Ary Chalus

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Ary Chalus
Illustration.
Ary Chalus en 2012.
Fonctions
Président du conseil régional de la Guadeloupe
En fonction depuis le
(6 ans et 27 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Victorin Lurel
Député français

(5 ans)
Élection 16 juin 2012
Circonscription 3e de la Guadeloupe
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique NI puis RRDP
Prédécesseur Jeanny Marc
Successeur Max Mathiasin
Conseiller général de la Guadeloupe

(8 ans, 3 mois et 21 jours)
Circonscription Canton de Baie-Mahault
Prédécesseur Marcelle Chammougon
Successeur Juliana Dan
Maire de Baie-Mahault

(14 ans, 8 mois et 5 jours)
Prédécesseur Paul Mado
Successeur Hélène Molia-Polifonte
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)
Nationalité Française
Parti politique GUSR
LREM
Profession Technicien

Ary Chalus, né le à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), est un homme politique français.

Il est député de 2012 à 2017 et président du conseil régional de la Guadeloupe depuis 2015. Adhérent à Guadeloupe unie, solidaire et responsable (GUSR), il est membre du bureau exécutif de La République en marche (LREM) depuis 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Ary Chalus est élu maire de Baie-Mahault le . Il est également conseiller général de la Guadeloupe pour le canton de Baie-Mahault et vice-président du conseil général de la Guadeloupe entre 2004 et 2012.

Lors des élections législatives de 2012, il est élu député dans la 3e circonscription de la Guadeloupe[1], en obtenant au second tour 51,2 % des suffrages exprimés[2]. Élu sous l'étiquette de l'Alliance démocratique[3], il se rattache financièrement à Guadeloupe unie, socialisme et réalités[4].

À l'Assemblée nationale, il siège d'abord en tant que député non-inscrit puis annonce le qu'il rejoint le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP)[5]. Il est membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation[6].

Lors des élections municipales de 2014, sa liste arrive en tête dès le premier tour avec plus de 80 % des suffrages. Il est ainsi réélu maire de Baie-Mahault.

Le , il annonce qu'il conduira une liste aux élections régionales de la même année en Guadeloupe[7]. Le , il remporte ces élections face à la liste de Victorin Lurel, à qui il succède le suivant comme président du conseil régional de la Guadeloupe. Le cumul des mandats électoraux étant prohibé, Ary Chalus quitte ses fonctions de maire de Baie-Mahault et est remplacé le par Héléne Molia Polifonte, qui était jusque-là sa 2e adjointe, ainsi que 7e vice-présidente du conseil régional[8],[9].

Le , il dépose sa candidature à la présidence du conseil de surveillance de Guadeloupe Port Caraïbes. Il obtient huit voix contre neuf pour Philippe Kalil[10].

À l'occasion du conseil national de La République en marche de , il intègre le bureau exécutif du parti[11].

Le , Ary Chalus devient président du conseil d’administration du comité de tourisme des îles de Guadeloupe (CTIG)[12]. Il succède ainsi à l'ancien conseiller régional et maire de Terre-de-Haut Louis Molinié, condamné le par le tribunal correctionnel de Basse-Terre pour détournements de fonds publics[13]. Il démissionne de ses fonctions le et est remplacé par Sonia Taillepierre[14].

Lors des élections municipales de 2020 à Baie-Mahault, il figure en deuxième position sur la liste conduite par la maire sortante, Hélène Molia-Polifonte. La liste, qui ne reçoit pas l'investiture du GUSR[15], obtient 57,3 % des suffrages exprimés dès le premier tour[16]. À l'issue de ces élections, Ary Chalus devient 1er vice-président de la communauté d'agglomération Cap Excellence[17].

Sa liste remporte les élections régionales de 2021 en Guadeloupe avec 72,4 % des suffrages exprimés, faisant de l'archipel la seule région remportée par La République en marche lors de ce scrutin en France[18].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

En , Ary Chalus est placé en garde à vue avec sa vice-présidente au conseil régional, Marie-Luce Penchard. Ils sont entendus à propos de Pascal Averne, directeur de cabinet de Marie-Luce Penchard à la mairie de Basse-Terre mais également et simultanément inspecteur général des services au conseil régional de la Guadeloupe, concernant un soupçon d'emploi fictif quant à ce second poste[19],[20]. Leur garde à vue est levée dans la journée[20].

