Embrunman

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Embrunman
Description de l'image Embrunman.jpg.
Généralités
Sport TriathlonVoir et modifier les données sur Wikidata
Création 1984
Organisateur(s) Embrun Man Organisation
Catégorie International
Périodicité annuelle
Participants 1500
Statut des participants Professionnels à amateurs
Distance pictogramme d'un nageur 3,8 km
pictogramme d'un cycliste 186 km
pictogramme d'un coureur à pied 42,195 km
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre masculin Drapeau : Afrique du Sud James Cunnama
féminin Drapeau : Australie Carrie Lester
Plus titré(s) masculin Drapeau : France Yves Cordier (5)
masculin Drapeau : Espagne Marcel Zamora Pérez
féminin Drapeau : Royaume-Uni Bella Bayliss Commeford (3)

L'Embrunman, anciennement connu sous l'orthographe d'Embrun Man (prononcé /ɑ̃.bʁœ̃mæn/), est un triathlon très longue distance (XXL) qui se court autour d'Embrun, dans les Hautes-Alpes, en France. Les triathlètes doivent y enchaîner 3,8 km de natation, 186 km de vélo et un marathon (42 km de course à pied) avant de franchir la ligne d'arrivée, ce qui représente une distance totale de 232 kilomètres. L'épreuve, par les dénivelés qu'elle propose, tant dans sa partie cyclisme (3 600 m) que course à pied (440 m), est réputée pour être l'une des plus difficiles au monde.

Créé en 1984 comme une épreuve sur courte distance, le triathlon d'Embrun évolue jusqu'en 1990 où il prend le format d'un triathlon des montagnes sur distance Ironman. C'est après le triathlon international de Nice la plus ancienne compétition internationale très longue distance de France. Depuis sa création, l'épreuve se déroule traditionnellement le . Elle est organisée par l'association à but non lucratif « Embrun Man Organisation », présidée par Gérald Iacono et en partenariat avec la ville d'Embrun. Elle attire chaque année de nombreux triathlètes professionnels et amateurs, nationaux et internationaux. La 30e édition en 2013 marque la fin d'une époque et des accords avec la Fédération française de triathlon (FFTri) en 2014 aboutissent au retrait progressif de l’organisateur historique et à une reprise fédérale de l'épreuve à compter de 2016.

Autour de cette épreuve hors normes, plusieurs autres compétitions de triathlon, de duathlon et de sports enchaînés sont organisées et proposent un ensemble de courses sur courtes distances qui servent régulièrement de support à l'attribution de titres nationaux ou internationaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Photo en couleur d'un homme, debout, parlant devant un micro qu'il tient de la main droite.
Gérald Iacono en 2014, président d'Embrun Man Organisation.

Créé en 1984 par un jeune instituteur Jean-François Bonnet, à la suite d'une rencontre avec Gérard Honnorat et dans l’idéal premier de faire connaître la ville d'Embrun[1],[2], le triathlon d'Embrun se développe tout d'abord sous l'égide du club d'athlétisme de Digne-les-Bains. Gérald Iacono est le sponsor de cette première édition[1]. La course évolue pendant six ans avant de voir en 1990 son tracé actuel devenir celui d'une épreuve de triathlon sur distance XXL[n 1] (équivalente de l'Ironman), parmi les triathlons les plus durs et les plus réputés au monde[n 2],[3], l'épreuve s'inscrivant dans le milieu montagnard lui attribuant un caractère de magnificence[MF 1]. En 1993, devant le succès grandissant, Gérald Iacono crée « Embrun Man Organisation » sous la forme d'une association à but non lucratif et développe l'épreuve phare qu'est l'Embrunman, en partenariat avec les institutions locales et la Fédération française de triathlon (FFTri). Si l'épreuve connaît au travers de ses éditions successives un succès grandissant, elle traverse aussi des périodes de tensions financières et humaines qui ont parfois mis en cause sa continuité[MF 2]. Une fois passées ces difficultés, d'autres formats ont pris place autour de l'épreuve XXL, créant un ensemble de compétitions nationales et internationales, mais aussi éducatives ou de découverte des sports combinés et enchaînés.

1984-1989 : naissance et évolution[modifier | modifier le code]

La première édition, qui s'est tenue le , est une esquisse de ce qui deviendra un mythe. Elle se déroule sur 750 m de natation, 30 km de vélo et 10 km de course à pied. Sur ce premier tracé figure déjà la côte de Chalvet, que les concurrents devaient emprunter deux fois et que les triathlètes, aujourd'hui encore, appellent « la Bête ». 80 participants prennent part à cette première édition et Gérard Honnorat devient le premier « Embrunman » dans cette version ancestrale de la compétition[4]. La compétition voit le jour deux ans après la création du triathlon international de Nice en 1982, première et plus ancienne compétition longue distance de France[5].

Dès 1985, la Conadet, ancêtre de la FFTri, décide de confier l'organisation du championnat de France moyenne distance de triathlon au club d'Embrun. Le tracé est adapté en allongeant les distances à 1 500 m de natation, 70 km de vélo et 21 km de course à pied sur un circuit difficile[4]. L'organisation et l'épreuve sont des succès, 280 triathlètes participent à cette édition, encadrés par 200 bénévoles et un public estimé à 20 000 spectateurs. Ces données laissent entrevoir l'objectif des organisateurs : créer un triathlon très longue distance dans le sillage de ceux de Nice ou d'Hawaï. Odile Lagarde devient cette année la première « Embrunwoman »[6].

Photo en couleur d'un homme debout.
Yves Cordier en 2015, quintuple vainqueur

En 1986, le triathlon d'Embrun passe sur longue distance avec des parcours comparables à celui du triathlon international de Nice, hormis pour la course à pied : 4 km de natation, 131,5 km de vélo et 42,2 km de course à pied (au lieu de 30 km). À cette époque, le triathlon d'Embrun s'affirme alors comme le triathlon toutes catégories confondues le plus difficile au monde. Il attire les plus grands triathlètes français tels qu'Yves Cordier, champion d’Europe et de France, ou l'Allemand Dirk Aschmoneit, spécialiste des longues distances, qui remporte cette édition. Nadia Cédolin succède à Odile Lagarde pour les féminines[MF 3].

En 1987, l'épreuve fait un dernier pas vers la très longue distance, en portant ses tracés à 5 000 mètres de natation, 180 km de vélo et 42,195 km de course à pied et en adoptant un dénivelé plus important : 2 600 mètres pour le parcours cycliste et 400 mètres pour le marathon. Les triathlètes et les médias confirment, avec ce nouveau parcours à la difficulté accrue, le titre de « triathlon le plus dur du monde » à l'Embrunman[MF 4]. Malgré des conditions atmosphériques où sept heures de pluie seront suivies d'un soleil de plomb, 165 concurrents encadrés par 480 bénévoles prennent le départ[MF 5]. Aucun dommage n'est constaté sur le plan médical et c'est Yves Cordier qui remporte la première de ses cinq victoires sur cette compétition[4]. Rite Keitmann est la première féminine allemande à inscrire son nom au palmarès.

