Embrun (Hautes-Alpes)

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Embrun
Embrun (Hautes-Alpes)
Vue d'Embrun le bas, du Morgon et du lac.
Blason de Embrun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes de Serre-Ponçon
(siège)
Maire
Mandat
Chantal Eymeoud (Horizons)
2020-2026
Code postal 05200
Code commune 05046
Démographie
Gentilé Embrunais(e)
Population
municipale
6 404 hab. (2021 en augmentation de 3,67 % par rapport à 2015)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 57″ nord, 6° 29′ 46″ est
Altitude Min. 778 m
Max. 2 800 m
Superficie 36,39 km2
Unité urbaine Embrun
(ville-centre)
Aire d'attraction Embrun
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton d'Embrun
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Embrun
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Embrun
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Embrun
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Embrun
Liens
Site web ville-embrun.fr

Embrun est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Embrunais et Embrunaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Embrun vue de la forêt de Boscodon.

À mi-chemin entre Gap et Briançon, Embrun est un point de passage obligé pour aller du sud au nord du département.

  • liaisons routières : traversée par la RN 94, la ville s'est vue désengorgée en décembre 2007 avec la mise en service de la déviation qui longe la Durance en contrebas du Roc avant de remonter vers Châteauroux-les-Alpes.
  • liaisons ferroviaires : Embrun dispose d'une gare ferroviaire. Desservie principalement par des TER, Marseille - Briançon, la gare accueille aussi le train de nuit Paris - Briançon, ainsi que des trains couchettes saisonniers lors des vacances d'hiver.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 910 mm, avec 7,2 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 732,6 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 38,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 1],[4],[5].

Statistiques 1991-2020 et records EMBRUN (05) - alt : 873m, lat : 44°34'16"N, lon : 6°30'31"E
Records établis sur la période du 01-06-1947 au 04-01-2024
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,4 −2,2 1,1 4 7,7 11,2 13,3 13,3 9,6 6,2 1,6 −1,6 5,2
Température moyenne (°C) 2,4 3,4 7,2 10,2 14,1 18 20,6 20,5 16,1 11,8 6,4 2,9 11,1
Température maximale moyenne (°C) 7,2 9 13,3 16,4 20,4 24,8 27,8 27,7 22,6 17,4 11,3 7,4 17,1
Record de froid (°C)
date du record
−19,1
09.01.1985
−18,8
15.02.1956
−13,9
07.03.1971
−6,3
03.04.1970
−3,2
05.05.1991
−0,8
03.06.1953
3,4
08.07.1954
3,4
30.08.1986
−0,4
30.09.1974
−5,3
31.10.1950
−11,2
30.11.1973
−15,6
20.12.09
−19,1
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
19
19.01.07
21,5
27.02.19
24,3
18.03.1993
28,4
09.04.11
32,3
22.05.22
38,4
28.06.19
36,7
07.07.15
37,1
23.08.23
33,5
05.09.06
27,5
09.10.23
22,5
03.11.1981
17,7
22.12.1991
38,4
2019
Ensoleillement (h) 1 593 1 751 2 253 2 103 2 252 2 648 2 923 2 714 2 326 1 874 1 448 142 25 303
Précipitations (mm) 51 42,9 49,5 57 69,3 61,1 49,2 52,1 64,6 81,8 84,6 69,5 732,6
Source : « Fiche 5046001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,2
−2,4
51
 
 
 
9
−2,2
42,9
 
 
 
13,3
1,1
49,5
 
 
 
16,4
4
57
 
 
 
20,4
7,7
69,3
 
 
 
24,8
11,2
61,1
 
 
 
27,8
13,3
49,2
 
 
 
27,7
13,3
52,1
 
 
 
22,6
9,6
64,6
 
 
 
17,4
6,2
81,8
 
 
 
11,3
1,6
84,6
 
 
 
7,4
−1,6
69,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Embrun est une commune urbaine[Note 2],[8]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Embrun, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[11] et 7 833 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Embrun, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac de Serre-Ponçon, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[16]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (55,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (34,1 %), prairies (24,8 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (10,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,8 %), zones urbanisées (8,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), eaux continentales[Note 4] (0,9 %)[19].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Vue panoramique sur Embrun.

