Ligne de Somain à Péruwelz

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Ligne de
Somain à Péruwelz
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Carte de la ligne
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Le petit train Somain-Péruwelz, vers 1960
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Somain, Abscon, Denain, Valenciennes, Anzin, Condé-sur-l'Escaut et Péruwelz
Historique
Mise en service 1838 – 1989
Fermeture 1963 – 1989
Concessionnaires Compagnie des mines d'Anzin (1835 – 1946)
Charbonnages de France (1946 – 1990)
Ligne déclassée (à partir de 1990)
Caractéristiques techniques
Longueur 38 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Nombre de voies Voie unique
Trafic
Propriétaire Compagnie des mines d'Anzin puis Charbonnages de France
Schéma de la ligne

Le chemin de fer de Somain (France) à Péruwelz (Belgique), plus souvent nommé ligne Somain – Péruwelz, situé dans le département du Nord, a été l'un des premiers chemins de fer de France. Il a été concédé le 24 octobre 1835[1] et ouvert entre 1838 et 1874. La dernière section ouverte au départ de Vieux-Condé traverse la frontière belge pour desservir Péruwelz en Belgique. L'exploitation se faisait sous le nom du Chemin de fer d'Anzin.

Ce chemin de fer desservant des installations minières était également appelé Le Cavalier.

Historique[modifier | modifier le code]

La ligne « de Saint-Waast-la-Haut à Denain » est concédé à la compagnie des mines d'Anzin par ordonnance royale le 24 octobre 1835[2]. À la même date, une autre ordonnance royale concède la compagnie la section « d'Abscon à Denain (Nord) »[3].

Par une ordonnance royale du 31 janvier 1841, la compagnie des mines d'Anzin est autorisée à prolonger la ligne de Saint-Waast-la-Haut à Denain jusqu'à Anzin[4].

La compagnie est autorisée à prolonger la ligne d'Abscon à Denain vers Somain par une ordonnance royale le 8 octobre 1846[5].

Par une convention signée le 24 octobre 1868 entre le ministre des Travaux publics et la compagnie des mines d'Anzin cette dernière est autorisé à prolonger la ligne entre Anzin et la frontière belge. Cette convention est approuvée par décret impérial à la même date[6].

La ligne fut ouverte en plusieurs tronçons :

La ligne est longue de 38 kilomètres et dessert d'importants centres miniers de la région de Valenciennes. Son exploitation était assurée par la Compagnie des mines d'Anzin, jusqu'en 1946 où cette dernière nationalisée, fut incorporée aux Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais (HBNPC).

État actuel[modifier | modifier le code]

Ce chemin de fer est aujourd'hui disparu. Le service voyageur s'y est arrêté en 1963 : La portion de Péruwelz à la gare de Vieux-Condé a été démantelée totalement en 1975, et le trafic marchandise le .

A Condé-sur-l'Escaut, le trafic a cessé en 1989 après la fermeture de la fosse Ledoux, fin 1988, à Condé-sur-l'Escaut.

L'emplacement de la gare de Bruay-sur-l'Escaut a été transformé en zone industrielle.

Une section de la plateforme à Anzin, a été transformée, en 1995, en couloir de bus à deux voies. Une autre fut transformé en 1998 en chemin de promenade de Péruwelz à Somain[8].

La plate forme de la voie a été acquise par le SITURV pour développer l'infrastructure du tramway de Valenciennes entre Anzin et Dutemple dans un premier temps, puis vers Denain.

Article détaillé : Tramway de Valenciennes.

L'infrastructure[modifier | modifier le code]

La ligne était construite à l'écartement normal et mesurait 38 km de long.

Elle desservait les stations suivantes : Gare de Somain ; Abscon, km 4 ; Escaudain, km 7 ; Denain, km 10 ; Hérin, km 15 ; Saint-Waast (Valenciennes), km 18 ; Anzin, km 19 ; Le Moulin, km 21 ; Bruay, km 23 ; Thiers la Grange, km 25 ; Escautpont-Mines, km 27 ; Fresnes, km 28 ; Condé, km 30 ; Vieux-Condé, km 32 ; Frontière passage, km 37 ; Péruwelz, km 38.

