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Louise de Bettignies

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Louise de Bettignies
Description de l'image Louise de Bettignies (1880-1918).jpg.
Alias
Alice Dubois
Naissance
Saint-Amand-les-Eaux
Décès (à 38 ans)
Cologne
Nationalité française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Activité principale
agent secret français durant la Première Guerre mondiale
Le monument à Louise de Bettignies, à Lille.

Louise Marie Henriette Jeanne de Bettignies[1], née le à Saint-Amand-les-Eaux, morte le à Cologne, est un agent secret français qui espionna, sous le pseudonyme d’Alice Dubois, pour le compte de l’armée britannique durant la Première Guerre mondiale.

Biographie

Éducation

Malgré les difficultés financières de son père, Louise de Bettignies fit des études secondaires à Valenciennes chez les Sœurs du Sacré Cœur[2].

« Elle était mon aînée de six ans. Je la voyais le plus souvent à Valenciennes, chez notre commune grand-mère, […] Louise était blonde, frêle d'apparence, avec un visage mobile et des yeux perçants qui semblaient fureter de toutes parts. Elle ne tenait pas en place. Il est vrai que les jours où je la voyais ainsi, vers sa douzième année, étaient ses jours de sortie. Pensionnaire avec sa sœur, Germaine, au Couvent de la Sainte-Union des Sacrés-Cœurs, les bonnes religieuses nourrissaient sur le compte de cette vive enfant, à ce que j'ai su, des opinions analogues à celle de sa grand-mère. Cependant, elle travaillait de façon à leur donner satisfaction. »

— André Mabille de Poncheville[3]

« […] je garde encore le souvenir vivace de ma cousine germaine avec laquelle je me retrouvais chez notre grand-mère, rue Capron, à Valenciennes… Louise avait, alors, une douzaine d'années. Nous étions, toutes deux, élèves des Dames de la Sainte-Union, elle comme pensionnaire, moi comme externe. Elle montrait déjà un caractère vif, enjoué… Oui, Louise était très gentille, très intelligente et faisait preuve de beaucoup de personnalité. »

— Madame Delcourt[4]

Dès 1895, ses parents habitent a Lille, au 166 rue d'Isly, mais elle part en 1898 en Angleterre pour poursuivre brillamment des études supérieures chez les Ursulines à Upton (Essex), puis à Wimbledon, chez les Ursulines[5], et à Oxford. La mort de son père à Lille en avril 1903 la fait revenir dans cette ville où elle terminera ses études à la faculté des lettres de l'université de Lille, en 1906[6].

À l'issue de ses études, elle avait acquis parfaite maîtrise de la langue anglaise et possédait une bonne connaissance de la langue allemande et italienne.

La nécessité d'un emploi

Elle travailla alors comme préceptrice à Pierrefonds, puis elle s’en alla à Milan en Italie, chez les Visconti[6]. En 1906, alors qu'elle était chez les Visconti, elle voyagea beaucoup à travers l'Italie. En 1911, elle se rendit chez le comte Mikiewsky[7], près de Lemberg, en Galicie. De 1911 à 1912, elle se trouva chez le prince Carl Schwarzenberg, au Château de Worlick.

Puis elle s'installa chez la princesse Elvira de Bavière , au Château de Holesclau, en Autriche. Elle y aurait rencontré Rupprecht de Bavière, qu'elle croisera lors de se pérégrination en 1915[8]. C’est là qu’il lui fut proposé de devenir la préceptrice des enfants de François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche. Elle déclina l’offre et revint en France. De retour à Lille au début de 1914, où elle fut opérée de l’appendicite, elle partit chez son frère à Bully-les-Mines à qui elle confia sa mère[9].

À la déclaration de guerre, Louise avait pris ses quartiers dans une villa à Wissant, villa louée par son frère Albert[10].

Première Guerre mondiale

Article connexe : Première Guerre mondiale.

