Limay

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Limay
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Limay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Limay (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux du Vexin (siège)
Maire
Mandat
Éric Roulot (PCF)
2014-2020
Code postal 78520
Code commune 78335
Démographie
Gentilé Limayens
Population
municipale
16 304 hab. (2011)
Densité 1 420 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 39″ N 1° 44′ 12″ E / 48.9941666667, 1.7366666666748° 59′ 39″ Nord 1° 44′ 12″ Est / 48.9941666667, 1.73666666667  
Altitude 28 m (min. : 17 m) (max. : 137 m)
Superficie 11,48 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-limay.fr

Limay est une commune des Yvelines et de la région Île-de-France. C'est une ville moyenne industrielle, situé en bord de Seine, au sud du Vexin français, face à Mantes-la-Jolie à 53 km à l'ouest de Paris. La commune, qui dispose de 300 hectares classés en espaces naturels sensibles, est devenue depuis le 1er juillet 2005 « ville-porte » du parc naturel régional du Vexin français.

Elle participe au Concours des villes et villages fleuris et possède trois fleurs en 2007[1].

Ses habitants sont appelés les Limayens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Limay dans les Yvelines.

Situation[modifier | modifier le code]

Limay est une commune riveraine de la Seine, située sur la rive droite du fleuve, dans le nord du département des Yvelines, à 1,5 km environ au nord de Mantes-la-Jolie, sous-préfecture, et à 43 km environ au nord-ouest de Versailles, préfecture du département.

Elle est limitrophe de Guitrancourt au nord-est, de Porcheville à l'est, de Guerville et Mantes-la-Ville au sud, de Mantes-la-Jolie au sud-ouest (ces trois dernières communes se trouvant sur la rive gauche du fleuve), de Follainville-Dennemont à l'ouest et de Fontenay-Saint-Père au nord.

Le territoire communal englobe en grande partie une île de la Seine, l'île de Limay, la partie appartenant à Mantes-la-Jolie étant appelée île aux Dames.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La source saint-Sauveur ou allaient boire de l'eau les femmes mariées désirant une grossesse[2].

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal forme un vaste amphithéâtre tourné vers la Seine au sud, et adossé au plateau de Vexin français. Il s'étage en trois niveaux, du nord au sud, un plateau en pente douce entre 130 et 115 mètres d'altitude, une partie de transition à la pente plus accentuée et la basse plaine alluviale entre 20 et 30 mètres d'altitude.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Limay est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[3]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Utilisation du territoire[modifier | modifier le code]

Type d'occupation  % Hectares
Espace urbain construit 33 % 383,06
Espace urbain non construit 17 % 199,18
Espace rural 49 % 565,46

Le territoire de la commune est fortement urbanisé (33 %), avec plus de cent hectares de zones d'activités économiques[4], cependant près de la moitié du territoire (plus de 500 hectares) reste rural.

L'espace habité se compose d'un noyau ancien entre l'église et la Seine et des extensions concentriques comprenant des lotissements de maisons individuelles mais également beaucoup d'immeubles collectifs. L'urbanisation récente atteint désormais le plateau (plaine des Bouleaux) le long de la RD 983.

L'espace rural occupe surtout la partie nord et nord-ouest de la commune et se compose de terrains cultivés (grande culture céréalière) et une forte proportions de zones boisées, notamment la forêt de Saint-Sauveur. 300 hectares ont été classés par la commune comme espace naturel sensible.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les communications routières sont assurées par plusieurs axes :

  • dans les sens nord-sud, la route départementale D 983 traverse le centre-ville pour rejoindre Mantes-la-Jolie. cette route qui assure un important trafic de transit dans l'ouest des Yvelines vers le sud et vers Magny-en-Vexin plus au nord a été déviée dans les années 1990 par une rocade contournant la ville par l'est.
  • dans le sens est-ouest, l'axe principal est constitué par la route départementale D 190 qui relie Limay à Poissy en suivant la rive droite de la Seine, doublé plus au sud et plus près de la Seine par la route départementale D 146 qui assure notamment la desserte des zones industrielles et du port fluvial situés dans l'est de la commune.

Deux ponts routiers franchissent la Seine, le pont de Mantes, très ancien lieu de passage, reconstruit en 1951, et le viaduc plus récent (1992) de la rocade, à 2 x 2 voies. Ce dernier permet de rejoindre l'autoroute A13 à l'échangeur de Mantes-la-Ville (Mantes-Est).

