Accordéon diatonique

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Accordéon diatonique
Image illustrative de l'article Accordéon diatonique
Accordéon diatonique, deux rangées huit basses

Variantes modernes Accordéon chromatique, Accordéon à basses chromatiques, Accordéon de Styrie, Harmonéon, Mélodéon, garmoshka
Variantes historiques accordion, aeoline, harmoniflûte, flûtina
Classification Instrument à vent
Famille Instrument à anche libre
Instruments voisins Concertina, Bandonéon, Harmonica, Accordina
Œuvres principales répertoire traditionnel, compositions modernes
Instrumentistes célèbres Marc Perrone
Principaux facteurs Hohner, Castagnari, Maugein
Articles connexes Accordéon
Hohner 2915, deux rangs huit basses souvent utilisé par les débutants

L'accordéon diatonique est un instrument de musique à clavier, utilisant des anches libres, excitées par un vent variable fourni par le soufflet actionné par le musicien[1]. À la différence de l'accordéon chromatique, il est organisé selon une ou plusieurs gammes diatoniques. Ainsi l'appellation accordéon diatonique est très souvent utilisée pour désigner les différentes variantes d’accordéon bi-sonore[2].

Même si certains modèles d'accordéon possèdent toutes les notes de la gamme chromatique (comme certains modèles continentaux à trois rangées ou les accordéons irlandais), ils conservent une organisation par gammes diatoniques. Il existe aussi des accordéons diatoniques qui ne sont pas bi-sonores comme l'accordéon diatonique russe (garmoshka).

On utilise principalement l’accordéon diatonique dans les musiques traditionnelles ou populaires. Bien que d’origine européenne, l’accordéon diatonique est présent dans beaucoup de traditions à travers le monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup d'instruments modernes, l'accordéon est né du foisonnement d'inventions du début du XIXe siècle. Le principe de l'anche libre, découvert et utilisé avant notre ère en Chine (sheng) et au Laos (khên), a été rénové et employé dans un grand nombre d'instruments nouveaux tel l'harmonium, le concertina ou l'harmonica qui existent toujours à notre époque. D'autres instruments ont eu moins de chance et ne nous ont laissé que de rares exemplaires dans des musées, et des noms au charme désuet : harmoniflûte, aeoline, flutina...

C’est Cyrill Demian qui dépose le un brevet pour l’accordion, ancêtre de l’accordéon moderne[3]. L’instrument à anches libres qu'il a inventé doit son nom au fait que chaque touche produit un accord (différent selon le sens d’action du soufflet). Cet instrument était destiné à accompagner le chant avec une harmonie simple. Le principe est néanmoins posé par son invention, un instrument avec un soufflet actionné par le musicien, comportant des touches qui produisent des accords.

L'instrument va rapidement être copié et modifié par d'autres inventeurs ou constructeurs d'instruments de musique : chaque touche du clavier « chant » ne donnera bientôt plus qu'une note unique selon le sens d’action du soufflet et non un accord, et ce n’est pas avant la moitié du XIXe siècle que la main gauche voit apparaitre un clavier destiné à l’accompagnement de la main droite. Si les principes de l’accordéon uni-sonore sont posés en 1840 par l’accordéon harmonieux de Louis Douce[4], il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que Paolo Soprani produise en série le premier accordéon de ce type (qui présente un clavier main droite similaire au clavier des accordéons chromatiques modernes). Entretemps, le clavier mélodique se développe en une profusion de systèmes concurrents. L’accordéon bi-sonore comprend dès 1834 la totalité de la gamme chromatique avec le système proposé par A. Foulon. Au tournant du XXe siècle, on voit apparaître l’accordéon à trois rangées, toujours bi-sonore, chromatique ou diatonique. Dans le même temps, la puissance industrielle de fabricants allemands comme Hohner commence à imposer comme standard l’accordéon à deux rangées diatoniques séparées par une quarte ascendante.

Dans la première moitié du XXe siècle en Europe, le remplacement de l’accordéon bi-sonore par l’accordéon uni-sonore et la disparition de la société traditionnelle vont quasiment conduire à l'extinction de l’instrument. En France, c’est sous l’impulsion des mouvements revivalistes de la seconde moitié du XXe siècle que l’accordéon bi-sonore est sauvegardé et voit sa pratique reprendre.