Exploitation[modifier | modifier le code]

En 1933, la ligne était desservie par 8 trains voyageurs, sans compter le trafic marchandises

Horaires de la ligne en 1933

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

La traction à vapeur a existé depuis l'origine, jusqu'aux années 1960.

Matériel et installations préservées[modifier | modifier le code]

La station du tramway de Valenciennes Saint-Waast

La station du tramway de Valenciennes Saint-Waast a conservé des éléments architecturaux de l'ancienne Gare des Mines.

La Commune de Fresnes-sur-Escaut a préservé un poste d’aiguillage, le bâtiment voyageurs de la gare ainsi que les quais avec leurs abris[9],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Collection complète des lois et décrets, ordonnances et règlements et avis du Conseil d’Etat-année1835 », sur books.google.fr (consulté le 3 juillet 2010)
  2. « N° 6030 - Ordonnance du roi qui autorise la compagnie des mines d'Anzin à établir un chemin de fer de Saint-Waast-la-Haut à Denain : 24 octobre 1835 », Bulletin des lois du Royaume de France, Paris, Imprimerie Royale, série IX, vol. 11, no 391,‎ , p. 364 - 366.
  3. « N° 6031 - Ordonnance du roi qui autorise la compagnie des mines d'Anzin à établir un chemin de fer d'Abscon à Denain (Nord) : 24 octobre 1835 », Bulletin des lois du Royaume de France, Paris, Imprimerie Royale, série IX, vol. 11, no 391,‎ , p. 366 - 369.
  4. « N° 9166 - Ordonnance du roi qui autorise la compagnie des mines d'Anzin à prolonger jusqu'à Anzin le chemin de fer de Saint-Waast-la-Haut à Denain : 31 janvier 1841 », Bulletin des lois du Royaume de France, Paris, Imprimerie Royale, série IX, vol. 22, no 792,‎ , p. 388 - 390 (lire en ligne).
  5. « N° 13195 - Ordonnance du roi qui autorise la compagnie des mines d'Anzin à prolonger jusqu'à Somain le chemin de fer d'Abscon à Denain : 8 octobre 1846 », Bulletin des lois du Royaume de France, Paris, Imprimerie Royale, série IX, vol. 33, no 1348,‎ , p. 1021 - 1023 (lire en ligne).
  6. « N° 16443 - Décret impérial qui, 1° déclare d'utilité publique l'établissement du chemin de fer d'Anzin à la frontière de Belgique, dans la direction de Péruwelz, 2° approuve la convention passée avec la compagnie des mines d'Anzin pour l'exécution et l'exploitation tant dudit chemin de fer que de ceux exécutés par la même compagnie : 24 octobre 1868 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 32, no 1659,‎ , p. 857 - 876.
  7. « Les Chemins de Fer Secondaires de France : Département du Nord », sur http://www.trains-fr.org/, FACS, (consulté le 12 juillet 2010)
  8. « RAVEL : Ligne 92 : tronçon Péruwelz - Wiers », sur http://ravel.wallonie.be,
  9. Dominique Mercier, « La ligne Somain - Péruwelz », La Compagnie des Mines d’Anzin et son réseau ferroviaire : La ligne Somain – Péruwelz, (consulté le 12 juillet 2010)
  10. [PDF] « La Gare de Fresnes-sur-Escaut », sur http://www.fresnes-sur-escaut.fr (consulté le 12 juillet 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Droisy, « Sur les traces de la ligne Somain - Péruwelz : Le tram de Valenciennes, dont la deuxième ligne a été mise en service le 24 février 2014, utilise partiellement cette ancienne "ligne des Houillère". L'occasion d'en découvrir des vestiges encore bien présents dans le paysage local », Rail Passion, no 201,‎ , p. 70-71 (ISSN 2264-5411).