1988 voit la création d'un triathlon courte distance qui s'ajoute au triathlon très longue distance et implique la refonte de l'organisation. 270 concurrents, 600 bénévoles et 40 000 spectateurs participent à la manifestation. Cette nouveauté donne à l'Embrunman un retentissement national et international, avec la présence et la couverture des grands médias français, nationaux et régionaux, tels que TF1, Antenne 2, France 3, France Info ou encore RMC. Yves Cordier renouvelle son exploit de 1987 et emporte son second titre. La française Chantal Malherbe monte sur la première marche du podium en 13 h 14 min 24 s[MF 6].

L'édition 1989 voit le parcours natation diminué à 3 800 mètres à la suite de la modification du cahier des charges de la FFtri. Le triathlon très longue distance d'Embrun a dès lors la distance Ironman. Pour cause de championnat du monde organisé le 6 août à Avignon, l'épreuve est avancée d'un mois[4], et si le nombre de concurrents et de spectateurs reste identique, la manifestation peine à trouver pour cette édition un équilibre financier. L'organisation accusera un déficit de 80 000 francs (plus de 12 100 euros). Le tenant du titre, Yves Cordier, chute dans le parcours vélo, se brise la clavicule et doit abandonner[MF 7] C'est le Danois Gabor Klockl qui remporte cette édition devant le Hollandais Jos Everts.

1990 : le triathlon XXL des montagnes[modifier | modifier le code]

photo en couleur d'un monument en pierre indiquant l'altitude du col
Mémorial au sommet du col d'Izoard.

En 1990, l'Embrunman adopte un tracé qui introduit dans la partie vélo, l'ascension du col d'Izoard. Ce nouveau parcours de 186 km, d'une seule boucle, se caractérise par un dénivelé de 3 600 m plus important et prend la dimension d'une étape du Tour de France. Le premier triathlète à franchir l’Izoard est l'Américain Mac Martin. Malgré trois minutes d'avance au départ du marathon, il s'incline au 12e kilomètre devant le Danois Gabor Klockl[MF 8].

L'accroissement de la difficulté tout comme l'extension du circuit hors de l'Embrunais soulèvent de nombreuses questions tant sur les conséquences physiologiques et physiques pour les triathlètes, que celle des prérogatives de l'organisation hors du secteur d'Embrun. Certains sont pessimistes et pensent que cette décision met la pérennité de l'épreuve en péril. Il n'en est rien, les augmentations des finishers — 72 % contre 50 % en 1989 —, des délégations étrangères, de la couverture médiatique et des spectateurs — près de 100 000 — assurent un succès considérable à cette édition. Le danois Gabor Klockl l'emporte pour la deuxième fois en compagnie de la Française Dominique Damiani sur ce nouveau parcours et le mythe s’établit définitivement : l'Embrunman devient un des objectifs majeurs de nombreux triathlètes nationaux et internationaux[7].

1991 - 2011 : 20 ans de développement[modifier | modifier le code]

De nouvelles compétitions de triathlon vont s'adjoindre à l'Embrunman, de 1991 à 1997. 1991 voit la victoire du triathlète américain Scott Molina, vainqueur de l'Ironman d'Hawaï en 1988 et du championnat du monde d'Ironman en 1993. En 1992, l'épreuve sert également de support aux championnats de France longue distance de la fédération française. Le Néerlandais Pin Van den Bos remporte la course, Serge Riviere finit deuxième et premier Français et remporte le titre national. La Française Dominique Damiani qui finit troisième femme devient championne de France[MF 9].

Pour son dixième anniversaire en 1993, l'épreuve sert de support aux championnats d'Europe longue distance. Le record de participation est porté à 1 500 triathlètes engagés sur les différents formats encadrés par 1 300 bénévoles. Plus de 100 000 spectateurs font d'Embrun l'un des plus grands rassemblements mondiaux de triathlon et des images de l'Embrunman sont télévisées dans une centaine de pays sur cinq continents[MF 10]. Cette même année, Gérald Iacono, devant l'ampleur du développement de la manifestation et pour dégager le club de triathlon local des responsabilités grandissantes de l'organisation, crée « Embrun Man Organisation » sous la forme d'une association à but non lucratif[8]. Cette association assume désormais l'organisation de la manifestation. Les Français Philippe Lie et Anne-Marie Rouchon ajoutent leur nom au palmarès lors de cette édition anniversaire et doublent cette victoire en s'octroyant également les titres de champion et championne d'Europe[MF 10]. Yves Cordier survole l'édition 1994 et remporte son 3e titre, en compagnie de l’Australienne Gayle Watson qui inscrit son nom au palmarès. 1 200 triathlètes prennent le départ des différents formats sous un soleil éclatant[MF 11].

En 1998, seule l’épreuve XXL est organisée et de 1999 à 2003 l'Embrunman s'installe dans le paysage des triathlons XXL internationaux. Yves Cordier en 1999 ajoute une cinquième victoire sur l'Embrunman à son palmarès, établissant le record de victoires sur cette compétition[9]. En 2001 l'Espagnol Felix Martines Rubio fait tomber le record de l'épreuve en dessous de la barre des dix heures, en h 57 min 37 s, tandis qu'Isabelle Mouthon et sa sœur jumelle Béatrice se classent aux deux premières places du tableau féminin. En 2002, Yves Cordier, qui grâce à ses victoires représente le plus haut niveau du triathlon français de ces années-là, tire sa révérence sur un dernier podium[n 3],[MF 12].

Photographie en couleurs d'une l’athlète entre deux rangées de barrière derrière lesquelles on voit les spectateurs
Jeanne Collonge sur l’Embrunman en 2014

Si l'édition 2004 connaît une organisation laborieuse et manque d'être annulée face aux problèmes d'effectifs de gendarmerie qui assurent la sécurité des parcours[10], de 2005 à 2012, les triathlètes du monde entier viennent s'affronter sur l'épreuve-reine. En 2008, lors de la 25e édition de l'épreuve, la concurrence des Jeux olympiques de Pékin n'entame pas la progression de la participation et l'Embrunman enregistre un nouveau record de participation avec 1 260 inscrits. Malgré une météo exécrable la course est maintenue; elle enregistre plus de 110 abandons dans la descente de l'Izoard. Les conditions qualifiées de « dantesques » par les commentateurs n'empêchent pas le Français Xavier Le Floch de remporter pour la première fois l'épreuve. Pour les féminines, la Britannique Bella Bayliss Commerford monte sur la 1re marche du podium pour la seconde fois[11].

L'édition 2010 voit le jumelage de la ville d'Embrun avec l’île thaïlandaise de Ko Samuï et la création d'un triathlon longue distance sur cette île. L'épreuve 2011 est marquée par un nouveau record, le Français Hervé Faure réduisant ce dernier à h 34 min 10 s, ainsi que par la première victoire d'une jeune triathlète française entraînée et managée par Yves Cordier, Jeanne Collonge[3].