Facture[modifier | modifier le code]

D’un point de vue organologique, l'accordéon diatonique partage la quasi-totalité de ses caractéristiques avec l’accordéon chromatique. La différence principale repose sur son côté bi-sonore, c'est-à-dire qu'une touche produit une note différente selon qu'on pousse ou tire sur le soufflet. Il faut alors deux fois moins de touches qu’un accordéon uni-sonore pour couvrir un même registre. L'instrument est ainsi léger et compact, le nombre de pièces de précision (plaquettes et sommiers) réduit, et sa sonorité grandement favorisée par le peu d'anches mises en jeu.

Anatomie[modifier | modifier le code]

L’accordéon diatonique est composé de trois parties principales : la caisse main gauche et la caisse main droite, séparées par un soufflet. À l’intérieur de chacune des caisses se trouvent les sommiers, qui servent de support aux cadres sur lesquelles sont fixées les anches. Les sommiers (et dans une moindre mesure le soufflet) fournissent la colonne d’air nécessaire à la production du son. Les sommiers sont disposés sur des tables d’harmonie, en contact direct avec le soufflet. Les tables d’harmonie sont le plus souvent en alliage d’aluminium ou en bois.

Production du son[modifier | modifier le code]

C’est la vibration d’une anche libre sous l’action d’un vent variable qui est responsable de la production du son dans un accordéon[1]. Les anches (ou lames) sont fixées sur des cadres (ou plaquettes). Chaque cadre est muni de deux anches (une pour chaque sens d'action du soufflet), qui vibrent chacune à travers une lumière. Une peau (en cuir ou en plastique) est disposée de part et d’autre du cadre pour empêcher les deux anches de vibrer en même temps. La hauteur du son produit dépend de la fréquence à laquelle va vibrer l’anche[5]. Plus la fréquence est élevée, plus le son sera perçu comme haut. Il est possible d’influencer sur la fréquence de vibration de l’anche en modifiant sa taille et son poids. Plus une anche est longue et lourde, plus sa fréquence de vibration sera faible.

Ces principes sont utilisés lors de l'accordage des instruments : l’accordeur vient alors enlever de la matière sur l’anche, soit à l'extrémité où elle est fixée soit à l'extrémité libre pour augmenter ou diminuer (respectivement) la fréquence de vibration.

Voix et vibrato[modifier | modifier le code]

Sur la plupart des accordéons, lorsqu'on joue une note, il y a en fait plusieurs anches qui vibrent. Pour chaque jeu d’anches on parle de voix. Suivant leur hauteur, les voix portent différents noms :

  • la voix basson (graves) ;
  • la voix flûte (medium) ;
  • la voix piccolo (aigus).

Sur un accordéon soldo par exemple, la septième touche de la rangée extérieure donne pour la voix flûte le la3 en tirant.

La plupart des accordéons possèdent deux voix flûte, une accordée au diapason à 440 Hz, et l’autre à un diapason à une fréquence plus élevée. L’écart entre les deux voix crée un phénomène de battement, pour l’accordéon on parle de vibrato. L’écart est réglable à la demande du musicien et permet de faire varier le timbre de l’instrument. Les appellations varient d’un accordeur à l’autre, mais plusieurs degrés existent entre l’accordage dit sec (absence de vibrato) et l’accordage dit musette (vibrato maximal). Pour les vibratos à trois voix, il y a en fait une voix accordée au diapason à 440 Hz, une voix à une fréquence plus faible et une voix à une fréquence plus élevée. Ce type de vibrato est caractéristique du style musette, même s’il est présent dans certaines musiques traditionnelles.

Sur certains accordéons, il est possible de changer le timbre de l'instrument à l'aide d’un système de registres en combinant les différentes voix. Voici la liste des registres les plus courants à l'accordéon diatonique pour la main droite :

  • flûte (voix flûte seule) ;
  • basson (voix basson seule) ;
  • piccolo (voix piccolo seule) ;
  • bandonéon (deux voix à une octave d’écart, piccolo–flûte ou flûte–basson) ;
  • vibrato ou brio (deux voix flûte) ;
  • orgue ou organ (basson-piccolo) ;
  • plein jeu (toutes les voix disponibles).

D’autres combinaisons sont possibles selon les voix et les mécanismes présents sur l’instrument.

Il existe également des registres à la main gauche. Sur beaucoup d'accordéons, il n'est possible que d'ajouter ou enlever la tierce des accords. Sur d'autres, on peut également ajouter ou enlever une voix au niveau des basses : on parle du registre basse profonde.

