Parc Georges-Valbon

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Parc Georges-Valbon
Image illustrative de l'article Parc Georges-Valbon
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Île-de-France
Commune La Courneuve, Saint-Denis, Stains, Dugny, Garges-lès-Gonesse
Superficie 417 ha
Caractéristiques
Création 1960
Gestion
Propriétaire Conseil général de la Seine-Saint-Denis
Ouverture au public Oui
Protection Natura 2000
Lien Internet parcsinfo.seine-saint-denis.fr
Accès et transport
Gare (RER)(B) La Courneuve - Aubervilliers
Bus (BUS) RATP 249 Cimetière
(BUS) RATP 250 Parc des Sports
(BUS) RATP 252 Cité Floréal
Localisation
Coordonnées 48° 56′ 33″ N 2° 23′ 56″ E / 48.942573, 2.39896848° 56′ 33″ Nord 2° 23′ 56″ Est / 48.942573, 2.398968  

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Parc Georges-Valbon

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Parc Georges-Valbon

Le parc départemental Georges-Valbon, anciennement appelé parc de La Courneuve vient au 3e rang des parcs et bois de la région parisienne de par sa taille, avec une superficie de 415 ha[1],[2]. C'est aussi le plus grand parc de l'Île-de-France[1]. Baptisé parc Georges-Valbon le samedi 9 janvier 2010, en hommage au premier président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis[3].

Il s'étale sur 5 communes dont :

Géographie[modifier | modifier le code]

Le parc se situe sur l'ancien lit de la Marne[réf. nécessaire].

Celle-ci en se retirant laissa une zone humide et marécageuse ainsi que des sols d'alluvions qui furent exploités par les maraîchers, nombreux dans le secteur jusqu'à un passé récent[réf. nécessaire].

Afin de lutter d'une part contre la pollution, et d'autre part réguler le débit des eaux en direction des zones urbanisées, un certain nombre d'ouvrages importants ont été réalisés bien avant la création du Parc : canalisation et couverture de la Vieille Mer, création de bassins d'orage avec extension possible vers des zones inondables.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des cultures de céréales étaient pratiquées du Moyen Âge au XIXe siècle, puis des cultures maraîchères (dès 1820) pour l’approvisionnement de la capitale.

Ces terrains situés dans la partie basse du département, quasiment au niveau de la Seine, étaient très humides et inondables.

Ainsi le site était traversé par plusieurs rivières et rus : le Croult, le Rouillon, la Vieille Mer, la Morée, la Molette et de nombreux petits ruisseaux de drainage complétaient cet ensemble.

L'idée de réaliser une promenade publique sur le site date de 1925 à l'initiative du Conseil général de la Seine qui réserve 800 ha de terrain ; l'idée est relancée en 1934, mais il faut attendre 1954 pour qu'un avant-projet soit réalisé ; le paysagiste Albert Audas imagine un projet similaire à celui du Bois de Boulogne avec de grandes allées pour les voitures... Une première tranche de 136 ha est réalisée en 1960.

Dans les années 1960, l'ouest de la zone actuelle du parc abritait le bidonville de la Campa, où vivaient dans le plus grand dénuement des centaines de familles, notamment d'origine nord-africaine et espagnole, qui furent relogés plus tard dans les cités HLM du secteur[4].

Avec la création du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, le projet change de perspective et sera réservé aux piétons. Si ce parc est la principale réalisation du département en la matière, il n'est pas la seule[5], si bien que la superficie des espaces verts de la Seine-Saint-Denis est passée 0,84 m2 par habitant en 1969 à 11 m2 en 2005. Le parc de La Courneuve grandit par tranches successives :

  • Dans les années 1960, 136 ha sont aménagés recréant la nature au travers de massifs boisés et de prairies rustiques traversées par de nombreux sentiers.
  • Dans les années 1970, de nouveaux paysagistes, Allain Provost ; John Whalley et Gilbert Samel[6], vont créer un monde totalement artificiel composé de vallons, coteaux, lacs, belvédères.
  • Dans les années 1980, le public veut être plus près de la nature. Les trois lacs supérieurs sont aménagés de manière à permettre un meilleur équilibre biologique. Un combat est mené contre le projet d'une autoroute A16 qui aurait traversé le parc, trajet finalement abandonné.