2013 : 30e édition[modifier | modifier le code]

Photo en couleur d'un homme courant devant une barrière derrière laquelle se trouvent des spectateurs.
Marcel Zamora 2014, quintuple vainqueur.

La 30e édition des triathlons internationaux d'Embrun s'étale sur cinq jours. Autour du traditionnel Embrunman remporté par l'Espagnol Marcel Zamora Pérez pour la quatrième fois[12] et par la Française Jeanne Collonge pour la deuxième, qui établit à cette occasion le record féminin pour la première fois sous la barre des onze heures en 10 h 56 min 43 s[13], l'édition anniversaire de l'année 2013 voit aussi l'organisation de plusieurs compétitions sur différents formats. Triathlon M (courte distance) : 1,5 km de natation, 43,5 km de vélo, 10 km de course à pied, triathlon S (sprint) : 750 m de natation, 18 km de vélo, 5 km de course à pied, aquathlon : 1 km de natation, 5 km de course à pied, duathlon S : 5 km de course à pied, 19,1 km de vélo, 2,5 km de course à pied, run & bike : 22,5 km réalisés par équipe de deux concurrents avec un seul vélo pour un dénivelé total de 730 m et triathlon Avenir : réservé aux poussins et mini-poussins, pupilles, benjamins et minimes sur des distances spécifiques à chaque classe d'âge. 3 500 triathlètes, amateurs ou professionnels de poussins à vétérans participent à ces compétitions dont 1 000 inscrits sur le triathlon M et 1 500 sur l'Embrunman[14].

2014 - 2015 : partenariat avec la Fédération française[modifier | modifier le code]

Photo de triathlètes masculins et féminins
Au second plan, une des 57 féminines de l'Embrunman 2014 pendant le marathon.

En 2014, dans un souci de pérennisation de l’évènement selon les principes qui l'animent depuis sa création et afin d'éviter qu'il ne tombe dans le secteur commercial, la Fédération française de triathlon (FFTri) s'intègre à l'association « Embrun Man Organisation » en tant que membre permanent et président délégué. Une convention est signée entre les deux parties qui prévoit à l'avenir la passation des pouvoirs[15]. Le programme sportif de l'édition 2014 s’étoffe et les spécialistes des courtes distances en « ambassadeurs de l'olympisme[n 4] » viennent s'associer au « guerrier » de la longue distance pour enrichir le spectacle du triathlon et donnent au rendez-vous annuel des triathlètes un air de véritable festival du triathlon[15]. Cette édition voit 1 174 engagés dont seulement 57 femmes (4,8 % des participants) prendre le départ, malgré un temps froid et venteux qui met à mal les concurrents. L'Espagnol Marcel Zamora Pérez remporte sa cinquième victoire et égale le record d'Yves Cordier[16]. Chez les féminines, c'est Eimear Mullan qui apporte sa première victoire à l'Irlande[16].

La 32e édition d' se déroule sous des conditions climatiques pluvieuses. Elle est remportée par le Croate Andrej Vistica qui s'impose en h 44 min 45 s, devant l'Espagnol Victor Del Corral et le Sud-Africain James Cunnama. Le tenant du titre et quintuple vainqueur qui vise dans cette édition le record du nombre de victoires, l'Espagnol Marcel Zamora, finit à la 5e place. Chez les femmes, c'est la Britannique Emma Pooley qui remporte cette édition en 10 h 57 min 56 s, devant la Française Jeanne Collonge[17]. Après une partie natation mitigée, le Croate a repris la tête de course dans la partie vélo dès le Col d'Izoard. Il remporte la course après un solide marathon en h 53 min 38 s. Emma Pooley, après sa victoire sur le triathlon EDF Alpe d'Huez quelques semaines plus tôt, s'impose en moins de onze heures et devient la seconde féminine après Jeanne Collonge, détentrice du record de temps, à passer sous cette barre[18]. Cette même année la marque « EMBRUNMAN » est déposée à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) le par la SAS Triathlon Evenements[19].

Depuis 2016[modifier | modifier le code]

L'édition 2016 connait plusieurs changements importants. L'association « Embrun Man Organisation », qui organise depuis 1993 sous la présidence de Gerald Iacono l'épreuve, cède la place à « Embruman Triathlon » qui sert de support à la Fédération française de triathlon et qui succède à l'organisation historique[20]. Le parcours course à pied est modifié de manière conséquente, pour résoudre certains problèmes tant de sécurité que de proximité avec les commerçants du tour du plan d'eau. L'édition est assez réduite et se déroule sur une seule journée, celle du 15 août, qui ne voit qu'une seule épreuve de triathlon sur distance M compléter l'affiche, autour du traditionnel Embrunman[21],[22]

Pour la première fois sur une course de triathlon très longue distance en France, une détection du dopage mécanique est mise en œuvre pendant l'épreuve. Une caméra thermique embarquée a scrutée les cadres de vélos des triathlètes pour déceler une éventuelle assistance électrique. Sur les contrôles effectués principalement sur la tête de course, aucune anomalie n'a été signalée[23].

Photo en couleur de triathlète feminine
Podium féminin Embruman 2016

Cette 33e édition rebaptisée à cette occasion « le mythe »[24] se déroule sous une forte chaleur et le plateau relevé donne lieu un beau spectacle et des affrontements de hauts niveaux. Chez les femmes, les Françaises Charlotte Morel championne de France longue distance en titre et sérieuse prétendante à la victoire, Jeanne Collonge récente vainqueur du triathlon de l’Alpe d'Huez et ayant déjà inscrit son nom deux fois au palmarès de l'épreuve, la Britannique tenante du titre Emma Pooley mais aussi de l'Australienne Carrie Lester multiple vainqueur sur Ironman, ayant fait de la victoire l'objectif de sa saison, sont au départ. L'Australienne remporte finalement la victoire en établissent un premier et nouveau record féminin sur ce parcours au marathon modifié en 10 h 46 min 26 s, Charlotte Morel prend la seconde place à deux minutes et une autre Française Camille Deligny prend la troisième place du podium en 10 h 56 min 5 s. La tenante du titre Emma Pooley tout juste de retour de l'épreuve olympique de contre-la-montre à Rio de Janeiro et malgré de gros efforts ne réussit pas à rivaliser et finit par abandonner, tout comme Jeanne Collonge à la suite de douleurs gastriques et à une sévère déshydratation pendant le marathon[25].