La gare

Sur le plan ferroviaire, la commune est traversée par la ligne Paris-Saint-Lazare - Mantes-la-Jolie via Argenteuil et Conflans-Sainte-Honorine qui franchit la Seine par un viaduc à arches de ciment s'appuyant sur l'île de Limay. Un embranchement particulier s'en détache pour assurer la desserte du port fluvial de Limay. Une gare située dans le sud de la ville est desservie par les trains de banlieue du Transilien.

Limay dispose également d'un port fluvial situé dans la pointe sud du territoire communal et constitué d'une darse de huit hectares creusée perpendiculairement au fleuve. Ce port est géré par l'établissement public du Port autonome de Paris.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Limay était déjà habité à l'époque préhistorique. De nombreux restes archéologiques tels que pierres polies et taillées, pointes de flèches, haches, ont été trouvés dans le territoire communal, notamment à l'occasion de l'exploitation de sablières et ballastières dans les alluvions quaternaires.

Avant la conquête romaine, le territoire était occupé par le peuple celte des Véliocasses, rattachée à la Gaule belgique.

En 1376, Charles V fonde à Limay un monastère de Célestins, situé au milieu des rochers et des carrières de Saint-Aubin et le dédie à la Sainte-Trinité. Le monastère fut démoli à la Révolution[5].

En 1614, Marie de Médicis fait débuter la construction du couvent des Capucins, situé hors du bourg. Les pierres de la citadelle de Mantes servent à sa construction. Le couvent est désormais une vieille bâtisse[5].

à suivre…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En avril 2010, Jacques Saint-Amaux se retire de son poste de maire de Limay et c'est l'un de ses adjoints, Éric Roulot, qui est élu maire par le conseil municipal. À cette occasion, Jacques Saint-Amaux, maire de 1995 à 2010, est devenu maire honoraire de Limay.

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2010 en cours Éric Roulot PCF aucune
juin 1995 avril 2010 Jacques Saint-Amaux PCF Conseiller général du Canton de Limay depuis 2002
mars 1977 juin 1995 Maurice Quettier PCF Conseiller général du Canton de Limay

(1964-1979)

1970 mars 1977 Jean-François Mouret    
1964 1970 Édouard Fosse    
1959 1964 Robert Guichard    
1959 1959 Jean Guilleminot    
1945 1959 André Lecoq    
1944 1945 Blaise Jouaneton   élu par le Comité de libération

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 304 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 394 1 589 1 357 1 409 1 296 1 333 1 398 1 358 1 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 345 1 305 1 304 1 373 1 373 1 360 1 500 1 509 1 597
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 661 1 627 1 731 2 048 2 280 2 687 2 948 3 190 3 617
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 082 6 615 9 024 10 129 12 660 15 709 15 779 16 304 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 24,2 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 13,2 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 24,9 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 13,2 %).
Pyramide des âges à Limay en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,3 
3,3 
75 à 89 ans
4,9 
9,7 
60 à 74 ans
8,0 
18,8 
45 à 59 ans
19,1 
20,5 
30 à 44 ans
21,0 
24,2 
15 à 29 ans
24,9 
23,2 
0 à 14 ans
21,8 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Le trafic des conteneurs a véritablement commencé le 14 novembre 2007. Du 14 novembre 2007 au 21 décembre 2007, 844 conteneurs, équivalent vingt pieds (EVP) ont transité sur le quai de Limay Terminal. De février 2008 à décembre 2008, ce sont 3573 EVP qui ont été transportés via la voie fluviale. Les destinations sont principalement Le Havre et Nogent-sur-Seine. Les types de fret, des produits et matériaux destinés l’équipement de la maison, des céréales, des produits destinés à la grande distribution, des pièces automobiles, des ferrailles, etc. Grâce à mode de transport - fluvio-maritime - moins consommateur d'énergie et plus respectueux de l'environnement, ce sont donc 4417 conteneurs qui ont transité sur le Port de Limay depuis l'ouverture du Terminal, ce qui représente 4417 camions en moins sur nos routes.

  • Zone industrielle, dont une usine de traitement de déchets dangereux.

