Paddy Finucane

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Paddy Finucane
Commonwealth Air Aces of the Second World War CH3757.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 21 ans)
MancheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Cardinal Vaughan Memorial School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinction

Brendan Eamonn Fergus Finucane dit Paddy Finucane, né le à Rathmines et mort au combat le dans la Manche, est un pilote de chasse britannique d'origine irlandaise de la Royal Air Force (RAF).

Il fait partie des plus grands as britanniques de la Seconde Guerre mondiale avec 28 victoires officielles. Plus jeune lieutenant-colonel de la Royal Air Force à l'âge de 21 ans, il s'est particulièrement illustré lors de la bataille d'Angleterre où il arbore sur son Supermarine Spitfire un trèfle irlandais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et famille[modifier | modifier le code]

Brendan Finucane est né le à Rathmines, un faubourg de Dublin, en Irlande. Il est le premier enfant de Thomas et Florence Finucane. Sa mère, originaire de Leicester, est anglaise[1]. Elle a voyagé à travers le Canada étant jeune avant de s'installer à Dublin. En 1919, elle rencontre Thomas Andrew Finucane, qui a été impliqué dans la guerre d'indépendance irlandaise. Thomas Finucane avait étudié les mathématiques auprès d'Éamon de Valera, chef de l'opposition irlandaise. En tant que membre des Irish Volunteers, il servit sous le commandement de Valera lors de l'Insurrection de Pâques 1916, à Dublin. Le père de Thomas et grand-père de Brendan Finucane, est un Anglais qui avait servi dans les The King's Own Scottish Borderers dans la province frontalière du Nord-Ouest (en), dans l'actuel Pakistan. Thomas Finucane a cessé son activisme politique peu avant le mariage du couple en octobre 1919, et après que Florence se soit convertie au catholicisme[1],[2].

Le couple déménage à Drumcondra en octobre 1919 où Thomas trouve un emploi en tant que caissier de banque. Le travail ne paye pas bien, mais le couple réussi à vivre avec le maigre salaire. Au début de l'année 1920, ils déménagent de nouveau à Grove Road, à Rathmines, et Brendan y né en octobre. Peu de temps après, Brendan et sa mère manque d'être tués lorsqu'ils sont pris dans un échange de feu entre les Black and Tans, employés par la Police royale irlandaise pro-britannique, et l'Armée républicaine irlandaise (IRA)[3]. En 1921, Raymond, le frère de Brendan, naît, suivi de ses sœurs Clare et Monica et d'un autre frère, Kevin. Le ménage est un peu divisé sur les questions religieuses et politiques. Le père est un abstème et un strict catholique, tandis que la mère encourage les frères aînés à adopter un penchant plus libéral dans leur vie. Brendan est éduqué à Synge Street CBS (en) et Marlborough Street. À dix ans, Brendan montre un vif intérêt pour le sport, en particulier le rugby[3],[4].

À l'été 1932, les frères Finucane sont amenés à un spectacle aérien à Baldonnel et profite d'un baptême. Brendan exprime son désir de devenir pilote, une ambition qui se renforce lors des visites de spectacles aériens sur les aérodromes de Swaythling (en) et d'Eastleigh. En août 1933, la famille déménage à New Grange Road, à Cabra, toujours en banlieue de Dublin. Brendan commence l'école à la Christian Brothers O'Connell School (en), une école catholique romaine de North Richmond Street. Là, il devient un rugbyman, un pratiquant d'aviron et un boxeur remarqué. Parmi ses camarades de classe se trouvent les futures stars du football gaélique Michael O'Hehir (en) et Philip Greene (en)[5],[6],[7].

