Laffaux

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Laffaux
Image illustrative de l'article Laffaux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Fère-en-Tardenois
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Aisne
Maire
Mandat
Jean-Pierre Leguiel
2014-2020
Code postal 02880
Code commune 02400
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2012)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 57″ N 3° 25′ 34″ E / 49.4491666667, 3.4261111111149° 26′ 57″ Nord 3° 25′ 34″ Est / 49.4491666667, 3.42611111111  
Altitude 156 m (min. : 79 m) (max. : 172 m)
Superficie 6,76 km2
Localisation

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Laffaux est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Laffaux (Latofao au VIe siècle) fut le théâtre, en 596, d'une bataille qui opposa le royaume de Neustrie au royaume d'Austrasie. Thibert II d'Austrasie fut défait par Clotaire II de Neustrie. L'originalité de cette bataille réside dans le fait que les deux rois étaient tous deux sous la régence de leur mère : Frédégonde pour Clotaire II et Brunehilde pour Thibert II.

En 680, victoire d'Ébroïn sur Pépin de Herstal.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille du Chemin des Dames.

Le nom de Laffaux est indissociable de l'offensive du Chemin des Dames de 1917. Les 5 et 6 mai 1917, les régiments de chasseurs à pieds montèrent à l'assaut du Moulin de Laffaux qui formait un saillant sur le front allemand depuis son repli sur la Ligne Hindenburg en mars 1917. Les soldats français se heurtèrent aux mitrailleuses allemandes installées dans les trois Blockhaus. Des chars (Shneider et Saint-Chamond) furent été utilisés par les Français pour venir à bout des positions allemandes.

« Créneaux de la mémoire ici nous accoudâmes
Nos désirs de vingt ans au ciel en porte-à-faux
Ce n’était pas l’amour mais le Chemin des Dames
Voyageur, souviens-toi du Moulin de Laffaux »

Louis Aragon, Les Yeux d'Elsa, 1942

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Commune voisine de Margival, une partie du Wolfsschlucht II, un complexe de bunkers allemand de la Seconde Guerre Mondiale, construit pour abriter l'un des Führerhauptquartiere (quartiers généraux du Führer) d'Adolf Hitler, se trouve sur le territoire de la commune. Cela entraina l'évacuation du village en mars 1944. Hitler ne se rendit sur le site, qu'une seule fois, le 16 et 17 juin 1944, pour faire un point sur le front normand avec les Maréchaux Rommel et Von Rundstedt. Courant août 1944, le site fut occupé, une dizaine de jours, par le Maréchal Model et son état-major, après sa prise de commandement allemand sur le front de l'Ouest mais l'évacua, assez vite, face à l'avancée alliée. Plus tard, une base de l'Armée Française puis, une base de l'OTAN furent installées dans les anciennes installations allemandes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Merlin    
mars 2008[1] en cours
(au 12 mai 2014)
Jean-Pierre Leguiel   Réélu pour le mandat 2014-2020[2]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 148 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
191 226 243 249 272 318 291 270 266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
265 254 233 212 189 211 205 209 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
217 223 195 116 129 145 130 134 224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
137 139 148 130 144 145 125 122 148
2012 - - - - - - - -
148 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Moulin de Laffaux[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit le Moulin de Laffaux a été aménagé en 2013-2014 un Jardin de mémoire sur l'aire de repos de la R.N. 2 qui rassemble différents monuments commémoratifs de la Grande Guerre (inauguration 14 juin 2014).

Monument national des crapouillots[modifier | modifier le code]

Ce monument rend hommage aux artilleurs de tranchées tombés au combat de la Première Guerre mondiale. Cette œuvre de Marcel Loyau a la forme d'un crapouillot, c'est à dire d'un canon de tranchée. Il a été érigé en 1933 à la mémoire des artilleurs français des fronts de France et d'Orient. Mutilé au cours de la Seconde Guerre mondiale, il a été restauré en 1958.

Pendant l'hiver 2007, le monument des crapouillots fut frappé par la foudre, très sérieusement endommagé, il a été démonté, déplacé et reconstruit sur le site actuel en 2012.

Autres monuments commémoratifs du Jardin de mémoire[modifier | modifier le code]
  • Monument des sténographes sous la forme d'un obélisque
  • Monument du Général Estienne
  • Monument du 4e Régiment de cuirassiers
  • Monument au 9e Régiment de cuirassiers à pied
  • Monument au sergent pilote Georges Damez
  • Monument à Henri Dupouy du 7e Régiment d'Infanterie coloniale
  • Monument à Maurice Thiriez, cuirassier, tué à Laffaux
Autres lieux de mémoire du Moulin de Laffaux[modifier | modifier le code]
  • Monument des fusiliers-marins, érigé en 1938. Le bataillon de fusiliers marins a combattu au moulin de Laffaux le 14 septembre 1918. Il combattit jusqu'à Laon, au tout début d'octobre, il perdra les trois-quarts de ses officiers (18 tués) et plus de la moitié de son effectif (430 tués).
  • Carrière de Fruty, où les fusiliers-marins combattirent le 14 septembre 1918. Les marques des combats sont encore visibles.
  • Monument à la mémoire de Frédéric Taillefert, fusillier-mitrailleur du 4e Régiment mixte de zouaves-tirailleurs.
  • Monument à la mémoire de Serge Real del Sarte frère de Maxime Real del Sarte, blessé mortellement le 30 avril 1917;

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Charles Laurent, grand-père maternel de Gérard Labrunie dit de Nerval, décédé le 19 janvier 1834, né en 1757. Ce grand-père a inscrit l'ascendance maternelle de Gérard dans le Valois et s'est par la suite installé à Paris, devenant marchand linger, au 23 rue Coquillière, non loin des Halles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Offenstadt, "Voyageur souviens toi du Moulin de Laffaux. Laffaux, village-mémoire, 1917-2004", in id., Le Chemin des Dames de l'événement à la mémoire, Paris, Stock, 2004, pp. 373–381.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ (consulté le 4 août 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.