Localisation[modifier | modifier le code]

Sept communes sont limitrophes d'Embrun :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

« Embrun - Le Roc », carte postale datée d'environ 1910.

La ville d'Embrun est construite sur une terrasse alluviale de la vallée de la Durance, à une altitude moyenne de 860 mètres. Plusieurs montagnes et cols, à l'ouest de la ville, culminent à plus de 2 000 mètres : le Mont Guillaume (2 542 mètres), le col de Chante-Perdrix (2 628 mètres), la Tête de Chante-Perdrix (2 719 mètres), la Tête de l'Hivernet (2 824 mètres).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Embrun est arrosée par de nombreux cours d'eau et canaux :

  • la Durance ;
  • le canal de Jaffueil ;
  • le Torrent de Charance[20] ;
  • le Bramafan[21] ;
  • le Torrent de la Merdarel[22] ;
  • le Riou Clar[23].

L'ensemble de ces cours d'eau alimente le lac de Serre-Ponçon, qui se trouve sur le cours de la Durance.

Données climatiques[modifier | modifier le code]

Située dans une zone de transition géographique formée par la vallée de la Durance d'une part et ses deux versants culminants autour de 3 000 m d'autre part, Embrun, 870 m, bénéficie d'un climat parmi les plus secs et ensoleillés des Alpes. C'est la raison pour laquelle on la surnomme à juste titre la « Nice des Alpes », à cause de son climat tempéré.

La station est à 871 m d'altitude[24].

De 1961 à 1990, il gèle en moyenne 103 jours par an et 83 jours par an avec des précipitations supérieures ou égales à 1 mm. La température record la plus froide est −19,1 °C le et la plus chaude 38,3 °C le . Embrun est une des villes les plus ensoleillées de France avec 2 506 heures par an[24]

Embrun 1946 - 1975
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,5 −2,6 0,3 3,3 7 10,1 12,3 12,1 9,8 5,5 0,9 −2,3 4,5
Température maximale moyenne (°C) 5,5 7,4 11,2 14,9 19,1 22,6 26 25,3 21,8 16,6 10,2 6,4 15,7
Source : « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en )


Embrun 1961 - 1990 (record à partir de 1945)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,2 −2,1 0,1 3,1 6,7 9,9 12,4 12,1 9,7 5,8 0,9 −1,9 4,5
Température moyenne (°C) 1,2 2,7 5,5 8,7 12,7 16,2 19,3 18,8 15,9 11,4 5,6 2,4 10
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,6 10,9 14,4 18,6 22,4 26,2 25,5 22,1 16,9 10,4 6,7 15,6
Record de froid (°C)
date du record
−19,1
1985
−18,8
1956
−13,9
1971
−6,3
1970
−3,2
1991
−0,8
1953
3,4
1984
3,4
1986
−0,4
1974
−5,3
1950
−11,2
1973
−15,6
2009
−19,1
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
19
2007
21,3
2012
24,3
1993
28,4
2011
31,8
2009
38,3
2019
36,7
2015
36,1
2012
33,5
2006
27,5
1997
22,5
1981
17,7
1991
38,3
2019
Ensoleillement (h) 148,2 153,6 206 207,8 224,3 260,7 304 275 235,7 198,7 148 143,5 2 506
Précipitations (mm) 60,2 54 55,9 56,7 61 65,2 46,9 54,7 56,3 73,7 73 58,2 716
Source : Météo climat bzh dyndns.org et Infoclimat.fr[25],[24]