Chez les hommes le Sud-Africain James Cunnama ajoute enfin ce titre à son prestigieux palmarès après quatre places sur le podium entre 2009 et 2015. Le Français Étienne Diemunsch et le tenant du record de l'épreuve Hervé Faure prendront les commandes de la course au sortir de la natation, pris en chasse par le Sud-Africain qui dans une démonstration de force, rejoint la tête de course au pied de l'Izoard. Au retour à la seconde transition, le Français conserve une minute cinquante d'avance sur le Sud-Africain. Rapidement la fraicheur physique dont fait état James Cunnama, lui permet de combler son retard et de prendre le contrôle de la course au 7e kilomètre du marathon. Avance qui ne cesse de grandir jusqu’à la ligne d'arrivée que le triathlète multiple vainqueur d'épreuves internationales franchit en premier pour la première fois. Le tenant du titre Andrej Vistica, réussit à prendre la seconde place et la troisième est remportée par l'Espagnol Gustavo Rodriguez Iglesias, tous trois réalisant l'épreuve en moins de 10 heures de course[26],[25]

Autour de l'Embrunman[modifier | modifier le code]

Depuis 1988, en complément de l'organisation du triathlon XXL, un triathlon M (distance olympique : 1,5 km de natation, 43,5 km de vélo, 10 km de course à pied) est ajouté au programme[4]. De 1991 à 1997, l'organisation de ce format sert plusieurs fois de support à la coupe du monde de triathlon, une compétition internationale organisée sur onze étapes à travers les cinq continents[4]. À cette occasion le parcours vélo est totalement changé avec une plus grande technicité ainsi qu'un dénivelé de 1 200 m situé majoritairement sur la première partie du parcours[27].

1991, année où la course courte distance olympique sert pour la première fois de support à la 6e étape de la coupe du monde, voit Mark Allen s'aligner pour la première fois sur le tracé d'Embrun. Il remporte cette épreuve en réalisant les meilleurs temps vélo et course à pied et non sans avoir confié à la presse locale: « Quand j'ai attaqué le vélo et que j'ai vu comme ça montait, je me suis dit que jamais je ne gagnerais »[MF 13]. La course sert de nouveau en 1992 et 1993 de support d'une étape de coupe de monde. Le Britannique Simon Lessing et l’Australien Stephen Forster ainsi que la Néo-Zélandaise Jenny Rose et la Danoise Suzanne Nielsen remportent ces épreuves[MF 9],[MF 10].

Le triathlon courte distance d'Embrun est le triathlon organisé en France ayant le plus de fois accueilli une étape de la coupe du monde de triathlon (quatre sélections, la dernière datant de 1997)[7]. En 1997, un format longue distance (XL) prend place à côté de l'Embrunman (XXL) et porte le nom d'« Embrun Aise » ; il se pratique sur des distances de 3,8 km de natation, 132 km de vélo et 32,195 km de course à pied, il est organisé jusqu'en 1999[MF 14].

Au fil des années l'environnement direct de l'Embrunman voit se mettre en place diverses compétitions de sports enchaînés, support de compétitions nationales (Grand Prix FFTri, Championnats de France) et internationales[28]. Triathlon, duathlon, aquathlon, run and bike, dans divers formats prennent place autour de l'Embrunman[15].

Palmarès et record[modifier | modifier le code]

Les tableaux présentent les résultats des élites hommes et femmes[29], ainsi que le classement par nation et les records de la compétition depuis sa création. Si seules les élites peuvent prétendre au podium, la majorité des compétiteurs n'ont d'autre but que de franchir la Finishline. Le temps limite officiel de classement est de 17 heures, mais la tradition de l'Embrumnan est d'attendre tous les triathlètes qui passent la dernière barrière horaire et qui franchissent la ligne d'arrivée. Tous les finishers sont surnommés « Embrunman ou Embrunwoman » et sont dotés d'un maillot distinctif différent chaque année depuis la création de la compétition[MF 15].

Hommes[modifier | modifier le code]