Après avoir visité l'Angleterre en juillet 1936, Thomas Finucane, alors directeur de l'entreprise, décide de créer un bureau dans le West End de Londres, sur Regent Street. En novembre 1936, la famille s'installe définitivement en Angleterre et achète une maison au 26 Castle Gate Road, à Richmond, dans la banlieue de Londres. Brendan est envoyé à Cardinal Vaughan Memorial School (en)[6],[7]. Brendan termine sa scolarité avec de bonnes notes. Il commence comme comptable, un emploi de bureau, ce qu'il déteste. En 1937, la Royal Air Force (RAF) commence à offrir des « commissions de court séjour » (short-service commissions, SSC) aux personnes de la classe inférieure qui répondent aux normes académiques. Cela permet un contrat de quatre ans à un grade junior, pour servir dans un escadron avec la possibilité de prendre des leçons de vol. Six autres années doivent être consacrées à être réserviste. En novembre 1937, Brendan approche son père au sujet de son souhait de rejoindre les forces armées britanniques. En dépit de son passé républicain, le père Finucane convient de la situation, estimant qu'une carrière militaire fournirait un cadre et une trajectoire qui lui avait manqué dans sa propre jeunesse. Les parents de Finucane prennent des polices d'assurance, même s'ils ont besoin d'argent et que le père tombe au chômage[8].

Royal Air Force[modifier | modifier le code]

En avril 1938, âgé de 17 ans — l'âge minimum nécessaire —, Finucane dépose sa demande auprès du ministère de l'Air à Kingsway, dans le centre de Londres, alors qu'il se rend au travail. Huit semaines plus tard, en juin 1938, il est invité à une entretien. Il montre son envie de voler, de solides qualifications de fin d'études et d'un bon dossier sportif. Après une attente de deux mois, en août 1938, Brendan Finucane reçoit l'ordre de se présenter à une école de formation au pilotage de la réserve à Sywell (en), dans le Northamptonshire. Il arrive le 28 août[9].

Quelques jours après, Finucane prend des leçons de vol avec son instructeur, sur un de Havilland DH.82 Tiger Moth. La maîtrise de l'avion est difficile pour Finucane et il éprouve globalement de fortes difficultés à l'atterrissage. Au cours de sa formation, le 7 septembre, il manque par exemple de toucher une haie de séparation sur l'aérodrome et quatre jours plus tard, son pneu explose lors d'un atterrissage et le train d'atterrissage est détruit[10].

L'instructeur de Finucane, Roland Morris, est expérimenté avec plus de 2 000 heures. Il est critique sur l'habitude de son élève à essayer de forcer l'avion à faire ce qu'il veut, au lieu de l'accompagner. Malgré une série d'erreurs, Finucane souhaite voler en solitaire et, à cette époque, malgré plusieurs heures de temps de vol en moins que le reste de sa classe, il réussit un voyage en solitaire le 21 septembre, après avoir terminé un vol de 14 h 5. Le vol n'est pas sans faute et Finucane décroche presque l'avion après son décollage[10].

Finucane devient l'un des 45 pilotes de sa classe à avoir accompli 100 heures de pilotage sur des avions depuis son arrivée à la RAF. Après avoir suivi une formation de base en vol le , Finucane est classé comme un pilote moyen, mais jugé suffisamment compétent pour être envoyé dans une école de pilotage avancée. À partir du jour suivant, il reçoit une commission de courte durée en tant qu'officier pilote intérimaire (acting pilot officer, APO) et envoyé à la 8e école de pilotage, RAF Montrose (en), en Écosse. Le 12 novembre, il quitte la gare de King's Cross pour se rendre à Glasgow à bord du Flying Scotsman, pour arriver à Montrose après un voyage de dix heures[11].

À Montrose, Finucane éprouve de nouvelles difficultés sur le Hawker Hart, un avion plus puissant utilisé pour l'entraînement avancé. Son positionnement dans l'air est médiocre et il a du mal à maintenir un bon plan d'atterrissage. Après avoir échoué à un test avec le chef d'escadron Dickie Legg, sa situation aurait été remise en cause sans la détermination d'acier de Finucane et une amélioration de ses compétences[12].

