Retheuil

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Retheuil
Image illustrative de l'article Retheuil
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Villers-Cotterêts
Intercommunalité Communauté de communes Villers-Cotterêts - Forêt de Retz
Maire
Mandat
Vincent Siodmak
2014-2020
Code postal 02600
Code commune 02644
Démographie
Population
municipale
386 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 21″ N 3° 00′ 40″ E / 49.3225, 3.0111111111149° 19′ 21″ Nord 3° 00′ 40″ Est / 49.3225, 3.01111111111  
Altitude 185 m (min. : 67 m) (max. : 243 m)
Superficie 14,87 km2
Localisation

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Retheuil

Retheuil est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est bâti au fond d'un étroit vallon délimité au nord et au sud par des collines qui se rattachent au plateau du Soissonnais. Le ru de Vandy prend sa source au lieu-dit la Marquette et traverse la commune dans toute sa longueur d'ouest en est, passe au fond de Breuil, se retarde dans l'étang de Thimet, du même nom que l'ancien moulin, pour aller s'unir au ru de Sainte-Clotilde venant de Vivières. Sur 1493 ha d'étendue, la forêt de Retz occupe 370 ha au sud du terroir. Le village est éclaté en trois endroits : le bourg, la Rouillée petit hameau à l'est, et la Marquette hameau plus important à l'ouest avec la maison forestière de Cabaret.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Les premières mentions écrites sur Retheuil remontent en 1061.

La seigneurie de Retheuil après avoir été rattachée à celle de Pierrefonds au XIe siècle fut détachée au XIIIe siècle. Elle appartenait en 1773 à la célèbre famille Héricart de Thury qui possédait les fermes de Passy-en-Valois, de Saint-Remy-Blanzy, Damrard etc... Cette seigneurie comportait le château et une ferme attenante dite du château. De ce dernier, il est difficile de dire ce qu'il reste aussi bien que des bâtiments d'exploitation dont l'affectation est peu identifiable. Actuellement, la ferme est sur plan à cour fermée tournée vers le plateau : le corps de logis paraît installé dans une ancienne chapelle (qui a des parties XIIIe siècle) remaniée en 1773 et commande la porte d'entrée dominée par une échauguette du XVIe siècle M. Il reste outre les bâtiments ruraux un colombier carré. Dans l'enclos subsiste la chapelle Saint-Eloi en ruine, peut-être du XVIe siècle. Elle avait jadis un chapelain perpétuel et dépendait de la cure.

Mais le territoire de Retheuil était partagé par des seigneuries ecclésiastiques. L'abbaye Saint-Jean des Vignes de Soissons y possédait, dès le XIIIe siècle, une ferme où il y avait des convers et une grange dîmière. Il semble qu'il y ait souvent confusion entre cette ferme et celle du château. La ferme de Saint-Jean des Vignes n'est pas exactement localisée mais pourrait être celle de la Chabandonne qui conserve des parties médiévales. En réalité, il existe huit fermes sur le territoire et cela explique la méprise. Ces huit fermes sont toutes sur plan à cour fermée, plus ou moins régulier et sont, pour la plupart de moyenne importance, implantées en fond de vallée.

Soixante maisons ont été photographiées et s'apparentent au type sois-sonnais ; deux seulement portent la date 1837, 1857. Le plan terrier de 1773 conservé dans les archives communales aiderait certainement à la datation précise de ces constructions.

Comme à Oigny, Retheuil a conservé trois de ses puits en pierre, couverts, carrés: sente d'Angoulême et rue de la Rouillée, hexagonal: rue de Tabary. La fontaine Saint-Aubin, à proximité de l'église, qui avait réputation de guérir la fièvre fut refaite à neuf en 1644. Si en 1889 on a retrouvé l'ancien bassin en pierre du XVIle siècle, il semble bien qu'aujourd'hui, elle ait complètement périclité.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

En mars 2014, Vincent Siodmak a succédé à Pierre Perrin, maire de 1990 à 2014.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1990 2014 Pierre Perin[1]    
2014[2] en cours
(au 12 mai 2014)
Vincent Siodmak    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 386 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
328 343 332 365 472 456 472 488 456
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
479 465 456 444 450 420 422 432 440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
451 455 441 376 378 360 325 367 363
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
326 314 315 304 306 335 368 377 386
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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L'église

L'église Saint-Aubin date pour l'essentiel de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle. Elle se compose d'une nef de trois travées avec bas-côtés plafonnés, de deux travées de chœur voûtées sur croisées d'ogives flanquées de deux chapelles. Le chevet est pentagonal. La chapelle sud est en réalité l'étage inférieur voûté en berceau d'un clocher de la fin du XIe siècle -vestige d'un édifice antérieur. Tandis que la chapelle nord date du XIIe siècle comme la porte occidentale. L'église était ornée de vitraux signés Jean Cousin dont il ne reste que deux médaillons représentant l'un saint Nicolas et l'autre un prêtre à genoux. Parmi les quatre calvaires repérés (1876,1910), signalons la croix du XVIe siècle porté par un socle en gradins qui se trouve à l'est de l'église.

Le presbytère la flanque au nord. Il ne peut pas être identifié avec celui bâti en 1672 par Charles de Laon, curé de Retheuil qui avait également élevé un colombier quand il possédait à peine les 50 arpents de terre requis. Le bâtiment actuel est une demeure sobre, sans décor, aux belles proportions, à un étage carré couvert d'un toit en tuiles plates à quatre versants, qui remonte au milieu du XVIlle siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 12 août 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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