Vivières

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Vivières
Image illustrative de l'article Vivières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Villers-Cotterêts
Intercommunalité Communauté de communes Villers-Cotterêts - Forêt de Retz
Maire
Mandat
André Pommier
2008-2014
Code postal 02600
Code commune 02822
Démographie
Population
municipale
407 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 04″ N 3° 06′ 16″ E / 49.3011111111, 3.10444444444 ()49° 18′ 04″ Nord 3° 06′ 16″ Est / 49.3011111111, 3.10444444444 ()  
Altitude 70 m (min. : 68 m) (max. : 226 m)
Superficie 13,96 km2
Localisation

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Vivières est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles faites, il y a quelques années, pour tirer les pierres nécessaires à l’entretien des routes, ont mis par hasard à jour au sommet de la route du Faîte et sur les deux versants, des tuiles à rebord et des tuiles creuses (imbrices et tegula), des monnaies romaines en bronze en grande quantité (28 kg) des empereurs Maximus, Tétricus, Posthumus et autres ; des ustensiles, des vases, des débris de poteries de toutes sortes et les fondations d’un certain nombre d’habitations. Deux meules de moulins à bras, mola manuaria ou trusatilis, ont été recueillies depuis. […]
Ce sont là des témoins irrécusables prouvant le séjour des Romains. Ces fondations s’étendent sur une longueur de 500 mètres. On voit des tuiles près de la butte appelée Tour Réaumont et tout le long de la route du Faîte jusqu’auprès de la Croix-Morel. Cette agglomération d’habitants a conservé le nom de Houssoye et c’est sans doute ce nom qu’on lui a donné à l’origine. […] Plusieurs habitants du Houssoye ayant trouvé, dans le voisinage, un étang dans lequel abondait le poisson (ce qu’on appelle communément un vivier), ils construisirent auprès leurs maisons. Ce furent d’abord quelques chaumières éparses que l’on désigna sous le nom de Vivarium, le Vivier. Le Vivier était une dépendance de la colonie du Houssoye. Plus tard, lors de l’invasion franque, les habitants de la colonie ne se trouvant plus en sûreté sur la hauteur et redoutant les approches des vainqueurs – ou peut-être repoussés par eux – allèrent grossir le hameau du Vivier.

Le seigneur du lieu, satisfait de ce surcroît de population et voulant en augmenter encore le nombre, fit construire un château fort pour protéger ses serfs et ses vassaux. On ne sait pas en quel endroit s’élevait ce château, ni quelle en était l’importance. On sait seulement qu’il existait bien avant le IXe siècle. À cette époque, on ne parlait que des Normands ; ils commençaient leurs incursions dévastatrices et leurs noms seuls terrifiaient les paysans. La terre du Vivier dépendait du domaine de La Ferté-sur-Ourcq (La Ferté-Milon). En 845, Hémogalde, seigneur de ce pays, en fit réparer et augmenter les fortifications pour se mettre à l’abri des barbares. […] Pendant longtemps, les gouverneurs de la Ferté furent aussi seigneurs châtelains (Dominus) de Vivières. Seuls les noms de deux de ces seigneurs sont parvenus jusqu’à nous. L’un se nommait Hugues le Blanc ; il prenait le titre de châtelain de La Ferté-Milon et Vivières et mourut après 1121. L’autre était Hugues Soibers de Laon, qui vivait en 1250. Ils étaient chargés de la défense du fort, y résidaient et en avaient le commandement.

Vivières devint une bourgade importante, tant à cause du fort et des établissements religieux qui s’y fondèrent dans la suite, que des reliques de sainte Clotilde qui attiraient toujours un grand nombre de pèlerins. Un prévôt particulier y résidait et il étendit sa juridiction sur les petites localités d’alentour : Villers-Saint-Georges (Villers-Cotterêts), Pisseleux, le fief de Noue, Dampleux, etc. […] En 1126, Hugues le Blanc établit les religieux prémontrés à Vivières.

(Extraits de l’Histoire de Villers-Cotterêts. La ville, le château, la forêt et les environs, d’Alexandre Michaux, 1867)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2004 Francis Hermand    
2004 réélu mars 2008 André Pommier[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 407 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
614 548 536 610 636 642 620 607 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
587 580 547 546 512 503 466 510 527
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512 452 476 430 461 441 495 487 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
356 372 360 313 337 385 394 407 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ferme de l'Épine (XIIIe siècle, propriété privée).
Ferme relevant de l'abbaye prémontrée de Valsery, mentionnée pour la première fois en 1229. Des bâtiments sont construits au XIIIe siècle ou au XIVe siècle (des caves voûtées subsistent sous l'actuel logis). Elle est détruite par les Huguenots vers 1592, puis réédifiée entre 1680 et 1683 (datation par archives). Plusieurs bâtiments agricoles sont reconstruits ou modifiés au XIXe siècle après 1835 ou au XXe siècle : modification de l'aile nord qui porte la date de 1889, de l'aile est et l'aile sud. Construction du hangar sud, accroissement du logis et extension de la ferme vers l'est (source : base Mérimée)
Èdifice du XVIe siècle complètement refait au XVIIe siècle, à l'exception d'une tourelle conservée. Colombier édifié en 1721. Remises et granges dateraient de 1794. L'aile nord des bâtiments agricoles et une demeure à l'est du château auraient été détruites après 1835. Au début du XXe siècle, les propriétaires, dont Henri Bataille, apportent des modifications ; édification dans le parc d'une étable en forme de hutte, destinée à des lamas, et une fabrique de jardin consistant en 28 colonnes toscanes en brique masquée par un enduits. De 1930 à 1960, le château est utilisé comme ferme. A appartenu à la famille de Mazancourt jusqu'à la Révolution où il a été vendu comme bien national. source : base Mérimée)
  • Église Paroissiale Sainte-Clotilde, de L'Assomption (XVIe siècle).
Église construite au XIIe siècle ; il en subsiste la base du clocher qui sert de sacristie ; elle est transformée au XVIe siècle ; dans la 1re moitié du XIXe siècle, son intérieur est totalement restauré et les fenêtres sont agrandies ; elle reçoit alors une nouvelle façade et un portique néo-classique ; elle porte depuis peu le vocable de l'Assomption (source : base Mérimée. Depuis 1947 a lieu chaque année, l'avant dernier dimanche de juin, un pèlerinage national des dévots de sainte Clotilde venus de toute la France. Il est venu s’ajouter à la fête locale de Sainte-Clotilde (3 juin) célébrée depuis des siècles dans la paroisse de Vivières. Le pèlerinage national de Vivières est organisé et animé spirituellement par la confrérie Sainte-Clotilde[4].
  • Source Sainte-Clotilde, situé dans la vallée.
  • Oratoire Sainte-Clotilde, situé en forêt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gabriel-Auguste de Mazancourt

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Confrérie Sainte Clotilde - Pèlerinage national