Louis-Gabriel Suchet

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Louis-Gabriel Suchet
duc d'Albufera
Le maréchal Louis-Gabriel Suchet, duc d'Albuféra, par Jean-Baptiste Paulin Guérin.
Le maréchal Louis-Gabriel Suchet, duc d'Albuféra, par Jean-Baptiste Paulin Guérin.

Surnom « Le maréchal de la guerre d'Espagne »
« El Hombre justo »
Naissance
Lyon
Décès (à 55 ans)
Marseille
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Maréchal d'Empire
Années de service 1791-1815
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Pozzolo
Austerlitz
Maria-Belchite
Lérida
Tarragone
Valence
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Ordre du Saint-Esprit
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 33e colonne
Autres fonctions Membre de la Chambre des pairs
Famille Père de Napoléon Suchet

Louis-Gabriel Suchet, duc d'Albufera, né à Lyon le et mort à Marseille le , est un général français de la Révolution et de l’Empire élevé à la dignité de maréchal d'Empire. Fils d'un soyeux lyonnais, il commence sa carrière en 1791 en s'engageant dans la Garde nationale. Il gravit rapidement les échelons jusqu'au grade de lieutenant-colonel et participe à ce titre à la première campagne d'Italie qu'il termine comme commandant de la 18e demi-brigade ; il occupe ensuite les fonctions de chef d'état-major en Helvétie et en Italie. Nommé général de division en 1799, il sert encore en Italie pendant deux ans. Sous le Premier Empire, il fait avec brio les premières campagnes napoléoniennes à la tête d'une division.

En 1808, Suchet est envoyé prendre part à la guerre de la péninsule espagnole. Il obtient rapidement le commandement de l'armée d'Aragon avec laquelle le général remporte une série de victoires contre les Espagnols. Excellent administrateur, et contrairement à la quasi-totalité de ses collègues, il consolide ses positions en créant une administration civile efficace et en pacifiant la région, s'attachant ainsi la population aragonaise. Il s'empare successivement des villes de Lérida, Tortosa et Tarragone — à la suite de quoi Napoléon l'élève à la dignité de maréchal d'Empire le 8 juillet 1811 — puis du royaume de Valence. Les défaites françaises dans le reste de la péninsule l'obligent cependant à se replier sur les Pyrénées. Rallié aux Bourbons, il reprend du service sous les Cent-Jours avec le commandement de l'armée des Alpes ; il est cette fois disgracié par Louis XVIII à la Seconde Restauration mais est finalement rappelé à la chambre des pairs. Malade, Suchet meurt le 3 janvier 1826 à l'âge de 55 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 39).

Seul maréchal à avoir gagné son bâton pour ses victoires en Espagne, ses talents militaires sont reconnus par Napoléon à Sainte-Hélène : « Si j'avais eu deux maréchaux comme Suchet, je n'aurais pas seulement conquis l'Espagne, mais je l'aurais aussi gardée. »[1]

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis-Gabriel Suchet est le fils aîné de Jean-Pierre Suchet (Lyon, 4 avril 1736 - 14 janvier 1789), négociant soyeux et juge conservateur à la Charité de Lyon, et de Marie-Anne Jacquier (1742 - v. 1789)[2] La famille Suchet, originaire du sud de l'Ardèche, pratique le commerce de la soie depuis plusieurs générations. Doté d’une solide instruction, Suchet entre dans la Garde Nationale de Largentière en 1791, comme sous-lieutenant, puis rejoint une compagnie franche de l'Ardèche du 12 mai 1792 au 20 septembre 1793, lors de l'appel des volontaires. Plein d'ardeur et de zèle, le jeune Suchet conquiert rapidement en 1792, les grades de lieutenant et capitaine. Le 20 septembre 1793, il est élu lieutenant-colonel du 4e bataillon de volontaires de l'Ardèche à Bourg-Saint-Andéol.

Du siège de Toulon aux plaines d'Italie[modifier | modifier le code]

Vincent-Nicolas Raverat, Louis-Gabriel Suchet, Lieutenant-colonel au 4e bataillon de volontaires de l'Ardèche en 1792, 1834.
Signature de Suchet, chef du 4e bataillon de l'Ardèche, futur Maréchal de France

Il est présent au siège de Toulon jusqu'au 18 décembre 1793 . Lors de celui-ci, une colonne britannique de 2 000 hommes réalise une sortie afin de s’emparer des batteries françaises que Bonaparte a installées afin d’entamer les structures d’un fort. Les Britanniques sont contre-attaqués et repoussés à la baïonnette par les soldats français, lors du corps à corps, Suchet fait prisonnier le général britannique Charles O'Hara, le 30 novembre. Après la prise de Toulon, il participe avec son unité d'origine à la répression de l'insurrection royaliste dans le sud-est de la France. À la tête du 4e bataillon de volontaires de l'Ardèche, il participe ainsi aux massacres de Bédoin le 28 mai 1794.