Statistiques 1981-2010 et records EMBRUN (05) - alt : 873 m 44° 34′ 12″ N, 6° 30′ 30″ E
Records établis sur la période du 01-06-1947 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,8 −2,5 0,6 3,4 7,5 10,6 13,1 12,9 9,6 6,2 1,1 −1,7 4,9
Température moyenne (°C) 2 3 6,5 9,3 13,6 17,2 20,2 19,9 15,9 11,6 5,9 2,7 10,7
Température maximale moyenne (°C) 6,8 8,4 12,4 15,2 19,7 23,8 27,3 27 22,3 17,1 10,8 7,1 16,5
Record de froid (°C)
date du record
−19,1
09.01.1985
−18,8
15.02.1956
−13,9
07.03.1971
−6,3
03.04.1970
−3,2
05.05.1991
−0,8
03.06.1953
3,4
08.07.1954
3,4
30.08.1986
−0,4
30.09.1974
−5,3
31.10.1950
−11,2
30.11.1973
−15,6
20.12.09
−19,1
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
19
19.01.07
21,5
27.02.19
24,3
18.03.1993
28,4
09.04.11
32,3
22.05.22
38,4
28.06.19
36,7
07.07.15
37,1
23.08.23
33,5
05.09.06
27,5
02.10.1997
22,5
03.11.1981
17,7
22.12.1991
38,4
2019
Ensoleillement (h) 160,1 178,8 225,8 208 222,4 263,9 292,1 268,7 227,1 181,1 144,5 138,6 2 510,9
Précipitations (mm) 51,9 45,1 50,1 61,2 68 61 46,8 51,9 69 85,8 69 66,7 726,5
Source : « Fiche 05046001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 08/01/2023 dans l'état de la base


Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est citée dans la Géographie de Strabon comme étape sur la voie Domitienne où elle est nommée Eburodunum[26],[27].

Ambrun en alpin selon la norme classique et selon la norme mistralienne.

Ce nom est d'origine celtique et se décompose en Dun (forteresse, le fort) que l'on retrouve dans de nombreux toponymes comme Lug-dun (Lyon), et Eburo qui, à l'unanimité des linguistes, désigne l'if. Ce toponyme peut signifier la « Forteresse de l'If »[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dominant la Durance et accrochée sur son roc, la ville se trouve sur un site d’oppidum qui lui permettait de contrôler les flux sur l'axe durancien. Embrun est la capitale des Caturiges ; ce peuple, dont le nom signifie « rois du combat », étaient clients des Voconces.

Après la conquête romaine, la ville gallo-romaine placée sur la via Cottia aux abords de l'oppidum d'Eburodunum, qui occupait approximativement la place de l'archevêché et de la cathédrale actuels, devient la capitale de civitas sous le nom d’Ebrodunensium, rattachée à la province romaine des Alpes-Maritimes[29].

Dès le IVe siècle, la cité est le siège d'un évêché. Il est fondé par saint Marcellin d'Embrun, d'origine berbère d'Afrique du Nord[30]. Dans la pratique cet évêché est à l'origine de la création de tous ceux de la région; par exemple les deux premiers évêques de Digne sont des compatriotes de Marcellin.

En 333, l'anonyme de Bordeaux sur la route de Jérusalem y fit étape. Il nota le nom de Mansio Ebreduno.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cinq cents ans plus tard, sous Charlemagne, la notion d'archevêque est créée, celui d'Embrun est reconnu dès 829. Embrun aura très longtemps sous sa «tutelle» les évêchés environnant, même ceux des Alpes-Maritimes.

Autorisation donnée par Thierry III (vers 657-691) à Chramlin, évêque d'Embrun, déposé, de se retirer dans l'abbaye de Saint-Denis. Parchemin 4 × 30 cm.
Embrun, dans le comté de Forcalquier, entre comté et marquisat de Provence, en 1184.

Embrun et sa région firent partie du comté de Provence constitué à la fin du Xe siècle, puis du comté de Forcalquier qui s'en est détaché au XIIe siècle. À la mort du dernier comte de Forcalquier en 1209, la région d'Embrun et de Gap était transmise au Dauphiné, tandis que celle de Forcalquier et de Sisteron retournait au comté de Provence.

L’archevêque-prince d'Embrun était primitivement seul maître de la ville ; le comte de Provence en 1160, le Dauphin en 1210 et 1247, héritiers du comté d'Embrun, lui imposèrent un condominium et opposèrent au beau donjon carré du prélat, la Tour Brune, un château hors des murs, sur le roc, dont il ne reste que la base d'une tour du XIIIe siècle, la construction des fortifications bastionnées ayant occasionné la destruction du reste.

Une commune bourgeoise, régie par des coutumes assez égalitaires en matière fiscale (le tiers état et la noblesse étaient égaux devant l'impôt), s'organisa fort anciennement avec le soutien du clergé, chassa le baile du comte, affirma ses libertés qui, réduites en 1258, étaient encore notables en 1789.

