Thiérache

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Thiérache
Image illustrative de l'article Thiérache
Vallée de l'Oise à Marly-Gomont

Région française Picardie (F)
Champagne-Ardenne (F)
Nord-Pas-de-Calais (F)
Région belge Région wallonne (B)
Département français Aisne (F)
Ardennes (F)
Nord (F)
Province de Belgique Province de Hainaut
Province de Namur (B)
Ville(s) principale(s) Chimay (Belgique)
Couvin (Belgique)
Fourmies (Nord)
Guise (Aisne)
Hirson (Aisne)
Vervins (Aisne)
Siège du pays Hirson (Aisne)
Région(s) et espace(s) connexe(s) Hainaut (Avesnois)
Cambrésis

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Localisation

La Thiérache est une région naturelle qui regroupe des régions de France et de Belgique où l'on retrouve des traits paysagers et architecturaux similaires : présence du bocage, de l'herbage, terrains vallonnés, habitat dispersé, maisons traditionnelles construites en pierres ou en briques avec des insertions en pierre et munies d'une toiture en ardoise.

Située au nord-est du département de l'Aisne, elle déborde sur les départements du Nord, des Ardennes, et des provinces belges du Hainaut et de Namur. Elle correspond globalement aux contreforts occidentaux du massif ardennais.

La plus importante agglomération est Fourmies (Nord).

Géographie[modifier | modifier le code]

La Thiérache est une région éclatée, répartie entre deux États, trois régions françaises (Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Champagne-Ardenne) et deux provinces belges (Hainaut et Namur). Ces limites marquent profondément cet espace, centripète. Même la limite actuelle entre l'Aisne et le département du Nord, ancienne frontière de la France avant le XVIIe siècle, demeure une fracture importante dans l'espace social, malgré la ressemblance frappante des paysages.

Délimitation non officielle des territoires de la Thiérache.
Pays Région Département (F) / Province (B) Entité administrative Superficie Population
Drapeau de la France France Picardie Aisne Pays de Thiérache (Communautés de communes du Pays des Trois Rivières, des Portes de la Thiérache, de la Région de Guise, de la Thiérache d'Aumale et de la Thiérache du Centre) 1 672 km2 78 555 hab.
Drapeau de la France France Nord-Pas-de-Calais Nord Sud-est de l'arrondissement d'Avesnes/Helpe (cantons situés au sud de la Sambre) : cantons d'Avesnes/Helpe Nord, Avesnes/Helpe Sud, Landrecies, Solre-le-Château, Trélon 730 km2 69 966 hab.
Drapeau de la France France Champagne-Ardenne Ardennes Ouest de l'arrondissement de Charleville-Mézières : Cantons de Renwez, Rocroi, Rumigny, Signy-l'Abbaye, Signy-le-Petit 907 km2 26 402 hab.
Drapeau de la Belgique Belgique Région wallonne Hainaut Sud de la Botte du Hainaut : Communes de Chimay, Froidchapelle, Momignies, Sivry-Rance 441 km2 23 382 hab.
Drapeau de la Belgique Belgique Région wallonne Namur Sud-ouest de l'arrondissement de Philippeville : Communes de Cerfontaine, Couvin, Viroinval 411 km2 23 939 hab.

Histoire[modifier | modifier le code]

parti, en 1 coupé en chef fascé d'argent et de gueules de huit pièces et en pointe d'azur aux trois fleurs de lys d'or et en 2 d'azur semé de fleurs de lys d'or ; sur le tout d'or au lion de gueules.

Historiquement, la Thiérache se limite au nord du département de l'Aisne, avec Guise comme capitale.

Une légende tenace démentie par les découvertes archéologiques, fait de la Thiérache médiévale, un pays couvert de forêts. Le couvert forestier était plus important que dans les riches régions agricoles voisines (le Laonnois au sud et le Vermandois à l'ouest), mais les défrichements du Moyen Âge, certes importants, ont été exagérés. Subsistent encore quelques belles forêts domaniales : les forêts d'Anor, Fourmies, Hirson, Trélon, Le Nouvion-en-Thiérache et de Saint-Michel.

L'abbé Hossart dans son Histoire ecclésiastique et profane du Hainaut[1] rapporte qu'au commencement du VIIe siècle, le diocèse de Cambrai se trouva divisé en plusieurs petits départements qui avaient chacun leur chef de justice et leurs coutumes. « Ces départements, dit-il, s'appelaient pagi, cantons; il y eut.... Theoracia, Thiérache: ce pays s'allongeoit sur les frontières du Hainaut et Laonnois depuis la source de la Sambre jusqu'au pays de Lomme ou de Namur: une partie seulement de la Thiérache étoit du diocèse de Cambrai et compose encore le Hainaut moderne; l'autre partie est du diocèse de Laon. On distinguait encore .... Fania, la Fagne, qui n'est qu'une partie de la Thiérache.... »
Cet auteur assignerait donc à la Thiérache au nord-est une étendue beaucoup plus considérable que celle qu'on lui reconnaît généralement aujourd'hui[2].

