Paddy Finucane

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Brendan Eamon Fergus Finucane
F/L Brendan « Paddy » Finucane, 1941.
F/L Brendan « Paddy » Finucane, 1941.

Surnom Paddy
Naissance
Drapeau de l'Irlande Dublin, Irlande
Décès
Drapeau de la France Le Touquet, France
Allégeance Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Arme Ensign of the Royal Air Force.svg Royal Air Force
Grade Wing Commander
Années de service 1940 – 1942
Commandement No. 602 Squadron RAF (1942)
Faits d'armes Bataille d'Angleterre
Opération Cerberus

Paddy Finucane (Brendan Eamon Fergus Finucane surnommé Paddy, 16 octobre 192015 juillet 1942) est un pilote de chasse britannique d'origine irlandaise de la Royal Air Force (RAF). Il fait partie des plus grands as britanniques de la Seconde Guerre mondiale. Il s'est particulièrement illustré lors de la bataille d'Angleterre. Il a été le plus jeune lieutenant-colonel de la Royal Air Force à l'âge de 21 ans. Il est mort au même âge au combat au retour d'une mission au-dessus du continent.

Biographie[modifier | modifier le code]

Supermarine Spitfire Mk Vb, version en service au 602 en juillet 1942.

Paddy Finucane est né le 16 octobre 1920 à Dublin en Irlande. En 1936, âgé de 16 ans, il immigre en Angleterre avec sa famille. En 1938, âgé de 18 ans, il rejoint la Royal Air Force et est formé comme pilote de Supermarine Spitfire. Il se fait vite remarquer pour ses exploits en vol. Le 12 août 1940, il n'a pas encore vingt ans lorsqu'il abat son premier avion ennemi, un Messerschmitt 109. Il sert alors au sein du No. 65 Squadron basé à Hornchurch. Au cours de la bataille d'Angleterre, il effectue cinquante missions en quinze jours. À la fin de l'année 1940, il totalise 5 victoires : quatre Messerschmitt 109 et un Messerschmitt 110. Il se voit décerner la Distinguished Flying Cross au printemps 1941. Promu flight lieutenant (capitaine) en avril 1941, il rejoint le No. 452 Squadron de la Royal Australian Air Force récemment créé, et enchaîne les succès. Le 15 avril 1941, il parvient à abattre l'as allemand Adolf Galland. Ce dernier parvient à sauter en parachute de son avion en flammes et est récupéré par ses compatriotes. À son vingt-et-unième anniversaire, en octobre 1941, son « palmarès » compte déjà 21 victoires confirmées. En janvier 1942, nommé squadron leader (commandant), il prend le commandement du No. 602 « City of Glasgow » Squadron créé en 1925, un des premiers squadrons à avoir été équipé de Supermarine Spitfire dès septembre 1939. Le 20 février, alors qu'il vient d'attaquer un navire ennemi, il est blessé à la jambe et à la taille pendant un combat avec deux Focke-Wulf 190. Le 13 mars, il retourne au combat et abat deux Focke-Wulf 190 au-dessus de Hazebrouck. Deux autres suivent le 28 mars, durant un sweep (coup de balai) entre Le Havre et Dunkerque, et encore un le 26 avril. Le 17 mai, il remporte sa trentième victoire : 26 avions détruits, 6 détruits partagés et 8 probabilités de destruction. Il rejoint Adolph Malan en tête des as du Fighter Command. Le 27 juin 1942, il devient le plus jeune wing commander (lieutenant-colonel) de la Royal Air Force à 21 ans. Il prend le commandement du groupe de Hornchurch.

Sa dernière mission[modifier | modifier le code]

Le 15 juillet 1942, il remplace le squadron leader D. Carlson, malade, qui devait conduire une importante opération contre des navires ennemis, près d'Ostende. Après en avoir détruit trois, les Spitfire attaquèrent un terrain d'aviation, puis reprirent le chemin de l'Angleterre à basse altitude.

Alors qu'il survole Le Touquet, en France, son radiateur est touché par un tir de mitrailleuse venu du sol. La zone est connue des pilotes britanniques pour sa D.C.A. intense. Le moteur du Spitfire cesse de tourner au-dessus de la Manche. Ses dernières paroles émises à la radio furent simplement : « This is it, chaps... » (Et voilà, les copains...). Son avion touche l'eau et coule à pic. On ne retrouvera jamais les débris de son appareil, ni son corps. La scène a été relatée par le futur as français Roland de La Poype qui était son ailier habituel au sein du No. 602 Squadron[1]. Celui-ci pense que Finucane aurait pu tenter de regagner le continent, mais qu'il s'est délibérément écrasé en mer pour ne pas être capturé par l'ennemi.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roland de La Poype, 2011, p. 91-94
  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier,‎ (ISBN 2-84734-060-2), p. 1043-1044.
  • Roland de la Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ , 240 p. (ISBN 978-2-262-02655-4) ; rééd. Perrin, coll. « Tempus », 2011, 288 p. (ISBN 978-2-262-03647-8)