Contexte à Lille

Le 1er août 1914, Adolphe Messimy, ministre de la Guerre, supprima, avec l'aval de René Viviani, président du Conseil, le poste de gouverneur de Lille. Il avait outrepassé ses droits, car le déclassement aurait du être promulgué par une loi. Lille est donc déclarée « ville ouverte » (ses fortifications ont été déclassées dès 1910) et l’État-major a évacué le 24 août[11].

Le 22 août, après que des patrouilles allemandes ont été aperçues dans les parages de Lille, le général Percin a fait installer un canon de 75 devant chaque pont-levis de la citadelle. Cette initiative provoqua le courroux de Charles Delesalle, le maire, et des tenants de la non-défense. Face à ce lever de bouclier, Percin battit en retraite. Derrière le dos du préfet, les partisans de la non-défense multipliaient les initiatives dans le but de désarmer la ville. Le 24 août, l’État-major évacue Lille.

Durant cette période trouble, le gouvernement céda à la peur. Il ordonna au préfet Félix Trepont de se replier avec les services administratifs et postaux à Dunkerque. Puis quelques jours plus tard, un contre-ordre. À son retour, le préfet découvrit les bureaux des édifices militaires ouverts à tous vents et le matériel laissé à l'abandon. le 27 août, Trepont demanda à Jean Vandenbosch, industriel, de transporter tout le matériel militaire vers Dunkerque. Le transport dura 21 jours, et 278 trains furent nécessaires.

Le 2 septembre, les Allemands pénétrèrent dans la ville, puis repartirent après avoir extorqué une rançon. Ils recommencèrent à plusieurs reprises. Le 4 octobre, un détachement Wahnschaffe buta sur le bataillon de chasseurs à pied, en repos dans la ville. Décontenancés, ils battirent en retraite, en incendiant quelques maisons du faubourg de Fives.

Lille était envahie par une foule de réfugiés. Jusqu'au 9 octobre, ce fut la confusion aussi bien dans les rang préfectoraux, que dans la ville.

Le 9 octobre, le commandant Felix de Pardieu et ses territoriaux reçurent l'ordre de retraiter dans la région de Neuve-Chapelle, laissant Lille sans défenseur. Foch, arrivé dans la nuit du 4 au 5 octobre, prévenu par le préfet, renvoya le commandant de Pardieu vers Lille, sous la protection du 20e Régiment de chasseurs à cheval. Retardé par la cohue, le convoi de munitions fut attaqué par un détachement du général von Marwitz. Las d'attendre le déclenchement de l'offensive anglaise, Foch dépêcha le corps de cavalerie du commandant Conneau vers Lille.

Sur le coup de midi, le 12 octobre, les Lillois entendirent la canonnade qui se rapprochait. Le corps Conneau, engagé dans une fameuse bataille, n'insista pas, croyant que Lille avait succombé. Encerclant la ville, les Allemands devaient être entre 50 et 80 000 hommes, face une troupe hétéroclite de 2 795 hommes, composé de chasseurs, de goumiers et, surtout, de territoriaux, armés d'une batterie d'artillerie, disposant de trois canons de 75 avec peu de munitions.

Louise sous la mitraille

Avant la fin du mois d'août, Louise quitta Wissant pour Saint-Omer. De là, elle rentra à Lille prenant prétexte de rejoindre sa sœur Germaine dont le mari, Maurice Houzet, était mobilisé.

Louise et Germaine vivent ensemble au 166, rue d'Isly alors que leur mère s'est réfugiée à Boulogne. Leur amie, Germaine Féron-Vrau (1869-1927)[12], responsable départementale de la Ligue Patriotique des Françaises et fondatrice de l'hôpital de la Croix-Rouge les recrute toutes deux comme infirmières[13].