James Cunnama vainqueur 2016
James Cunnama vainqueur 2016
Palmarès hommes
Année Médaille d'or Médaille d'argent Médaille de bronze
Triathlète
(Nombre de titres remportés)
Temps Triathlète Temps Triathlète Temps
2016[n 5] Drapeau : Afrique du Sud James Cunnama h 35 min 45 s (1/1) Drapeau : Croatie Andrej Vistica h 50 min 54 s Drapeau : Espagne Gustavo Rodriguez Iglesias h 59 min 30 s
2015 Drapeau : Croatie Andrej Vistica (1/1) h 44 min 45 s Drapeau : Espagne Victor Del Corral Morales h 56 min 49 s Drapeau : Afrique du Sud James Cunnama h 57 min 39 s
2014 Drapeau : Espagne Marcel Zamora Pérez (5/5) 10 h 2 min 32 s Drapeau : Australie Todd Skipworth 10 h 10 min 46 s Drapeau : France Hervé Faure 10 h 14 min 35 s
2013 Drapeau : Espagne Marcel Zamora Pérez (4/5) h 42 min 20 s Drapeau : France Hervé Faure h 54 min 32 s Drapeau : Afrique du Sud James Cunnama h 58 min 26 s
2012 Drapeau : Espagne Marcel Zamora Pérez (3/5) h 39 min 23 s Drapeau : Espagne Victor Del Corral Morales h 48 min 3 s Drapeau : Australie David Dellow h 52 min 23 s
2011 Drapeau : France Hervé Faure (3/3) h 34 min 10 s Drapeau : France Julien Loy h 37 min 53 s Drapeau : Espagne Victor Del Corral Morales h 42 min 20 s
2010 Drapeau : Espagne Marcel Zamora Pérez (2/5) h 38 min 49 s Drapeau : Afrique du Sud James Cunnama h 45 min 46 s Drapeau : Espagne Victor Del Corral Morales 10 h 3 min 23 s
2009 Drapeau : Espagne Marcel Zamora Pérez (1/5) h 39 min 45 s Drapeau : France Hervé Faure h 49 min 7 s Drapeau : Afrique du Sud James Cunnama h 50 min 30 s
2008 Drapeau : France Xavier Le Floch (1/1) 10 h 6 min 35 s Drapeau : Royaume-Uni Stephen Bayliss 10 h 9 min 7 s Drapeau : Espagne Marcel Zamora Pérez 10 h 17 min 44 s
2007 Drapeau : France Hervé Faure (2/3) h 48 min 58 s Drapeau : France Patrick Bringer 10 h 7 min 33 s Drapeau : France Sébastien Berlier 10 h 16 min 29 s
2006 Drapeau : France Hervé Faure (1/3) h 54 min 31 s Drapeau : Brésil Reinaldo Colucci 10 h 0 min 22 s Drapeau : France François Chabaud 10 h 3 min 29 s
2005 Drapeau : Espagne Félix Rubio Martinez (4/4) h 59 min 32 s Drapeau : France Gilles Reboul 10 h 14 min 3 s Drapeau : France Patrick Bringer 10 h 15 min 51 s
2004 Drapeau : Espagne Félix Rubio Martinez (3/4) 10 h 2 min 43 s Drapeau : France François Chabaud 10 h 10 min 24 s Drapeau : Belgique Thierry Claes 10 h 18 min 30 s
2003 Drapeau : France Cyrille Neveu (1/1) h 59 min 21 s Drapeau : Espagne Félix Rubio Martinez 10 h 6 min 19 s Drapeau : France Patrick Bringer 10 h 10 min 57 s
2002 Drapeau : Espagne Félix Rubio Martinez (2/4) 10 h 7 min 41 s Drapeau : France Gilles Reboul 10 h 13 min 22 s Drapeau : France Yves Cordier 10 h 14 min 47 s
2001 Drapeau : Espagne Félix Rubio Martinez (1/4) h 57 min 37 s Drapeau : France Yves Cordier 10 h 0 min 47 s Drapeau : France Fabrice Bitteaud 10 h 7 min 40 s
2000 Drapeau : France François Chabaud (1/1) 10 h 1 min 49 s Drapeau : France Yves Cordier 10 h 7 min 38 s Drapeau : France Gilles Reboul 10 h 14 min 42 s
1999 Drapeau : France Yves Cordier (5/5) 10 h 14 min 49 s Drapeau : France Fabrice Bitteaud 10 h 27 min 47 s Drapeau : France Eric Pinna 10 h 40 min 37 s
1998 Drapeau : France Yves Cordier (4/5) 10 h 19 min 51 s Drapeau : Pays-Bas Jan Floris Koole 10 h 36 min 49 s Drapeau : Italie Danilo Palmucci 10 h 41 min 18 s
1997 Drapeau : France Philippe Lie (3/3) 10 h 20 min 26 s Drapeau : Pays-Bas Jan Floris Koole 10 h 35 min 35 s Drapeau : Pays-Bas Charles Van de Ven 10 h 37 min 5 s
1996 Drapeau : Pays-Bas Jan Floris Koole (1/1) 10 h 24 min 48 s Drapeau : Danemark Fenger Morten 10 h 26 min 20 s Drapeau : France Philippe Lie 10 h 40 min 10 s
1995 Drapeau : France Philippe Lie (2/3) 10 h 8 min 53 s Drapeau : Pays-Bas Jan Floris Koole 10 h 36 min 17 s Drapeau : France Phillipe Devisscher 10 h 37 min 17 s
1994 Drapeau : France Yves Cordier (3/5) 10 h 10 min 47 s Drapeau : Pologne Grzegorz Zgliczynski 10 h 21 min 51 s Drapeau : Tchécoslovaquie Zdenek Zmeskal 10 h 41 min 48 s
1993 Drapeau : France Philippe Lie (1/3) 10 h 8 min 1 s Drapeau : Pays-Bas Rob Barel 10 h 8 min 25 s Drapeau : Pays-Bas Mark Koks 10 h 10 min 12 s
1992 Drapeau : Pays-Bas Pim Van den Bos (1/1) 10 h 9 min 3 s Drapeau : France Serge Rivière 10 h 12 min 19 s Drapeau : Nouvelle-Zélande John Knight 10 h 15 min 46 s
1991 Drapeau : États-Unis Scott Molina (1/1) 10 h 20 min 37 s Drapeau : Pays-Bas Pin Van Den Bos 10 h 42 min 19 s Drapeau : France Jean-Christophe Roche 10 h 43 min 14 s
1990 Drapeau : Danemark Klockl Gabor (2/2) 10 h 31 min 9 s Drapeau : États-Unis Marc Martin 10 h 37 min 26 s Drapeau : France Gérard Honnorat 10 h 46 min 29 s
1989[n 6] Drapeau : Danemark Klockl Gabor (1/2) h 49 min 58 s Drapeau : Pays-Bas Jos Everts h 55 min 45 s Drapeau : Canada Rick Hellard 10 h 5 min 30 s
1988 Drapeau : France Yves Cordier (2/5) 10 h 13 min 36 s Drapeau : France Jean-Luc Capogna 10 h 33 min 43 s Drapeau : Italie Danilo Palmucci 10 h 44 min 56 s
1987 Drapeau : France Yves Cordier (1/5) 10 h 19 min 16 s Drapeau : Pays-Bas Henri Kiens 10 h 41 min 22 s Drapeau : France Jean Gabriel Cordier 10 h 49 min 19 s
1986 Drapeau : Allemagne Dirk Aschmoneit (1/1) h 25 min 0 s Drapeau : France Grégoire Millet h 25 min 37 s Drapeau : France Yves Cordier h 34 min 17 s
1985 Drapeau : Suisse Alain Dallenbach (1/1)
Drapeau : Allemagne Thomas Yeltsh (1/1)
h 16 min 43 s
(ex-æquo)
. . Drapeau : Belgique Karel Blondeel h 19 min 10 s
1984 Drapeau : France Gérard Honnorat (1/1) h 0 min 45 s Drapeau : France André Durando h 5 min 15 s Drapeau : France Jean Pierre Desfaudes h 6 min 0 s

Femmes[modifier | modifier le code]