Le pays de Thiérache en 1753 sur la carte du Gouvernement général de Picardie et Artois de Gilles Robert de Vaugondy

D'après la carte de 1753 du Gouvernement général de Picardie et Artois de Gilles Robert de Vaugondy, les limites de la Thiérache étaient, au nord, les mêmes que les limites actuelles du département, moins Fesmy et Le Sart qui appartenaient alors au Cambrésis; au nord-ouest, la ligne séparative, faisant pointe, rattachait Honnechy à la Thiérache; puis cette ligne descendant, à l'ouest, au-delà du cours de l'Oise, laissait au Vermandois Bohain, Fresnoy-le-Grand, Moÿ; et à l'Île-de-France, Chauny. Au sud, la Thiérache était bornée par les communes de Septvaux, Lizy, Bucy-lès-Cerny, Chalandry, Froidmont, Sissonne et Nizy-le-Comte. A l'est, elle avait, comme au nord, les mêmes limites, que celles du département, en laissant toutefois Noircourt, Rozoy-sur-Serre, Brunehamel, et prenant Rumigny qui appartient aujourd'hui aux Ardennes.

Paysage[modifier | modifier le code]

Par leur richesse en forêts et en prairies, grâce à un maillage bocager localement préservé connectant ces milieux avec les Ardennes et via le massif ardennais avec des zones d'Europe centrale écologiquement très riches, la Thiérache et plus largement l'Avesnois sont un des grands réservoirs de biodiversité pour le nord de la France et la Belgique. Cette richesse a justifié la création du Parc naturel régional de l'Avesnois et font de cette région une des deux zones majeures de la Trame verte et bleue du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais.

Le recul du bocage et des herbages, les remembrements, la périurbanisation et la fragmentation écologique du territoire par de nouvelles routes sont toutefois des causes importantes de recul de la biodiversité.

La Thiérache est traditionnellement un pays de bocage, curieusement intercalé dans sa partie sud entre les openfield champenois, picard et du Cambrésis. Cette particularité a deux origines :

  • Dans le Nord de la Thiérache (Avesnois), il existait au XIVe siècle une forte tendance à l'individualisme agraire, qui ont développé quelques noyaux bocagers, étudiés par J. Sivery.
  • Dans le Sud de la Thiérache (Thiérache axonaise), la pratiques de la vaine pâture et les droits de parcours interdisent les enclôtures jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Le système dominant reste l'openfield. Avec la fin des pratiques collectives, le bocage se répand durant tout le XIXe siècle, sur le modèle de l'Avesnois[3].
Maroilles et boulette d'Avesnes
  • Au XIXe siècle, avec le décloisonnement de la région par le chemin de fer, les cultures aux faibles rendements, comme les céréales, ont été abandonnées au profit de l'élevage. La Thiérache, comme le pays d'Auge en Normandie, s'est tournée vers la production de beurre, produit très valorisé sur le marché parisien. Le lait subsistant a été transformé en fromage. Mais ici, au lieu du camembert, on a produit le maroilles, à l'odeur forte mais au goût subtil et fin, et la boulette d'Avesnes, produit dérivé du premier (brisures) dont la consommation est à réserver aux plus solides estomacs. Comme en Normandie, les prairies ont été plantées de pommiers qui produisent un cidre de qualité (et l'alcool de pomme qui va bien avec lui).

Le bocage s'est progressivement étendu du Sud vers le Nord. Les cultures céréalières dans l'extrême Nord de l'Avesnois, aux marges du Hainaut. Dans tous les cas, ce bocage ne présente pas de talus, à l'inverse des bocages bretons et normands. Depuis la fin du XXe siècle, la crise de l'élevage laitier a engendré un recul du bocage au profil de l'openfield.

Quelques industries locales florissantes au siècle dernier se sont éteintes (textile) ou sont devenues marginales (fonderies), travail de l'osier (vannerie). La boisellerie a eu aussi son importance, et il en reste des traces à Felleries, où l'on tourne encore le bois, mais pour les touristes.

Une autre spécialité locale a été l'exploitation des calcaires bleus de l'étage givétien, dits "marbres" bleus, que les maisons locales présentent encore largement.