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • Sarp-Industries : cette entreprise, filiale d'Onyx (groupe Veolia Environnement), exploite un centre de traitement de tous types de déchets d'une capacité de 300 000 tonnes
  • France Plastiques Recyclage (SITA France) va ouvrir son unité de recyclage de bouteille plastique en juin 2009 : 40 000 tonnes par an prévues.
  • Sarp-Industries a construit une usine de fabrication de biocarburant à partir d'huiles recyclées.
  • GDE ouvre sa plus grande unité de broyage des aciers non ferreux d'Europe.
  • NextPharma SAS : production de liquides et semi-solides pharmaceutique
  • Recyc Matelas Europe, spécialiste de la déconstruction et de la valorisation des matelas et sommiers.
  • SMARD : Station de traitement des eaux usées.
  • B.S.P. sécurité : société de sécurité gardiennage
  • ANDA service : société de nettoyage

SARL Belbeoc'h : élagage abattage d'arbre

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Aubin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Aubin, église paroissiale de Limay, est un édifice de style roman édifié en pierre et meulière au XIIe siècle et est agrandie au XVIe siècle de quatre travées. Le clocher est muni d'une flèche de pierre de 41 m de haut, restaurée en 1906.

Elle fut probablement construite sur les ruines d’une église antérieure, détruites lors des guerres avec les Normands. La construction de l’église Saint-Aubin a commencé en 1156. La comtesse de Meulan en avait fait le vœu si son époux, GaléranIl revenait de la deuxième croisade.

L’église est placée sous le vocable d'Aubin d'Angers, ermite anglais et évêque d’Angers au VIe siècle. De l’église primitive, il ne subsiste que les deux travées du chœur et le clocher. Celui-ci est assis sur une tour carrée de style roman, renforcée de contreforts. Sa flèche, à 41 mètres, fut reconstruite en 1906. L’église Saint-Aubin a été classée au titre des monuments historiques en 1944.

L’église Saint-Aubin abrite quelques pièces remarquables : la dalle hébraïque, une cuve baptismale du XIIIe siècle, les tombeaux de Jean Chenu, écuyer de Louis XI et de sa femme Jeanne Grizy, celui de Thomas Letourneur, secrétaire de Charles V, et le tombeau de Jean Martel, son chambellan, surmonté d’un Christ gisant datant du XVIe siècle ; mais également un tableau « la Crucifixion du Christ », du peintre hollandais, Pietre Vogelaer et une chaire datant du XVIIe siècle*.

La pierre hébraïque[modifier | modifier le code]

La pierre hébraïque, n’est autre qu’une dalle funéraire du rabbin Meir, fils d’Eliah, mort en 1243. Elle rappelle que l’agglomération mantaise connut jusqu’en 1380 une importante communauté juive. À signaler qu’il n’existe pas d’autre exemple de sépulture hébraïque dans une église catholique. La dalle hébraïque a été classée le 6 mai 1907 au titre des Monuments historiques[11].

Le gisant et les tombeaux[modifier | modifier le code]

Le gisant représente un moine couché, dont la tête et les mains jointes sont en marbre blanc très pur. Le tombeau et le corps sont en pierre. Selon l’ouvrage très documenté de l’ancien maire, Edouard Fosse, Histoire de Limay, des origines à nos jours, Thomas Letourneur, archidiacre de Tournay, Chanoine de Paris, et de Rouen, de Chartres et de Beauvais, fut l’un des secrétaires de Charles V de France. C’est au cours d’une visite dans un couvent qu’il mourut le 24 mai 1384.

Il y fut inhumé et le tombeau aujourd’hui installé dans l’église Saint-Aubin fut primitivement placé dans la chapelle Saint-Antoine du couvent des Célestins.

Une Vierge assise en bois sculpté du XIIe siècle ainsi qu’une « morte de la Vierge en bois sculpté datant du XVIe siècle ont été volées. Peut-on espérer les revoir un jour ?

Le tableau, « la crucifixion du Christ » a été restauré et réinstallé dans l’égalise Saint-Aubin. C’est dans le cadre des travaux de restauration de l’église Saint-Aubin et particulièrement lors du démontage de la tribune de l’orgue qu’un tableau signé du peintre hollandais Pietre Vogelaer a été mis au jour. Il s’agit d’une encre sur bois représentant la crucifixion du Christ, datée de la fin du XVIIe siècle dont le format est de 120 cm de hauteur sur 172 cm de longueur. L’auteur, Pietre Vogelaer, appartenait à un courant artistique qui va abondamment utiliser la technique de la peinture en grisaille. Cette technique précise et d’une mise en œuvre très lente était surtout utilisée pour la peinture des marines. Ce travail de miniaturiste dans une composition de grande ampleur se retrouve dans cette crucifixion animée par une multitude de personnages. On y voit la mise en croix de deux larrons, les soldats jouant aux dés la tunique du Christ, la Vierge tombant en pâmoison dans les bras des saintes femmes. Tout autour se déploient des soldats à cheval, des badauds, des animaux. Le musée de la Marine d’Amsterdam conserve plusieurs panneaux Pietre Vogelaer. Ce tableau d’une grande valeur a bénéficié d’une procédure de classement.

