Speedy Graphito

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Speedy Graphito
Speedy Graphito 2010.png

Speedy Graphito

Naissance
Nom de naissance
Olivier RizzoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Domicile
Site web

Speedy Graphito, pseudonyme d'Olivier Rizzo, est un peintre français, né en 1961, faisant la jonction entre la figuration libre et à la scène Street art française des années quatre-vingt[1].

Une œuvre de Speedy Graphito à Paris en 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études artistiques à l'école Estienne à Paris et une très brève carrière de maquettiste-directeur artistique-graphique publicitaire, il intègre le collectif X-Moulinex en 1983[2] qu'il quitte l'année suivante[3].

En 1985, il participe au premier rassemblement du mouvement graffiti et d'art urbain à Bondy (Île-de-France), à l'initiative des VLP, avec Miss Tic, Jef Aérosol, SP 38, Banlieue-Banlieue, Blek le rat, Futura 2000, Nuklé-Art, Epsylon Point

Ses graffitis, exécutés au pochoir ou au pinceau, représentent des personnages schématiques et dynamiques (guerriers zoulous stylisés). Cette « imagerie Speedy » dont ses petits diablotins rouges (commercialisés sur cartes postales) et son personnage fétiche le Lapinture est l'aspect le plus connu d'une œuvre multimédia explorant la peinture, la sculpture, la photographie, jusqu'à l'art vidéo et l'art numérique (Welcome to Venus, 2000). Performeur, il peint également de nombreux murs et toiles en direct pour des festivals, des maisons de ventes aux enchères ou des expositions.

Aujourd'hui, son œuvre est influencée par l'iconographie pop comme les comics, Disney, les marques publicitaires, mais aussi par les jeux vidéo, comme Tétris (voir son intervention sur le M.U.R en octobre 2010.

Olivier « Speedy » Rizzo s'est débarrassé de son double, sans doute pour rire, le 1er avril 2004[précision nécessaire][4].

En 2014, il expose avec Jean-Jacques Deleval et Errò à l'Arsenal de Soisson. En 2016, il réalise son record de vente aux enchères publiques à Paris confirmant ainsi que l'art urbain prend une place importante dans le marché de l'art contemporain[5]. En 2016, débute sa rétrospective au Musée du Touquet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Expositions Récentes[modifier | modifier le code]

2013

  • Maison Triolet-Aragon, Moulin de Villeneuve, Saint Arnoult-en-Yvelines
  • Exposition collective "Graffiti Group Show" à la Galerie Berthéas à laquelle participent JonOne, M. Chat, Miss.Tic, Quick, Crash (aka John Matos) et Benjamin Spark
  • NewWorlds, Galerie Fabien Castanier, Los Angeles, États-Unis

2012

  • French Invasion, Galerie Fabien Castanier, Los Angeles, États-Unis

2011

  • FreeWay, Galerie Fabien Castanier, Los Angeles, États-Unis
  • Speedy Goes to Miami, Arts for a Better World Art Fair, Miami Art Basel Week, Miami, États-Unis
  • Solo Show, Opera gallery, Londres
  • Graffcity, Opera Gallery, Paris
  • Inaugural Exhibition, Galerie Fabien Castanier, Los Angeles, États-Unis
  • Urban Activity, Espace culturel Jean Cocteau, Les lilas, France
  • Fondation Clément, Mix Art, La Martinique
  • Atrium, Mix Art, La Martinique
  • News works, Lille Art Fair (ArtUp), Galerie Brugier Rigail, Lille
  • Back2Venus, New Square Gallery, Lille
  • News works, Artop, Lille
  • Exit, Galerie australe, La Réunion

Références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphanie Lemoine et Julien Terral, In situ : Un panorama de l'art urbain de 1975 à nos jours, 2005 (ISBN 978-2-86227-465-2) p. 152.
  2. L'aventure intérieure, Critères éditions, 2004, (ISBN 2-9519455-2-3) p. 12.
  3. Denys Riout, [etc.], Le livre du Graffiti, éditions Alternatives, Paris, 1990, p. 129
  4. L'aventure intérieure, Critères éditions, 2004, (ISBN 2-9519455-2-3) p. 200.
  5. Valérie Sasportas, « Speedy Graphito bat son record du monde aux enchères », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]