La ville est réunie au royaume de France en 1349, à l'occasion du « transport » du Dauphiné.

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Les Templiers possédaient une maison à Embrun, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie[31],[32]. Les Hospitaliers étaient également présents. En 1266, on mentionne un commandeur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Frère Raymond Chabaud était alors commandeur de l'Hôpital des « Marches de Charles de l'Argentière » et de Saint-Jean d'Embrun[33].

XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Embrun au début du XVIIIe siècle (plan-relief).

Lors des guerres de Religion, en 1585, la ville est prise par le chef protestant Lesdiguières qui y installe provisoirement sa « capitale ». Une partie des archives est brûlée à cette occasion et la fresque miraculeuse de Notre-Dame d'Embrun est détruite. Dans la Vie du mareschal de Lesdiguières, Louis Videl parle du pillage de l’église, et de la statue de la Vierge ainsi que de celle de saint Marcelin, tirées au sort par les soldats.

  • « Quand les Huguenots prindrent Ambrun , ils trouverent entre les reliques de la principale Eglise un Priape de bois à l’antique, qui avoit le bout rougi à force d’estre lavé de vin. Les femmes en faisaient le Sainct Vinaigre, pour appliquer à un estrange usage. » (Théodore Agrippa d'Aubigné, Confession catholique du sieur de Sancy, II, 2, Œuvres complètes, éd. Pléiade, p. 634)

L'enceinte projetée par Vauban est bâtie à la fin du XVIe siècle[27].

En 1692, la ville est assiégée par le duc Victor-Amédée II[34] à partir du , prise le 16 car à court de munitions[35] et livrée au pillage[36]. On y comptait sept paroisses ; trois ont été supprimées au XVIe siècle, deux au XVIIIe siècle, une au XIXe siècle. La splendide cathédrale demeure sa seule église, mais l'on y voit aussi la chapelle du couvent des Cordeliers du XIIIe siècle, mutilée, mais où de belles fresques ont pu être restaurées ; un couvent de la Visitation ; un collège des jésuites, un hôpital.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La citadelle fut déclassée en 1872[37]. Les murailles de la ville, qui n’entouraient que le sommet de la cité épiscopale, sont rasées avec l’arrivée du chemin de fer, en 1882[38].

Les déportés d'Isolaccio-di-Fiumorbo[modifier | modifier le code]

Embrun illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

En 1808, à la suite de troubles, le pouvoir napoléonien fait arrêter 167 hommes et garçons âgés de 15 à 90 ans dans le village corse d'Isolaccio-di-Fiumorbo. Un grand nombre d'entre eux va être déporté sur le continent, notamment à la maison centrale de détention d'Embrun. Plusieurs dizaines vont y mourir en quelques mois, les conditions de vie dans cette prison étant particulièrement difficiles. Ils ont été enterrés dans le « cimetière des condamnés », qui se trouvait dans le quartier Sainte Marthe. Les descendants de ces déportés réclament aujourd'hui l'apposition d'une plaque pour commémorer cet épisode[39].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville perd son statut de sous-préfecture lors de la réforme administrative de 1926[40], l'arrondissement d'Embrun est en grande partie rattaché à celui de Gap.

Plaque Esplanade de la Résistance.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le , la 64e division d'infanterie installe son PC à Embrun, sous les ordres du général Pierre Robert de Saint-Vincent. Lors de la bataille des Alpes, la division repousse les offensives italiennes dans le Queyras et dans la vallée de l'Ubaye[41]. De novembre 1942 à septembre 1943, un camp d'internement qui est tenu par les forces italiennes d'occupation est établi à Embrun (caserne Lapeyrouse, ancienne maison centrale de détention). Il est supprimé sous l'occupation allemande car « jugé peu sûr par ces derniers »[42].[source insuffisante].

La ville connaît un nouvel essor avec le chantier du barrage de Serre-Ponçon à la fin des années 1950 et la création du grand lac artificiel qui en résulte. La construction du barrage a nécessité le déblaiement de plus de trente millions de tonnes de matériaux, la déviation de 15 km de voie ferrée et environ 50 km de routes, la construction d'un pont, le déplacement et la reconstruction du villages de Savines submergé par la retenue d'eau (1 200 millions de m³).