Femme sur un podium avec un bouquet de fleur
Carrie Lester vainqueur 2016
Palmarès femmes
Année Médaille d'or Médaille d'argent Médaille de bronze
Triathlète
(Nombre de titres remportés)
Temps Triathlète Temps Triathlète Temps
2016[n 5] Drapeau : Australie Carrie Lester (1/1) 10 h 46 min 26 s Drapeau : France Charlotte Morel 10 h 48 min 58 s Drapeau : France Camille Deligny 10 h 56 min 5 s
2015 Drapeau : Royaume-Uni Emma Pooley (1/1) 10 h 57 min 56 s Drapeau : France Jeanne Collonge 11 h 34 min 51 s Drapeau : France Linda Guinoiseau 11 h 35 min 25 s
2014 Drapeau : Irlande Eimear Mullan (1/1) 11 h 29 min 36 s Drapeau : France Isabelle Ferrer 11 h 34 min 57 s Drapeau : Espagne Ester Hernandez 11 h 53 min 43 s
2013 Drapeau : France Jeanne Collonge (2/2) 10 h 56 min 43 s Drapeau : Suisse Céline Schaerer 11 h 21 min 52 s Drapeau : Irlande Eimear Mullan 11 h 27 min 28 s
2012 Drapeau : France Jeanne Collonge (1/2) 11 h 7 min 9 s Drapeau : France Isabelle Ferrer 11 h 40 min 43 s Drapeau : Hongrie Erika Csomor 11 h 48 min 4 s
2011 Drapeau : Hongrie Erika Csomor (1/1) 11 h 15 min 40 s Drapeau : France Isabelle Ferrer 11 h 31 min 33 s Drapeau : France Alexandra Louison 11 h 44 min 4 s
2010 Drapeau : République tchèque Tereza Macel (1/1) 11 h 20 min 9 s Drapeau : France Isabelle Ferrer 11 h 49 min 17 s Drapeau : France Alexandra Louison 11 h 51 min 6 s
2009 Drapeau : Royaume-Uni Bella Bayliss Commerford (3/3) 11 h 2 min 48 s Drapeau : Hongrie Erika Csomor 11 h 20 min 13 s Drapeau : France Alexandra Louison 11 h 36 min 14 s
2008 Drapeau : Royaume-Uni Bella Bayliss Commerford (2/3) 11 h 26 min 6 s Drapeau : France Audrey Cléau 11 h 44 min 22 s Drapeau : France Aline Choretier 12 h 35 min 59 s
2007 Drapeau : France Audrey Cléau (1/1) 11 h 57 min 39 s Drapeau : France Alexandra Louison 12 h 8 min 16 s Drapeau : France Estelle Leroi 12 h 59 min 4 s
2006 Drapeau : France Estelle Leroi (2/2) 11 h 56 min 36 s Drapeau : Royaume-Uni Bella Bayliss Commerford 12 h 6 min 54 s Drapeau : France Cécile Clastrier 12 h 16 min 37 s
2005 Drapeau : France Estelle Leroi (1/2) 12 h 17 min 25 s Drapeau : France Hélène Pietrenko 12 h 40 min 54 s Drapeau : Italie Rossane Monese 12 h 48 min 57 s
2004 Drapeau : France Estelle Patou (1/1) 12 h 26 min 19 s Drapeau : Pays-Bas Olonska Van der Meer 12 h 57 min 15 s Drapeau : France Réjane Deprost 13 h 12 min 36 s
2003 Drapeau : France Catherine Houseaux (2/2) 11 h 55 min 39 s Drapeau : France Estelle Patou 12 h 29 min 0 s Drapeau : Pays-Bas Olonska Van der Meer 12 h 48 min 0 s
2002 Drapeau : Royaume-Uni Bella Bayliss Commerford (1/3) 11 h 41 min 56 s Drapeau : France Catherine Houseaux 12 h 4 min 0 s Drapeau : Pays-Bas Edith Gerards 13 h 14 min 58 s
2001 Drapeau : France Isabelle Mouthon (1/1) 11 h 55 min 0 s Drapeau : France Béatrice Mouthon 12 h 9 min 15 s Drapeau : France Catherine Houseaux 12 h 20 min 13 s
2000 Drapeau : Pays-Bas Bianca Van Djik (1/1) 12 h 10 min 42 s Drapeau : France Claire Parinet 12 h 46 min 55 s Drapeau : France Catherine Houseaux 12 h 47 min 50 s
1999 Drapeau : France Pascale Lafosse (1/1) 12 h 46 min 2 s Drapeau : France Véronique Matur 13 h 9 min 22 s Drapeau : France Sylvaine Simon 13 h 58 min 42 s
1998 Drapeau : Allemagne Barbara Alber (2/2) 12 h 23 min 55 s Drapeau : France Emmanuelle Cosuse 12 h 35 min 55 s Drapeau : France Emmanuelle Grisius 13 h 34 min 18 s
1997 Drapeau : France Catherine Houseaux (1/2) 12 h 32 min 11 s Drapeau : France Véronique Matur 13 h 3 min 1 s Drapeau : France Anne Sauvenet 13 h 41 min 35 s
1996 Drapeau : Australie Gayle Watson (2/2) 12 h 24 min 5 s Drapeau : Allemagne Barbara Alber 13 h 7 min 32 s Drapeau : France Véronique Matur 13 h 33 min 31 s
1995 Drapeau : Allemagne Barbara Alber (1/2) 13 h 5 min 0 s Drapeau : Espagne Dina Bilbao 13 h 50 min 59 s Drapeau : France Valérie Sinko 15 h 0 min 49 s
1994 Drapeau : Australie Gayle Watson (1/2) 12 h 27 min 47 s Drapeau : France Emmanuelle Grisius 13 h 18 min 3 s Drapeau : Suisse Olivia Tschanz 16 h 3 min 59 s
1993 Drapeau : France Anne-Marie Rouchon (1/1) 11 h 37 min 51 s Drapeau : France Elisabeth Poncelet 12 h 3 min 16 s Drapeau : Pays-Bas Katlika Wiltenborg 12 h 13 min 55 s
1992 Drapeau : Australie Tracey Ellingham (1/1) 12 h 1 min 41 s Drapeau : Australie Gayle Watson 12 h 18 min 16 s Drapeau : France Dominique Damiani 12 h 52 min 14 s
1991 Drapeau : France Dominique Damiani (2/2) 13 h 33 min 55 s Drapeau : Pays-Bas Marion Van Boven 14 h 4 min 47 s Drapeau : Pays-Bas Joke Keuning 14 h 17 min 21 s
1990 Drapeau : France Dominique Damiani (1/2) 13 h 26 min 30 s Drapeau : France Sylvie Dupuy 14 h 4 min 55 s Drapeau : France Marie-Paule Grab 14 h 34 min 54 s
1989[n 6] Drapeau : Pays-Bas Marion Van Boven (1/1) 13 h 38 min 38 s Drapeau : Pays-Bas Kenny Joke 13 h 44 min 40 s Drapeau : France Florence Leduc 17 h 15 min 12 s
1988 Drapeau : France Chantal Malherbe (1/1) 13 h 14 min 24 s
1987 Drapeau : Allemagne Rita Keitmann (1/1) 14 h 15 min 9 s
1986 Drapeau : France Nadia Cédolin (1/1) 12 h 24 min 0 s Drapeau : France Pascale Lafosse 12 h 30 min 47 s
1985 Drapeau : France Odile Lagarde (1/1) h 16 min 36 s Drapeau : Allemagne Iris Weiss h 29 min 48 s Drapeau : France Nadia Cédolin h 41 min 46 s

Par nation et records[modifier | modifier le code]

Classement par nation de 1984 à 2016
Rang Nation Total Rang Nation Total
Hommes Femmes
1 Drapeau de la France France 15 1 Drapeau de la France France 16
2 Drapeau de l'Espagne Espagne 9 2 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 4
3 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 2 2 Drapeau de l'Australie Australie 4
3 Drapeau du Danemark Danemark 2 4 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 3
5 Drapeau des États-Unis États-Unis 1 5 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 2
5 Drapeau de la Suisse Suisse 1 6 Drapeau de la Hongrie Hongrie 1
5 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 1 6 Drapeau de la République tchèque République tchèque 1
5 Drapeau de la Croatie Croatie 1 6 Drapeau de l'Irlande Irlande 1
5 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 1
Tableau des records
Record Triathlète Année Donnée
Record de victoires - Hommes Drapeau : France Yves Cordier
Drapeau : Espagne Marcel Zamora Pérez
1987-1988-1994-1998-1999
2009-2010-2012-2013-2014
5
Record de victoires - Femmes Drapeau : Royaume-Uni Bella Bayliss Commerford 2002-2008-2009 3
Record de temps - Hommes Drapeau : France Hervé Faure 2011 h 48 min 56 s
Record de temps - Femmes Drapeau : France Jeanne Collonge 2013 10 h 56 min 43 s
Drapeau : Australie Carrie Lester[n 7] 2016 10 h 46 min 26 s

Parcours de l'Embrunman[modifier | modifier le code]

Photo triathlètes en combinaison de natation pour un départ de nuit
Départ nocturne de l'Embrunman 2014.