Finucane passe à l'avion Hawker Fury le . Le 23 juin, il est de nouveau dans la moyenne de sa classe, mais avec de faibles notes : 2 010 sur 3 400, soit seulement 59 %. La capacité du pilote est évaluée à 400 sur 750 ; ses qualités d'officier 450 sur 750 ; et ses examens écrits 837 sur 1 300. Examiné en navigation, météorologie, mécanique et armement, il obtient respectivement des notes de 77 %, 54 %, 50 % et 65 %. À cette période, il pilote un aéronef radiocommandé pour le ciblage. Le 10 juillet, il écrase cet avion par mauvais temps, ce qui n'améliore pas son statut de pilote. Le 29 août, il a été reclassé en tant qu'officier pilote (en probation), avec le numéro de matricule no 41276[13].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Finucane passe l'hiver 1939-1940 à engranger autant d'heures de vols que possible, mais est incapable d'en avoir dans un chasseur. Il est brusquement transféré au centre de vol d'essais et de parachutisme de la RAF Henlow (en). À partir du , il doit se contenter de faire des vols autour des aérodromes dans un Vickers Virginia désuet, en tant que copilote transportant des ingénieurs et du personnel. Ce même mois, les forces allemandes envahissent la Pologne et la guerre débute en Europe. Les compétences de pilotage de Finucane sont cependant loin d'être au niveau acceptable pour un pilote de chasse. Il continue sur cette tendance jusqu'en mai 1940, quand il est affecté au pilotage des avions d'entraînement Miles Magister[14].

En mai, les forces allemandes attaquent les Pays-Bas et la Belgique, qui tombent rapidement. En juin, la France s'effondre à son tour. Le Fighter Command a désormais besoin d'un afflux de pilotes, après des pertes en Europe occidentale. Finucane s'améliore dans son pilotage et le , il est affecté à la 7e unité d'entraînement opérationnel (7 OTU) à Hawarden, près de Chester, pour suivre une formation de conversion sur Supermarine Spitfire, en attendant une affectation à un escadron de chasse. Finucane effectue son premier vol dans un Spitfire le et réalise 26 vols de ce type en neuf jours. Les pilotes sont testés sur la transmission radio, le pilotage, le vol en formation et les acrobaties aériennes. Le , il n'est autorisé qu'à un seul entraînement au tir. À la fin de son séjour au 7 OTU, il enregistre un total de h 40 sur le Magister, h 25 sur le Fairey Battle, 15 minutes sur le Hawker Hurricane et h 20 sur le Spitfire[14].

Bataille d'Angleterre[modifier | modifier le code]

Finucane est affecté au No. 65 Squadron RAF (en) à la RAF Hornchurch (en) le et y arrive le jour suivant, juste au moment où la bataille d'Angleterre commence. L'escadron n°65 compte plusieurs as de l'aviation, dont William Henry Franklin (en) qui a détruit 10 avions ennemis. Finucane le considère brouillon, mais il est jaloux de l'habileté de Franklin et est désireux de l'imiter. Souhaitant plus d'expérience, Finucane demande plus du temps de vol sur le Spitfire à ses officiers supérieurs. Finucane reçoit ainsi quelques vols pour améliorer sa gestion du combattant avant qu'il ne soit affecté au « B Flight » ou à la Green Section (« section verte »)[15].

Le 24 juillet, l'escadron est déplacé vers un aérodrome satellite à Rochford dans le comté de l'Essex. Le jour suivant, il est opérationnel. La bataille d'Angleterre s'intensifie lentement et le combat aérien devient plus régulier avec une série d'attaques aériennes allemandes contre les navires britanniques dans la Manche, une phase de la bataille appelée Kanalkampf (en) par la Luftwaffe[15]. La première alerte de Finucane survient le . Volant le Spitfire N3128 code YT-W, il décolle à h 45. Ce Spitfire était usé, ayant servi au combat depuis le mois d'avril. Il avait développé une fuite de glycol lors des ascensions et le poste de pilotage se rempli de vapeur lié à la condensation de ce liquide de refroidissement sur le moteur chaud. Soudain, sa transmission radio a également des problèmes. Pourtant, il réussi un atterrissage à Rochford[15]. L'escadron n°65 est de nouveau en action à 12 h 20 et engage des avions ennemis tout en n'ayant aucune perte[16].

