Ricotta
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| Ricotta | |
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| Pays d’origine | Italie et Malte |
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| Région, ville | Piémont, Lombardie |
| Lait de | vache ou brebis ou chèvre ou bufflonne |
| Pâte | Fromages à pâte fraîche |
| Appellation, depuis | - |
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La ricotta est l'appellation traditionnelle d'une préparation laitière italienne ou maltaise de fromage à pâte fraîche disponible dans presque toutes les régions d'Italie. La ricotta est aussi élaborée à Malte et largement utilisée dans la cuisine maltaise.
Au niveau européen, deux dénominations de ricotta sont protégées par une appellation d'origine protégée (AOP) : la « Ricotta Romana[1]» obtenue à partir de lait entier de brebis provenant de la région du Latium et la « Ricotta di Bufala Campana[2]» qui, elle, est obtenue à partir de lait frais de bufflonne provenant de certaines aires géographiques comprises dans les régions Campanie, Latium , Pouilles et Molise.
Sommaire |
Ricotta traditionnelle [modifier]
La ricotta est faite à base de lait entier ou partiellement écrémé, et non de petit-lait[3], d'abord lait de bufflonne et de brebis mais aussi de chèvre ou de vache. La fabrication se fait en deux phases, l'emprésurage et le caillage.
Pour l'emprésurage, le lait est d'abord réchauffé à sa température naturelle de ~35-38 °C et est acidifié avec un produit acide comme du jus de citron ou du vinaigre. Ce sont les séroprotéines contenues dans la partie liquide du lait qui se séparent du petit-lait durant la précipitation ou caillage. À la différence du « caillé présuré » qui n'est pas cuit, la deuxième phase consiste en une cuisson à ~80-85 °C pendant 15 à 20 min du « caillé de ricotta » pour obtenir la préparation finale récupérée par affleurement superficiel. Les protéines concernées sont, en particulier, l'albumine et la globuline. La cuisson est arrêtée 5 min pour consolider la couche superficielle qui est séparée par décantation du petit-lait ou lactosérum. C'est cette pâte fraîche qui est la base de préparation de tous les fromages classiques qui subissent en plus un affinage. Ici, c'est de la ricotta qui est recueillie pour être placée dans des paniers en osier ou des faisselles tronconiques pour permettre l'égouttage final du petit-lait pendant une journée, pour être mis ensuite à sécher dans un local frais[4].
Production industrielle [modifier]
Comme tous les fromages de lactosérum, la ricotta industrielle est un moyen de tirer parti du produit résultant de la fabrication du fromage de lait emprésuré: le lactosérum (ou sérum ou encore petit-lait). La matière première est donc ce produit laitier obligatoirement frais[réf. nécessaire].
Ce lactosérum est porté entre 15 à 20 min à ~80-90 °C (ricotta en italien signifie recuite) pour déclencher une floculation. Les flocons (protéines albumine et globuline) sont récupérés au moyen d'une écumoire et déversés dans des faisselles en osier (si non-commercialisée) ou en plastique pour l'égouttage. Les nouvelles techniques utilisent la réaction de saturation par le sel permettant d'améliorer le rendement et la qualité. La partie coagulée par réchauffement est déposée dans des récipients perforés pour permettre l'écoulement du liquide excédentaire.
L'appellation « ricotta » faisant partie du domaine public, les recettes d'élaboration diffèrent selon les éleveurs-fromagers, les artisans-fromagers ou les usines laitières. Beaucoup de ces élaborations prévoient une certaine incorporation de lait et/ou d'eau durant la phase de cuisson, généralement à 40-55 °C mais le lactosérum reste toujours en quantité majoritaire pour faire de la ricotta[réf. nécessaire].
Variantes [modifier]
Le « ricotone » est une variété de ricotta, fabriqué à partir d’un mélange de lait et de petit-lait, selon une technique semblable à la ricotta[5].
Il existe toutes sortes de variantes de fromages à pâte fraîche à partir du lait comme les caillés présurés non cuits ou encore la mozarella fillée dans de l'eau à haute température, ou à base de crème du lait pour le mascarpone.
Il existe aussi des fromages de lactosérum anciens et similaires à la ricotta, de petit-lait de brebis: la France a sa recuite (Massif central, Aveyron), son brocciu Corse, et sa brousse (Alpes méridionales et Provence).
On trouve également un produit similaire en Roumanie et en Transylvanie appelé urdă (API : /'ur.də/), là encore fabriqué à partir de petit-lait récupéré de la fabrication d'autres fromages. Sa texture et son goût diffèrent de ceux de la ricotta. Elle est presque toujours fabriquée dans des moules à la forme typique de demi sphère.
Il existe aussi une « ricotta » québécoise.
Consommation [modifier]
La meilleure période pour sa consommation s'étale de juin à septembre (mise au pré des bêtes) après un affinage de 10 jours. Quand elle est industrielle, avec la « désaisonnalisation » du bétail d'élevage intensif fournissant du lait sans interruption, elle peut être produite toute l'année.
Elle peut se déguster telle quelle, salée ou sucrée, séchée ou fumée pour être utilisée râpée, crue ou cuite, elle rentre dans la préparation de nombreux plats de la cuisine italienne ou maltaise.
La ricotta est presque toujours élaborée dans des moules à la forme typique de cône tronqué et vendue très fraîche sous cette forme.
Teneur en matières grasses [modifier]
La ricotta possède une faible teneur en matières grasses (environ 8 à 24 % sur poids total, 40 % sur poids sec) et peut, de ce fait, entrer dans la composition de beaucoup de régimes maigres. Elle fournit entre 130-240 kcal par 100 g.
Recettes courantes [modifier]
Son goût étant très doux, elle est souvent mélangée à d'autres aliments goûteux (sucre, épinards…). La ricotta fait partie des ingrédients de très nombreuses préparations italiennes :
- en adjonction de certaines soupes ou potages
- en base de farce pour certaines préparations sucrées et salées comme
- les cannoli
- les cannelloni
- les ravioli
- poulet farci
- en adjonction dans certaines recettes de pâtes
- sur les pizzas
- pour farcir les pastizzi maltais
Notes et références [modifier]
- Règlement (UE) n° 737/2005 de la Commission européenne du 13 mai 2005 enregistrant une dénomination dans le registre des appellations d’origine protégées et des indications géographiques protégées - Ricotta Romana, Journal officiel de l’Union européenne L 122/15 du 14 mai 2005. Consulté le 14 août 2012.
- Règlement (UE) n°634/2010 de la Commission européenne du 19 juillet 2010 enregistrant une dénomination dans le registre des appellations d’origine protégées et des indications géographiques protégées - Ricotta di Bufala Campana, Journal officiel de l’Union européenne L 186/14 du 20 juillet 2010. Consulté le 14 août 2012.
- définition donnée par le CCL - Commission canadienne du lait
- aperçu donnée par le CCL - Commission canadienne du lait
- variante donnée par le CCL - Commission canadienne du lait
Articles connexes [modifier]
- Fromage à pâte fraîche
- Liste de fromages italiens
- Ricotta Romana AOP
- Ricotta di bufala campana AOP
- Mozarella (Campanie)
- Mascarpone (Piémont - Lombardie)
- Recuite (Aveyron)
- Brousse (Alpes méridionnales et Provence)
- Brocciu AOP (Corse)
- Brocotte (Vosges)
- Sérac (anciennement céracée) (Suisse)
- Urdă (Roumanie)
Sources [modifier]
- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Ricotta » (voir la liste des auteurs)