Une des premières particularités et difficultés de l'Embrunman réside dans le départ de l'épreuve de natation. Celui-ci se fait de nuit, sur le principe d'un départ massif (mass start) par genre, les femmes commençant la course à 5 heures 50 et les hommes à 6 heures. La natation s'effectue dans le plan d'eau de la ville d'Embrun en bordure du Lac de Serre-Ponçon, en deux boucles de 1,9 km sans sortie « à l'australienne[n 8] ». Une première barrière temps est posée en sortie de la partie natation, que tous les concurrents doivent achever avant 8 heures 15, sous peine d'élimination directe[Ass 1].

Photo en couleur du dernier tronçon avant l'arrivée au col d'Izoard
La Casse Déserte dans le col d'Izoard.

Le parcours cycliste est classé parmi les parcours à haute difficulté avec ses 186,5 km assortis de 3 600 mètres de dénivelé positif, ce tracé mis en œuvre en 1990 étant toujours le même en 2016. Au sortir de l'aire de transition, les triathlètes empruntent la route des Puys[n 9] en direction de la commune de Réallon et doivent rapidement grimper des côtes de 7 à 9 % de déclivité pendant une quinzaine de kilomètres. Cette première difficulté se termine par un « mur » d'une cinquantaine de mètres à près de 19 %. La descente s'effectue en direction de Savines-le-Lac puis les concurrents prennent la direction de Crots et de Baratier sur un parcours vallonné et terminent ce premier segment de 42 km environ qui sert également de parcours au triathlon M. Au sortir de la commune de Baratier, le parcours remonte vers Saint-André-d'Embrun, Saint-Clément-sur-Durance et oblique vers Guillestre, emprunte les gorges du Guil en direction de Château-Ville-Vieille puis tourne vers la gauche en direction d'Arvieux. Cette deuxième section du parcours propose un dénivelé positif constant entre 3 et 6 %. À partir d'Arvieux, la première grande difficulté se présente aux concurrents avec l’ascension du col d'Izoard et de ses 2 360 mètres d'altitude, et s'accentue à partir de Brunissard, qui présente des pourcentages de pente de l'ordre de 9 à 16 % selon les passages. Au sommet de ce col qui correspond au kilomètre 98 de la course, un poste de ravitaillement sert également de barrière temps, les concurrents devant avoir franchi celle-ci avant 13 heures 10. La descente, technique tout d'abord, est rapide ensuite jusqu'à Briançon. Le retour vers Embrun s'effectue sur la rive droite de la Durance où la côte des Vigneaux, mais surtout celle redoutable de Pallon à hauteur de la commune de La Roche-de-Rame, avec ses 2,4 kilomètres à 12 % en ligne quasi droite, attendent les concurrents, avant de plonger vers Embrun. C'est au kilomètre 172, à Pont-Neuf, que se situe la troisième barrière temps, à franchir avant 16 h 15. Enfin les triathlètes prennent la direction de la dernière grande difficulté du circuit et vont gravir la côte de Chalvet, surnommée « la bête ». Celle-ci est longue de trois kilomètres et présente des pourcentages de pente de 9 à 12 %. Ils retournent ensuite vers l'aire de transition où une ultime barrière temps est fixée pour le parcours cycliste à 17 heures 15[30],[Ass 1].

Le marathon, à l'instar du parcours vélo, se classe dans la catégorie haute difficulté avec ses 42,195 km assortis d'un dénivelé positif de 440 mètres. Jusqu'en 2015, il s'effectue en deux boucles de 21,1 km, une barrière temps impose aux concurrents la fin de la première boucle avant 20 heures. Au sortir de l'aire de transition les triathlètes débutent par un tour du plan d'eau d'Embrun avant de prendre la direction du centre-ville où une première montée abrupte les attend. Le parcours ressort de la ville pour prendre la direction de Pont-Neuf puis remonte vers la commune adjacente de Baratier. Le parcours retourne enfin vers Embrun où les triathlètes retrouvent la digue pour un nouveau tour du plan d'eau en sens inverse. Il se poursuit par un premier passage à gauche de la ligne d'arrivée où les triathlètes récupèrent le marqueur de fin du 1er tour et sont autorisés à s’élancer pour le tour final[31].

À partir de 2016, le parcours du marathon est modifié. Il s'effectue en trois boucles au lieu de deux, ne fait plus le tour du plan d'eau et ne traverse plus la commune de Baratier. Le circuit reste concentré dans la ville d'Embrun et sur les digues de la Durance et rajoute de fait une troisième montée de la côte des Chamois pour accéder au centre-ville[Ass 2]. Deux nouvelles barrières temps, à 19 h 15 pour la fin du premier tour et 21 h 15 pour la fin du second, sont mises en œuvre. Cette difficulté supplémentaire est palliée par un allongement du délai de temps de course général de 30 minutes. La fin du chronométrage officiel se fait à 23 h au lieu de 22 h 30 pour les années précédentes, soit un temps total de compétition chronométrée de 17 heures[22].

Aspects extra-sportifs[modifier | modifier le code]

Grille des prix[modifier | modifier le code]

Espace de transition de la compétition de de triathlon à Embrun
Aire de transition de l'Embrunman

L'Embrunmnan est une compétition mixte : il n'y a pas de distinction entre hommes et femmes au classement général. Les femmes prennent le départ de la partie natation cinq minutes avant leurs homologues masculins. Une prime financière est allouée aux sept premiers du classement général ainsi qu'aux cinq premières femmes à passer la ligne d'arrivée. Des récompenses honorifiques sont allouées aux vétérans[n 10] et aux clubs de triathlon[Ass 3].

Grille des prix Embrunman 2016
Classement Général Femmes Vétérans Hommes Vétérans Femmes Clubs
1er 25 000 euros 19 000 euros Coupe Coupe Coupe
2e 15 000 euros 11 000 euros Coupe Coupe Coupe
3e 11 000 euros 9 000 euros Coupe Coupe Coupe
4e 9 000 euros 6 000 euros
5e 8 000 euros 3 000 euros
6e 5 000 euros
7e 2 000 euros

Retombées économiques[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas d’étude indépendante sur les retombées économiques de cet événement sportif. En 1992, Jean-François Bonnet, qui fait partie de l’organisation, a réalisé un sondage auprès de 282 triathlètes sur les 1 250 participants à l'édition longue distance de cette année-là. Les questions portent sur les modes d'hébergement, le nombre d'accompagnateurs et les types de consommations. Il ressort de son analyse que[MF 3] :

  • chaque triathlète est accompagné par deux ou trois personnes en moyenne (2,64) ;
  • la durée du séjour est de 8,28 jours par compétiteur ;
  • l’hébergement se répartit entre hôtel (11 %), location meublée (35 %), camping (46 %), ou d'autres moyens (8 %).

Partant de ces données recueillies, il déduit des estimations des retombées pour l'économie locale qui s’élèveraient à[MF 3] :

  • un apport de 4 540 personnes[n 11] dans l'Embrunais (triathlètes et accompagnants) ;
  • 37 682 nuitées à prix variables selon le type d'hébergement, pour un chiffre d'affaires moyen de trois millions de francs (456 000 euros).

