Ligne de Lens à Corbehem

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Ligne de
Lens à Corbehem
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Lens, Méricourt, Rouvroy, Beaumont, Quiéry-la-Motte et Corbehem
Historique
Mise en service 1910
Fermeture 1989 – 1994
Concessionnaires Nord (1904 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (à partir de 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 281 000
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Nombre de voies Ligne déposée
(Anciennement à double voie)

La ligne de Lens à Corbehem était une ligne ferroviaire non électrifiée à double voie reliant la gare de Lens (Pas-de-Calais) à celle de Corbehem.

Elle constitue la ligne no 281 000[1] du réseau ferré national.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Compagnie des chemins de fer du Nord reçoit la concession éventuelle d'une ligne de Lens à Brebières par une convention signée le 3 juin 1901 entre le ministre des Travaux publics et la compagnie. Cette convention est approuvée par une loi le 20 juillet suivant[2]. La ligne est déclarée d'utilité publique par une loi le 5 mars 1904, rendant la concession définitive[3].

Les travaux ont débuté en 1907 et la mise en service en voie unique est intervenue le 10 octobre 1910. La deuxième voie a été ouverte le 6 janvier 1911. Remise à voie unique, elle a été fermée au trafic des voyageurs sur la totalité de la ligne le 2 octobre 1955 et à celui des marchandises le 24 septembre 1989 entre Lens et Quiéry-la-Motte. Aujourd'hui seul un court tronçon entre des usines automobiles (Usine Renault de Douai à Lambres-lez-Douai) et la bifurcation de Corbehem est encore en service. Le déclassement partiel est intervenu en deux étapes :

  • Section Lens - Quiéry-la-Motte (PK 212,582 à 223,680) le 10 novembre 1989[4].
  • Section à Quiéry-la-Motte (PK 223,680 à 225,600) le 17 octobre 1994[5].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La ligne prenait naissance à partir de la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale au niveau des bifurcations d'Avion, non loin de la fosse 5 - 5 bis des mines de Lens. Un parcours alternatif était possible au niveau de Lens en empruntant le raccordement de la Cité entre la bifurcation de Sallau-Est no 1 et la bifurcation de Méricourt (voir schéma). Elle se raccordait à la ligne de Paris-Nord à Lille par un saut de mouton entre les gares de Brebières-Sud et Corbehem.

Il existait un raccordement vers Douai avec la ligne de Paris-Nord à Lille.

Compte tenu du caractère très plat de la région traversée, le profil était excellent et les déclivités ne dépassaient pas 5‰ (accidentellement 7‰ sur un kilomètre au niveau de Lens).

La fosse no 4 - 5 de la Compagnie des mines de Drocourt était embranchée à la ligne, jusqu'à la fermeture de la fosse en 1988[6].

Exploitation[modifier | modifier le code]

Cette ligne a connu un trafic voyageurs omnibus toutes classes de bout en bout (cinq allers et retours quotidiens en 1912).

Projet[modifier | modifier le code]

La réutilisation de la plate-forme entre l'autoroute du Nord et Brebières est envisagée dans le cadre du projet Réseau Express Grand Lille afin de former une branche Douai - Arras depuis la future gare de Sainte-Henriette[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fascicule Gares et lignes du nord édité par le COPEF (Cercle Ouest Parisien d'Études Ferroviaires) en 1985.
  2. « N° 40612 - Loi approuvant une convention passée entre l'État et la Compagnie des chemins de fer du Nord pour la concession à cette compagnie de trois lignes de chemin de fer (Aulnay-lès-Bondy à Rivecourt, Lens à Brebières, Saint-Ouen-les-Docks à Ermont-Eaubonne) : 20 juillet 1901 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 63, no 2303,‎ , p. 1603 - 1605 (lire en ligne).
  3. « N° 44343 - Loi qui déclare d'utilité publique, à titre d'intérêt général, l'établissement d'un chemin de fer de Lens à la ligne de Paris à la frontière de Belgique, près Brebières : 5 mars 1904 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 68, no 2528,‎ , p. 1627 (lire en ligne).
  4. Journal Officiel de la République Française du 11 novembre 1989 page 14 085.
  5. Journal Officiel de la République Française du 25 octobre 1994 page 13 148.
  6. André Paillart, « La fosse 4 - 5 sud de Méricourt dite fosse du Maroc », sur http://andredemarles.skyrock.com/
  7. Éléments de présentation du projet Réseau Express Grand Lille

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue : La Vie du Rail : n°1679.
  • Livre : Henri Lartilleux - Géographie universelle des transports Tome 1 : Géographie des chemins de fer français ; Librairie Chaix ; édition janvier 1955.
  • Livre : Gérard Blier - Nouvelle géographie ferroviaire de la France ; Tomes 1,2 & 3, Éditions La Vie du Rail, août 1991.

Articles connexes[modifier | modifier le code]