Jacques Duhamel

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Jacques Duhamel
Fonctions
Maire de Dole
Prédécesseur Charles Laurent-Thouverey
Successeur Armand Truchot
Député de la 2e circonscription du Jura

(14 ans, 7 mois et 13 jours)
Élection 25 novembre 1962
Réélection 12 mars 1967
30 juin 1968
11 mars 1973
Groupe politique RD (1962-1967)
PDM (1967-1973)
UC (1973-1974)
RCDS (1974-1977)
Ministre des Affaires culturelles

(2 ans, 2 mois et 21 jours)
Président Georges Pompidou
Premier ministre Jacques Chaban-Delmas
Pierre Messmer
Gouvernement Chaban-Delmas
Messmer (1)
Prédécesseur André Bettencourt (par intérim)
Successeur Maurice Druon
Ministre de l'Agriculture

(1 an, 6 mois et 16 jours)
Président Georges Pompidou
Premier ministre Jacques Chaban-Delmas
Gouvernement Chaban-Delmas
Prédécesseur Robert Boulin
Successeur Michel Cointat
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 52 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Conjoint Colette Rousselot
Enfants Jérôme Duhamel
Olivier Duhamel
Stéphane Duhamel
Gilles Duhamel
Résidence Jura
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Jacques Duhamel, né le à Paris et mort à Paris le des suites d'une maladie dégénérative du cervelet, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Duhamel, qui fut délégué général du Comité central des houillères de France et de la Société générale d'immigration[1], résistant dès l'âge de 17 ans, diplômé de Sciences Po Paris, il est également diplômé en sociologie et licencié en droit, puis intègre l'ENA dans sa première promotion (France combattante 1947).

Maître des requêtes au Conseil d’État. Proche d’Edgar Faure dont il est le collaborateur pendant sept ans (conseiller technique, directeur adjoint, directeur du cabinet à la présidence du Conseil). Il est assisté par Valéry Giscard d’Estaing. Il exerce ensuite les fonctions de directeur général du Centre national du Commerce extérieur. Il est directeur gérant de la Société de presse et d'édition jurassienne à partir de 1968.

Élu député du Jura le 25 novembre 1962, réélu en 1967, 1968 et 1973, sous diverses étiquettes centristes (groupe du Rassemblement démocratique, Progrès et démocratie moderne (PDM) qu’il préside et Union centriste). Il est président du parti politique Centre démocratie et progrès (CDP) qu'il crée en 1969. « Il a conquis le Jura, mais le Jura l’a à son tour conquis » écrit Pierre Viansson-Ponté. Il se montre un efficace défenseur de son département. À l’Assemblée nationale, il excelle dans le maniement du règlement[pas clair].

Rallié à Georges Pompidou, il est ministre de l’Agriculture, du 22 juin 1969 au 7 janvier 1971, dans le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas puis ministre des Affaires culturelles, du 7 janvier 1971 au 28 mars 1973, dans les ministères Chaban-Delmas et Messmer. Adoptant la thématique social-démocrate de la « Nouvelle Société » de Jacques Chaban-Delmas, Jacques Duhamel mène une politique visant à insérer la culture dans la vie quotidienne. Parmi les objectifs du ministre : aiguiser la sensibilité des enfants aux œuvres de l'art, prendre en compte la capacité d'apprentissage des adultes, maîtriser le cadre de vie et les techniques audiovisuelles nouvelles, etc. Il met en place des procédures contractuelles entre l'État et les institutions culturelles (télévision, industrie cinématographique, compagnies dramatiques décentralisées). Créé en conjonction avec un éphémère Conseil du développement culturel, un Fonds d'intervention culturel finançant des opérations innovantes en partenariat avec d'autres ministères est institué - il subsista jusqu'en 1985. Dans le domaine des arts plastiques, le système du 1 % est étendu à tous les bâtiments publics (1 % du coût de construction doit être consacré à la création d'une œuvre d'art). Il met un terme à la censure politique et nomme des personnalités situées à gauche à la tête du TNP (Jack Lang, Roger Planchon à Villeurbanne). Après les législatives de 1973, malgré l'insistance de Georges Pompidou, il renonce à toute fonction ministérielle du fait de sa maladie.

Maire de Dole depuis 1968[2], il démissionne pour raisons de santé en 1976. Son successeur, Armand Truchot, est battu en 1977 par le socialiste Jean-Pierre Santa-Cruz.

Il meurt à Paris, le 8 juillet 1977, à l'âge de 52 ans. Il est inhumé dans le cimetière de la Guicharde à Sanary-sur-Mer, dans le tombeau de la famille Duhamel-Funck-Brentano[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Avec Colette Rousselot, éditrice, ils ont eu quatre enfants : Jérôme Duhamel (1948-1971), énarque, Olivier Duhamel, professeur émérite des universités à Sciences Po Paris et spécialiste de droit constitutionnel, Stéphane Duhamel qui présida RTL puis La Provence et le docteur Gilles Duhamel, inspecteur général des affaires sociales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Le Temps", 6/5/1940, "Le Temps", 9/5/1940
  2. « Paris inaugure une place du nom de Jacques Duhamel », le progrès,‎ (lire en ligne)
  3. Tombe de la famille Duhamel-Brentano

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]