Anne-Marie Idrac

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Anne-Marie Idrac
Anne-Marie Idrac, en septembre 2009.
Anne-Marie Idrac, en septembre 2009.
Fonctions
Secrétaire d’État au Commerce extérieur
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Hervé Novelli
Successeur Pierre Lellouche
Députée de la 3e circonscription des Yvelines
Prédécesseur Paul-Louis Tenaillon
Successeur Christian Blanc
Secrétaire d’État aux Transports
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I
Alain Juppé II
Prédécesseur Bernard Bosson (indirectement)
Successeur Jean-Claude Gayssot (indirectement)
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor)
Nationalité Française
Parti politique Nouveau Centre
Conjoint Francis Idrac
Diplômée de Université Paris II
IEP de Paris
ENA
Profession Chef d'entreprise

Anne-Marie Idrac, née Anne-Marie Colin le à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), est une dirigeante d'entreprises et femme politique française.

Elle a été notamment secrétaire d’État aux Transports de 1995 à 1997, députée de 1997 à 2002, présidente de la RATP, puis de la SNCF, secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi dans le second gouvernement François Fillon du au .

Elle est, depuis 2011, administrateur de sociétés et consultante.

Le 5 mai 2015, elle est nommée présidente du conseil de surveillance de la société concessionnaire de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Titulaire d'une licence en droit de l'Université Paris II, c'est une ancienne élève de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration (promotion Simone Weil)[1]. Elle a également été auditrice de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), en 1986-1987 (39e session).

Carrière dans la fonction publique[modifier | modifier le code]

Elle est, de 1974 à 1995, administrateur civil dans divers postes aux ministères de l'Équipement, du logement, de l'environnement, de l'urbanisme et des transports ; elle est notamment la première femme directeur général d'un établissement public d'aménagement, celui de Cergy-Pontoise de 1990 à 1993, et directeur des Transports terrestres, de 1993 à 1995.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle est membre de Force démocrate, puis de l'UDF (lorsque l'UDF fusionne ses composantes, dont FD).

En 1995, elle intègre le Gouvernement en tant que femme issue de la société civile, au poste de secrétaire d'État aux Transports, qu'elle occupe sous les deux gouvernements Juppé, faisant ainsi partie des « Juppettes ». Elle conduit notamment la réforme législative de 1997 qui a permis le désendettement de la SNCF par la création de Réseau ferré de France (RFF), et l'expérimentation dans cinq régions de la décentralisation des trains régionaux (TER), généralisée en 2001 par Jean-Claude Gayssot. En 1996, le doublement des pistes de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et l'implantation de FedEx sur le site de Roissy sont décidés.

Elle est élue députée UDF de la troisième circonscription des Yvelines en 1997 et réélue en 2002. Elle a siégé également au conseil régional d'Île-de-France (1998-2002) au titre de l'UDF et a été secrétaire générale de la Nouvelle Union pour la démocratie française (UDF), ainsi que porte-parole de François Bayrou lors de sa première campagne présidentielle en 2002.

Le 18 mars 2008, elle est nommée secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur et revient ainsi au gouvernement, alors qu'elle avait affirmé ne pas être « intéressée par le retour dans la vie politique » lors d'une conférence organisée par l'Agora à l'École des hautes études commerciales du Nord (EDHEC), le 12 février 2008[2].

Elle s'emploie à Bruxelles et Genève à promouvoir les idées de réciprocité dans le commerce mondial et de lutte contre tous les dumpings[3]. Elle rassemble tous les acteurs du commerce extérieur de la France dans une « Équipe de France de l'export », autour d'un objectif : 10 000 exportateurs de plus d'ici la fin du quinquennat, et assure plus de cent voyages en trente mois de fonctions[4].

Elle apporte son soutien à la candidature de François Bayrou pour l'élection présidentielle de 2012 et fait partie de son équipe de campagne[5].

Le 29 septembre 2014, elle est nommée par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, représentante spéciale pour les échanges économiques avec les Émirats arabes unis[6].

Carrière dans l'entreprise[modifier | modifier le code]

En septembre 2002, elle démissionne de ses mandats et fonctions politiques pour assumer la présidence de la RATP, sur proposition du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, en remplacement de Jean-Paul Bailly, appelé à la présidence de La Poste.

Ses années de mandat à la RATP sont marquées notamment par le lancement de l'automatisation de la ligne 1 du métro parisien, l'instauration d'un service garanti contractuel en cas de grève, la conception du projet de métro circulaire de banlieue à banlieue (reprise par son successeur Pierre Mongin sous le nom de « Métrophérique »), et la conclusion de contrats d'exploitation et de maintenance de réseaux de transport en dehors du réseau « historique » de la RATP, notamment à l'étranger, via sa filiale à 100 % RATP Développement créée en 2002, ce qui constitue une nouveauté pour l'entreprise francilienne.

Elle en démissionne le pour succéder à Louis Gallois à la tête de la SNCF. À ce titre, première femme à présider la SNCF, elle est aussi la première vice-présidente de l'Union internationale des chemins de fer (UIC).

Le classement établi par la revue Fortune des femmes les plus puissantes du monde la positionne alors en 3e position[7].

Au deuxième semestre 2007, dans un contexte de grèves illimitées et reconductibles toutes les 24 heures[8], elle mène à bien la mise en œuvre de la loi sur le « service minimum » puis la réforme du régime spécial de retraites des cheminots par harmonisation avec celui de la fonction publique. Elle intervient en faveur du train en tant que présidente de la SNCF au « Groupe de suivi du Grenelle de l'environnement »[9].