Du 4 au 13 octobre 1914, en faisant tourner l'unique canon dont les troupes lilloises disposaient, les défenseurs réussirent à duper l'ennemi et à lui tenir tête plusieurs jours, sous les intenses bombardements qui détruisent plus de 2 200 immeubles et maisons, en particulier dans le quartier de la Gare. Louise de Bettignies est alors âgée de 34 ans. Traversant les ruines de Lille, elle assure la navette (munitions et aliments) avec les soldats qui tiraient encore sur les assiégeants. Dans les hôpitaux de fortune, elle écrit les lettres en allemand dictées par les mourants allemands pour leur famille.

Services d’espionnage

Lilloise depuis 1903, elle décide, dès l’invasion allemande de la ville en octobre 1914, de s’engager dans la résistance et l’espionnage. Sous le pseudonyme d’Alice Dubois, employée d'une société d'import-export en France libre, Mgr Charost, évêque du diocèse de Lille, lui demande d'emporter vers la France libre le tout premier courrier de Lille[14]. Elle fait un stage à Folkestone où elle s'initie en quelques jours au rudiment de l'espionnage[15]. Polyglotte (français-anglais-allemand-italien), elle dirige depuis son domicile de Lille un vaste réseau de renseignements dans le Nord de la France pour le compte de l’armée britannique et de l’Intelligence Service. Avec son amie et bras droit Léonie Vanhoutte, elle centralise des informations sur les opérations de l'armée allemande qui, via la Dame blanche, réseau de renseignements de Walthère Dewé constitué en Belgique, sont transmises aux Britanniques par les Pays-Bas restés neutres. On estime qu’elle sauve la vie de plus d’un millier de soldats britanniques pendant les 9 mois de sa pleine activité (janvier à septembre 1915)[16].

Son réseau, le réseau Alice[17],[18] d’une centaine de personnes signala le jour et l’heure de passage à Lille du train impérial transportant le kaiser Guillaume II en visite secrète sur le front. Lors de l’approche de Lille, deux avions anglais surgirent et bombardèrent le train, mais manquèrent leur cible. Le commandement allemand ne comprenait pas la situation unique de ces quarante kilomètres de front « maudits » (tenus par les anglais) sur près de sept cents kilomètres de front. L’un des derniers messages de Louise de Bettignies fut d’annoncer la préparation d’une gigantesque attaque allemande pour début 1916 sur Verdun. L’information fut relayée au commandement français, mais celui-ci refusa d’y croire.

Louise de Bettignies est arrêtée par les Allemands le 20 octobre 1915 près de Tournai et condamnée à mort le à Bruxelles, puis sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité par Moritz von Bissing. Détenue pendant 3 ans, elle meurt le , à l'hôpital Sainte-Marie de Cologne, des suites d'un abcès pleural mal opéré.

Sa dépouille est rapatriée le et, le 16 mars 1920, une cérémonie funéraire est organisée à Lille au cours de laquelle elle reçoit à titre posthume la croix de la Légion d'honneur[19], la Croix de guerre 1914-1918 avec palme, la médaille militaire anglaise et est faite officier de l'ordre de l'Empire britannique. Son corps est inhumé au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux.

Circonstances de son arrestation

Origines familiales

On trouve les traces des Bettignies dès 1228. La seigneurie de Bettignies était située près de la ville de Mons. On retrouve la piste de la famille en 1507. Les ancêtres de Louise furent des gens de robe, militaires, ecclésiastiques, mais aussi créateurs et artistes.

Peterinck de La Gohelle, trisaïeul de Louise, originaire de Lille, s'installa à Tournai en 1752, où il fonda, quai des Salines, une fabrique des porcelaine d'art. Cette fabrique eut le titre de manufacture impériale et royale. En 1787, le duc d'Orléans commanda un magnifique service à décor bleu de Tournai, dont il reste quelques pièces au musée royal de Mariemont[20].

