Montgeroult

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Montgeroult
Vue du village depuis la chaussée Jules César à Courcelles-sur-Viosne.
Vue du village depuis la chaussée Jules César à Courcelles-sur-Viosne.
Blason de Montgeroult
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vigny
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Alain Mateos
2014-2020
Code postal 95650
Code commune 95422
Démographie
Gentilé Montgeroldiennes, Montgeroldiens
Population
municipale
416 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ N 2° 00′ 00″ E / 49.0833, 2 ()49° 05′ 00″ Nord 2° 00′ 00″ Est / 49.0833, 2 ()  
Altitude 85 m (min. : 40 m) (max. : 101 m)
Superficie 4,97 km2
Localisation

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Montgeroult

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Montgeroult

Montgeroult est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitant(e)s sont les Montgeroldien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe à flanc de coteau de la vallée de la Viosne, petite rivière du Vexin français. La commune est limitrophe de Cormeilles-en-Vexin, Boissy-l'Aillerie, Courcelles-sur-Viosne et Ableiges.

Communes limitrophes de Montgeroult[1]
Cormeilles-en-Vexin
Ableiges Montgeroult[1] Boissy-l'Aillerie
Courcelles-sur-Viosne

Montgeroult est desservie par la gare de Montgeroult - Courcelles) sur la ligne de Saint-Denis à Dieppe, desservie depuis la gare de Paris-Saint-Lazare par les trains de la ligne J du Transilien de la direction de Gisors.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montgeroult

Les armes de Montgeroult se blasonnent ainsi :

D'or aux trois hures de sanglier arrachées de sable et défendues d'argent

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom provient du latin mons, mont et de l'anthroponyme germanique Gerold ; « mont Gerulfi » ou « mont Gerold », du nom d'un guerrier franc enterré dans le village[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Les moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Denis étaient installés à Montgeroult où depuis le IXe siècle il y avait une maison « Le Moutier » qui se trouvait à l'emplacement actuel de château, ils y possédaient « toute justice », ils construisirent une chapelle base de l'église actuelle

Le village est érigé en paroisse dépendant de l'abbaye de Saint-Denis en 1071. Il possédait un monastère jusqu'à sa destruction en 1599. Les moines s’étant ruinés, la seigneurie de Montgeroult fut vendue en cette année à Jean de Donon, conseiller du Roi, commissaire ordinaire des guerres, contrôleur général des bâtiments, seigneur de Châtres en Brie et autres lieux. Il épousa Marie fille de Jean de Longueval, il eut plusieurs enfants dont les deux premiers furent seigneurs de Montgeroult. Jean Ier de Donon fit construire à l’emplacement des ruines de l’ancienne abbaye la partie centrale du château, entre 1609 et 1640.

Jean de Donon, par l'acquisition successive de biens 1573 à Claude d'Ailly, puis des droits seigneuriaux de l'abbaye de Saint-Denis et enfin de la seigneurie de Longueval, devint « seigneur en totalité de Montgeroult » et fit construire le château actuel (du début du XVIIe siècle) à l'emplacement des ruines du Moutier des moines de Saint-Denis. La seigneurie est la propriété en 1683 d'Antoine Le Féron, président au Parlement de Paris. En 1701 Louis Chevalier, président de la Haute Cour du Parlement, acheta le château.En 1750 son fils vendit ses terres à Jacques Gaultier, écuyer du Roi, dont la famille appartenait à la riche bourgeoisie commerçante de Paris; à sa mort son fils André Gaultier se déclara aussitôt marquis de Montgeroult; il épousa Hélène de Nervo dont l'histoire offre un vif intérêt[réf. nécessaire].

La marquise de Montgeroult était douée d'un talent incomparable pour la musique, elle fut une des premières à jouer du piano-forte qui venait de remplacer le clavecin. En 1792, madame de Montgeroult fut enfermée à la Conciergerie et n'eut la vie sauve qu'en jouant La Marseillaise devant le Comité de salut public. Son mari, participant à une expédition visant à sauver Marie-Antoinette de la guillotine, fut arrêté par les Autrichiens et mourut dans les cachots de Mantoue[2].

