Margival

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Margival
Église de Margival
Église de Margival
Blason de Margival
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Vailly-sur-Aisne
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Aisne
Maire
Mandat
Bruno Marcellin
2014-2020
Code postal 02880
Code commune 02464
Démographie
Population
municipale
336 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 07″ N 3° 24′ 09″ E / 49.4352777778, 3.402549° 26′ 07″ Nord 3° 24′ 09″ Est / 49.4352777778, 3.4025  
Altitude 81 m (min. : 66 m) (max. : 164 m)
Superficie 5,47 km2
Localisation

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Margival

Margival est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Margival est située à 10 km de Soissons, à 14 km de Coucy-le-Château-Auffrique et à 26 km de Laon. Le village est desservi par la gare de Margival.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région est un lieu de combats de la Première Guerre mondiale.

Article détaillé : Wolfsschlucht II.

Au nord de Margival (ainsi que sur la commune voisine de Laffaux), se trouve un ancien et grand complexe de bunkers allemands, l'un des vingt quartier généraux du Führer (Führerhauptquartiere ou FHQ) disséminés à travers l'Allemagne et l'Europe occupée. Sa planification date de 1940 et doit alors servir à abriter le quartier général allemand pour l'invasion programmée de la Grande-Bretagne[1] mais sa construction date vraiment de 1942. Il est situé dans une tranchée ferroviaire à côté d'un tunnel (afin de pouvoir éventuellement abriter le Führersonderzug le train spécial du Fuhrer[1]). Déclaré terrain militaire, la population de Margival doit quitter la commune en mars 1944. Les 16 et 17 juin 1944, Adolf Hitler, accompagné de Jodl et de son état-major, s'y rend pour faire un point avec les maréchaux Von Rundstedt et Rommel sur l'évolution du front en Normandie[1]. Ce sera sa dernière sortie en dehors du Reich[1].

Courant août 1944, le site est occupé une dizaine de jours par le maréchal Model et son état-major, après sa prise de commandement allemand sur le front de l'Ouest mais celui-ci l'évacue assez vite face à l'avancée alliée. Plus tard, une base de l'armée française puis de l'OTAN s'installent dans l'ancien complexe militaire allemand. En particulier, le 129e régiment d'infanterie occupe cette base, transformée en Centre d'entraînement commandos 129, accueillant des régiments, notamment le 3e RIMa, le 67e RI et le 102e RCC, avec leurs nombreux appelés.

Aujourd'hui, une association essaye de restaurer ce site historique sur bien des points.

Accident du tunnel ferroviaire de Chézy[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 1974, vers 1 ou 2 h du matin, huit soldats du centre commandos, dont beaucoup d'appelés du contingent, trouvent la mort en étant fauchés par un train alors qu’ils traversent le tunnel de Chézy-sur-Marne. Cet accident suscite une très vive émotion dans le pays et relance le débat sur la sécurité, les stages commandos et le « droit aux 7 % de pertes » en vies humaines. Dans les deux années qui suivent, les « huit de Margival » reviennent régulièrement à la mémoire des militants à l’occasion des morts survenant dans l’armée[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D’argent à la croix d’azur chargée de cinq coquilles d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Martine Vivaux    
mars 2008[3] 2014 Daniel Tant    
2014[4] en cours
(au 12 mai 2014)
Bruno Marcellin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 336 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
243 325 314 312 295 286 324 329 312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
276 296 313 273 256 305 275 292 274
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307 315 286 284 329 288 269 248 363
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
296 258 264 321 321 325 323 323 336
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ferme modèle de style anglo-normand, inscrite comme Monument historique, construite d'après les plans de l'architecte André Raimbert vers 1920, pour Alfred Dormeuil.

  • L'église paroissiale a été reconstruite après la Première Guerre mondiale, sur les plans des architectes Antoine et Benjamin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Antony Beevor, D-Day - la bataille de Normandie, éd. Calmann-Levy, 2009, page 243.
  2. « L’apparition et l’extension des comités de soldats en France dans les années 70 (mai 1974-mars 1976) » Mémoire d'Antoine Rauzy, université Paris I, 1999
  3. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  4. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 4 août 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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