Valignat, Éditions de l'Ormet, (ISBN 2906575135)
  • René Courant, Le Temps des tramways, Menton, Éditions du Cabri, (ISBN 290331022X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Encyclopédie générale des transports - Chemins de fer, p. 62.9
  2. Date donnée sur le site de la FACS et évoquée dans L'encyclopédie générale des transports.
  3. Domengie et Banaudo 1994, p. 164 + plan in Encyclopédie générale des transports - Chemins de fer, p. 62.9
  4. a et b La Société académique du Touquet-Paris-Plage d'après Alain Holuigue le secrétaire perpétuel.
  5. Domengie et Banaudo 1994, p. 164-165
  6. La date de fermeture sur le site de la FACS.