L'orgue[modifier | modifier le code]

L’orgue de l’église Saint-Aubin a été construit en 1844 par le facteur versaillais John Abbey. Il a été modifié plusieurs fois, notamment en 1954, au titre des dommages de guerre.

Sa restauration devenant nécessaire, il est démonté en 2007 pour rejoindre les ateliers du facteur d’orgues Claude Berger, à Clermont, dans l’Hérault. Ce dernier a entrepris une restauration totale de l’orgue, consistant en la réparation du buffet, la réalisation d’un sommier de pédale et la reconstitution de jeux disparus. L’orgue de l’église Saint-Aubin est classé au titre de Monument historique depuis 1986

Le buffet a été construit en 1844 par un artisan limayen, M. Girard. Il est de style néogothique à trois plates faces surmontées de gâbles tréflées et ornées de crochets.

Concernant le buffet, c’est un Limayen, M. Girard qui le construisit en 1844. Il réalisa alors le buffet plat néogothique à trois plates faces surmontées de gâbles tréflées et ornées de crochets.

Le vieux pont[modifier | modifier le code]

Le vieux pont
Article détaillé : Vieux pont de Limay.

Le vieux pont de Limay est un ancien pont du XIe siècle, reconstruit par Sully en 1613, dont il ne reste que quelques arches côté Limay à la suite de nombreuses vicissitudes, dont les dernières furent la destruction de deux arches en 1940. Ce pont figure dans plusieurs tableaux du peintre Jean-Baptiste Camille Corot.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Site géologique de Limay : il s'agit d'une ancienne carrière du groupe Lafarge classé « réserve naturelle régionale » (RNR) par le conseil régional d'Île-de-France en 2009. Cet espace protégé de 69 hectares, acquis par la ville en 2008, est pourvu d'une grande richesse géologique (avec des formations sédimentaires du Crétacé, du Sparnacien et du Lutétien moyen), faunistique et floristique[12].

Limay dans les arts[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Parmi les films tournés à Limay, on peut citer[13]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Limay

Les armes de Limay se blasonnent ainsi :
d'azur au pont de trois arches d'argent maçonné de sable posées sur une onde de sinople mouvant de la pointe, surmonté en chef de trois fleurs de lys d'or posées 2-1.

Ce blason adopté par la municipalité en 1967 est dû à l'héraldiste Robert Louis[14]. Le pont à trois arches évoque le vieux pont de Limay et le chef à trois fleurs de lys le rattachement de la ville au Vexin français.

Il a remplacé un premier blason instauré en 1945 par la commission d'héraldique de Seine-et-Oise qui se blasonnait ainsi :
de gueules au chef d'azur à la croix pattée et haussée d'argent mouvant de la pointe et brochant sur la partition, à la lettre S du même enlaçant le montant de la croix, accostée en chef de deux fleurs de lys et flanqué en pointe de deux rencontre de loup, le tout d'or[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328),page 28.
  • Maurice Quettier, Limay, les racines du futur. La belle histoire du renouveau municipal, Éditions sociales, 1999 (ISBN 2-911833-14-7)
  • Georges Mercier, Limay et son canton, Éditions Alan Sutton, mémoire en images, 1996 (ISBN 2-84253-009-8)
  • Édouard Fosse, Limay en cartes postales anciennes, Bibliothèque européenne Zaltbonnel, 1976
  • Édouard Fosse (ancien maire de Limay), Histoire de Limay des origines à nos jours, préface de Rodolphe Walter, 1972
  • Michel Bourlier, Christophe Eberhardt, Limay et ses habitants. De l'origine jusqu'à la fin du XIXe siècle, GREM, 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
  2. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 28
  3. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  4. Mode d'occupation du sol en 1999, Iaurif
  5. a et b « Découvrir Limay », sur ville-limay.fr
  6. Édouard Fosse, op. cit., p. 256.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Limay en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  10. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  11. « Notice no PM78000257 », base Palissy, ministère français de la Culture
  12. « Réserve Naturelle Régionale (RNR) du site géologique de Limay », Ville de Limay (consulté le 6 mai 2014).
  13. Lieux de tournage cinématographique
  14. Édouard Fosse, Histoire de Limay des origines à nos jours, 1972, p. 23.
  15. Les armoiries des communes de Seine-et-Oise, tome 1, chefs-lieux de canton - 1944, cité par Édouard Delafosse.