Cœuvres-et-Valsery

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Cœuvres-et-Valsery
Plaque à la mémoire de l'abbé André Pétin, mort en déportation.
Plaque à la mémoire de l'abbé André Pétin, mort en déportation.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Vic-sur-Aisne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Vallée de l'Aisne
Maire
Mandat
Monique Bruyant
2014-2020
Code postal 02600
Code commune 02201
Démographie
Population
municipale
462 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 23″ N 3° 09′ 21″ E / 49.3397222222, 3.15583333333 ()49° 20′ 23″ Nord 3° 09′ 21″ Est / 49.3397222222, 3.15583333333 ()  
Altitude Min. 59 m – Max. 154 m
Superficie 12,52 km2
Localisation

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Cœuvres-et-Valsery est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Cette brève généalogie donne à ce lieu un lien familial de la terre de Cœuvres à une dame de la cour très proche du souverain Henri IV :

Jean d'Estrées, seigneur de Valieu et de Cœuvres, né en 1486, chevalier de l'Ordre du Roi, élevé page de la reine Anne de Bretagne, rendit des services signalés dans les armées, sous le roi François 1er.

Henri II lui donna la charge de maître et capitaine général d'Artillerie, par lettres du 9 juillet 1550. Il fut capitaine de Folembray en 1556, servit à la prise de Calais en 1558, et mourut en 1567.

Il portait pour armes : écartélé au 1 et 4 fretté, d'argent et de sable ; au chef d'or, chargé de 3 merlettes de sable (qui est d'Eestrées) et au 2 et 3 d'or, au lion d'azur, couronné et lampassé de gueules (qui est de la Cauchie).
Il avait épousé Catherine de Bourbon, fille aînée de Jacques de Bourbon, bâtard de Vendôme, seigneur de Bonneval, de Ligny et de Lambercourt, et de Jeanne de Rubempré, en reconnaissance de ce qu'en une rencontre il avait sauvé la vie à ce seigneur de Bonneval, que les ennemis avaient renversé par terre. Il eut :
1) Antoine
2) Françoise mariée à Philippe de Longueval, seigneur de Haraucourt et de Cramail, chevalier de l'Ordre du Roi, maître de la Garderobe d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, mort en 1610, âgé de 107 ans.
3) Barbe, mariée en 1) à N... de Pymont, seigneur de Bulleux, en 2) à Jean de Broc, seigneur de la Cour de Broc et de la ville aux Fouriers ; et en 3) à René de Vendômois, seigneur de Chamarain.

Antoine d'Estrées, 4e du nom, portait : écartelé au 1 et 4 (qui est d'Estrées) ; au 2 de Bourbon, au bâton de gueules péri en bande, chargé d'un bâton d'argent péri en barre ; et au 3 de la Gauchie.

Il fut gouverneur, sénéchal et premier baron du Boulonnois, vicomte de Soissons et de Bersy, seigneur châtelain et marquis de Cœuvres, chevalier des Ordres du Roi à la première création, de l'an 1578, gouverneur de la Fère, de Paris et de l'Île de France, pourvu au Camp de Pas en Artois en 1597 de la charge de grand-maître de l'Artillerie de France, que son père avait possédée. Il en donna sa démission en 1599, et avait épousé à Chartres, le 14 février 1559, Françoise Babou, seconde fille de Jean Babou, seigneur de la Bourdaisière, comte de Sagonne, maître de l'Artillerie de France, et de Françoise Robertet. Elle fut tuée à Issoire en Auvergne, dans une émeute pendant les guerres de la Ligue, le dernier décembre 1593.

Gabrielle d'Estrées était mariée à Nicolas d'Amerval, seigneur de Liencourt près Nesle en Picardie, gouverneur de Chauny, duquel elle fut séparée.

Elle fut depuis favorite du roi Henri IV, qui la fit marquise de Monceaux, ensuite duchesse de Beaufort, par lettres du 10 juillet 1597. Elle en eut plusieurs enfants, et mourut le samedi avant Pâques 1599[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1979 1984 Octave Anceaux    
1984 1994 Jacqueline Ben Rebby DVG  
1994 1995 Jean-Pierre Duet    
1995 mars 2001 Hervé Le Jean Proche du FN  
mars 2001 mars 2008 Daniel Biard    
mars 2008 2014 François Brabant    
2014[3] en cours
(au 12 mai 2014)
Monique Bruyant    

À la fin des années 80, Coeuvres-et-Valsery est plusieurs fois primée et subventionnée par différents organismes gouvernementaux pour l'action de requalification environnementale et esthétique basée sur la destruction de l'ancienne distillerie et sa cheminée au centre du village[réf. nécessaire].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 462 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
437 472 483 528 693 670 678 684 725
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
715 683 718 659 643 621 596 566 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
597 610 607 432 534 557 579 556 486
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
453 402 399 480 449 432 471 462 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution démographique de Valsery
1793 1800 1806 1821
41 59 61 88
Habitants
(Sources : Cassini[6])

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Trois sites sont classés Monument historique :

  • l'ancienne abbaye Notre-Dame de Valsery (Prémontrés), vestiges avec mur d'enceinte classés en 1986 ;
  • l'église Saint-Médard-et-Saint-Gildard du XIIe siècle classée en 1920.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Du Moulin (1568-1658), théologien protestant, qui vécu deux ans de sa petite enfance à Cœuvres (de 1570 à 1572), alors que son père y était pasteur.
  • René Dulieu, artiste peintre né à Coeuvres-et-Valsery le 31 décembre 1903. Primé aux Salon des Artistes Indépendants, ainsi qu'au Salon Violet de Paris. Décédé à Paris (France) en 1992. Il repose au cimetière de Coeuvres-et-Valsery.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ballon N° 17 : « Le Victor-Hugo »
  2. Dictionnaire de la noblesse
  3. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 26 juillet 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Information sur Valsery sur Cassini

Liens externes[modifier | modifier le code]