Panorama du lac de Serre-Ponçon, depuis Savines-le-Lac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1951 Louis Céard   Vétérinaire
1951 1991
(décès)
Alexandre Didier
(1911-1991)
DVD Négociant
1991 mars 2001 Robert Motte DVD Général de brigade de l'armée de terre
mars 2001 En cours Chantal Eymeoud[43] UDI puis LC
puis Horizons [44],[45]
Ancienne cadre
Conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur[46] (2021 → )
Présidente de la communauté de communes Serre-Ponçon
Réélue pour le mandat 2020-2026[47],[48]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Embrun a fait partie jusqu'en 2016 de la communauté de communes de l'Embrunais, dont elle était le siège.

Depuis le , elle fait partie de la communauté de communes de Serre-Ponçon, dont elle est le siège[49].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Embrun est jumelée avec plusieurs villes à travers le monde :

Borgofranco d'Ivrea (Italie)
Zell im Wiesental (Allemagne)
Embrun (Canada)
Koh Samui (Thaïlande)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[57].

En 2021, la commune comptait 6 404 habitants[Note 5], en augmentation de 3,67 % par rapport à 2015 (Hautes-Alpes : +0,04 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3803 1253 3013 0023 0623 1694 3734 4534 794
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 7364 2874 1833 7513 9574 0084 4814 0173 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 5053 7523 5562 4072 8022 7112 9622 6773 119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 8504 2734 5755 2145 7936 1526 1886 2306 110
2015 2020 2021 - - - - - -
6 1776 4356 404------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[59].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Marché à Embrun.

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 26,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (29,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 39,8 % la même année, alors qu'il est de 31,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 917 hommes pour 3 319 femmes, soit un taux de 53,22 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,16 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[60]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,8 
90 ou +
3,8 
11,4 
75-89 ans
15,4 
22,5 
60-74 ans
24,4 
19,4 
45-59 ans
18,3 
15,5 
30-44 ans
14,7 
16,1 
15-29 ans
12,0 
13,5 
0-14 ans
11,3 
Pyramide des âges du département des Hautes-Alpes en 2020 en pourcentage[61]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,4 
8,7 
75-89 ans
11,5 
20,7 
60-74 ans
21 
21,3 
45-59 ans
20,9 
17,3 
30-44 ans
17 
14,6 
15-29 ans
12,4 
16,4 
0-14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires d'Embrun dépendent de l'académie d'Aix-Marseille. Les élèves de la ville peuvent suivre leur scolarité dans la commune, jusqu'au lycée :

  • deux écoles maternelles : la Farandole et la Soldanelle[62] ;
  • deux écoles primaires : Cézanne[63] (le nom est celui d'Ernest Cézanne, et non celui de Paul Cézanne, malgré une confusion couramment commise) et Pasteur[62] ;
  • collège climatique Les Écrins, regroupant 593 collégiens en 2013[64],
  • lycée professionnel des métiers Alpes-et-Durance, regroupant 265 lycéens en 2013[65] ;
  • lycée climatique Honore-Romane, regroupant 498 lycéens en 2013[66].

Les universités les plus proches sont celles d'Aix-Marseille (qui dispose d'une antenne à Gap) et de Grenoble.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

L'Outdoormix Festival[modifier | modifier le code]

L'Outdoormix Festival est un rassemblement de 4 jours de compétitions sportives dites Outdoor et extrêmes (BMX, escalade, handisport, kayak, kitesurf et kitefoil, longboard, MTB Dirt et Downhill, slackline,et Stand Up Paddle) et de 3 soirées de concerts. Le festival a lieu tous les ans pendant le week-end de la Pentecôte.

Né en 2013[67], l’Outdoormix Festival organisé par l'association WeAreHautesAlpes[68] a su séduire le monde entier de l’Outdoor et de la musique grâce à un concept d’événement qui rassemble tous les profils de passionnés, de l’amateur au sportif professionnel, du simple curieux au plus aguerri des festivaliers.

