Dominique Fernandez

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Dominique Fernandez (né le 25 août 1929 à Neuilly-sur-Seine) est un écrivain et académicien français, romancier, essayiste et grand voyageur.

Sommaire

[modifier] Biographie

D'origine mexicaine, il est fils du diplomate et critique Ramon Fernandez, socialiste collaborationniste[1], à qui il consacre en 2009 un livre, Ramon, et de Liliane Chomette, normalienne, professeur de littérature.

Élève de l'École normale supérieure[1], agrégé d'italien en 1955, Dominique Fernandez devient en 1957 professeur à l’Institut français de Naples. En 1968, il soutient sa thèse sur L’Échec de Pavese, et devient docteur ès lettres. Il est ensuite nommé professeur d’italien à l’université de Haute Bretagne, l'une des deux universités de Rennes.

Il partage son temps entre son travail d'enseignant, l'écriture de ses livres et la rédaction de ses articles pour la Quinzaine littéraire, L'Express ou le Nouvel Observateur. Il reçoit le Prix Médicis en 1974, pour Porporino ou les Mystères de Naples, histoire d'un castrat dans l'Italie du XVIIIe siècle. En 1982, son roman fondé sur la vie de Pasolini, Dans la main de l'ange est couronné du Prix Goncourt[2].

À 77 ans, Dominique Fernandez a été élu à l'Académie française le 8 mars 2007, au siège laissé vacant par le décès du professeur Jean Bernard, et reçu sous la Coupole le 13 décembre 2007 par Pierre-Jean Rémy[3].

Il est l'inventeur de la « psychobiographie[2] ». Grand voyageur, spécialiste de l'art baroque et de la culture italienne, Dominique Fernandez a ramené de ses nombreux voyages en Italie, en Bohême, au Portugal, en Russie, en Syrie, au Brésil ou en Bolivie des récits illustrés par le photographe Ferrante Ferranti, son compagnon durant 15 ans[1].

Il ne fait pas mystère de son homosexualité, révélée au public lors de la parution de Porporino ou les Mystères de Naples, en 1975 et sur laquelle il a notamment écrit dans son ouvrage L'Étoile rose (1978). En 1999, il prend la défense du PACS. Se qualifiant de « premier académicien ouvertement gay », il a fait figurer Ganymède sur le pommeau de son épée[1].

Il a été marié à Diane de Margerie, dont il a eu un fils qui porte le même nom que le père de Dominique, Ramon Fernandez.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Citations

  • « Le silence est comme une nudité de l'âme, qui s'est libérée de la parure des mots. » (Sentiment indien, 2005)
  • « Raconter des histoires : ce devrait être la fonction première du roman. » (l'Art de Raconter, 2007)
  • « Etre homosexuel, ce n'est pas seulement préférer les personnes de son propre sexe. C'est (ce devrait continuer à être) se tenir en marge de la masse de ses semblables, penser et agir différemment, apporter dans le consensus social un ferment de révolte et de discorde. »

 ("Le Monde", 2009)

[modifier] Notes et références

  1. abcd Édouard Launet, « Du père à l’épée », Libération, 12 décembre 2007.
  2. ab Notice biographique sur le site de l'Académie française.
  3. Étienne de Montety, « Dominique Fernandez reçu sous la Coupole », Le Figaro, 14 décembre 2007.

[modifier] Liens externes

Discours de réception à l'Académie française


Précédé par
Jean Bernard
Fauteuil 25 de l’Académie française
2007-
Suivi par
Membre actuel
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