Article détaillé : Campagne d'Italie (1794).

Passé chef de bataillon à la 211e demi-brigade de Première formation affecté à l'armée d'Italie , il assiste en 1794, aux combats de Vado, de Saint-Jacques et à tous ceux qui sont livrés par la division Laharpe. En 1795, à la bataille de Loano les 23 et 24 novembre, à la tête de son bataillon, il enlève trois drapeaux aux Autrichiens. Le 7 mars 1796, il se trouve affecté par amalgame à la 69e demi-brigade de ligne, avec laquelle il prend une part glorieuse aux combats de Cossaria le 13 avril, de Dego les 14 et 15 avril et de Lodi le 10 mai. Le 25 mai 1796, il commande un bataillon de la 18e demi-brigade de deuxième formation dans la division Masséna, il participe aux combats de Borghetto le 30 mai, de Castiglione le 5 août, de Peschiera le 6 août, de Trente le 5 septembre, de Bassano le 8 septembre, de Cerea le 12 septembre, où il est dangereusement blessé. À peine rétabli, il participe aux combats d'Arcole du 15 au 17 novembre, puis de Rivoli les 13 et 14 janvier 1797. Il fait la campagne qui décide le traité de Campo-Formio du 18 octobre 1797. À cette époque, le général Masséna l'envoie porter au général en chef Bonaparte, les drapeaux conquis dans la bataille de Tarvis du 21 au 23 mars 1797. Il est blessé de nouveau à la bataille de Neumarkt in Steiermark en Styrie le 1er avril.

Chef d'état-major[modifier | modifier le code]

Joseph Albrier, Louis-Gabriel Suchet, duc d'Albuféra, chef de bataillon à la 18e demi-brigade de deuxième formation en 1795.

Il est nommé chef de brigade provisoire le 28 octobre 1797. En février 1798, son régiment passe en Suisse. Suchet devient chef d'état-major de Brune, commandant de l'armée d'Helvétie, lors de la brève campagne d’Helvétie du 4 février au 5 mars. La conduite du colonel Suchet lui vaut de nouveau l'honneur de porter à Paris 23 drapeaux pris à l'ennemi. Promu général de brigade le 23 mars 1798, il est employé peu de temps après, en qualité de chef d'état-major par intérim à l'armée d'Italie du 9 mai au 24 juin, en l'absence de Leclerc, puis comme chef d'état-major en titre le 22 août, sous les ordres du général Joubert, dont il est l'ami. Il est remplacé à ce poste par Montrichard le 14 octobre, tout en restant à l'armée d'Italie.

Le Piémont donnant alors des inquiétudes pour la retraite de l'armée, et Joubert ayant reçu ordre d'occuper ce pays à la fin de 1798, Suchet prépare cette expédition et par ses soins, elle se termine sans combats. Il est nommé à l'armée d'Helvétie le 2 décembre 1798, mais il ne rejoint pas son poste et est destitué le 27 décembre. Occupé à réorganiser l'armée, il se trouve en opposition avec le commissaire du Directoire, et cette lutte fait rendre contre lui, par un gouvernement soupçonneux et faible, un décret par lequel il est menacé d'être porté sur la liste des émigrés, s'il ne rentre pas en France sous trois jours. Il faut obéir, mais Joubert, mécontent du rappel injuste de son ami, quitte brusquement le commandement et retourne dans sa famille. Dès son arrivée à Paris, le général Suchet se justifie pleinement, et est presque aussitôt employé comme chef d'état-major à l'armée de Mayence le 21 février 1799.

Détaché dans les Grisons, en tant que commandant de la 1re brigade de la 3e division à l'armée d'Helvétie le 4 mai 1799, et séparé de l'armée pendant dix jours, il défend les positions de Davos, Bergün, et Splügen. Trompe l'ennemi qui l'entoure et rejoint l'armée, par les sources du Rhin, vers le massif du Saint-Gothard, sans être entamé. C’est lui qui porte ensuite les drapeaux ennemis pris au Directoire. Désigné comme major général de l’armée d’Égypte, il doit se rendre à Paris pour se disculper des fausses accusations portées contre sa gestion sous Brune en Suisse et ne peut donc participer à la campagne.

Deuxième campagne d'Italie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campagne d'Italie (1799-1800).