Situé au bord du plan d’eau d’Embrun, l’événement réunit plus de 100 000 personnes, 50 marques sur le village événement et près de 25 nations de sportifs Outdoor sur 4 jours de festivités.

L'Embrunman[modifier | modifier le code]

Créé en 1984, l'Embrunman est un triathlon longue distance qui se court le 15 août. L'épreuve comporte 3 800 m de natation dans le plan d'eau d'Embrun (juste à côte du lac de Serre-Ponçon[69]), 188 km de cyclisme (avec un dénivelé positif de plus de 3 600 mètres) et se termine par un marathon (avec un dénivelé d'environ 400m). L'épreuve est réputée pour être une des plus dures du monde de par sa dimension et sa difficulté globale.

Depuis son 30e anniversaire en 2013, l'organisation offre plusieurs épreuves : le mythique Embrunman, une épreuve courte distance ainsi qu'une multitude d'épreuves sportives combinées.

Santé[modifier | modifier le code]

Un centre hospitalier est installé à Embrun. En plus d'un pôle de médecine générale, l'établissement dispose d'un service d’imagerie, ainsi que d'un centre périnatal de proximité et d'un pôle gériatrique[70]. En dehors de l'hôpital, 12 cabinets de médecins sont installés en ville[71], ainsi que 3 pharmacies[72], 23 infirmiers[73] et 17 kinésithérapeutes[74].

Sports[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

La commune d'Embrun compte une paroisse de culte catholique[75], dépendante du diocèse de Gap et d'Embrun[76]. Les membres de l'église réformée de France se regroupent localement dans le diocèse « Freissinières-Briançon-Queyras ». La communauté musulmane[77] dispose d'un lieu de culte à Embrun, ainsi que celle des Témoins de Jéhovah[78] * Considéré comme une secte par la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Embrun fait partie des zones de production de l'agneau de Sisteron, des vins Hautes-Alpes IGP, y compris primeurs et des vins de la Méditerranée, ainsi que des pommes des Alpes de Haute-Durance[79].

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

La Boutique d'artisans d'Embrun, sise au 27 rue de la Liberté, présente les œuvres, meubles et objets de quatre créatrices, et quelquefois davantage, qui travaillent le bois, la céramique, le textile ou bien encore le papier[80].

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville est basée notamment sur le tourisme. La proximité du lac de Serre-Ponçon et la présence sur la commune d'un plan d'eau stimule cette activité. Embrun est aussi entourée de montagnes et d'une nature préservée — la commune est incluse dans la zone périphérique du parc national des Écrins — et de stations de sports d'hiver équipées (Les Orres, Risoul-Vars, Réallon, Crévoux). Les hébergements touristiques de la ville sont composés de 6 hôtels (soit 115 chambres), de une à quatre étoiles, de 8 campings (953 emplacements)[81].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

En plus d'une bibliothèque municipale[82], et d'une école municipale de musique et de danse[83], la commune dispose d'un centre artistique et culturel, créé en partenariat avec la commune de Mondovi, dans le Piémont (Italie)[84]. Le patrimoine local est mis en valeur à la maison des Chanonges, depuis 2007, qui regroupe également les animations culturelles[85].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments non cultuels :

Monuments cultuels :

  • La cathédrale Notre-Dame du Réal (XIIe et XIIIe siècles)[88], l'un des plus remarquables monuments des Alpes dauphinoises[89]. Bâtie entre 1170 et 1220, elle possède des éléments de style roman tout en comportant des influences du style lombard et en possédant une voûte à croisée d'ogives. Ses parois associent schiste noir et calcaire blanc. Elle fut longtemps connue pour la fresque que comportait son porche, mais celle-ci fut détruite en 1585. Elle possède un orgue offert par le roi de France Louis XI.
  • Les deux orgues de la cathédrale (le grand-orgue en nid d'hirondelle) et le petit orgue de la chapelle Sainte-Anne[90]. Le grand orgue de la cathédrale Notre-Dame-du-Réal d'Embrun, érigé initialement en 1464, entièrement refait en 1750 par Samson Scherrer et ses fils, comprend aujourd'hui 3 claviers : positif, grand orgue, récit, avec en outre un pédalier à la française, accouplement à tiroir et soufflets cunéiformes. Cet orgue a été restauré en 2008 par Pascal Quoirin[91].
  • La maison des Chanonges (chanoines), un exemple rare d’architecture civile romane (XIIIe siècle), en appareil régulier et à fenêtres géminées ; sur la façade (en haut à gauche), une sculpture de lion en haut-relief mangeant une chèvre. Une datation dendrochronologique a permis de dater les poutres du rez-de-chaussée de 1291, ce qui recoupe les données stylistiques de l'architecture[92],[93].
  • Le jardin de l'Archevêché et la promenade de l'Archevêché, belvédère sur la Durance et les environs d'Embrun.
  • L'abbaye Notre-Dame de Boscodon, XIIe siècle, dans les environs d'Embrun.
  • Le couvent des Cordeliers.
  • Chapelle du Petit-Puy d'Embrun.
  • Ancienne église Saint-Donat d'Embrun.
  • Chapelle des Seyeres.
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste d'Embrun.
  • Chapelle Saint Roch de Petit Puy.