Les mécanismes de registres peuvent agir sur les voix de façon individuelle, avec par exemple des registres à tirettes (dits champignons) sur la caisse, ou en combinant directement les voix. Dans ce dernier cas, on parle de registres automatiques.

Claviers main droite[modifier | modifier le code]

Accordéons à deux rangées[modifier | modifier le code]

De nombreux systèmes existent, et ont été transformés selon les besoins des musiciens au cours de l'histoire. Un système est devenu référence de facto en Europe, il est parfois appelé « continental » : il comporte deux rangées de boutons du côté « chant », chaque rangée donne une gamme diatonique avec une quarte ascendante (deux tons et demi) entre la rangée extérieure et la rangée intérieure. Le plus souvent, ces accordéons présentent huit boutons à la main gauche. Les accordéonistes diatoniques définissent la tonalité de leur accordéon en donnant la tonalité de la rangée extérieure puis celle de la rangée intérieure.

En France, la disposition la plus fréquente est dite soldo, la première rangée étant la gamme diatonique de sol et la seconde la gamme de do, mais selon les pays, coutumes, époques ou répertoires, on rencontrera différentes tonalités, comme la, dofa, sol, sibémolmibémol[6].

Sur le système « Irlandais », les deux rangées sont séparées par un intervalle d’un demi-ton. Les instruments en sido et dodièse sont les plus répandus, bien que d’autres tonalités existent : dosi, dodièse, dièse ou plus rarement dododièse.

Accordéons à trois rangées[modifier | modifier le code]

Accordéon à trois rangées.

Pour les accordéons à trois rangées, il n'y a pas de standard international, mais plutôt une multitude de configurations selon les volontés des musiciens. On peut cependant dégager plusieurs catégories.

  • Le système avec une quarte ascendante entre chaque rangée. Il s'agit d'une généralisation sur trois rangées du système continental. Parmi les tonalités les plus courantes, on retrouve la–ré–sol (Amérique du Nord), sol–do–fa et fa–sibémol–mibémol (Amérique latine).
  • Les systèmes consistant à ajouter une rangée d'altérations aux deux rangs en système continental. Ce sont les accordéons à trois rangées les plus répandus en France. La configuration de la troisième rangée varie selon les besoins des musiciens, mais les systèmes mis au point par François Heim ou Jean-Michel Corgeron sont très répandus.
  • Les systèmes recherchant une cohérence sur les trois rangées. Ici, il n'est plus question de garder les deux premières rangées du système continental intactes, mais plutôt d'organiser le clavier de façon cohérente dans sa globalité. On est alors très proche des démarches qui ont abouti à la création de l'accordéon chromatique. Le système le plus connu est celui développé par Stéphane Milleret et Norbert Pignol, mais on peut aussi citer le schéma proposé par Marc Perrone.

D'autres systèmes moins fréquents existent, et sont souvent spécifiques d'un type de répertoire ou d'une communauté.

  • Le système Club. Développé par Hohner, il existe principalement en do–fa. Plusieurs configurations sont possibles, de deux rangs et demi à trois rangs complets, avec des altérations sur les boutons supplémentaires. Ce système a la particularité d'avoir un bouton uni-sonore sur la deuxième rangée.
  • Le système mixte. Il s'agit ici d'avoir un clavier bi-sonore à la main droite, et un clavier uni-sonore (en basses standard ou chromatiques) à la main gauche. Ce type d'accordéon qui a d'abord été une étape vers l'accordéon chromatique connaît un récent regain d'intérêt grâce à des musiciens comme Daniel Denécheau ou Christian Oller.
  • Combinaisons de système irlandais et continental. Les plus fréquents sont les accordéons sol–do–si et dodièse–ré–sol.
  • Le système british chromatic[7]. Comme le système à quartes ascendantes, il s'agit ici d'une généralisation sur trois rangées du système irlandais. La tonalité la plus répandue est si–do–dodièse, et sa pratique est presque exclusivement contenue en Écosse.

Claviers main gauche[modifier | modifier le code]

Le clavier main gauche des accordéons diatoniques présente de deux à 24 touches. En dehors des modèles de une à deux rangées, il n'existe pas réellement de disposition standard du clavier main gauche. Les touches sont organisées par paires : une touche appelée basse donne la fondamentale de l’accord, et une autre touche située immédiatement au-dessus donne l’accord.