Il passe en Italie comme chef d'état-major sous Joubert, le successeur de Brune le 10 juillet 1799. Après la campagne désastreuse de Schérer, vaincu à la bataille de Magnano le 5 avril précédent, Joubert, ayant repris le commandement de l'armée d'Italie, le fait nommer le 10 juillet 1799, général de division. Après la bataille de Novi le 15 août, où la France perd Joubert, Suchet continue ses fonctions sous Moreau; puis devient commandant par intérim de l'Armée d'Italie à la place de Championnet du 31 décembre 1799 au 5 janvier 1800.

Après le 18 brumaire (9 novembre 1799), Napoléon Bonaparte charge Masséna du commandement de l'armée d'Italie et Suchet devient commandant de l'aile gauche de l'armée le 8 janvier 1800. Coupé de l'armée de Masséna dès le 8 avril, il se replie sur le Var. Le 19 avril, il échoue dans son attaque à Monte San Giacomo; il se replie à partir de Loano le 1er mai[3]. Du 17 au 24 juin, il est commandant par intérim, en l'absence de Masséna, de l'armée d'Italie. Il reprend Gênes, le 22 juin 1800, quelques jours après Marengo (14 juin). Il commande le Corps du Centre à l'armée d'Italie le 24 juillet. Il devient gouverneur de Padoue en janvier 1801.

La campagne s'étant rouverte, en 1801, après six mois d'armistice, le général Suchet commande le centre de l'armée, composé de trois divisions fortes de 18 000 hommes. Au passage du Mincio, il secourt et dégage le général Dupont, et fait avec lui 4 000 prisonniers sur le général Bellegarde à la bataille de Pozzolo le 25 décembre 1800. Après la paix de Lunéville le 9 février 1801, il est nommé inspecteur général d'infanterie le 24 juillet 1801. Il est bien connu du Premier Consul, car il a épousé en 1799 Honorine Anthoine de Saint-Joseph, fille de l'ainée des Clary et de Antoine-Ignace Anthoine, maire de Marseille.

Les premières campagnes de l'Empire[modifier | modifier le code]

Au mois d'octobre 1803, Suchet est nommé commandant de la 4e division du corps du maréchal Soult, stationné au camp de Boulogne. En froid avec son supérieur, il demande à Joseph Bonaparte d'intervenir en sa faveur auprès de Napoléon pour obtenir une mutation, mais rejoint finalement son poste en novembre. Les troupes sous sa responsabilité comprennent cinq régiments d'infanterie articulés en deux brigades, auxquels s'ajoutent un régiment de cavalerie et l'artillerie divisionnaire. La 4e division cantonne aux abords du port de Wimereux, que Suchet s'attelle à agrandir pour y accueillir le nombre d'embarcations nécessaires au transport des troupes. Il améliore le confort de ses hommes en faisant construire des baraquements en pierre, et s'occupe également de faire paver certaines routes. Le général adhère à la proclamation de l'Empire le 18 mai 1804 et se rend plusieurs fois en congé à Paris au cours de l'année, sans assister cependant à la cérémonie du Sacre le 2 décembre[4].

La division Suchet à Austerlitz, le 2 décembre 1805.

En février 1805, toujours en étroite relation avec l'impératrice Joséphine, Suchet obtient grâce à elle le poste de gouverneur du palais de Laeken, près de Bruxelles ; la charge bien qu'honorifique s'accompagne d'un traitement annuel de 15 000 francs, que Suchet perçoit avec régularité jusqu'en 1813. Le 26 août, sa division est inspectée par l'Empereur qui le félicite et accepte de le transférer au 5e corps du maréchal Lannes. La 4e division, devenu la 3e depuis son changement d'affectation, quitte Boulogne le 2 septembre : elle forme l'avant-garde de la Grande Armée qui se dirige vers l'est pour affronter les Austro-Russes en Allemagne. Suchet participe à la manœuvre d'Ulm et, le 15 octobre, enlève les hauteurs de Michelsberg avec l'appui de la division Gazan et des grenadiers d'Oudinot. Il prend part à la bataille d'Hollabrunn le 16 novembre. Lors de la bataille d'Austerlitz le 2 décembre, la division Suchet forme l'extrême-gauche de l'armée française face au corps russe du prince Bagration[5]. Elle se compose du 17e léger (brigade Claparède), des 34e et 40e de ligne (brigade Beker) et des 68e et 88e de ligne (brigade Valhubert), à deux bataillons chacun[6].