Les chiffres ne comprenant pas les dépenses en matière de nourriture et de loisirs, Jean-François Bonnet estime « incontestables » les retombées économiques de l'Embrunman à cinq millions de francs (plus de 760 000 euros) en 1992[MF 3]. En 2013, dans un interview audio à la radio locale « Radio Alpine Meilleure (Ram05) », Gérald Iacono évoque ces chiffres et annonce qu'une autre étude devrait être mise en œuvre selon les mêmes principes, les données de 1992 étant largement datées[32].

Spectateurs et bénévoles[modifier | modifier le code]

Photo couleur du public qui acclame les triathlètes
Public sur la partie cycliste de l'Embrunman

L'Embrunman se déroule pendant la période estivale et dans un secteur touristique très fréquenté en cette période ; les compétiteurs bénéficient ainsi d'un soutien populaire important. Le triathlon étant un sport de plein air, les épreuves de toutes distances se déroulent en extérieur, l’accès aux différents parcours, à de rares exceptions près, étant libre et gratuit. Le dénombrement des spectateurs reste donc du domaine de l'évaluation. Certains médias observateurs ainsi que l'organisation estiment à près de 100 000 le nombre de spectateurs présents pendant ces journées de compétitions[4].

Comme pour l'ensemble des compétitions de triathlon en général, l'Embrunman fait appel à de nombreux bénévoles qui participent à la réussite de l’événement et sécurisent l'environnement des compétiteurs. L'organisation a annoncé pour l'année 2014 la participation de 2 000 bénévoles pendant l'Embrunman[7] et sur les diverses épreuves qui l'entourent .

Étude sur les abandons[modifier | modifier le code]

En 2016, le magazine spécialisé Triathlète a rendu publics les résultats d'une étude sur les abandons pendant un triathlon distance Ironman. Cette étude est établie lors de l'édition 2014 de l'Embrunman au regard de la difficulté exceptionnelle des parcours et des conditions météorologiques qui peuvent être extrêmement variables tant sur une partie du parcours, avec le franchissent d'un col de haute montagne, que d'une année sur l'autre. L'Embrunman est également la course XXL sur laquelle le plus grand nombre d'abandons est généralement constaté[n 12]. La méthode prend en compte, grâce à l’utilisation d’un questionnaire fourni aux compétiteurs, l’ensemble de leurs données de préparation et de pratique de ce type de compétition. Il en ressort que sur 1 174 participants ayant pris le départ cette année, 110 ont abandonné en cours d'épreuve soit 9,5 %, le taux de réponse après l'épreuve est de 69 % et donne les résultats suivants:

  • 45 % pour cause de blessures, dont la moitié sont d'origines musculaires ;
  • 38 % pour des causes médicales diverses, hypoglycémie, troubles digestifs, problèmes respiratoires ;
  • 27 % par épuisement.

Les abandons ont lieu le plus souvent pendant le marathon (à 46 %), puis pour 41 % sur la partie vélo. Les chutes ne représentent que 3 % des abandons. Plus généralement, pour l’édition 2014, 19 des triathlètes ayant abandonné ont nécessité une prise en charge dans un poste de secours (17 %) et neuf ont été hospitalisés (8 %). L'étude fait apparaitre également que le seul facteur de risque d'abandon mis en évidence est corrélé à l'âge du compétiteur et quasi proportionnel à son augmentation[33].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Maurice Fortoul, L'Embrun man, 25 ans d'épopée, Éd.du Roc, (ISBN 9782951212312). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Audio-visuel[modifier | modifier le code]

  • « Embrun Man 20 ans d'émotions », de Christophe Rosanvallon, de Mosaïc Productions, coll. « Films de montagne », 15 août 2003, Betacam [présentation en ligne] : Ayant droit Gerald Iacono.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La FFtri donne le nom XXL à la compétition de distance Ironman.
  2. Hervé Faure, le tenant du record, le dit lui-même : « C’est le triathlon le plus dur au monde, car il dure deux heures de plus que les Ironmans. »[3]
  3. Il le gravit huit fois dont cinq fois sur la plus haute marche.
  4. La courte distance est aussi la distance de l'épreuve olympique.
  5. a et b Nouveau parcours marathon.
  6. a et b Passage à la distance Ironman.
  7. Records établie sur le nouveau parcours marathon mis en place à partir de 2016.
  8. Celle-ci consiste à sortir de l'eau en un point donné et à y retourner pour démarrer une seconde boucle.
  9. Puy Sanières et Puy St-Eusèbe.
  10. Catégorie des plus de 40 ans.
  11. Total des triathlètes inscrits sur tous les types d'épreuves, soit 1720x2.64.
  12. 34 % d'abandons confondus, c'est-à-dire ne prenant pas le départ (DNS) et abandonnant en cours de course, en 2012, pour 4 % sur l'Ironman France la même année par exemple.

Références[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage de Maurice Fortoul
  • Site de l'association Embrun Man Organisation
  • Autres sources
  1. a et b Audrey Lungo, « Embrun Man : à l'époque ça paraissait fou », sur le site du quotidien Le Dauphiné libéré, (consulté le 5 mars 2016).
  2. « Gros plan sur l'Embrunman », sur le site commercial de la société France net infos, (consulté le 5 mars 2016).
  3. a, b et c Sylvain Paret, « triathlon - 29 e embrunman/À partir de 6 h ce matin au plan d’eau d’Embrun Une histoire de fous », sur le site du quotidien Le Dauphiné libéré, (consulté le 5 mars 2016).
  4. a, b, c, d, e, f et g « EMBRUNMAN Triathlon.. 32 ans déjà ! », sur le site ram05 de la radio libre associative d'Embrun (consulté le 5 mars 2016).
  5. Isabelle Camous, Françoise Huot-Jeanmaire et Frank Gasquet, 30 ans du triathlon de Nice 1983 -1992, Ligue CA / FFTri, , PDF, p. 4-5.
  6. Gilles Grindler, « Odile Lagarde : entre éclectisme et passion », sur le site masterskidefond.fr de l'association des masters nordiques, (consulté le 31 décembre 2015).
  7. a, b et c Embrun Man Organisation, Programme officiel 2014, EMO, p. 10-14.
  8. « Déclaration à la préfecture des Hautes-Alpes de l'association « EMBRUN MAN ORGANISATION » » [PDF], (consulté le 5 mars 2016).
  9. David Revault d'Allonnes, « Triathlon. Dimanche se déroulait l'épreuve la plus physique de la discipline. Embrun, l'ultime effort. », sur le site du quotidien Libération, (consulté le 5 mars 2016).
  10. « Embrunman 2004 : le dossier ! », sur le site triclair.com de l'école de triathlon de Rillieux (Rhône) (consulté le 5 mars 2016).
  11. « Embrunman Triathlons 2008 - 25e anniversaire », sur le site ram05 de la radio libre associative d'Embrun (consulté le 5 mars 2016).
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