La majorité des accordéons à deux rangées sont pourvus de huit touches au clavier main gauche. Pour accompagner chaque rangée de la main droite, les accords de tonique (en poussé) et de dominante (en tiré) sont situés sur les mêmes touches à la main gauche, permettant d’accompagner sans peine une mélodie majeure jouée sur une seule rangée. Des accords complémentaires sont disponibles sur les quatre boutons restants.

Les modèles ayant plus de huit touches se sont construits empiriquement en ajoutant des couples basse–accord selon les besoins spécifiques des instrumentistes. Les accordéons mixtes proposent quant à eux un clavier uni-sonore (en basses standard ou chromatiques).

Version électronique[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, il existe des accordéons électroniques, inspirés des synthétiseurs et des accordéons chromatiques électroniques nés dans la décennie précédente. Il s’agit d’instruments reprenant la forme et les mécanismes d’un accordéon diatonique standard mais pour lesquels le son est produit par un synthétiseur. Il est ainsi possible d’utiliser des échantillons sonores préenregistrés de différents accordéons ou d’utiliser une variété de sons synthétisés. La plupart des modèles proposent des fonctionnalités de transposition à la volée, et permettent de reproduire les nuances possibles sur un accordéon diatonique standard en mesurant la pression exercée sur le soufflet.

Jeu[modifier | modifier le code]

On distingue deux façons de jouer : le tiré-poussé qui donne un jeu plutôt staccato (détaché, voire piqué) et le jeu croisé qui permet de lier davantage les notes (legato).

Ces deux techniques permettent d'obtenir des styles différents qui correspondent souvent à des héritages régionaux. Ainsi, la technique du « tiré-poussé » est très utilisée en Auvergne, par exemple, car elle permet de donner un swing particulier, une attaque dans le jeu de la bourrée à trois temps, danse principale de la région.

La main gauche accompagne la main droite avec un jeu de basses (une note fondamentale) et d'accords. Le manque d’accords à la main gauche conduit de plus en plus fréquemment à l’abandon des tierces dans les accords pour accompagner indifféremment en majeur ou en mineur. L’émergence de modèles à 18 voire 24 basses permet d’augmenter les possibilités harmoniques de l’instrument.

La pratique de l'accordéon diatonique connait une forte recrudescence depuis le milieu des années 1980, d'abord dans le milieu « folk » et revivaliste. Il s'est rapidement répandu dans les fêtes traditionnelles, les chants de marins, bals folk, festoù-noz.

On le retrouve dans les musiques traditionnelles : musique auvergnate, bretonne, italienne, irlandaise, landaise, basque, suisse, etc.

Hors d'Europe on le retrouve notamment au Cap-Vert et dans l'océan Indien (Madagascar, Rodrigues). On l'utilise aussi au Brésil dans le forró, où il est appelé sanfona, et dans la musique du sud du pays, sous le nom de gaita-ponto. Et au Mexique pour la musique conjunto. On peut citer également la musique cadienne de Louisiane, particulièrement le genre zarico (zydeco en anglais). L'instrument alors utilisé comporte en principe une seule rangée à la main droite et dispose de 4 voix. Ce type d'accordéon à une rangée s'appelle mélodéon et est aussi utilisé au Québec.

Notation musicale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Notation musicale.

Les pièces pour accordéon diatonique sont écrites selon deux grands systèmes de notation : la notation musicale universelle et la tablature.

Notation musicale universelle[modifier | modifier le code]

Ce système désigne une suite de notes sur une portée de cinq lignes. Cette notation universellement connue nécessite d'apprendre le solfège, puis l'équivalent des notes de la partition sur l'accordéon. En contrepartie, l'accordéoniste est capable de jouer toute musique écrite sur une partition.

Tablatures[modifier | modifier le code]

Tablature en système poussé-tiré.
Le même morceau représenté en tablature par rangées.

À l’instar d’instruments à cordes comme la guitare, il est aussi possible d’écrire de la musique pour accordéon diatonique à l’aide de tablatures. Deux systèmes coexistent (système poussé-tiré et système par rangées), mais reposent sur les mêmes principes :

  • la tablature est indiquée conjointement à la partition ;
  • chaque touche du clavier main droite est représenté par un numéro ;
  • le clavier main gauche est codé à l’aide de la notation anglo-saxonne ;
  • la tablature est transpositrice, c.-à-d. qu’une tablature peut se lire sur des accordéons dans des tonalités différentes sans changement pour la personne exécutant le morceau, pourvu qu’ils utilisent la même disposition de touches.