La progression française démarre en milieu de matinée. La cavalerie russe tente de s'interposer mais est décimée par les tirs de l'infanterie de Suchet, tandis que les cavaliers de Walther et de Kellermann arrivent à la rescousse et repoussent les assaillants[7]. Suchet, s'avançant en première ligne « en échelons, par régiments comme à l'exercice, sous le feu de l'artillerie russe »[8], subit des pertes sévères face à trois régiments de mousquetaires soutenus par quelques pièces d'artillerie. Au sud, Caffarelli parvient à occuper les villages de Krug et d'Holubitz et oblique au nord afin de couper la retraite aux Russes. Face à la pression conjuguée des troupes de Suchet et Caffarelli appuyées par la cavalerie, Bagration doit de se replier sur la route de Brünn jusqu'à Welleschowitz, couvert par le feu opportun de l'artillerie autrichienne déployée sur les hauteurs[9]. Au soir de la bataille, Napoléon invite Suchet à dîner[8]. Il le récompense en l'élevant à la dignité de Grand aigle de la Légion d'honneur le 8 février 1806.

Dans la campagne de Prusse de 1806, il devient commandant de la 1re division du 5e Corps sous Lannes début octobre. Sa division remporte le premier avantage à Saalfeld le 10 octobre. Elle commence l'attaque à Iéna le 14 suivant. Elle se signale de nouveau en Pologne, lors de la bataille de Pułtusk le 26 décembre. À Ostrolenka le 16 février 1807, la division Suchet (en compagnie des troupes des généraux Oudinot et Reille) affronte avec succès les Russes du général Essen. Le 24 février, il passe avec sa division sous les ordres de Masséna. Après la paix de Tilsitt du 9 juillet 1807, le général Suchet prend ses cantonnements en Silésie et commande le 5e corps qui est envoyé en Espagne l'année suivante. Il devient comte de l'Empire le 19 mars 1808.

Campagne d'Espagne[modifier | modifier le code]

Le général Suchet s'empare de Lérida le 14 mai 1810 par Jean-Charles-Joseph Rémond (1836).
Article détaillé : Guerre d'indépendance espagnole.

Le 2 octobre 1808, il est nommé commandant de la 1re division du 5e Corps sous Mortier à l'armée d'Espagne. Unique maréchal à gagner son titre dans la péninsule, il réorganise les unités françaises sous son commandement, établit une discipline sévère, administre sagement, ce qui lui donne l’affection des Espagnols. Suchet est par ailleurs le seul des chefs français à réussir complètement la pacification de la zone dont il est chargé. Il se distingue par une série impressionnante de menées à la tête de l'armée d'Aragon. Le 20 décembre 1808, la division Suchet ouvre le siège de Saragosse, sur la droite de l'Èbre, où elle obtient des succès jusqu'à la reddition de la ville le 21 février 1809. Nommé le 5 avril 1809, général en chef du 3e corps (armée d'Aragon) à la place de Junot, et gouverneur de cette province.

Suchet face à Blake[modifier | modifier le code]

Le jour de son arrivée au commandement, le général espagnol Joaquín Blake y Joyes se présente avec 25 000 hommes devant Saragosse. Les troupes espagnoles chassent la garnison française d'Alcañiz et s'y retranchent. Suchet se porte à leur rencontre le 23 mai. Les premiers affrontements sont indécis ; les Français avancent sous un feu nourri tandis que la cavalerie espagnole est taillée en pièces par son homologue française. Suchet envoie l'infanterie du général Fabre contre la forteresse afin d'emporter la décision, mais elle est décimée par l'artillerie espagnole[10]. Ce dernier échec force pour la première fois Suchet au repli, après avoir perdu environ 1 500 soldats tués ou blessés[10]. Quelques jours plus tard, le 15 juin, il prend sa revanche sur Blake à Maria. Les troupes françaises dispersent rapidement les soldats espagnols et les poursuivent, leur infligeant des pertes de 1 200 tués, 400 prisonniers, 25 canons et 3 drapeaux[11]. Le 18 juin, à Belchite, Suchet complète la défaite de Blake où l'action coordonnée de son infanterie et de sa cavalerie (4e régiment de hussards et lanciers de la Vistule) met les Espagnols en déroute. Ces derniers laissent 800 hommes sur le terrain et abandonnent aux troupes françaises 4 000 prisonniers, 9 pièces d'artillerie et un drapeau[12]. Ces succès renversent le projet des Espagnols de se porter sur les Pyrénées. L'administration juste et modérée de Suchet, son impartiale intégrité envers les habitants auxquels il conserve leurs emplois, sa protection particulière pour le clergé, sa sévérité sur la discipline, lui attachent les Aragonais et lui créent des ressources.

Suchet à l'assaut des villes espagnoles[modifier | modifier le code]

La ville de Tortosa se rend aux troupes du général Suchet le 2 janvier 1811 par Jean-Charles-Joseph Rémond (1837).