La ville présente également plusieurs bâtiments d'habitation et fontaines anciennes remarquables. Elle comporte aussi quelques cadrans solaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à Clovis Hugues, dans le jardin de l'archevêché.
Enfants musiciens, groupe sculpté sur le toit du péristyle, dans la cour du Petit Palais (Paris), 1900, par Maurice Ferrary (1852-1904).

Personnalités religieuses et ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques, hauts fonctionnaires et militaires[modifier | modifier le code]

Personnalités du monde des arts et du spectacle[modifier | modifier le code]

Personnalités scientifiques[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Embrun
Blason de Embrun Blason
D'azur à la croix d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Fortoul, L'Embrun man, 25 ans d'épopée, 2008
  • Jacques Humbert, Embrun et l'Embrunais à travers l'histoire, Société d'études des Hautes-Alpes, 1972
  • Jean Vandenhove, La cathédrale Notre-Dame du Réal d'Embrun et son trésor, les autres édifices religieux d'Embrun, l'archevêché d'Embrun, Le passé de l'Embrunais, 2008
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
    Embrun, p. 444
  • (fr + en + de) Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée-IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide : Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture), 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 978-2-906035-00-3 et 2-906035-00-9)
    Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Notice Embrun : Ancienne Chartreuse de la Verne pp.39-40
  • Cavités souterraines : cavités naturelles, puits (ouvrage militaire), caves, ouvrage civil (souterrain de la cathédrale)
  • Bénédicte de Wailly, « Le voyage d'Embrun à Briançon aux XVIe et XVIIe siècles », dans Bulletin de la société d'études des Hautes-Alpes, 2020, p. 31-56.
  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Embrun » - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Embrun » - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  8. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 d'Embrun », sur insee.fr (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
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  18. « Loi relative à l’amenagement, la protection et la mise en valeur du littoral », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. fiche du torrent de Charance sur le site du SANDRE
  21. fiche du Bramafan sur le site du SANDRE
  22. fiche du Torrent de la Merdarel sur le site du SANDRE
  23. fiche du Riou Clar sur le site du SANDRE
  24. a b et c Normes et records 1961-1990 Embrun (05) - altitude 871 m Infoclimat.fr consulté septembre 2012
  25. Données climatiques Météo climat bzh dyndns.org consulté septembre 2012
  26. Tchinggiz.org/toponymes-hautes-alpes.html
  27. a et b « Actualité | Une opération archéologique sur l'Îlot du Théâtre », Inrap,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. Henriette Walter, L'aventure des langues en Occident : Leur origine, leur histoire, leur géographie, Groupe Robert Laffont, , 476 p. (ISBN 978-2-221-12192-4, lire en ligne)
  29. Collier 1986, p. 15.
  30. Vincent J.OMalley, Saints of Africa, 2001, (ISBN 087973373X)
  31. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, (ISBN 2-7089-9503-0), p. 73
  32. Bernard Falque de Bezaure, Sur les traces des templiers des Hautes-Alpes, Mallemoisson, Éditions de Provence, , 241 p. (ISBN 2-84184-091-3)
    pp. 200 à 202
  33. P. Guillaume, « Documents inédits relatifs à l'Argentière XIIIe et XVIIIe siècles », Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, vol. III,‎ , p. 197 (doc. II) (lire en ligne)
    (la) 1266 : « dominus frater Raymundus Chabaudi, comendator dicti hospitalis gradus Karuli de Argenteria et hospitalis sancti Johannis de Ebreduno ». Puis en 1276, le seigneur Guillaume Buisson est qualifié également de commandeur de l'Hôpital de Saint-Jean d'Embrun: « domini Guillelmi Boysoni, preceptoris ospitalis beati Johannis Ebredunensis », cf. doc. III p. 199.