Système poussé-tiré[modifier | modifier le code]

Le système poussé-tiré (on parle parfois de système CADB) est le plus utilisé aujourd’hui. Ce système existant depuis les années 1930 a été remis au goût du jour dans les années 1980 sous l’influence du CADB ou de joueurs comme Emmanuel Pariselle. Comme son nom l’indique, il est structuré suivant le sens de manœuvre de l’instrument : une première ligne (directement en dessous de la partition) correspond aux touches actionnées en poussant, nommée P et une deuxième ligne correspond aux touches actionnées en tirant, nommée T. L’absence d’apostrophe après le numéro d’une touche indique que la touche est située sur la rangée extérieure, et on ajoute une apostrophe pour chaque rangée, en progressant vers l’intérieur. Par exemple, 2 désigne la deuxième touche de la rangée extérieure, 2’ la deuxième touche de la deuxième rangée, etc.

Système par rangées[modifier | modifier le code]

Le système par rangées a été mis au point par Jean-Michel Corgeron, et est utilisé notamment dans Trad Magazine. Contrairement au système poussé-tiré, ce système est structuré suivant la rangée sur laquelle se trouve la touche à actionner : une ligne correspond aux touches actionnées sur la rangée extérieure, une deuxième ligne (située au-dessus de la précédente) correspond aux touches actionnées sur la deuxième rangée, et ainsi de suite pour les éventuelles rangées suivantes. Chaque ligne porte le nom de la tonalité de la rangée correspondante, dans la notation anglo-saxonne. Ainsi sur un accordéon soldo, la première ligne est nommée G et la seconde C. La présence d’un trait sous un numéro indique que la touche correspondante doit être exécutée en tirant, l’absence de trait qu’elle doit être exécutée en poussant.

Main gauche[modifier | modifier le code]

Le jeu main gauche des deux systèmes par rangées et poussé-tiré utilise la notation anglo-saxonne. Une majuscule correspond à la basse, une minuscule à l’accord correspondant. La plupart du temps, le type d’accord est omis, mais il peut être précisé à la discrétion de l’éditeur. Par exemple, A désigne la basse de la, a l’accord de la correspondant (indifféremment majeur ou mineur, selon le contexte), et am l’accord de la correspondant, mais mineur cette fois-ci.

Doigtés[modifier | modifier le code]

Un système de doigtés main droite vient parfois compléter la notation, en utilisant les lettres PIMAO (pouce, index, majeur, annulaire et O pour auriculaire). L’emplacement des doigtés dans la tablature est à la discrétion de l’éditeur.

Logiciels[modifier | modifier le code]

Des logiciels de musique assistée par ordinateur tels que TablEdit Tablature Editor (en), Harmony Assistant, Songwrite permettent de saisir des pièces soit sous la forme de partition ou de tablature.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Accordéon, Proposition de définition », Bulletin du Groupe d'Acoustique Musicale (GAM), no 59
  2. Dans un accordéon bi-sonore, chaque touche produit deux notes différentes suivant le sens d'action du soufflet (en poussant ou en tirant).
  3. http://www.lamusica24.com/shop/themes/extra/auszuege.php Facsimilés des brevets de Cyril Demian (en Allemand).
  4. Il dépose en effet le un brevet d'une durée de 15 ans pour cette invention.
  5. Notons qu’à la différence des anches simples ou doubles elle ne dépend pas de la pression appliquée.
  6. Tableau des différentes tonalités possibles sur un accordéon diatonique type continental : http://diato.org/ton_diat.htm
  7. John M. Kirkpatrick, « The British Button Box or the British Diatonic Chromatic Three-Row Button-Key Accordion », English Dance and Song, vol.  29, no  4, 1967

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Monichon et Alexandre Juan, L’accordéon, Éditions Cyrill Demian,‎ (1re éd. 1971 - Presses universitaire de France), 170 p.
  • Collectif, Accordéon diatonique : itinéraires bis, Parthenay, FAMDT, coll. « Modal »,‎ , 155 p.
  • Émile Leipp, Pierre Monichon, Alain Abbott et Étienne Lorin, « L'Accordéon — De l'accordion à l'accordéon de concert : éléments d'anatomie, de physiologie et d'acoustique », Bulletin du Groupe d'Acoustique Musicale (GAM), no 59,‎ .

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]