Au milieu de la disette générale, son armée devient florissante, et après une marche sur Valence, en janvier 1810, elle commence ses mémorables campagnes. Le 1er mars 1810, Suchet remporte la victoire lors du combat du pont d' Alventosa, occupe Segorbe le 3 mars et échoue à Valence courant mars. Lérida, écueil des grands capitaines, tombe la première en son pouvoir le 14 mai 1810, après une victoire complète remportée sur le général O'Donnel à Margalef le 13 avril, sous les murs de la place. Les troupes de ce dernier, voulant secourir les assiégés, sont rompues sous les charges des cuirassiers français et se replient en désordre[13]. Mequinenza est forcée de capituler le 8 juin 1810, Tortose ouvre ses portes le 2 janvier 1811, après 13 jours de tranchée ouverte, le fort San-Felipe, au col de Balaguer, est pris d'assaut le 9 janvier suivant. Tarragone, la Forte, succombe le 28 juin après 55 jours de siège, ou plutôt d'une continuelle et terrible bataille, en présence et sous le feu de l'escadre britannique, de ses troupes de débarquement et de l'armée espagnole de Catalogne. Il prend Montserrat le 24 juillet. Le bâton de maréchal d'Empire est le prix de cette campagne : Napoléon le lui octroie le 8 juillet 1811.

Le 16 septembre 1811, le maréchal ouvre la campagne de Valence en mettant le siège devant Sagonte. Il occupe Murviedro le 27 septembre. Les forts de l'antique Sagonte, qui couvrent cette capitale, relevés à grands frais par les Espagnols, l'arrêtent. La garnison de Sagonte a repoussé deux assauts. La ville continue d'être battue en brèche : Blake sort de Valence avec 30 000 hommes pour la secourir, et est défait totalement, à Puebla de Benaguasil le 1er octobre. Oropesa est assiégée et prise le 11 octobre. Sagonte capitule le 25 octobre, le maréchal y est blessé à l'épaule par balle. Le 26 décembre, ayant reçu le corps de réserve de la Havane, et sans attendre les divisions du Portugal, il passe le Guadalaviar, investit Valence, presse le siège et le bombardement, et force Blake à capituler le 9 janvier 1812. Le 10, les Espagnols au nombre de 17 500 hommes d'infanterie et 1 800 de cavalerie, se rendent, et Valence est occupée. Le 19 janvier le fort de Dénia et le 4 février la place de Peñíscola tombent en son pouvoir, et complètent la conquête du royaume de Valence.

Retraite sur les Pyrénées[modifier | modifier le code]

Prise de Tarragone par le général Suchet, le 28 juin 1811 par Jean-Charles-Joseph Rémond (1837).

Le 24 janvier 1812, il est duc d'Albuféra et gouverneur du pays de Valence[14],[15]. Après divers engagements victorieux, contre le général Enrique José O'Donnell et l'armée espagnole, il subit une défaite à la Castalla le 13 avril 1813. Après avoir reçu à Valence en avril, le commandement de l'armée d'Aragon et de l'armée de Catalogne, il réunit ces deux armées pour marcher contre l'armée britannique. Le maréchal fait le 12 juin 1813, lever le siège de Tarragone, entrepris depuis le 2 juin par le général Murray qui doit rembarquer ses troupes à la hâte et y perd toute son artillerie.

La retraite de l'armée française au-delà des Pyrénées après la bataille de Vitoria le 21 juin, l'oblige à évacuer Valence le 5 juillet, dix-huit mois après la reddition de cette ville. Il laisse des garnisons à Dénia, Sagonte, Peniscola, Tortose, Lérida et Mequinenza approvisionnées pour plus d'un an. Le 12 septembre, au col d'Ordal, son infanterie emporte les redoutes occupées par les troupes anglaises sous le commandement de lord Bentinck tandis que la cavalerie française, poursuivant l'ennemi le 13 septembre, s'empare du village de Vilafranca avec l'aide d'un bataillon d'infanterie et repousse les forces ennemies qui s'y sont rassemblé[16]. Suchet se retire de Tarragone le 15 août. Il est nommé gouverneur de la Catalogne le 15 novembre. Suchet est alors nommé colonel général de la Garde impériale le 18 novembre, en remplacement du maréchal Jean-Baptiste Bessières, qui vient de trouver la mort dans un combat près de Weissenfels. Le duc d'Albuféra occupe pendant six mois la Catalogne.

Vingt mille hommes lui ayant été demandés pour la France en janvier 1814, il se rapproche alors des Pyrénées. Malgré la faiblesse de son armée, réduite à neuf mille hommes, Suchet persiste à rester en Espagne pour assurer la rentrée de 18 000 hommes de garnison, et surtout pour empêcher l'ennemi d'envahir la frontière. Il est encore vainqueur à Molino del Rey le 15 janvier 1814. Le 24 mars 1814, il reçoit Ferdinand VII, à qui Napoléon a rendu sa liberté par le traité de Valençay en échange d'une promesse de neutralité qu'il ne tiendra pas. Suchet remet le roi à l'armée espagnole du général Francisco Copons y Navia. Il évacue la Catalogne en avril 1814. La frontière des Pyrénées-Orientales reste inviolée jusqu'à la chute de l'Empire. Il est nommé le 22 avril commandant en chef de l'armée du Midi.

