Grañón

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Grañón
Grañón
Grañón
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome La Rioja La Rioja
Province La Rioja La Rioja
Comarque Santo Domingo de la Calzada
Budget 518 300 €[1] (2009)
Maire
Mandat
José Ignacio Castro Miguel ((PP))
2007
Code postal 26259
Démographie
Gentilé Grañonero/ra
Population 315 hab. (2010)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 27′ 01″ N 3° 01′ 35″ O / 42.450278, -3.02638942° 27′ 01″ Nord 3° 01′ 35″ Ouest / 42.450278, -3.026389  
Altitude 728 m
Superficie 3 101 ha = 31,01 km2
Divers
Saint patron Saint Jean-Baptiste,
Vierge de Carrasquedo
Localisation
Localisation de Grañón

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Grañón
Liens
Site web www.granon.org

Grañón est une commune située au nord de l’Espagne, dans la comarque de Santo Domingo de la Calzada, dans la Communauté autonome de La Rioja.

Sa population était de 315 habitants en 2010.

Le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette localité.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le paysage de Grañón est divisé deux secteurs : montagneux au sud et plat au nord.

Localités voisines[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines connues de Grañón remontent à la construction du château, à la fin du IXe siècle, par le roi de Castille Alphonse III, sur une colline situé au Nord-ouest de ville, connue aussi comme Mirabel. Les premières mentions d’un château à Grañón datent précisément de l’an 885 ; on les trouve dans la Crónica Najerense (Chronique de Nàjera), qui indique l'an 889 comme la date de construction du château de Grañon. Il faisait partie d'une ligne de défense avec les châteaux de Pazuengos, Cerezo, Cellórigo et Bilibio. L’objectif de cette ligne de défense était de protéger les passages de Las Conchas, de Haro, La Morcuera et Pancorbo, à travers lesquels les musulmans pénétraient pour attaquer les territoires orientaux du royaume de León. À l'abri du château de Grañón sont apparus des petits quartiers où on a établi la population, comme ceux de San Martín del Castillo, San Miguel, Sparsa ou Santa María.

Grañón est cité dans des documents généralement liée à des donations. On peut mentionner comme exemples l'an 925, date à laquelle le religieux Enneco fait don au monastère d'Albelda du hameau de Zahal. Dans le document de donation est cité la « via de Griñone » (voie de Griñone). De même, en 934 dans le privilège du comte Fernán González dans les donations faites à Santiago de Compostela et à San Millán de la Cogolla après la bataille de Simancas, on mentionne « Grañón con sus aldeas » (Grañón et ses hameaux).

En 1187, Alphonse VIII a accordé un « fuero » (charte) à la ville. Les habitants des quartiers qui étaient apparus dans les siècles précédents se sont concentrés autour du monastère de San Juan, qui était situé dans le même lieu que l'actuelle église paroissiale de San Juan Bautista. Le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle a revitalisé le village, grâce au fait que Santo Domingo de la Calzada l'a fait passer vers Burgos, via Grañón et Redecilla del Camino.

Grañón a été entouré de murailles, dont il ne reste aucun vestige actuellement. Au fur et à mesure qu’a été consolidé le nouveau centre urbain, le château a perdu de l'importance ; la ville a évolué et sa population a augmenté, depuis ce noyau initial apparu au XIIe siècle.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, on vient de Santo Domingo de la Calzada.

La prochaine étape est Redecilla del Camino. Le chemin quitte alors La Rioja et entre en Castille.

