Claude Viallat

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Claude Viallat
Claude viallat portrait.jpg

Claude Viallat devant les objets de sa collection déposée au musée des cultures taurines de Nîmes.

Naissance
(80 ans)
Nîmes, Drapeau de la France France
Nationalité
Activité
Formation
École des beaux-arts de Montpellier (1955-1959)
École des beaux-arts de Paris, atelier de Raymond Legueult (1962-1963)
Maître
Mouvement
groupe Supports/Surfaces (membre fondateur en 1969)
Distinctions
Prix de peinture de la Fondation Simon et Cino del Duca - Institut de France (2007)
Chevalier de la Légion d'honneur (2011)
Site web

Claude Viallat, né le à Nîmes, est un peintre contemporain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude Viallat a étudié à l'École des beaux-arts de Montpellier de 1955 à 1959, puis à l'École des beaux-arts de Paris en 1962-1963, dans l'atelier de Raymond Legueult.

Depuis 1966, il adopte un procédé de peinture à base d'empreintes posées sur toiles libres, sans châssis, qui l'inscrit dans une critique radicale de l'abstraction lyrique et géométrique (dans la technique dite All-over). Cette forme neutre répétée ainsi indéfiniment a engendré un travail sur la couleur unique en son genre. La couleur devenant à la fois l'objet et le sujet central de l'œuvre de Claude Viallat.

En 1969, il est un des membres fondateurs du groupe Supports/Surfaces.

Dans ses œuvres récentes, Claude Viallat est revenu à des surfaces planes rectangulaires ou carrées, privilégiant un déchaînement, des éléments constitutifs internes, mettant toujours plus l'accent sur les rapports de densité, d'intensité, de brillance entre les surfaces colorées. Outre le succès grandissant de ses expositions tant en France (au Centre Pompidou en 1982) qu'à l'étranger (Biennale de Venise en 1988), l'artiste a consacré une bonne partie de sa vie à l'enseignement dans les écoles d'art suivantes: Nice, Limoges, Marseille, Nîmes (où il a été directeur de longues années), enfin Paris à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Désormais à la retraite il continue ses recherches exploratoires.

Des références multiples se trouvent revendiquées par l'artiste: Henri Matisse[1] et Picasso mais aussi Simon Hantaï et les américains Jackson Pollock, Sam Francis, Jules Olitski, Morris Louis ou Kenneth Noland. Elles servent à construire une œuvre polymorphe qui intègre également la pratique du dessin figuratif sur le thème de la tauromachie.

Exposant régulièrement à la galerie Jean Fournier à Paris depuis 1968, il est à l'heure actuelle représenté à Paris par la galerie Daniel Templon (depuis 1998), à Saint Étienne, Luxembourg et Genève par la galerie Bernard Ceysson [2] depuis 2006, à Nîmes par la galerie From Point to Point[3] (depuis 2001), à Rennes par la Galerie Oniris[4] (depuis 1993) et à Montpellier par la galerie Hélène Trintignan[5]. Claude Viallat est aussi représenté à l'étranger, au Japon par Gallery Itsutsuji et à New-York par Leo Castelli Gallery et Chem & Read Gallery[6].

Tauromachie[modifier | modifier le code]

Après un entretien paru dans Midi libre, Claude Viallat explique pourquoi il est aficionado, non seulement pour les corridas, mais pour toutes les formes de tauromachie, en particulier la course camarguaise qu'il a suivie avec passion pendant toute sa jeunesse[7]. Il a notamment produit sur le sujet un livre de bibliophilie : Toros bravos, texte de Jacques Durand, illustrations Claude Viallat, et a réalisé les sérigraphies du tirage de tête de josé tomas, de Ludovic Degroote, aux Editions Unes. Claude Viallat a réalisé les affiches des ferias de Nîmes 1986 et 2008, feria de Vic Fezensac (1999), Saintes Maries-de-la-Mer (22/10/2000), Féria du riz Arles (2011). En 2008, la ville de Nîmes a édité trois livrets sur Claude Viallat. Deux d'entre eux sont consacrés à la tauromachie : « Claude Viallat. Peinture tauromachiques »[8] et « La collection tauromachique de Claude Viallat »[9] exposée au Musée des cultures taurines de Nîmes.

Il collectionne tout ce qui en Bande dessinée, fait apparaitre une image de taureau. C'est à partir de cette collection qu'est réalisé en 2004, par l'association Arte y Toro, l'exposition "L'Encre et la Corne", consacrée à l'image du taureau dans la bande dessinée.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix de peinture de la Fondation Simon et Cino del Duca - Institut de France (2007)
  • Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 22 avril 2011 (parution Journal Officiel du 24 avril 2011).

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Publications (écrits, illustrations)[modifier | modifier le code]

Textes
  • Claude Viallat, « Fragments », dans Acte du colloques "Geste. Image. Parole.", univesité de Saint-Étienne, CIEREC,‎ , p. 53-153 repris in Pierre Wat, Claude Viallat (2006), p. 129-147.
  • Claude Viallat, Suite, éditions Jannink,‎ , 48 p. (ISBN 2-902462-15-8)
Illustrations

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographie (par ordre chronologique de parution)
Catalogues d'exposition (sélection)
  • Catalogue de l'exposition à la galerie Jean Fournier, Paris (1971)
  • Catalogue de l'exposition au Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne (1974)
  • Catalogue de l'exposition au Musée national d'art moderne, centre Georges Pompidou (1982)
  • Catalogue de l'exposition à la galerie Kamakura, Tokyo (1985)
  • Catalogue de l'exposition à la Biennale de Venise (1988)
  • Catalogue de l'exposition au Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig (1994)
  • Catalogue de l'exposition à la galerie Daniel Templon, Paris (1998)
  • Catalogue de l'exposition au musée du Touquet-Paris-Plage / Galerie Nationale de la Principauté d'Andorre (2012) : Coll., Claude Viallat,‎ (ISBN 9782953121209)
Articles
  • Claude Minière, « Avoir lieu : l'endroit et le moment », dans Yannick Beaubatie (dir.), Empreintes, Tulle, Mille Source,‎ , p. 221-224
  • Philippe Dagen, « Claude Viallat serait-il un peintre paysagiste ? », Le Monde,‎ , p. 19
  • Henry Périer, « Entretien de Claude Viallat », dans Catalogue de l'exposition Claude Viallat au musée du Touquet-Paris-Plage / Galerie Nationale de la Principauté d'Andorre,‎
Divers
Filmographie, vidéos

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À plusieurs reprises, Viallat a peint des œuvres intitulées Hommage à Matisse, notamment en 1960 et surtout La Vague hommage à Matisse (1965)
  2. « Claude Viallat chez Bernard Ceysson »
  3. « [C—L—A—U—D—E]•[V—I—A—L—L—A—T]•[EXPOSITION 2010] »
  4. Fiche de Claude Viallat sur le site de la galerie Oniris
  5. « Liste des artistes de la galerie Hélène Trintignan »
  6. « Claude Viallat »
  7. « Claude Viallat par les cornes »
  8. Ministère de la culture et de la communication-Ville de Nîmes, mai 2008, (ISBN 2914215207)
  9. Ministère de la culture et de la communication-Ville de Nîmes, Conseil général du Gard, Région Languedoc-Roussillon

Liens externes[modifier | modifier le code]