Première Restauration[modifier | modifier le code]

Louis-Gabriel Suchet
Adèle Gault (d'après Jean-Baptiste Paulin Guérin), Le maréchal Suchet, duc d'Albufera (1770-1826), Musée de l'Armée, Paris.
Adèle Gault (d'après Jean-Baptiste Paulin Guérin), Le maréchal Suchet, duc d'Albufera (1770-1826), Musée de l'Armée, Paris.
Fonctions
Royaume de France Royaume de France
Membre de la Chambre des pairs
Monarque Louis XVIII de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Membre de la Chambre des pairs
Monarque Napoléon Ier
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Membre de la Chambre des pairs
Monarque Louis XVIII
Charles X
Successeur Napoléon Suchet
(À titre héréditaire)
Biographie


Instruit officiellement de l'abdication de l'Empereur, et croyant voir le vœu de la nation dans ce décret du Sénat, rallié à la Restauration, il fait reconnaître Louis XVIII par l'armée dont le gouvernement royal lui conserve le commandement. De retour à Paris, il est nommé pair de France le 4 juin 1814, gouverneur de la 14e division militaire à Caen, le 21 juin et commandeur de Saint-Louis le 24 septembre, puis, le 30 novembre, gouverneur de la 5e division à Strasbourg. Tant que les Bourbons demeurent sur le territoire français, le duc d'Albuféra reste fidèle au serment qu'il leur a prêté et maintient les troupes dans l'obéissance : resté sans ordres ni instructions du gouvernement royal, et jugeant, par les premiers actes du congrès de Vienne, que les forces étrangères se disposent à envahir la France.

Les Cent-Jours[modifier | modifier le code]

Pendant les Cent-Jours, il est nommé commandant le 5e Corps d'observation à Strasbourg le 26 mars 1815. Le maréchal se rend à Paris le 30 mars , dix jours après l'arrivée de Napoléon Ier, pour recevoir de nouveaux ordres. Il reçoit le 4 avril celui de se rendre à Lyon pour y rassembler une armée. Suchet se voit confier le commandement du 7e corps appelé l’armée des Alpes le 26 avril[17]. Il dispose en tout de deux divisions d'infanterie, six escadrons de cavalerie, un peloton de la gendarmerie et de 42 canons, pour un total d'environ 9 000 hommes[18]. Il est nommé, le 2 juin suivant, membre de la chambre impériale des pairs.

À la tête de ces nouvelles troupes, il se porte vers les Alpes et, malgré l'inexpérience de ses troupes composées pour la plupart de gardes nationaux et le manque de chevaux, envahit la Savoie le 14 juin; bat les Piémontais le 15 juin, et quelques jours après les Autrichiens à Conflans. L'arrivée de la principale armée autrichienne à Genève l'oblige à quitter la Savoie et à se replier sur Lyon le 30 juin.

Après Waterloo[modifier | modifier le code]

Instruit, le 11 juillet, que la bataille de Waterloo[19] vient de replacer le sceptre dans la main des Bourbons, le duc d'Albuféra, pour éviter une guerre civile, conclut le 12 juillet avec les Autrichiens une capitulation honorable qui, en sauvant sa ville natale, conserve à la France pour dix millions de matériel d'artillerie. Le même jour, il envoie trois généraux pour annoncer au roi qu'il est reconnu par l'armée, dont le commandement lui est continué.

Exclu de la Chambre des pairs par l'ordonnance du 24 juillet 1815, au moment de l'épuration des personnes les plus compromises avec le régime précédent, le duc d'Albuféra est rappelé dans cette chambre par une ordonnance du 5 mars 1819. En 1823, il participe à l'expédition d'Espagne sous le duc d'Angoulême destinée à rétablir sur le trône le roi Ferdinand VII[20].

Il meurt à Marseille le 3 janvier 1826, âgé de 55 ans seulement. Sa dépouille est transportée à Paris. Il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 39).

