Viviers (Ardèche)

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Viviers
La ville dominée par la cathédrale
La ville dominée par la cathédrale
Blason de Viviers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Bourg-Saint-Andéol
Intercommunalité Communauté de communes du Rhône aux Gorges de l'Ardèche
Maire
Mandat
Christian Lavis
2014-2020
Code postal 07220
Code commune 07346
Démographie
Gentilé Vivarois
Population
municipale
3 788 hab. (2014)
Densité 111 hab./km2
Population
aire urbaine
3 861 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 01″ nord, 4° 41′ 23″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 400 m
Superficie 34,15 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-viviers.fr

Viviers ou Viviers-sur-Rhône (Vivièrs en occitan) est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est l'ancienne capitale de la province du Vivarais, qui faisait partie du Languedoc.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.
Rose des vents Alba-la-Romaine Le Teil Montélimar Rose des vents
Saint-Thomé N Châteauneuf-du-Rhône
O    Viviers    E
S
Larnas Saint-Montan Donzère

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par le Rhône et l'Escoutay. Viviers est située sur la rive droite du Rhône.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme gynaecei Vivarensis en 400, un gynécée est, à l’époque, un atelier où travaillent des femmes.

Du latin vivarium («vivier, garenne, parc où l’on nourrit les animaux »). Il s’agissait là de pièces d’eau aménagées sur la rive droite du Rhône où l’on nourrissait et conservait le poisson et dont il reste quelques vestiges.

Les habitants sont appelés les Vivarois[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les fouilles faites par Yves Esquieu ont permis de découvrir les restes d'une place et de base de colonne d'une villa romaine[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cathèdre de l'évêque

Les évêques s'installent à Viviers entre le IIIe et le Ve siècles pour se protéger des agressions des envahisseurs barbares. Plusieurs cathédrales sont successivement construites sur le même site. Résidence des évêques depuis le Ve siècle, le bourg devint alors une puissante cité épiscopale aux privilèges confirmés par Lothaire et Charles le Chauve au IXe siècle. D'abord rattaché au royaume de Provence, la ville fait partie du Saint-Empire romain germanique après la mort de Rodolphe III, en 1032, jusqu'en 1308. L'évêque, vrai maître du pays avec l'archevêque de Lyon, lutta pour l'indépendance du Vivarais jusqu'à l'annexion de Lyon par Philippe le Bel au XIVe siècle. Le sud du pays, avec Viviers, reconnut alors la suzeraineté du roi de France et les évêques prirent, au XVe siècle, le titre de comtes de Viviers, princes de Donzère et de Châteauneuf-du-Rhône.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mai 1892 Hubert Roux    
mai 1892 1 juin 1897
(décès)
René Vernet   Notaire
juillet 1897 novembre 1897
(démission)
François Bonhomme    
novembre 1897 12 mai 1935 Joseph Pavin de Lafarge URD Industriel
Conseiller général
12 mai 1935 1943 Jean de Waubert URD Directeur de société
1943 18 mai 1945 Roger Rieu SE  
18 mai 1945 octobre 1947 Prosper Allignol SFIO Retraité
octobre 1947 21 mars 1959 Raymond Greffe SE Industriel
21 mars 1959 26 mars 1977 Jean Joffre MRP puis CD Médecin
26 mars 1977 25 juin 1995 Christian Lavis PS puis UDF Maraîcher
Conseiller général
25 juin 1995 24 mars 2001 André Allignol PS Retraité
24 mars 2001 4 avril 2014 François Louvet Les Verts puis EELV Médecin
Conseiller régional
4 avril 2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Christian Lavis[3] UDI Commerçant

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 788 habitants, en diminution de -1,97 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 775 1 892 2 094 2 377 2 536 2 552 2 708 2 845 2 714
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 728 2 706 2 806 2 937 3 270 3 217 3 368 3 468 3 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 416 3 539 3 459 3 358 3 635 3 773 3 362 2 940 3 507
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 442 3 389 3 194 3 282 3 407 3 413 3 768 3 861 3 788
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Viviers est une ville sportive avec plusieurs équipements de loisirs : piscine municipale, un gymnase comportant des panneaux photovoltaïque, un port de plaisance et des circuits de randonnées.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Pont romain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont romain de Viviers.

Viviers à l'époque romaine : pont romain de 11 arches sur l'Escoutay [8] du IIe ou IIIe siècle.

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Monuments médiévaux[modifier | modifier le code]

Viviers au Moyen Âge :

  • remparts[9],
  • ruelles,
  • donjon carolingien,
  • chapelle Saint-Ostian[10]
  • Maison de Lestrade (XIIe-XIIIe siècles), dans la ville basse, fortement remaniée au XVIe et au XVIIIe siècles. Elle a été la mairie de Viviers de 1767 à 1947.