Anne-Marie Idrac, le 2 juillet 2008.

Son bilan compte la réforme du régime spécial de retraites des cheminots, et la mise en place du service minimum, le succès populaire[10] du TGV Est européen, et le record du monde de vitesse sur rail. Se voulant en outre en rupture avec la politique précédente du « tout TGV »[réf. nécessaire], Anne-Marie Idrac assure le début de redressement et d'européanisation de l'activité fret et logistique du groupe SNCF en s'inspirant de l'exemple allemand[C'est-à-dire ?], ainsi que la modernisation du transport régional — TER et Transilien (Île-de-France) — auquel elle consacre un plan d'actions[C'est-à-dire ?] appelé « nouvelle dynamique de proximité ».

Les résultats 2007 du groupe SNCF atteignent sous sa présidence le niveau historique[Depuis quand ?] de plus de un milliard d'euros, autorisant pour la première fois l'entreprise à verser un dividende à son actionnaire État. En interne, Anne-Marie Idrac a innové en lançant un plan stratégique de développement concurrentiel à l'échelle européenne, assorti de chantiers de renouveau du dialogue social et de responsabilisation managériale.[pas clair]

Aujourd'hui en France signale que son départ a été salué par une standing ovation de quinze minutes des dirigeants de l'entreprise. Et c'est à l'unanimité que le conseil d'administration l'a nommée présidente d'honneur de la SNCF.[réf. nécessaire]

Elle est, depuis 2011, administrateur de sociétés et consultante.

Elle devient, en avril 2012, la première présidente de l'organisme de recherches « Océanides »[11],[12].

Le 5 mai 2015, elle est nommée présidente du conseil de surveillance de la société concessionnaire de l'aéroport de Toulouse-Blagnac[13].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Anne-Marie Idrac est la fille de l'homme politique André Colin et l'épouse de Francis Idrac, ancien préfet de région, inspecteur général des Finances. Elle est mère de quatre filles.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Anne-Marie Idrac et le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, en , à Sacramento.
  • Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Aménagement du territoire, chargée des Transports, dans le gouvernement Alain Juppé I (du 18 mai au 6 novembre 1995)
  • Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et du Tourisme, chargée des Transports, dans le gouvernement Alain Juppé II (du 6 novembre 1995 au 2 juin 1997)
  • Secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, auprès de la ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, dans le gouvernement François Fillon II (du 18 mars 2008 au 13 novembre 2010)

Autres postes[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur, elle se voit en outre remettre les insignes de commandeur dans l'ordre national du Mérite par Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances[19] le 13 décembre 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Consulter l'article qui lui fut consacré lors du remaniement ministériel du gouvernement Fillon en mars 2008, sur Actu.cci.com, le site de la revue portant sur l'actualité des Chambres de Commerce et d'Industrie.
  2. Vidéo du débat sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/relevance/search/idrac/video/x54qs1_anne-marie-idrac-et-la-vie-politiqu_school
  3. Anne-Marie Idrac, « La politique commerciale européenne : vers moins de naïveté [1] », sur robert-schuman.eu (Centre de recherche et d'études sur l'Europe),‎ (consulté le 3 août 2015).
  4. Carte des déplacements d'Anne-Marie Idrac
  5. Bayrou dévoile son équipe de campagne, article du 7 décembre 2011, consulté le 15 décembre 2011.
  6. « Mme Anne-Marie Idrac, représentante spéciale pour les échanges économiques avec les Emirats arabes unis », sur ambafrance-eau.org,‎ article du 14 octobre 2014 (consulté le 28 avril 2015).
  7. « Anne Marie Idrac raconte… », sur blog212.dauphine.fr (Blog du Master 212 « Affaires internationales »),‎ (consulté le 3 août 2015) : « Nommée 3e femme la plus puissante du monde par le magazine Fortune en 2006, Anne Marie Idrac a su mener… ».
  8. Christophe Gracieux, « Grèves contre la réforme des régimes spéciaux de retraite en 2007 », sur fresques.ina.fr,‎ (consulté le 2 août 2015)
  9. « Groupe de suivi du « Grenelle de l’environnement », sur assemblee-nationale.fr,‎ (consulté le 3 août 2015).
  10. Céline Galoffre, « Succès populaire pour l'inauguration du TGV-Est », sur batiactu.com,‎ article du 11 juin 2007 (consulté le 3 août 2015).
  11. Océanides : Un projet international de recherche en histoire maritime et navale
  12. DCNS, initiateur d’Océanides : cinq millénaires d’histoire sur cinq continents
  13. a et b « L'ancienne ministre Anne-Marie Idrac à la tête de l'aéroport Toulouse-Blagnac », sur france3-regions.francetvinfo.fr,‎ article du 5 mai 2015 (consulté le 6 mai 2015).
  14. [PDF]Communiqué de presse de Vallourec du 27 avril 2012.
  15. Composition du conseil d'orientation
  16. [PDF] Communiqué de presse de Bouygues du 27 avril 2012. Consulté le 30 avril 2012.
  17. [PDF] Communiqué de presse de l'entreprise Total du 11 mai 2012 relatif à l'assemblée générale 2012. Consulté le 26 mai 2012.
  18. « Communiqué : l'IFA crée un club Administrateurs RSE », sur ifa-asso.com,‎ article du 4 juillet 2013 (consulté le 28 avril 2015).
  19. Communiqué de presse du ministre de l'Économie et des Finances no 273 du 8 décembre 2012. Consulté le 14 décembre 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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