En 1818, Maximilen-Joseph de Bettignies (mort en 1865), avocat au conseil de Tournai, conseiller général et conseiller magistrat, ouvrit un dépôt rue du Wacq à Saint-Amand-les-Eaux, qu'il confia à son fils Maximilien. Le 31 juillet 1818, M. J. de Bettignies dépose un brevet n°521 concernant la pâte pour fabriquer en grande dimension les vases de porcelaine tendre (Brev. d'inv., t.XVI, p. 276)[21]. Les droits de douane étant élevés, le dépôt devint fabrique, après la reprise du matériel du porcelainier Fauquez, qu'il fit améliorer[22]. Installé d'abord rue Marion, en 1837 la fabrique fut établie au lieu-dit Le Moulin des Loups, sur la route de Valenciennes. En 1831, Maximilien Joseph obtint la nationalité française. En 1833 il épousa, à Orchies, Adeline Armande Bocquet, qui lui donna 4 enfants, dont Henri le père de Louise[23].

En 1866, Henri de Bettignies épousa Julienne Mabille de Poncheville, issue d'une vieille famille de robe du Nord.

Le 30 juin 1880, Henri et son frère, Maximilien de Bettignies, cédèrent leur affaire à Gustave Dubois et Léandre Bouquiaux[24].

La famille Mabille a ses origines dans le Pas-de-Calais à la même époque et était depuis plusieurs générations notaire à Valenciennes.

Fratrie

Le couple a neuf enfants :

  • Julienne Marie Louise de Bettignies (1867-1922). Mariée le 21 mai 1895, Saint-Amand-Les-Eaux (Nord), à Joseph Marie François Gorguette d'Argœuvres (1867-1930).
  • Henri Albert Maximilien de Bettignies (1868-1940), ordonné prêtre en 1892, curé d'Orsinval.
  • Albert de Bettignies (1871-1920). Marié à Nelly Bertin-Boussu (ingénieur des mines).
  • Marie Marguerite de Bettignies (1873-1915).
  • Marguerite Marie Claire Joseph de Bettignies (1875-1908).
  • Germaine Marie Louise Jeanne de Bettignies (1879-1957). Mariée en 1907 à Maurice Louis Joseph Houzet (1876-1944).
  • Louise Marie Henriette Jeanne de Bettignies (1880-1918)
  • Marie, morte jeune
  • Léon Jean Joseph de Bettignies (1884-1959). Marié en 1911 à Marie Andrée Chaix de Lavarene (1885-1978).

Hommages

Plaque annonçant la réalisation de la maison de Louise de Bettignies.

Mgr Charost, évêque du diocèse de Lille, la surnomme « la Jeanne d'Arc du Nord », expression reprise par les médias[25].

Il est prévu[Quand ?] d'implanter un centre d'interprétation des femmes résistantes dans la maison natale de Louise de Bettignies, rue Louise-de-Bettignies (anciennement rue de Condé) à Saint-Amand-les-Eaux.

Plusieurs communes françaises ont donné son nom à des rues, des écoles et autres structures, parmi lesquelles la place Louise-de-Bettignies à Lille.

La 44e promotion d’attachés stagiaires de l’IRA de Lille a choisi le nom de Louise de Bettignies[26]