Le , un article du site d'informations Mediapart révèle qu'Ary Chalus est visé par une enquête du Parquet national financier (PNF) pour l'utilisation de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) en tant que député[21].

Le , les médias locaux Guadeloupe La Première et Radio Caraïbes International révèlent l'ouverture d'une enquête portant sur les modalités de financement de la campagne électorale d'Ary Chalus lors des élections régionales de 2015[22],[23]. Seize prévenus sont mis en examen dans cette affaire, parmi lesquels Lucette Michaux-Chevry et Fred Madinécouty[24].

Le , Ary Chalus est placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire pour abus de confiance, complicité de détournement de fonds publics et financement illégal de campagne électorale[25].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

À l’Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ary Chalus sort vainqueur du duel », sur guadeloupe.franceantilles.fr, (consulté le ).
  2. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2012 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Affiche de campagne pour les élections législatives 2012 » [image], sur arychalus.com.
  4. « Ary Chalus vise la 3e circonscription avec le GUSR », sur arychalus.com.
  5. « Assemblée/groupe RRDP : 16e membre », sur Le Figaro, .
  6. « Fiche d'Ary Chalus », sur assemblee-nationale.fr.
  7. « C'est décidé, Ary Chalus sera tête de liste aux régionales », sur rci.fm, (consulté le ).
  8. « Guadeloupe : Hélène Polifonte succède au député Ary Chalus à la tête de la mairie de Baie-Mahault », sur La Première, .
  9. Harry Mapolin, « Helène Molia Polifonte nouvelle maire de Baie-Mahault », sur guadeloupe.franceantilles.fr, (consulté le ).
  10. Olivier Lancien et Sébastien Gilles, « Ary Chalus: "l'Etat m'a déclaré la guerre !" », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  11. Laurent de Boissieu, « En Marche (EM) », sur france-politique.fr (consulté le ).
  12. « Comité de tourisme des îles de Guadeloupe: Le nouveau bureau installé », sur regionguadeloupe.fr (consulté le ).
  13. « Louis Molinié n'a plus aucun mandat électoral », sur la1ere.francetvinfo.fr (consulté le ).
  14. « Élection de Sonia Taillepierre à la présidence du Comité de tourisme des îles de Guadeloupe », sur regionguadeloupe.fr (consulté le ).
  15. « Le GUSR n'accorde pas d'investiture à la liste D'Hélène Polifonte et d'Ary Chalus à Baie-Mahault », sur la1ere.francetvinfo.fr (consulté le ).
  16. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Le bureau communautaire », sur capexcellence.net (consulté le ).
  18. « La Guadeloupe, seule victoire LREM aux régionales, avec la large réélection d'Ary Chalus », sur huffingtonpost.fr, (consulté le ).
  19. « Affaire « Pascal Averne » : Chalus et Penchard en garde à vue dans les locaux de la DIPJ », sur guadeloupe.franceantilles.fr (consulté le ).
  20. a et b Laurent Mauduit, « La Guadeloupe éclaboussée par une cascade de scandales », sur mediapart.fr, (consulté le ).
  21. « Frais de mandat de Député : Ary Chalus visé par une enquête », sur la1ere.francetvinfo.fr (consulté le ).
  22. « Lucette Michaux-Chevry auditionnée par la police », sur RCI, (consulté le ).
  23. « Lucette Michaux Chevry une nouvelle fois face à la justice », sur la1ere.francetvinfo.fr (consulté le ).
  24. « Le tribunal correctionnel de Basse-terre ouvre aujourd'hui l'affaire Madinécouty », sur la1ere.francetvinfo.fr (consulté le ).
  25. « Ary Chalus maintenu en garde à vue ce mardi soir », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le )
  26. Décret du 13 juillet 2019 portant promotion et nomination.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]