Jacques Noyer

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Jacques Noyer
Image illustrative de l’article Jacques Noyer
Jacques Noyer en 2014.
Biographie
Nom de naissance Jacques Moïse Eugène Noyer
Naissance
Le Touquet-Paris-Plage (France)
Ordination sacerdotale
Décès (à 93 ans)
Rang-du-Fliers
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Henri Derouet
Dernier titre ou fonction Évêque émérite d'Amiens
Évêque d'Amiens

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jacques Noyer, né le au Touquet-Paris-Plage dans le Pas-de-Calais et mort le à Rang-du-Fliers, est un évêque catholique français, évêque émérite d'Amiens[1].

Il a été ordonné prêtre le pour le diocèse d'Arras. Nommé évêque d'Amiens le , il a été consacré le de la même année. Il s'est retiré de ses fonctions le , atteint par la limite d'âge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Jacques Noyer naît le au Touquet-Paris-Plage où ses parents étaient blanchisseurs, rue de Londres[1],[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires à l'Institution Haffreingue de Boulogne-sur-Mer, Jacques Noyer obtient une licence de lettres à l'université de Lille. Il entame sa formation philosophique et théologique au grand séminaire d'Arras avant de la poursuivre à l'université pontificale grégorienne à Rome où il obtient une licence de philosophie scolastique[1].

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Jeune prêtre, Jacques Noyer est nommé en 1952 professeur de philosophie au collège Haffreingue de Boulogne-sur-Mer, poste qu'il quitte en 1963 pour prendre la direction du grand séminaire d'Arras jusqu'en 1970. Il est nommé vicaire épiscopal en 1967, puis curé-doyen de la paroisse du Touquet-Paris-Plage en 1976 où il reste jusqu'au lorsqu'il est nommé évêque d'Amiens, puis consacré évêque, à la cathédrale d'Amiens, le jusqu'au , en 2003 il devient évêque émérite du diocèse d'Amiens[1],[3].

De 1995 à 2004, il est membre du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement[1],[3].

Mort[modifier | modifier le code]

Il meurt le au centre hospitalier de l'arrondissement de Montreuil, à Rang-du-Fliers[4],[3],[5].

Ses obsèques sont célébrées, dans un premier temps en l’église Sainte-Jeanne-d’Arc du Touquet-Paris-Plage, le à 15 h, puis le lendemain à 10 h, en la cathédrale Notre-Dame d'Amiens lieu de l’inhumation[6].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Par rapport au Front national[modifier | modifier le code]

En 2002, avant le second tour de l'élection présidentielle française pour lequel le candidat du Front National, Jean-Marie Le Pen, s'était qualifié, Mgr Jacques Noyer appelle à voter contre le candidat d'extrême-droite, dont le chemin conduit à « la fausse sécurité de la gouaille, de l'isolement, du racisme et de la xénophobie »[7]

Par rapport à la Résurrection du Christ[modifier | modifier le code]

Dans la chronique « Écrit intérieur » du journal Témoignage chrétien en date du , Mgr Jacques Noyer examine la difficulté qu'ont ses contemporains à accepter l'idée de la Résurrection du Christ. Cet article suscite les réactions de nombre de lecteurs qui interprètent ce texte comme exprimant un doute de l'auteur lui-même sur la réalité de la Résurrection[8].

Mgr Jacques Noyer précise : « Être croyant ce n’était pas être crédule, mais garder la foi en celui qui les [les apôtres] avait émus, changés, mobilisés, transformés. Un instant, la croix les avait ébranlés. Ce dimanche matin, ils reprenaient confiance. C’était leur foi qui était ressuscitée. Née dans la rencontre de Jésus, leur foi leur faisait dire : il est toujours vivant ! Croire que le monde serait devenu chrétien avec cette rapidité simplement parce qu’un homme serait sorti du tombeau ? Mais des histoires comme celle-là, on en racontait tous les jours et des plus extraordinaires. Croire en Jésus, c’était accueillir un nouveau visage de Dieu, un Dieu qui n’était pas du côté des riches, des rois et des prêtres, un Dieu qui ne préférait pas celui-ci à celui-là, un Dieu qui ne figeait pas les vies sous un jugement définitif, un Dieu qui n’appelait pas à la violence mais au pardon, un Dieu qui aimait comme un Père et invitait à nous aimer les uns les autres. »

Par la suite[9], Mgr Jacques Noyer répond à ces inquiétudes dans un article intitulé J. Noyer : « Et maintenant, un évêque incroyant ! », au sein de la chronique « Point de vue » du même journal le mois suivant[10],[11] pour atténuer le scandale.