Aimery Picaud décrit le royaume de Castille, comme un pays d'abondance, mais paraît ne pas apprécier son peuple, il cite dans son Guide du Pèlerin : « Après cette contrée (la Rioja), on traverse la forêt d'Oca et la terre d’Espagne continue vers Burgos, c'est la Castille et sa campagne. Ce pays est plein de richesses, d'or et d'argent, il produit heureusement du fourrage et des chevaux vigoureux, et le pain, le vin, la viande, les poissons, le lait et le miel y abondent. Cependant il est dépourvu de bois et peuplé de gens méchants et vicieux... »

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église San Juan Bautista[modifier | modifier le code]

Le portail de l'église Saint Jean Baptiste
(à remarquer : sur la chaussée une coquille).
Histoire[modifier | modifier le code]

La construction de l’église eu lieu entre les XVe et XVIe siècles, en correspondant aux la sacristie et la tour sont du XVIIe siècle. Dans les travaux de construction sont intervenus, probablement de nombreux tailleurs de pierres, mais on connaît seulement Fernando, maître d’œuvre en 1537, Juan de Huequel et Juan d'Elgorriaga, qui ont travaillé dans l'église vers 1573.

Description[modifier | modifier le code]

Elle est composée d'une nef de trois travées, un presbytère et d’un chevet vouté de trois pans. Au sud du chevet se trouve la sacristie, qui est prolongée avec une autre plus moderne. Au sud-ouest est située la tour de deux corps, en pierre de taille. Quant au portail, il possède un arc cintré d'un demi-point, un autre portail dans le côté nord de la croisée du transept avec six archivoltes et un troisième portail, aveugle, dans le bras sud.

L’intérieur[modifier | modifier le code]

À remarquer les fonts baptismaux romans du XIIe siècle, seul vestige du primitif monastère de San Juan et, surtout, le Retable consacré à Saint Jean. Il s'agit d'une œuvre de grande richesse ornementale, effectuée entre 1545 et 1556, avec des motifs plateresques. Parmi les artistes qui sont intervenus dans la construction du retable figurent, probablement, Natura Borgoñón comme architecte, Bernal Forment et Juan de Beaugrant dans la sculpture, et Francisco de Lubiano dans la polychromie. Actuellement on peut admirer l'œuvre dans toute sa splendeur, grâce à la restauration qui a été menée à bien en 1993.

Ermita de los Judíos[modifier | modifier le code]

Ermita de los Judíos
(Ermitage des juifs).

Ermita de Carrasquedo[modifier | modifier le code]

Ermita de Carrasquedo.


Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La cité a perdu ses hôpitaux et ses murailles, mais garde sa forme de bastide : le pourtour ovoïde de l'enceinte disparue est toujours cloisonné par trois grandes rues est-ouest, et deux courtes rues nord-sud. La calle Mayor (grand rue) centrale garde quelques vestiges anciens.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Grañon » (voir la liste des auteurs)
  • Grégoire, J.-Y. & Laborde-Balen, L. , « Le Chemin de Saint-Jacques en Espagne - De Saint-Jean-Pied-de-Port à Compostelle - Guide pratique du pèlerin », Rando Éditions, mars 2006, ISBN 2-84182-224-9
  • « Camino de Santiago St-Jean-Pied-de-Port - Santiago de Compostela », Michelin et Cie, Manufacture Française des Pneumatiques Michelin, Paris, 2009, ISBN 978-2-06-714805-5
  • « Le Chemin de Saint-Jacques Carte Routière », Junta de Castilla y León, Editorial Everest
  • Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d’Europe. Actes du colloque « Religions et montagnes », Tarbes,‎ 2005, 427 p. (ISBN 2-85944-516-1)
    Actes du colloque « Religion et montagnes », Tarbes, 30 mai-2 juin 2002 / textes réunis et publiés par Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaître. Le décor peint de l’église San-Juan-Bautista de San-Juan de Toledo de La Nata et ses équivalents pyrénéens, par Marc Salvan-Guillotin – Université de Toulouse – Le Mirail p. 161 à 191

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Étape précédente
(6,5 km à pied)
Santo Domingo de la Calzada
par la Cruz de los Valientes
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
08 Coquille.jpg
(560 km jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle)
Camino francés
Étape suivante
(4 km à pied)
Redecilla del Camino