Les jours suivants, Finucane n'est pas sollicité. Le 1er août, il est assigné au Spitfire R6818 arrivé dans l'unité le 26 juillet. Le 12 août, il décolle pour intercepter un raid à 11 h 30. Allant à une altitude de 7 900 mètres, à 16 kilomètres au large de North Foreland, l'escadron attaque 30 Messerschmitt Bf 109 depuis une altitude plus élevée que les avions allemands. Évitant une contre-attaque, Finucane plonge sur une formation de 12 chasseurs ennemis. Il tire une salve d'environ 230 à 45 mètres, provoquant la destruction d'un Bf 109 qui s'écrase dans la Manche. Le sergent Orchard est témoin de la victoire de Finucane[15]. Il atterri à 11 h 45. Tandis que l'escadron ravitaille et se prépare pour une autre patrouille à la RAF Manston, l'aérodrome subit une attaque à basse altitude de la part de Messerschmitt Bf 110 et de Dornier Do 17 protégés par des Messerschmitt Bf 109. Les Bf 110 sont dirigés par Hauptmann Walter Rubensdörffer, commandant l'Erprobungsgruppe 210. Dix-huits Do 17 du Kampfgeschwader 2 soutiennent l'attaque. Peu de Spitfire ne peuvent prendre leur envol. Aux côtés de Jeffrey Quill (en), Finucane décolle alors que les premières bombes commencent à tomber. Quill et Finucane engagent des Bf 109 et Quill touche l'un d'entre eux tandis que Finucane tire sur deux autres, en endommageant un et probablement un autre[15]. Un Spitfire est endommagé dans l'attaque. La première victoire de Finucane pourrait être l'un des deux Bf 109 du Jagdgeschwader 54 abattu au-dessus de la Manche par une unité de chasse britannique inconnue ce jour-là. Un pilote est indemne, tandis que l'autre, un Leutnant nommé Eberle est blessé au combat. Aucune perte de Bf 109 n'est constatée lors de la seconde bataille aérienne[17].

Le 13 août, la Luftwaffe lance un assaut généralisé contre les aérodromes de la RAF. Baptisé Adlertag (« Jour de l'Aigle »), les raids sont les combats les plus violents depuis le début de la bataille d'Angleterre. S'envolant à 16 h pour intercepter un raid arrivant près de Douvres, l'escadron n°65 rencontre un grand nombre de Bf 109 du Jagdgeschwader 51 dirigé par Hannes Trautloft (en). Finucane réussit à abattre un Bf 109 et à en endommager un autre, laissant le Messerschmitt avec un panache de fumée, mais incapable de le suivre dans les nuages. Cette victoire est donc considérée comme probable. Un Bf 109 se perd et son pilote est blessé. Deux autres sont endommagés à 80 %. L'escadron n°65 ne subit aucune perte[18]. Le 18 août, Finucane participe aux grandes batailles aériennes qui caractérisent la campagne. L'escadron n°65 engage des bombardiers Heinkel He 111 du Kampfgeschwader 1 et abattent l'un d'entre eux[19],[20].

Le 28 août, l'escadron est déplacé à Turnhouse (en) près d'Édimbourg pour se reposer, ayant perdu deux pilotes tués au combat, un disparu au combat et quatre Spitfire entre le 14 et le 27 août[21]. Alors qu'il est à Turnhouse, le 3 septembre, Finucane est confirmé dans son grade et promu Flying officer (en). Un rapport de l'escadron daté du 9 septembre indique que Finucane apprend rapidement et présente des signes de commandement d'un chef de combat efficace : « j'ai de grands espoirs pour cet officier, qui est très intelligent et qui a la capacité de devenir un leader très efficace […] Il est formé en tant que leader et qui apprend vite »[15].