Église[modifier | modifier le code]

Pour Mgr Noyer, « Puisque l’Église est cette part de l’humanité où l’Esprit de Dieu se donne au monde, nous ne la trouverons pas dans les statistiques de l’administration romaine, mais dans la vie de notre époque. La barbarie qu’on y déplore c’est déjà l’Esprit qui nous la montre et c’est aussi lui qui nous appelle à faire un monde nouveau. »[12]

Lien avec Mgr Gaillot[modifier | modifier le code]

Jacques Noyer participe à la messe des 75 ans de Mgr Jacques Gaillot le [13].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Mgr Jacques Noyer est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont :

Il est également membre de la Société académique du Touquet-Paris-Plage dont il est le vice-président de 1980 à 1982, puis le président de 1983 à 1985 et enfin membre de 2003 jusqu'en 2020, il y fait de nombreux écrits que l'on trouve dans les éditions des mémoires de Société académique du Touquet-Paris-Plage, dont :

  • Conférence d'une centenaire, l'église Sainte Jeanne d'Arc mémoires de la Société académique du Touquet-Paris-Plage 2011-2013, Imprimerie Henry 62170 Montreuil, (ISSN 1273-6384).
  • De Cucq à Paris-Plage en passant par la Russie, itinéraire surprenant d'un enfant de Cucq, Joseph Water (1876 - 1968) mémoires de la Société académique du Touquet-Paris-Plage 2011-2013, Imprimerie Henry 62170 Montreuil, (ISSN 1273-6384)
  • Comment le Touquet-Paris-Plage est devenu républicain mémoires de la Société académique du Touquet-Paris-Plage 2014-2016, Imprimerie Henry 62170 Montreuil, (ISSN 1273-6384)
  • La paroisse du Touquet pendant la guerre 1914-1918 mémoires de la Société académique du Touquet-Paris-Plage 2014-2016, Imprimerie Henry 62170 Montreuil, (ISSN 1273-6384)
  • Le Touquet-Paris-Plage en 1944 (en collaboration) mémoires de la Société académique du Touquet-Paris-Plage 2014-2016, Imprimerie Henry 62170 Montreuil, (ISSN 1273-6384)

Décoration[modifier | modifier le code]

Jacques Noyer est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1993[1],[3].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Who's in France, édition 2008, p. 1671
  2. « recensement du Touquet-Paris-Plage de 1921 », sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais (consulté le 2 juin 2020), p. 15.
  3. a b c et d « Rappel à Dieu de Mgr Jacques Noyer », sur le site du diocèse d'Amiens, (consulté le 2 juin 2020).
  4. « Avis de décès de Monseigneur Jacques Noyer », sur pompes-funebres-leleu.com (consulté le 12 juin 2020).
  5. Pierre-André Delbecq, « Monseigneur Jacques Noyer, ancien évêque d'Amiens, est mort », sur le site de la chaîne France 3, (consulté le 2 juin 2020).
  6. « L'Avenir de l'Artois - Le corps de Monseigneur Noyer exposé aux Touquettois », sur lavenirdelartois.fr (consulté le 4 juin 2020).
  7. « Communiqué de presse », sur le site de la Conférence des évêques de France, (consulté le 2 juin 2020).
  8. Jacques Noyer, 23 avril 2010, journal Témoignage chrétien, [lire en ligne]
  9. Arthur Leroy, « Mgr Jacques Noyer ne croit pas en la Résurrection », sur le site riposte-catholique.fr, (consulté le 31 août 2011)
  10. Jacques Noyer, mai 2010, journal Témoignage chrétien, [lire en ligne]
  11. Mgr Jacques Noyer ne croit pas en la Résurrection
  12. Chrétiens de l'Ain en recherche, 22 mai 2008
  13. Une fête pour les 75 ans de J. Gaillot.