En avril 2013, le parc s'agrandit de deux hectares supplémentaires pour atteindre le chiffre de 417, récupérés sur une ancienne friche industrielle[7].

Depuis 1994, le parc est gardienné notamment par une unité de police à cheval[8].

Un espace varié[modifier | modifier le code]

Fleurs et grands ensembles...
Le parc s'endormant, vue d'artiste

Le Parc de La Courneuve reçoit près de 2 millions de personnes par an[réf. souhaitée].

Il abrite aussi un centre équestre, qui accueille en mai le jumping international de la Seine-Saint-Denis.

Le parc compte de grands espaces verts, sauvages ou aménagés dont sept plans d'eau naturels (l'étang des Brouillards) ou artificiels (le Grand lac de 12 hectares, le Vallon...)[9] et même des cascades de 12 mètres de haut.

La roseraie comprend 45 000 roses de 120 variétés ; on plante chaque année 90 000 bulbes; la vallée des fleurs (composée de plantes vivaces) s'étend sur 1,6 hectare.

Géré par le Conseil Général, le parc propose toute l'année des ateliers, des animations, des sorties « nature », des expositions[10]...

On compte aussi 8 chemins de randonnée, des aires de jeux, des espaces réservés aux chiens, des locations de vélos, rosalies (voitures à pédales), calèche, barques et pédalos. 25 gardiens à cheval ou à VTT assurent l'accueil et l'orientation des visiteurs du parc. La Maison du Parc accueille les visiteurs et organise de nombreuses manifestations et visites thématiques.

L'Aire des vents, jouxtant le parc, accueille maintenant la Fête de l'Humanité.

Écologie[modifier | modifier le code]

La quasi-totalité du parc est classée Natura 2000[11].

La faune[modifier | modifier le code]

Le parc abrite de nombreuses espèces de la plus commune, comme le lapin de garenne ou le cygne aux plus rares comme la crapaud calamite ou le blongios nain, en passant le hibou moyen-duc.

Les oiseaux[modifier | modifier le code]

Si certains oiseaux sont difficiles à observer, ce n'est pas le cas de la pie, qui fréquente les prairies du Parc

Parmi les 140 espèces inventoriées, l'espèce emblématique du parc est le blongios nain, le plus petit des hérons d'Europe. Plusieurs couples nicheurs de cette espèce menacée y sont observés et s’y reproduisent. Autres espèces rares, le martin pêcheur et le pic noir sont régulièrement observées dans le Parc, parce qu'ils y trouvent des habitats favorables à leur alimentation ou leur reproduction. De nombreux oiseaux d'eau migrateurs (fuligule milouin, canard souchet, bruant des roseaux, grèbe castagneux, butor étoilé[12], chevalier guignette...) font escale dans le parc. De même, grâce au phénomène de marnage de l'étang des Brouillards et du Vallon, les oiseaux limicoles (gravelots, bécassines...) peuvent s'arrêter et se nourrir dans le parc. Plus communes, poule d'eau, grèbe huppé, le cygne, foulque sont des habitués des lacs, alors que les bois abritent le rouge-gorge, la mésange, le pic vert, le pic épeiche et le hibou moyen-duc. Faucon crécerelle, épervier d'Europe, alouette des champs sont visibles en milieu ouvert[13].

Les mammifères[modifier | modifier le code]

Le parc étant enclavé dans une zone urbanisée, le nombre d'espèces de mammifères reste limité. On peut néanmoins parfois observer le renard roux, qui se reproduit dans le parc, ainsi que de nombreux Lapins de garenne, souvent peu farouches.

Renard roux traversant le parc

Parfois, on observe fouines, belettes et hérissons.

L'analyse des déjections des hiboux moyen-duc indiquent la présence de musaraignes musette, campagnols des champs, mulots sylvestres, souris grises dans le parc, ainsi que le lérot d'Europe et le rat des moissons, plus rares dans le département.

Des chauve-souris chassent au-dessus de plans d'eau du parc, malgré l'absence de bâtiments ou de vieux arbres où elles pourraient s'établir[14].