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Il publie ses Mémoires sous le titre : Mémoires du maréchal Suchet, duc d'Albufera, sur ses campagnes en Espagne : depuis 1808 jusqu'en 1814, Adolphe Bossange,

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason Suchet (comte de l'Empire).svg
Armes du 1er comte Suchet et de l'Empire (19 mars 1808, lettres patentes du 24 juin 1808), général de brigade (3 germinal an VI (23 mars 1798)), général de division (22 messidor an VII (10 juillet 1799)), maréchal de l'Empire (8 juillet 1811), Légionnaire (19 frimaire an XII (11 décembre 1803)), puis Grand officier (25 prairial an XII (14 juin 1804)), puis Grand aigle de la Légion d'honneur (8 février 1806, confirmé Grand-croix de l'ordre royal de la Légion d'honneur le 16 août 1816), Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Fer (23 décembre 1807), Commandeur de l'Ordre de Saint-Henri de Saxe (22 septembre 1808),

Coupé, au 1, parti, du quartier des comtes militaires de l'Empire et d'or à un demi-vol d'aigle renversé de sable ; au 2 de gueules au pont d'or, sommé d'un lion passant du même tenant de la patte dextre un rinceau de grenadier d'or.[21],[22],[23],[24],[25]

Orn ext Maréchal-Duc de l'Empire GCLH.svg
Blason Famille Suchet Albufera.svg
Armes du duc d'Albufera et de l'Empire (11 janvier 1813), Commandeur de Saint-Louis (24 septembre 1814), Chevalier] de l'Ordre du Saint-Esprit, Pair de France (4 juin 1814, 2 juin 1815 (Cent-Jours), révoqué le 24 juillet 1815, réintégré par lettres patentes du 5 mars 1819, duc et pair avec dispense de majorat par autres lettres du 9 novembre 1824),

Parti de trois traits, coupé d'un autre, qui fait huit quartiers : au 1, d'or, à quatre vergettes de gueules, à trois fers de pique d'argent, 2 et 1, brochant sur le tout; au 2, d'argent, à une tour sommée de trois tourelles de sable; au 3, contre-écartelé, de gueules à une tour de sable, et d'or à un arbre de sinople; au 4, d'argent, à trois pals ondés d'azur; au 5, d'azur, à une galère d'argent de six rames, surmontée des lettres S A G, et acc. en pointe d'un dauphin et d'une coquille d'argent; au 6, d'or, à quatre vergettes de gueules, et un lis d'argent, brochant sur le tout; au 7, d'azur, à une tour sommée de trois tourelles de sable, sur une terrasse de sinople; au 8, d'or, à cinq étoiles d'azur, 2, 1 et 2. Sur le tout: coupé, au 1, parti, à dextre, d'azur à une épée d'argent, montée d'or; à sénestre, d'or à un demi-vol d'aigle renversé de sable; au 2 de gueules au pont d'or, sommé d'un lion passant du même tenant de la patte dextre un rinceau de grenadier d'or. Au chef des ducs de l'Empire brochant. Supports : deux léopards lionnés[26],[27],[28],[29].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Les papiers personnels de Louis-Gabriel Suchet sont conservés aux Archives nationales sous la cote 384AP[30].
  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot et Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3, Bureau de l'administration, (lire en ligne).
  • « Louis-Gabriel Suchet », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
  • « Louis-Gabriel Suchet », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]
  • Jean-Baptiste Alphonse Charras et Philippe Vandermaelen, Campagne de 1815 : Waterloo, Meline, Cans et comp.- J. Hetzel et comp., , 504 p..
  • Charles-Théodore Beauvais, Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français depuis les temps les plus reculés jusques et compris la Bataille de Navarin, vol. 22, C.L.F Panckoucke, , 311 p..
  • Abel Hugo, France militaire. Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837, Delloye, , 368 p. (lire en ligne).
  • Frédéric Hulot, « Le Maréchal Suchet », dans Les grands maréchaux de Napoléon, Pygmalion, , 1706 p. (ISBN 978-2-7564-1081-4). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ian Castle (préf. David Chandler, ill. Christa Hook), Austerlitz 1805 : le chef-d'œuvre de Napoléon, Paris, Osprey Publishing & Del Prado Éditeurs, coll. « Osprey / Armées et batailles » (no 2), (1re éd. 2002), 94 p. (ISBN 2-84349-178-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Claude Lorblanchès, Les Soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal : 1807-1814, L'Harmattan, , 540 p. (ISBN 9782296164642). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Béatrice Capelle et Jean-Claude Demory, Maréchaux d'Empire, E/P/A, , 287 p. (ISBN 978-2-85120-698-5), « Suchet, la valeur trop tard reconnue ». Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p. 481-482