  34. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, (ISBN 2-7449-0139-3), p.243.
  35. André Golaz, Odette Golaz, A. Guillaume (préfacier), Notice historique et descriptive sur Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), Société d'études des Hautes-Alpes, Gap, 1981 (3e édition, 1re édition 1966), (ISBN 2-85627-001-8), p. 16
  36. Françoise Deshairs et Véronique Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, livre + CD-ROM, La Maison d'à-côté et Fortimédia, (ISBN 2-930384-15-8), 2006, p. 54
  37. Jean Vandenhove. Les Alpes du Sud autrefois. Éditions Horvath, Lyon, 1994. (ISBN 2-7171-0917-X), p. 107
  38. Collier 1986, p. 300.
  39. Article du Dauphiné Libéré
  40. La réforme de 1926
  41. Max Schiavon, Victoire sur les Alpes, juin 1940. Briançonnais, Queyras, Ubaye, 2011
  42. Camp d'internement d'Embrun sur Google Book
  43. Site de la préfecture des Hautes-Alpes (consulté le 9 mai 2008).
  44. Alpes 1, « Alpes 1 », sur Alpes 1, (consulté le ).
  45. « Comités municipaux », sur Horizons Le parti (consulté le ).
  46. Deuxième vice-présidente, chargée du Plan Montagne et des Affaires européennes, Membre Commission Sport, Préparation des JO 2024, Membre Commission Rayonnement Culturel, Membre Commission Massif Alpin, Vice-Présidente de la Commission Permanente
  47. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
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  53. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures. » (consulté le ).
  54. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures. » (consulté le ).
  55. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures. » (consulté le ).
  56. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  57. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  58. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  59. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  60. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Embrun (05046) », (consulté le ).
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  62. a et b liste des établissements scolaires à Embrun
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  64. collège les écrins
  65. Lycée professionnel Des Metiers Alpes Et Durance
  66. Lycée Climatique Honore Romane
  67. Ça bouge dans le 05 !, « Outdoor Mix Festival », sur cabougedansle05.com, (consulté le ).
  68. Ugo Vignal, « Présentation de l'association We05 », sur outdoormixfestival.com, (consulté le ).
  69. Depuis quelques années, cette épreuve se fait dans le plan d'eau d'Embrun et non plus directement dans le lac
  70. Hôpital d'Embrun
  71. médecins à Embrun
  72. pharmacies à Embrun
  73. infirmiers à Embrun
  74. kinésithérapeutes à Embrun
  75. paroisse catholique d'Embrun
  76. diocèse Gap et Embrun
  77. église réformée de France à Briançon
  78. Témoins de Jéhovah à Embrun
  79. Produits agricoles IGP ou AOC
  80. « Le Mag' — La boutique d'artisan d'Embrun, avec Léna Laville et Alekxy Zibolt — ram05 », sur ram05.fr (consulté le ).
  81. Tourisme sur le site de l'INSEE
  82. Bibliothèque d'Embrun
  83. école de musique d'Embrun
  84. Centre artistique des capucins
  85. Pôle culturel d'Embrun
  86. Collier 1986, p. 301.
  87. Notice no PA00080563, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  88. La cathédrale Notre-Dame-du-Réal
  89. Notice no PA00080556, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  90. Inventaire de l'orgue de la chapelle Sainte-Anne
  91. Notice no PM05000590, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  92. François Botton, « Datation dendrochronologique et identification d'une peinture murale dans la maison des Chanoines d'Embrun », in Bulletin Monumental, 1996-4, p. 350-351, (lire en ligne).
  93. Notice no PA00080562, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  94. Durance Magazine, hors série été 2016, p. 71