En 1683, Jean-Méderic de Donon fut forcé d’abandonner sa terre à ses créanciers qui la vendirent à Antoine Le Feron, Président à Mortier au Parlement de Paris. À sa mort, sa femme vendit la terre de Montgeroult à Louis Chevallier en 1701 pour la somme de 135 000 livres. Louis Chevallier était chevalier, conseiller du Roi en la Cour des Aides, puis président de la Haute Cour du Parlement, seigneur de Bagnolet, Boissy, Théméricourt, Longueval et autres lieux. Son père était l’un des quarante fermiers généraux du Roi. Louis Chevallier apporta de nombreuses améliorations à sa propriété de Montgeroult en adjoignant une aile au château et en faisant édifier les communs. Il fit aussi réparer l’église. À sa mort en 1750, son fils Louis II vendit les terres de Montgeroult et le château à Jacques-André Gaultier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Alain Mateos[3]    
mars 1989 2008 Bernard Toublanc DVD  
mars 1971 1989 Henri Le Rouzic DVD  
mars 1946 1971 Olivier Riant SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de la protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

Le marais d'Ableiges, de part et d'autre de l'étang des Aunes est classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I, sous le numéro régional n°00006019 [4].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 416 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
284 233 243 265 278 264 260 244 220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
222 223 244 231 280 300 277 297 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
313 302 306 292 270 319 283 297 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
314 332 316 297 347 411 423 427 416
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame.
Château de Montgeroult.

Montgeroult compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, rue Neuve (classée monument historique par arrêté du 8 avril 1941[7]) : Le premier acte faisant mention d'une église de Montgeroult date de 1071, quand la chapelle déjà existante est érigée en paroisse du diocèse de Rouen. La partie occidentale de la base du clocher remonte sans doute à cette époque. L'actuelle chapelle de la Vierge dont les fenêtres à arceau et les modillons appartiennent à l'architecture romane, mais dont le plafond voûté d'ogives date de la première moitié du XIIe siècle. À la fin du XIIe siècle, on érige les croisillons de part et autre du clocher central, qui ne comporte alors qu'un unique étage. Le XIIIe siècle voit le remplacement de l'abside primitive par un chœur à chevet plat. Toute la façade orientale est placée en biais. Son centre est occupé par une vaste baie, subdivisée en trois lancettes surmontées de cercles. Sa partie inférieure est bouchée du fait de la présence du retable juste derrière. Au XIVe siècle, le clocher roman est surélevé d'un étage. La nef et les bas-côtés sont entièrement reconstruits dans la seconde moitié du même siècle, mais ce n’est qu’au début du XVIIe siècle que le curé Gestin les fait voûter et construire le porche qui alors était tourné vers la rue, montant droit vers l'église en passant par devant le château. Ce dernier ajout endommage en partie la remarquable frise des Apôtres en buste de la seconde moitié du XVIe siècle, courant au sommet du mur du bas-côté nord[8].
  • Château de Montgeroult, rue Neuve (inscrit monument historique en 1958, classé en 1977 puis classé avec tout son domaine par arrêté du 12 décembre 1996[9]) : Bel exemple du style Louis XIII, il comporte trois pavillons coiffés d'une haute toiture d'ardoise. L'importance du corps principal de logis est soulignée par une légère saillie par rapport aux pavillons latéraux, un escalier d'honneur à double révolution en fer à cheval, un fronton brisé et l’indépendance des toits à croupe avec dominante du toit principal. Les fenêtres plus allongées que sous le règne suivant, sont à petits carreaux, les combles à la française et les lucarnes, surmontées de globes, alternativement arquées et triangulaires ont un aspect qui rappelle la Renaissance. L’ensemble du château est en pierre de taille, deux pavillons entourant le bâtiment central, la toiture de ce dernier étant décoré par un grand fronton triangulaire surmonté d’un vase encadré de draperies et surmonté de guirlandes de fleurs. Il y avait quatre pavillons aux toitures d’ardoise, il n’en reste que deux aujourd’hui, ceux qui entourent la grille d’entrée. les deux autres se trouvaient à chaque angle de la cour pavée. - Jean Ier de Donon fit construire la partie centrale du château à l’emplacement des ruines de l’ancienne abbaye, entre 1609 et 1640. Le parc fut créé en 1660. Le gros pavillon carré à droite, l'orangerie, les communs (les plus remarquables du Vexin avec La Roche-Guyon) furent ajoutés par Louis Chevalier en 1704. Il fit également édifier la citerne de la cour du château, en 1723. Elle mesure 12 mètres de long sur 8 mètres de large et peut contenir 300 000 litres d'eau. Ayant par miracle survécu à la période révolutionnaire et ayant servi à stocker de la farine, le château fut acheté par le baron de Bray, gentilhomme de la cour de Charles X. Le château est depuis 1830 dans la même famille[réf. nécessaire].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Montgeroult sur Géoportail.
  2. Hélène de Montgeroult, la marquise et la Marseillaise par Jérôme Dorival, éditions Symétrie
  3. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  4. « Oucherotte », Inventaire national du Patrimoine naturel
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Montgeroult, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 235-236.
  9. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notice historique sur Montgeroult par l'abbé Loisel, curé de Montgeroult. Imp. Villemer Pontoise 1873.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]