Les amphibiens et reptiles[modifier | modifier le code]

Les poissons[modifier | modifier le code]

Introduits par des promeneurs ou fortuitement par des oiseaux d'eau, le brochet, la perche, le poisson-chat et la perche-soleil sont les prédateurs les plus présents. On y trouve également la carpe miroir, la carpe cuir (visibles dans le Grand Lac et dans le petit lac à côté du Pont Iris), la tanche, le gardon et le goujon, la brème commune, la brème bordelière ainsi que le poisson rouge[15].

Les insectes[modifier | modifier le code]

Au nord du parc, près de l’entrée dite du Moulin-Neuf, se trouve un rucher d’environ une douzaine de ruches, gérées par la Société Centrale d’Apiculture de Paris[16].

La flore[modifier | modifier le code]

Urbanisation et Grand Paris : le Projet Central Park[modifier | modifier le code]

En 2008, l'architecte Roland Castro propose de construire des immeubles en bordure du parc à la façon de Central Park à New York.

Le projet est relancé en 2014 par le promoteur Marc Rozenblat qui propose, avec le soutien du président du Conseil général, d'urbaniser 70 hectares de terrain à 'intérieur du parc, le long de l'autoroute A1 et la route départementale entre Dugny et La Courneuve à proximité de la future gare du Tram Express Nord pour construire jusqu'à 24 000 logements (sur les 45 000 que pourrait compter l'opération d'aménagement entre les futures gares du Grand Paris Express entre les Six-Routes et du Bourget).

Le promoteur estime que les surfaces Natura 2000 ainsi détruites seraient compensées par l'adjonction de terrains une dizaine de kilomètres plus au nord, majoritairement sur le territoire de Garges-les-Gonessse[17].

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b parcs93.info - Le site des parcs et espaces verts départementaux de la Seine-Saint-Denis, sur le site parcs93.info
  2. après le Bois de Boulogne (846 ha) et le Bois de Vincennes (995 ha)
  3. « La Courneuve : Le parc départemental baptisé Georges Valbon », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ 11 janvier 2009
  4. Bidonvilles : histoire et représentations, Brochure no 20 de la Série Patrimoine en Seine-Saint-Denis, éditée par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, 2007.
  5. Voir par exemple le parc départemental de l'Île Saint-Denis (22 ha), de Villetaneuse (12 ha), de la Bergère à Bobigny (23 ha), du Sausset à Aulnay-sous-Bois et Villepinte (200 ha)...
  6. « La Courneuve, le parc : 1925-2005 », archires.archi.fr (consulté le 2 novembre 2014)
  7. « Le parc de La Courneuve gagne 2 ha à Stains », Le Parisien,‎ 21 avril 2013 (consulté le 22 avril 2013)
  8. « La Seine-Saint-Denis célèbre les 20 ans de sa police à cheval », tele-animaux.com,‎ 11 avril 2014 (consulté le 12 avril 2014)
  9. E.B., « Le petit lac du parc fait peau neuve », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 21 août 2008
  10. Visite virtuelle
  11. Les sites Natura 2000 de Seine-Saint-Denis
  12. Au Parc de la Courneuve, l'espèce n'a été observée qu'en migration ; 1 à 2 individus ont été vus chaque hiver au niveau de l'Etang des Brouillards entre 2001 et 2004. L'ensemble des roselières des plans d'eau du Parc lui sont favorables. (Source : Étude d'impact de l'enquête publique de la Tangentielle Nord)
  13. « La faune: oiseaux », Parcs départementaux de Seine-Saint-Denis (consulté le 20 juillet 2009)
  14. Site des espaces verts départementaux de Seine-Saint-Denis
  15. « La faune: les poissons », Site des parcs départementaux de la Seine-Saint-Denis (consulté le 20 juillet 2009)
  16. Le Rucher du Parc Georges Valbon sur le site de S.C.A.
  17. « Un Central Park à la française », lejdd.fr,‎ 26 octobre 2014 (consulté le 27 octobre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étude d'incidence sur les milieux naturels du parc de la Courneuve au regard de la directive européenne du 2 avril 1979, juillet 2005 par le bureau d'étude Biotope, annexée au dossier d'enquête publique de la Tangentielle Nord

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]