L'escadron n°65 reste dans la bataille d'Angleterre jusqu'à sa fin en octobre 1940, mais Finucane n'eut plus de succès. Le 8 novembre, l'unité est déplacée à la RAF Leuchars (en) puis, le 29 novembre, de retour au No. 11 Group RAF (en) à la RAF Tangmere, près de Chichester, dans le Sussex de l'Ouest. L'escadron reste inactif pendant l'hiver alors que le Blitz et les attaques nocturnes allemandes commencent et durent jusqu'au printemps suivant[22]. Finucane est donc cantonné près d'Oving (en). Alors qu'il boit dans un pub voisin surplombant le port (en), un raid aérien a frappe Southampton. Finucane entend le bourdonnement des bombardiers allemands au loin sur l'île de Wight et regarde les avions éclaireurs marquer la ville. Ils grimpent dans une voiture à deux places Wolseley Hornet et se dirigent vers la ville pour chercher un compagnon d'escadron. Après avoir vu la destruction dans la ville, Finucane déclare : « jusqu'à ce que cette guerre soit gagnée, nous devons [enlever] tous les Jerry du ciel »[23].

Manche[modifier | modifier le code]

Finucane (gauche) et Keith Truscott (en) après une sortie réussie en octobre 1941.

Au cours de la bataille d'Angleterre, il effectue cinquante missions en quinze jours.

À la fin de l'année 1940, il totalise 5 victoires : quatre Messerschmitt 109 et un Messerschmitt 110. Il se voit décerner la Distinguished Flying Cross au printemps 1941.

Promu flight lieutenant (capitaine) en avril 1941, il rejoint le No. 452 Squadron de la Royal Australian Air Force récemment créé, et enchaîne les succès.

Le , il parvient à abattre l'as allemand Adolf Galland. Ce dernier parvient à sauter en parachute de son avion en flammes et est récupéré par ses compatriotes.

À son vingt-et-unième anniversaire, en octobre 1941, son « palmarès » compte déjà 21 victoires confirmées.

Kenley Wing[modifier | modifier le code]

En janvier 1942, nommé squadron leader (commandant), il prend le commandement du No. 602 « City of Glasgow » Squadron créé en 1925, un des premiers squadrons à avoir été équipé de Supermarine Spitfire dès septembre 1939.

Le 20 février, alors qu'il vient d'attaquer un navire ennemi, il est blessé à la jambe et à la taille pendant un combat avec deux Focke-Wulf 190. Le 13 mars, il retourne au combat et abat deux Focke-Wulf 190 au-dessus de Hazebrouck. Deux autres suivent le 28 mars, durant un sweep (coup de balai) entre Le Havre et Dunkerque, et encore un le 26 avril.

Le 17 mai, il remporte sa trentième victoire : 26 avions détruits, 6 détruits partagés et 8 probabilités de destruction. Il rejoint Adolph Malan en tête des as du Fighter Command.

Au commandement[modifier | modifier le code]

Le , il devient le plus jeune wing commander (lieutenant-colonel) de la Royal Air Force à 21 ans. Il prend le commandement du groupe de Hornchurch.

Mort[modifier | modifier le code]

Le 15 juillet 1942, il remplace le squadron leader D. Carlson, malade, qui devait conduire une importante opération contre des navires ennemis, près d'Ostende. Après en avoir détruit trois, les Spitfire attaquèrent un terrain d'aviation, puis reprirent le chemin de l'Angleterre à basse altitude.

