Dominique Fernandez

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Dominique Fernandez
Dominique Fernandez en 2009
Dominique Fernandez en 2009

Activités Ecrivain, universitaire, académicien
Naissance 25 août, 1929
Neuilly-sur-Seine
Langue d'écriture français
Genres Roman, essai, récit de voyage, guide
Distinctions Prix Médicis (1974), Prix Goncourt (1982), Prix Méditerranée (1989), Membre de l'Académie française (fauteuil 25)
Œuvres principales

Dominique Fernandez, né le 25 août 1929 à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain, romancier, essayiste et grand voyageur français, membre de l’Académie française.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il est fils du diplomate et critique d'origine mexicaine Ramon Fernandez, collaborationniste[1], à qui il consacre en 2009 un livre, Ramon, et de Liliane Chomette, normalienne, professeur de lettres.

Élève de l'École normale supérieure[1], agrégé d'italien en 1955, Dominique Fernandez devient en 1957 professeur à l’Institut français de Naples. En 1968, il soutient sa thèse sur L’Échec de Pavese, et devient docteur ès lettres. Il est ensuite nommé professeur d’italien à l’université de Haute Bretagne à Rennes.

Il partage son temps entre son travail d'enseignant, l'écriture de ses livres et la rédaction de ses articles pour la Quinzaine littéraire, L'Express ou le Nouvel Observateur. Il reçoit le Prix Médicis en 1974, pour Porporino ou les Mystères de Naples, histoire d'un castrat dans l'Italie du XVIIIe siècle. En 1982, son roman fondé sur la vie de Pasolini, Dans la main de l'ange est couronné du Prix Goncourt[2].

À 77 ans, Dominique Fernandez a été élu à l'Académie française le 8 mars 2007, au siège laissé vacant par le décès du professeur Jean Bernard, et reçu sous la Coupole le 13 décembre 2007 par Pierre-Jean Rémy[3].

Il est l'inventeur de la « psychobiographie[2] ». Grand voyageur, spécialiste de l'art baroque et de la culture italienne, Dominique Fernandez a ramené de ses nombreux voyages en Italie, en Bohême, au Portugal, en Russie, en Syrie, au Brésil ou en Bolivie des récits illustrés par le photographe Ferrante Ferranti, son compagnon durant 15 ans[1].

Il ne fait pas mystère de son homosexualité, révélée au public lors de la parution de Porporino ou les Mystères de Naples, en 1975 et sur laquelle il a notamment écrit dans son ouvrage L'Étoile rose (1978). En 1999, il prend la défense du PACS. Se qualifiant de « premier académicien ouvertement gay », il a fait figurer Ganymède sur le pommeau de son épée[1].

Il a été marié de 1961 à 1971 à Diane de Margerie avec qui il a eu un fils, Ramon Fernandez (prénommé comme son grand-père) et une fille, Laetitia.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Citations

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  • « Le silence est comme une nudité de l'âme, qui s'est libérée de la parure des mots. » (Sentiment indien, 2005)
  • « Raconter des histoires : ce devrait être la fonction première du roman. » (l'Art de Raconter, 2007)
  • « Être homosexuel, ce n'est pas seulement préférer les personnes de son propre sexe. C'est (ce devrait continuer à être) se tenir en marge de la masse de ses semblables, penser et agir différemment, apporter dans le consensus social un ferment de révolte et de discorde. » ("Le Monde", 2009)

[modifier] Notes et références

  1. a, b, c et d Édouard Launet, « Du père à l’épée », Libération, 12 décembre 2007.
  2. a et b Notice biographique sur le site de l'Académie française.
  3. Étienne de Montety, « Dominique Fernandez reçu sous la Coupole », Le Figaro, 14 décembre 2007.

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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