Certaines formes curieuses de forêts sont typiques de Thiérache : ce sont les « haies » défensives, comme la haie d'Avesnes-sur-Helpe. Il s'agit d'une forêt circulaire entourant une ville, qui aurait eu une fonction défensive au moins dès le Haut Moyen Âge. La haie d'Avesnes a eu un rôle lors de la bataille de Wattignies, en séparant les belligérants. En général, ces haies, reliques probables de la forêt préhistorique dans certains cas, ont été défrichées. Seule la haie d'Avesnes demeure nettement visible de satellite, sous forme d'un arc de cercle visible y compris sur des cartes à petite échelle. Elle sera à nouveau tranchée par la création d'une nouvelle route à 4 voies, parallèle à l'ancienne RN2.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Dans sa partie Nord-Pas-de-Calais, la Thiérache abritait encore en 2000 1035 exploitations, dont 690 presque exclusivement consacrées à l'élevage bovin ; 24 % des exploitations agricoles étaient à cette date mises aux normes (PMPOA et 33 % s'apprêtaient à le faire rapidement, soit une modernisation totale de 57 % des exploitations.

Surface agricole utile : 42 463 ha de SAU en 2000 (-7 % de 1998 à 2000)

Surface agricole utile moyenne :41ha par exploitation (Augmentation moy. de +6,9 % de 1998 à 2000)

Dominantes agricoles et tendances[modifier | modifier le code]

Systèmes laitiers-herbagers purs (environ 400 exploitants sur 312 exploitations (280 dans le Nord, 32 en Pas de Calais), avec une référence laitière de 180 000 kg), avec[4] ;

  • mise aux normes faite à 50 % en 2000, après de nombreux remembrements qui ont causé un fort recul du bocage et du pommier traditionnel ;
  • système herbager ou complété par une surface fourragère en faible proportion ;
  • troupeau moyen de 40 vaches (système herbager pur) à 60 vaches (herbe + maïs) sur une superficie de 40 à 60 hectares ;
  • des exploitants plutôt âgés, notamment dans le système herbager pur (50 % des exploitants ont plus de 50 ans dans ce secteur, avec peu de candidatures de reprise : la diminution des exploitations pourrait atteindre 51 % à 46 % de 2000 à 2015 selon l'évaluation prospective du SRADDT, et les systèmes herbagers seraient les plus touchés, ce qui risque de fortement modifier le paysage de Thiérache). L'exploitant ne dispose généralement pas de salarié, et un des conjoints travaille à l’extérieur dans 50 % des cas.

Systèmes associant la production de lait et l’allaitement (130 exploitations) :

  • sans différence globale (que ce soit pour la taille de l'exploitation ou son résultat économique ;
  • tendance à la baisse de production de viande et à l'intensification laitière (il existe une forte demande de lait bio, qui pourrait être renforcée à la suite du Grenelle de l'environnement) ;
  • tendance à la baisse régulière du nombre d’exploitations (- 4,5 % entre 1998 et 2000) ;
  • un résultat courant par an qui était en 2000 évalué à 12 000 à 18 000 €.

Transport[modifier | modifier le code]

La RN 2, grand axe routier méridien, traverse la Thiérache, pour relier Paris à Bruxelles (via Avesnes-sur-Helpe, La Capelle en Thiérache et Vervins).

Un autre axe routier zonal important, la route nationale 43, relie Cambrai à Charleville-Mézières (via Le Nouvion-en-Thiérache, La Capelle en Thiérache, Hirson).

Elle est traversée par la ligne ferroviaire Calais-Bâle qui n'est plus desservie que par des TER vers Lille et Charleville-Mézières. Une ligne secondaire la relie d'Hirson à Laon.

Développement[modifier | modifier le code]

Des projets transrégionaux et transfrontaliers culturelles (entre Chimay, Fourmies et Hirson), en matière d'assurance maladie et hospitalière (projet Transcards), de développement économique (au travers des projets Interreg IV TRANS'ECO et HatriumII) permettent aujourd'hui aux différentes entités de travailler ensemble dans des domaines précis.

La véloroute TransEuropéenne EuroVelo 3 (Trondheim (Norvège)-Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne)) est en cours de construction. Venant de Paris, elle empruntera l'Axe vert de la Thiérache de Guise à Hirson (programmée en 2013), puis elle rejoindra la voie verte de l'Avesnois au nord de Fourmies.