Notes et références

  1. Acte de naissance du 16 juillet 1880 de Louise Marie Henriette Jeanne de Bettignies - Archives départementales du Nord en ligne (Saint-Amand-les-Eaux/N 1880-1884 ; vue 75/590).
  2. Bertin de Bettignies, in De Bettignies Louise (1880 - 1918).
  3. André Mabille de Poncheville (23 mai 1886-20 mai 1969), La voix du Nord du 30 septembre 1967.
  4. Madame Delcourt, née Laure Marie Mabille de Poncheville(1882-1977), La voix du Nord du 28 septembre 1968.
  5. René Deruyk, Ibid., page 17.
  6. a et b Bertin de Bettignies, Ibid.
  7. La note 16 dans le livre de René Deruyk, Ibid., page 29, il serait parent avec Adam Mickiewicz (1798-1855).
  8. Antoine Redier, La guerre des femmes, page 12 de l'édition de 1946.
  9. René Deruyk, Louise de Bettignies : résistante lilloise (1880-1918), Voix du Nord,‎ 1998, p. 31
  10. René Deruyk, Ibid, page 31.
  11. section « Première Guerre mondiale » in Histoire de Lille.
  12. Germaine Féron-Vrau était mariée à Paul Féron-Vrau (1864-1955) qui sera arrêté et déporté en Lituanie en 1918 ; le père de Paul est Camille Féron-Vrau lequel avait épousé Marie la sœur de Philibert Vrau.
  13. Chantal Antier, Louise de Bettignies, espionne et héroïne de la Grande Guerre, Tallandier 2013 p. 66.
  14. Pas moins de trois cents lettres lui sont confiées, qu'elle recopie sur ses jupons au jus de citron. Elle est ainsi repérée par les services secrets français et britanniques qui sont intéressés par cette femme qui passe facilement de la zone occupée à la zone libre et qui parle bien allemand, ce qui lui permet de glaner des informations précieuses.
  15. Antier Op.Cit. p. 89.
  16. Laurence Van Ypersele, Emmanuel Debruyne, Stéphanie Claisse, De la guerre de l'ombre aux ombres de la guerre : l'espionnage en Belgique durant la guerre 1914-1918, Éditions Labor,‎ 2004, p. 237
  17. Pays du Nord no 84 de juin-juillet 2008 p. 27.
  18. ou réseau Ramble pour les Anglais.
  19. La demande de cette légion est faite alors qu'elle est encore présumée vivante. Le 7 octobre 1918, le président de la République la nomme au grade de chevalier de la Légion d'honneur, à titre exceptionnel, nomination seulement rapportée au Journal officiel, le 22 juin 1919.
  20. René Deruyk, Louise de Bettignies (1880-1918), Lille, La Voix du Nord, 1998, pages 7 et 8.
  21. Voir le chapitre La troisième usine 1810, in Céramique de Saint-Amand-les-Eaux.
  22. Pour les détails techniques voir le chapitre Les fours de M. de Bettignies, in Céramique de Saint-Amand-les-Eaux.
  23. René Deruyk, Ibid., page 9.
  24. « Ils étaient trop artistes, trop fiers pour réclamer leur dû ; car les « grands » de ce monde omettaient de payer les factures, persuadés sans doute, que le fait de commander, donc de prendre en considération le talent des Bettignies, de les distinguer valait tout l'or du monde. Lorsque la situation se révéla intenable, ils préférèrent mettre la clef sous la porte, plutôt que de laisser les ouvriers impayés », Marguerite de Bettignies (nièce de Louise), René Deruyk, Ibid, pages 11 et 12.
  25. Michel Klen, Femmes de guerre : une histoire millénaire, Éditions Labor,‎ 2010, p. 61
  26. Site de l'IRA de Lille (visité le 9 novembre 2014).

Voir aussi

Bibliographie

Couverture du livre The queen of spies, de T. Coulson.
  • Antoine Redier, La guerre des femmes, Paris, Éditions de la vraie France, 1924, 2e édit. 1946 [texte intégral].
  • Gem Moriaud, Louise de Bettignies, Taillendier, 1928
  • Major T. Coulson, The Queen of Spies, Louise de Bettignies, ed. Mackays, London, 1935
  • Hélène d’Argœuvres, Louise de Bettignies, Plon, 1937 ; rééd. La Colombe, 1956
  • Léon Poirier, Sœur d’armes, Mame, 1937
  • René Deruyk, Louise de Bettignies (1880-1918), Lille, La Voix du Nord, 1998, (ISBN 2843930073).
  • Jeanine Stievenard, Louise De Bettignies, Édilivre, 2009
  • Chantal Antier, Louise De Bettignies, espionne et héroïne de la Grande Guerre, Taillendier, 2013

Articles connexes

Liens externes

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