Monuments de la Renaissance[modifier | modifier le code]

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Monuments du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • ancien "Grand-séminaire", devenu "Maison diocésaine Charles de Foucauld" [13]. Riche bibliothèque [14].
  • ancien Palais épiscopal : actuel hôtel de ville
  • Hôtel de Roqueplane [15] : actuel évêché du diocèse de Viviers
  • Hôtel de Tourville
  • Hôtel de Mercoyrol de Beaulieu[16].Après avoir acheté plusieurs lots, Pierre de Roqueplane fait bâtir un hôtel à partir de 1734, correspondant à l’aile droite. Jean de Roqueplane et Pierre de Fontanes ayant hérité, chacun pour moitié de l'hôtel de Pierre de Roqueplane, Jean de Fontanes achète la part de Jean de Roqueplane. Pierre de Fontanes entreprend alors de faire continuer les travaux par l'entrepreneur François Lustrou dit Béziers, entre 1760 et 1765. Madame de Fontanes meurt en 1783 et ses filles héritent de l'hôtel. Ce partage de l'hôtel entre les deux familles, Drivet de la Dernade et Mercoyrol de Beaulieu, entraîne des travaux. À partir de 1860 l'hôtel appartient en totalité à la famille Mercoyrol de Beaulieu. La façade est percée de 24 fenêtres ornées d'écussons et de têtes sculptées comportant un élégant balconnet, ainsi qu'une porte cochère en noyer. On peut également admirer l'impressionnante escalier avec sa rampe en fer forgé.
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Bâtiments industriels du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Viviers au XIXe siècle : cimenteries Lafarge[17], Cité Blanche, usines Greffe-Lachave et tonnellerie Lecomte le long de la nationale (la première abrite toujours une activité artisanale, la seconde est transformée en parking)...[réf. nécessaire]

Constructions du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pont suspendu de Viviers
  • Pont suspendu de Viviers sur le Rhône : le pont suspendu sur le Rhône relie Viviers avec Châteauneuf-du-Rhône, construit au début des années 1950 pour remplacer un ancien pont suspendu édifié en 1845, détruit à la fin de la Seconde Guerre mondiale[18],[19]. L'ouvrage est construit par un groupement d'entreprises comprenant l'entreprise Boussiron, l'entreprise Truchetet-Tanzini, et la Compagnie Fives-Lille. Les travaux de démolition de l'ancien pont ont été entrepris en 1949. Les épreuves du pont ont été réalisées en 1954. Sa longueur totale est de 275 m avec une travée centrale de 165,10 m de portée[20].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Vincent de Viviers

De son passé d’évêché, Viviers a conservé un ensemble de remarquables hôtels particuliers et des bâtiments religieux très intéressants[21].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Théâtre municipal de Viviers

Ville médiévale, capitale du Vivarais depuis le Ve siècle, classée 3e secteur sauvegardé de la région Auvergne-Rhône-Alpes, offre aux visiteurs un véritable musée d'architecture à ciel ouvert.

La commune dispose d'un théâtre en activité, ou sont organisées plusieurs manifestations[24].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Viviers

Les armes de Viviers se blasonnent ainsi :
D'azur aux trois fleurs de lys d'or, au chef d'argent chargé de deux lettres W capitales de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Christine Grasse, La maison urbaine et son évolution dans la ville basse de Viviers (Ardèche), XIIe-XVe siècles, p. 7-27, Bulletin Monumental, année 1988, no 146-1 « (lire en ligne) », sur www.persee.fr (consulté le 27 septembre 2016)
  • André Hallays et Jos Jullien, Viviers, Saint-Félicien, Editions du Pigeonnier, 1926.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilé », sur www.habitants.fr (consulté le 27 septembre 2016)
  2. « www.cicp-viviers.com », sur www.cicp-viviers.com (consulté le 27 septembre 2016) Centre International Construction et Patrimoine : Historique de la ville de Viviers
  3. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 août 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Notice no IA00047859, base Mérimée, ministère français de la Culture : Pont romain
  9. Notice no IA00047775, base Mérimée, ministère français de la Culture : Remparts
  10. Notice no IA00048156, base Mérimée, ministère français de la Culture : Chapelle Saint-Martin, Saint-Ostian
  11. Notice no IA00047825, base Mérimée, ministère français de la Culture : hôtel de Noël Albert, dit Maison des Chevaliers
  12. Marc Pabois, L'hôtel Albert Noël à Viviers, pp. 375-379, dans Congrès archéologique de France. 150e session. Moyenne vallée du Rhône. 1992, Société française d'archéologie, Paris, 1995
  13. « site du diocèse de Viviers », sur www.ardeche.catholique.fr (consulté le 27 septembre 2016)
  14. « site du diocèse de Viviers », sur www.ardeche.catholique.fr (consulté le 27 septembre 2016)
  15. Simone Hartmann-Nussbaum, L'hôtel de Roqueplane à Viviers, pp. 369-374, dans Congrès archéologique de France. 150e session. Moyenne vallée du Rhône. 1992, Société française d'archéologie, Paris, 1995
  16. Notice no IA00047770, base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel de Fontanes puis de Beaulieu
  17. « Usine de Chaux, Cimenterie dite Usine de Chaux et Ciments Lafarge », notice no IA00047819, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Inventaire général : Pont dit pont de Viviers », notice no IA00048161, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Patrimoine Rhône-Alpes : Pont routier de Viviers (détruit) », sur www.patrimoine.rhonealpes.fr (consulté le 27 septembre 2016)
  20. « Patrrimoine Rhône-Alpes : Pont routier dit pont suspendu de Viviers », sur patrimoine.rhonealpes.fr (consulté le 27 septembre 2016)
  21. « Centre International Construction et Patrimoine : Parcours dans Viviers », sur www.cicp-viviers.com (consulté le 27 septembre 2016)
  22. Notice no IA00047880, base Mérimée, ministère français de la Culture : Église paroissiale Notre-Dame-du-Rhône
  23. Simone Hartmann-Nussbaum, Viviers. L'église Notre-Dame-du-Rhône, pp. 363-367, dans Congrès archéologique de France. 150e session. Moyenne vallée du Rhône. 1992, Société française d'archéologie, Paris, 1995
  24. « culture et théâtre à Viviers », sur www.mairie-viviers.fr (consulté le 27 septembre 2016)