Bréançon

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Bréançon
L'église Saint-Crépin-et-Saint-Crépinien, vue depuis le sud.
L'église Saint-Crépin-et-Saint-Crépinien, vue depuis le sud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Marines
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Armand Dedieu
2014-2020
Code postal 95640
Code commune 95102
Démographie
Gentilé Bréançonnais
Population
municipale
362 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 33″ N 2° 01′ 17″ E / 49.1425, 2.02139 ()49° 08′ 33″ Nord 2° 01′ 17″ Est / 49.1425, 2.02139 ()  
Altitude 150 m (min. : 79 m) (max. : 203 m)
Superficie 10,61 km2
Localisation

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Bréançon
Liens
Site web valdeviosne.fr

Bréançon est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France, sur une butte dominant le plateau du Vexin, à environ 45 km au nord-ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Bréançonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bréançon est située sur le plateau du Vexin, au cœur du Vexin français. La commune se compose de 4 hameaux : le Bourg, le Rosnel, le Fay et la Ferme de la Laire.

La commune est limitrophe de Marines, Le Heaulme, Haravilliers, Theuville, Grisy-les-Plâtres, Cormeilles-en-Vexin et Frémécourt.

Communes limitrophes de Bréançon[1]
Le Heaulme Haravilliers
Marines Bréançon[1] Theuville
Frémécourt Cormeilles-en-Vexin Grisy-les-Plâtres

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bréançon provient du pré-gaulois briga, hauteur, suivi du suffixe -ant et de -onem[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est occupé dès l'époque Antique comme l'atteste la découverte de fondations gallo-romaines au lieu-dit La Marette. Le village subit les ravages de la guerre de Cent Ans comme plusieurs villages du Vexin et voit son église détruite. La seigneurie de Bréançon appartient en 1759 au marquis de Gouy, maréchal de camp des armées du roi, et lieutenant général d'Île-de-France.

Le village est desservi jusqu'en 1949 par la ligne de chemin de fer à voie métrique d'intérêt local Valmondois - Marines, inaugurée en 1886.

Au cours de la Première Guerre mondiale, les troupes françaises sont cantonnées sur la commune, puis les troupes allemandes et finalement les troupes américaines au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, rue de la Liberté.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Bernard Gasselin DVD  
mars 2008 2014 Christian Bago    
mars 2014 en cours Armand Dedieu    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 362 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
396 379 400 405 408 367 370 396 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
350 326 352 338 334 291 337 278 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
245 236 235 209 200 193 175 170 189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
231 213 210 257 311 332 365 376 371
2011 - - - - - - - -
362 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Église Saint-Crépin-et-Saint-Crépinien.

Bréancon ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Crépin-Saint-Crépinien, rue de l'Église (classée monument historique par arrêté du 25 septembre 1980[4]) : De plan cruciforme, elle date pour l'essentiel du XIIIe siècle, mais conserve au chœur des vestiges romans du XIIe siècle, dont un chapiteau orné d'un animal à tête monstrueuse. Suite à la destruction partielle la guerre de Cent Ans, les croisillons et la nef ont été partiellement reconstruits au début du XVIe siècle, mais le croisillon sud et la nef gardent vraisemblablement leurs murs d'origine. La façade occidentale date par contre de 1774 seulement et reflète le style classique. Elle est tripartite. La partie centrale légèrement saillante est couverte d'enduit et cantonnée de deux pilastres toscans. Le portail plein cintre très simple est surmonté d'un oculus, et deux autres oculi sont percés dans les parties de la façade correspondant aux bas-côtés. Les murs de ces derniers sont également percés d'oculi exclusivement, et les deux premiers contreforts recouverts de chaperons. Un second portail, cette fois-ci en anse de panier est ménagé dans la troisième travée sud, dont la façade est par ailleurs entièrement réalisée en pierre de taille et encadré de contreforts plats non semblables aux premiers. Les bras du transept et le chœur carré au chevet plat gardent par contre leur caractère d'origine. Ils possèdent tous les trois un pignon un peu en retrait par rapport au mur au-dessous, dont celui du chœur a la particularité de disposer d'un contrefort central en plus des contreforts aux extrémités. De ce fait, le mur est éclairé par deux baies gémelées, en arc brisé et à lancette simple, à l'instar des autres baies de cette partie ancienne de l'église. Les contreforts ont une silhouette en cascade peu prononcée ; silhouette qu'adopte également la tourelle d'escalier carrée à l'angle sud-est du croisillon sud du transept. Cette tourelle possède un toit en pierre de la forme d'une cloche. Le clocher en bâtière carré s'élève au-dessus de la croisée du transept Sur les murs du premier étage, des arcades plein cintre ornées par des moulures toriques et flanquées de colonnes engagées à chapiteaux sont visibles, murées et obstruées pour leur plus grande partie par les toitures. Le premier et le second étage du clocher possèdent une colonne à chapiteau à chaque angle. Le second étage est ajourée de deux baies abat-son par face, cantonnées de colonnes à chapiteaux et ornés de moulures toriques au-dessus de l'arcature, à partir des impostes. Le clocher a été restauré en 1914, et sa cloche date de 1587[5],[6].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Château, rue de la Liberté : C'est une grande maison du XIXe siècle, avec une façade sobre en pierre de taille, sans style particulier. Le château proprement dit a été détruit. Le portail de la cour avec sa grande toiture est particulièrement imposant et possède quatre contreforts avec des consoles moulurées[6].
  • Ancienne fontaine, sentier de la Fontaine : Il s'agit d'une source avec un petit bassin rectangulaire, rehaussé d'une margelle et entouré de murs de trois côtés. Les habitants y ont puisé de l'eau jusque dans les années 1950[6].
  • Croix de cimetière : La petite croix en pierre sculptée remonte au XVIe siècle. Elle est montée sur un haut fût cylindrique monolithique prenant directement appui sur un soubassement à quatre degrés, sans socle interposé[6].
  • Ancienne gare, en écart, près de la RD 64 à l'est du village : Le bâtiment-voyageurs avec sa halle de marchandises accolée correspond à un plan-type de la Société générale des chemins de fer économiques, utilisé sur la plupart des réseaux gérés par cette compagnie. Construite en 1899, la gare de Bréançon se situait sur la ligne de Valmondois à Marines fermée au trafic voyageurs en 1949. Ce fut l'avant-dernière gare avant le terminus de Marines[6].
  • Ferme de la Laire, en écart, à l'extrémité est du territoire communal près de Theuville : Cette grande ferme céréalière caractéristique du Vexin français s'organise autour d'une cour carrée avec deux entrées, une vers l'ouest sur le chemin d'accès depuis la RD 22, et l'autre vers les champs. Sur la cour, se dresse un colombier cylindrique de 2 800 boulins pour autant de couples de pigeons. Deux ouvertures avec pierres d'envol sont percées dans les murs, et une lucarne en bâtière permettant l'envol est ménagée sur le toit en poivrière[6].

Bréançon et le cinéma[modifier | modifier le code]

Bréançon a servi de lieu de tournage à plusieurs films ; parmi ceux-ci, on peut citer :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Bréançon sur Géoportail.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. « Notice no PA00080009 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Bréançon, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 75-76.
  6. a, b, c, d, e et f Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Bréançon », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 626-631 (ISBN 2-84234-056-6).
  7. a et b Ferme de la Laire
  8. Tournage dans l’ancienne gare