Alors qu'il survole Le Touquet, en France, son radiateur est touché par un tir de mitrailleuse venu du sol. La zone est connue des pilotes britanniques pour sa D.C.A. intense. Le moteur du Spitfire cesse de tourner au-dessus de la Manche. Ses dernières paroles émises à la radio furent simplement : « This is it, chaps… » (Et voilà, les copains…). Son avion touche l'eau et coule à pic. On ne retrouvera jamais les débris de son appareil, ni son corps. La scène a été relatée par le futur as français Roland de La Poype qui était son ailier habituel au sein du No. 602 Squadron[24]. Celui-ci pense que Finucane aurait pu tenter de regagner le continent, mais qu'il s'est délibérément écrasé en mer pour ne pas être capturé par l'ennemi.

Postérité[modifier | modifier le code]

Uniforme de Finucane exposé au Royal Air Force Museum London.

Plus de 2 500 personnes assistent à sa commémoration à la cathédrale de Westminster. Une rose est plantée en son nom dans le jardin commémoratif du Casement Aerodrome (en) — siège du Corps aérien irlandais à Dublin — où Brendan et son frère Ray ont fait leur premiers vols.

Le nom de Finucane est inscrit sur l'Air Forces Memorial (en), à Runnymede, qui commémore les aviateurs morts pendant la Seconde Guerre mondiale et n'ont pas de sépulture connue. Le Mémorial de la bataille d'Angleterre situé sur le Victoria Embankment comprend également son nom en tant que membre de The Few. Un certain nombre de rues à Bushey sont nommées d'après des pilotes de la bataille d'Angleterre. Finucane a ainsi une rue à son nom.

Son carnet de vol peut être vu au Musée national d'Irlande aux Collins Barracks (en) de Dublin. La famille Finucane a également fait don de l'uniforme de Brendan Finucane au Royal Air Force Museum London[25], ainsi que de ses médailles.

Victoires[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Médailles de Paddy Finucane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Stokes 1983, p. 21
  2. Byrne 2006, p. 28
  3. a et b Stokes 1983, p. 22
  4. Baker 1962, p. 80
  5. Byrne 2006, p. 29
  6. a et b Stokes 1983, p. 22–24
  7. a et b Reynolds 1942, p. 46
  8. Stokes 1983, p. 24
  9. Stokes 1983, p. 25
  10. a et b Stokes 1983, p. 26–27
  11. Stokes 1983, p. 28
  12. Stokes 1983, p. 30-31
  13. Stokes 1983, p. 31 et 189
  14. a et b Stokes 1983, p. 31–35
  15. a, b, c, d, e et f Stokes 1983, p. 36–40
  16. Mason 1969, p. 191
  17. Mason 1969, p. 236
  18. Mason 1969, p. 243
  19. Bungay 2000, p. 228
  20. Price 2010, p. 104–105
  21. Mason 1969, p. 271, 280, 288 et 292
  22. Stokes 1983, p. 42
  23. Stokes 1983, p. 42–44
  24. Roland de La Poype, 2011, p. 91-94
  25. Byrne 2006, p. 34

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Chaz Bowyer, Fighter Pilots of the RAF, 1939–1945, Londres, William Kimber & Co Ltd, (ISBN 978-0-7183-0519-2).
  • (en) Maurice Byrne, The Ace with the Shamrock, vol. LIX, Old Dublin Society, (OCLC 400997691).
  • (en) Donald Caldwell, The JG 26 War Diary : 1939–42, vol. 1, Londres, Grub Street, (ISBN 978-1-898697-52-7).
  • (en) James Reynolds, Wing Commander Paddy Finucane (Brendan Finucane) : A Memoir, New York, Edmond Byrne Hackett, (OCLC 3255166).
  • (en) Doug Stokes, Paddy Finucane, Fighter Ace : A Biography of Wing Commander Brendan E. Finucane, D.S.O., D.F.C. and Two Bars, Londres, William Kimber & Co. Ltd, (ISBN 0-7183-0279-6).
  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, (ISBN 2-84734-060-2), p. 1043-1044.
  • Roland de la Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin, , 240 p. (ISBN 978-2-262-02655-4) ; rééd. Perrin, coll. « Tempus », 2011, 288 p. (ISBN 978-2-262-03647-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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