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Capelle et Demory 2008, p. 96
  2. Son frère puiné, Gabriel-Catherine (Lyon, 6 novembre 1773 - Paris, 28 février 1835) deviendra chevalier de l'Empire et comte Suchet (10 septembre 1808), officier, administrateur des tabacs (1811-1815), maître des requêtes au Conseil d'État, député de l'Ardèche (1815), chevalier de la Légion d'honneur (1804).
  3. À la tête d'un faible corps de 5 000 hommes, à peine vêtus, sans magasins et sans ressources, pour lutter contre 60 000 hommes commandés par le général Melas, Suchet prend une part brillante aux résultats de la campagne de Gênes et du Var, non moins mémorable par les talents et la prodigieuse activité qu'il y déploie, que par l'inébranlable courage de ses troupes, au milieu des plus grands dangers et des privations les plus absolues. Séparé de la droite de l'armée par la prise de Saint-Jacques, il lutte pendant 38 jours avec succès et défend pied à pied la rivière de Gênes. Les forces de l'ennemi l'ayant obligé à se retirer derrière le Var, il s'y retranche et conserve une tête de pont du 22 au 26 mai. Les efforts de Mêlas, renouvelés pendant 16 jours et soutenus par une escadre britannique, échouent contre ses dispositions et la valeur de ses troupes. Par cette défense, il sauve d'une invasion le Midi de la France et prépare le succès de l'armée de réserve qui se porte à Marengo. Dès ce moment le général Suchet prend l'offensive. Il a mis à profit la découverte du télégraphe employé pour la première fois à la guerre. Deux sections, laissées par lui aux forts de Villefranche et de Mont-Alban, au milieu des Autrichiens, le préviennent de leur marche rétrograde. Suchet précipite la sienne par la crête des montagnes, coupe la retraite aux Autrichiens qui ont suivi les bords de la mer, et leur fait 15 000 prisonniers. Masséna, enfermé dans Gênes depuis le 20 avril, vient de capituler après une grande résistance le 4 juin 1800; Suchet qui l'ignore et conserve l'espoir de dégager cette ville, traverse en peu de jours la rivière de Gênes, rejoint la droite de l'armée, sort de Savone par capitulation, et se porte rapidement vers les plaines d'Alexandrie. Sa présence à Acqui contribue à la victoire de Marengo le 14 juin, suivant le rapport de Michael von Melas, qui est obligé de lui opposer un fort détachement. Après cette bataille, il est chargé de réoccuper Gênes et son territoire. Il maintient partout une discipline sévère et s'acquière l'estime et la confiance des habitants de cette malheureuse république
  4. Hulot 2013, p. 1547 à 1549.
  5. Hulot 2013, p. 1550 à 1553.
  6. Castle 2004, p. 43
  7. Castle 2004, p. 62 et 65.
  8. a et b Hulot 2013, p. 1553.
  9. Castle 2004, p. 65 à 67.
  10. a et b Lorblanchès 2007, p. 242
  11. Hugo 1838, p. 136
  12. Hugo 1838, p. 136 et 137
  13. Lorblanchès 2007, p. 323
  14. Heureuse par les soins du vainqueur, comme l'était l'Aragon, cette contrée imite sa soumission, et le maréchal est récompensé de sa brillante campagne par le titre de duc d'Albuféra, et par la mise en possession de ce riche domaine, qui touche Valence, et sur lequel il a combattu
  15. Il est très apprécié de Joseph Bonaparte qui dit de lui : "Chef militaire très distingué et administrateur très habile, il trouva dans les riches provinces d'Espagne les moyens de pourvoir abondamment à tous les services de son armée, sans trop fouler les peuples. Il lui fut possible de faire observer une exacte discipline à ses troupes et d'inspirer de la confiance aux habitants."
  16. Beauvais 1820, p. 307-308-309
  17. Un nombre immense de soldats volontaires ou déserteurs de l'armée royale, pendant l'année qui vient de s'écouler, ont accouru de toutes parts sous les drapeaux ; mais les arsenaux sont vides, et il n'a pas été possible d'armer plus de 10 000 hommes
  18. Charras et Vandermaelen 1857, p. 40
  19. À Sainte-Hélène, dans le Mémorial, Napoléon dira de lui : « Suchet était quelqu'un chez qui le caractère et l'esprit s'étaient accrus à surprendre… Si j'avais eu Suchet à la place de Grouchy, je n'aurais pas perdu Waterloo. »
  20. Capelle et Demory 2008, p. 99
  21. Source : www.heraldique-europeenne.org
  22. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
  23. Source: Armorial du Premier Empire, Vicomte Albert Révérend, Comte E. Villeroy
  24. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr
  25. Source : Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) sur www.heraldica.org
  26. www.heraldique-europeenne.org
  27. Armorial de J.-B. Rietstap et ses compléments
  28. Vicomte Albert Révérend, Comte E. Villeroy, Armorial du Premier Empire
  29. « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) » sur www.heraldica.org
  30. Archives nationales

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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