Tramway du Touquet-Paris-Plage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ne doit pas être confondu avec Tramway d'Étaples à Paris-Plage.

Tramway
du Touquet-Paris-Plage
Image illustrative de l’article Tramway du Touquet-Paris-Plage
Une automotrice débouche de la rue de la Paix pour s'engager sur le boulevard de la Mer
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Le Touquet-Paris-Plage
Historique
Mise en service 1910
Fermeture 1925
Concessionnaire Sté des automobiles sur rail
de Paris-Plage (à partir de 1910)
Caractéristiques techniques
Longueur km
Écartement Voie étroite (600 mm)
Électrification Non électrifiée

Le tramway du Touquet-Paris-Plage est un petit réseau à voie étroite de 0,60 m qui desservit, au début du XXe siècle, la station balnéaire de Paris-Plage sur le littoral de la Côte d'Opale dans le département du Pas-de-Calais.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Tramway du Touquet : un locotracteur et ses baladeuses.

Construit à l'initiative des promoteurs immobiliers de Paris-Plage qui fondèrent la Société des Automobiles sur Rail de Paris-Plage (SARPP), le réseau de tramway fut exploité sous le régime de l'autorisation précaire qui ne permet pas de disposer d'amples renseignements sur son histoire[1]. Ouvert vraisemblablement en 1910[2], ce court réseau de 4 kilomètres était composé de deux lignes établies en voie de 0,60 m.[3] :

  • Une boucle desservant les lieux les plus fréquentés de la ville depuis le Casino de la plage jusqu'aux quartiers des Sports et du Golf, empruntant le boulevard de la Mer, les rues de Paris et de Bruxelles.
  • Une antenne qui se greffait sur cette boucle à hauteur de l'Hermitage et parcourant l'avenue de l'Hippodrome.

Sa particularité reposait dans le matériel roulant utilisé. Au début de l'exploitation, les lignes voyaient circuler quatre petites automotrices Campagne/Lorraine-Dietrich à essence pouvant tracter des remorques à voyageurs à caisse fermée. Puis apparurent des locotracteurs (au moins deux exemplaires sont connus), carrossés pour ressembler à des locomotives à vapeur, tirant des remorques à bogies visiblement issues de la transformation des automotrices précitées et/ou des « baladeuses » ouvertes à deux essieux (disposant de rideaux pour la protection des passagers)[4].

L'exploitation se déroula normalement jusqu'à la Première Guerre mondiale, durant laquelle le matériel est réquisitionné par l'Artillerie. Interrompue durant le conflit, la circulation du tramway reprit à la fin de celui-ci et cessa définitivement en 1925[5]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Domengie et José Banaudo, Les petits trains de jadis : Nord de la France, vol. 9, Breil-sur-Roya, Éditions du Cabri, , 251 p. (ISBN 2908816296)
  • Encyclopédie générale des transports - Chemins de fer, vol. 9, Valignat, Éditions de l'Ormet, (ISBN 2906575135)
  • René Courant, Le Temps des tramways, Menton, Éditions du Cabri, (ISBN 290331022X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Encyclopédie générale des transports - Chemins de fer, p. 62.9
  2. Date donnée sur le site de la FACS et évoquée dans L'encyclopédie générale des transports.
  3. Domengie et Banaudo 1994, p. 164 + plan in Encyclopédie générale des transports - Chemins de fer, p. 62.9
  4. Domengie et Banaudo 1994, p. 164-165
  5. La date de fermeture sur le site de la FACS.