Par contre, la mise en place d'une structure permettant de réunir administrativement les différents territoires Thiérachiens paraît compliquée au vu de leur rattachement à des régions, provinces et pays différents.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Église fortifiée de Wimy (Aisne, France)
Article détaillé : Églises fortifiées de Thiérache.
  • Nombreux habitats traditionnels de brique et « pierre bleue » ;
  • L'abbaye de Saint-Michel et ses grands orgues.
  • Le Château-Fort de Guise, forteresse des célèbres Ducs, qui doit ses mille ans d'occupation militaire ininterrompue à la situation historique et géographique clef de la Thiérache.
  • Le Familistère fondé par Jean-Baptiste André Godin (1817-1888), haut lieu de l'histoire industrielle et sociale de la région.
  • Écomusée de l'Avesnois : Dans la Thiérache du Nord, à Fourmies mais aussi dans plusieurs communes aux alentours, des musées intéressants liés aux activités économiques historiques locales sont à découvrir : Site de l'Écomusée de l'Avesnois
  • La Tour Florentine de Buire, témoignage de l'activité ferroviaire de la gare d'Hirson (second nœud ferroviaire le plus important de France après Paris au début du XXe siècle).
  • Le Fort d'Hirson.
  • Le Verziau de Gargantua, monolithe situé sur la commune de Bois-lès-Pargny.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire ecclésiastique et profane du Hainaut par l'Abbé Hossart(2 vol. in-12, Mons, 1792)
  2. Bulletin de la Société archéologique et historique de Vervins et de la Thiérache, Tome 6, page 108
  3. Jérôme Buridant, Emilie Gallet-Moron, Guillaume Decocq, "Fractionnement des paysages forestiers et diversité floristique : le poids de l'histoire. L'exemple des fragments forestiers du bocage de la Thiérache (nord-est de la Picardie)", in : Christine Farcy, Jean-Luc Peyron, Yves Poss (dir.), Forêts et foresterie, mutations et décloisonnements, Paris : L'Harmattan, 2013, p. 237-252.
  4. Travail prospectif à horizon 2020 fait dans le cadre du SRADDT par le Conseil régional et la Chambre d'agriculture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Michaux, Histoire d'Origny-en-Thiérache et de ses environs, J. Lecerf, libraire-éditeur, 1894 [lire en ligne]
  • Jean-Pierre Renard, « L’Avesnois-Thiérache, un système régional frontalier ? », Revue Hommes et terres du Nord n°4, Lille, Institut de géographie, Faculté des lettres de Lille, 1983, n° spécial Avesnois-Thiérache, pp 43–46
  • Jean-Pierre Renard, Étude géographique des marges mitoyennes des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie. La contribution des limites territoriales, autrefois frontalières, à la marginalisation d’espaces ruraux, Lille, Université de Lille 1, 1987, 2 volumes, 1143 pages
  • Jean-Pierre Renard, « La place du bocage dans la vie régionale de l’Avesnois Thiérache », Colloque européen sur le devenir du bocage, Actes, Fourmies, Ecomusée de la région de Fourmies-Trélon & Maison du Bocage, Sains-du-Nord, 1989, pp 21–25
  • Robert Sevrin, « Comparaison de paysages issus des défrichements médiévaux (Géronsarts), de la deuxième moitié du XVIII e siècle (Tournaisis-Pévèle) et du XIX e siècle (Forêts des Princes de Chimay). », Hommes et Terres du Nord, Lille, Institut de géographie, Faculté des lettres de Lille, 1986, n° 2-3 pp 186–189
  • J. Vaudois, « L’évolution récente de l’agriculture de la Thiérache du Nord (Avesnois) », Revue Hommes et terres du Nord n°4, Lille, Institut de géographie, Faculté des lettres de Lille, 1983, n°spécial Avesnois-Thiérache, pp 31–38
  • Gérard Sivery, « Les noyaux de bocage dans le Nord de la Thiérache à la fin du Moyen-Âge » in Les bocages, histoire, économie, écologie, Rennes, INRA, CNRS, ENSA, Université de Rennes, 1976, pp 93–96
  • Gérard Sivery, « L’alternance des champs et des prés dans le Nord de la Thiérache du XIIème au XXème siècle. », Revue géographique de l’Est, 1983, 3-4, pp 291–298, Nancy, 1983
  • Gérard Sivery, « Le passage de l’élevage extensif à l’élevage intensif et l’évolution des paysages forestiers dans le sud-est du Hainaut à la fin du Moyen Age », Hommes et terres du Nord n°2-3, Lille, Institut de géographie, Faculté des lettres de Lille, 1986, pp 172–176
  • Jérôme Buridant, Emilie Gallet-Moron, Guillaume Decocq, "Fractionnement des paysages forestiers et diversité

floristique : le poids de l'histoire. L'exemple des fragments forestiers

du bocage de la Thiérache (nord-est de la Picardie)", in : Christine Farcy, Jean-Luc Peyron, Yves Poss (dir.), Forêts et foresterie, mutations et décloisonnements, Paris : L'Harmattan, 2013, p. 237-252.