Anne Marie Martinozzi

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Anne Marie Martinozzi
Image illustrative de l'article Anne Marie Martinozzi

Titre Princesse de Conti
Biographie
Naissance 1637
Rome
Décès 4 février 1672 (à 34 ans)
Paris
Conjoint Armand de Bourbon

Coat of arms of Anne Marie Martinozzi as Princess of Conti.png

Anne Marie Martinozzi, princesse de Conti, est née en 1637 et décédée le 4 février 1672 à Paris, inhumée en l'Église Saint-André-des-Arts.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'un comte romain, Geronimo Martinozzi, et d'une sœur du cardinal Jules Mazarin, Anne Marie Martinozzi épouse, le 21 février 1654, Armand de Bourbon-Conti, prince de Conti, qui, après avoir été l'un des meneurs de la Fronde, avait fait sa soumission à Louis XIV l'année précédente. Mazarin donne alors à sa nièce la somme de 600 000 livres.

Dès juin 1654, le prince doit laisser sa jeune épouse à Paris pour prendre le commandement en chef de l'expédition de Catalogne. La princesse se montre tendrement éprise, écrivant à son mari de nombreuses lettres affectueuses. Elle ne le revoit que le 30 novembre 1656, lorsqu'elle le rejoint dans son château de la Grange-des-Prés, à Pézenas, où le prince est allé ouvrir les États de Languedoc. Mais ils se quittent à nouveau dès le printemps 1657, le prince de Conti devant retourner combattre en Espagne.

Ils ont pour enfants :

La princesse devient veuve en 1666. Elle meurt d'une attaque d'apoplexie le 4 février 1672. Elle est inhumée dans l'Église Saint-André-des-Arts, où ses fils lui font bâtir un tombeau par François Girardon, tandis que son cœur est placé chez les carmélites de la rue Saint-Jacques, et ses entrailles dans l'église de Port-Royal des Champs ; lors de la destruction de l'abbaye, elles furent transférées dans la sépulture de St André-des-Arts[1]. Dans son testament, elle ordonne que l'éducation de ses fils soit confiée à leur tante Anne Geneviève de Bourbon-Condé, duchesse de Longueville et nomme leur oncle, Louis II, prince de Condé, en qualité de tuteur.

Le prince de Conti fut inhumée dans le caveau de sa mère, avec son frère aîné Louis Armand Ier de Bourbon-Conti[2].

Son mausolée fut élevé au pilier du côté gauche du chœur. Composé d'une statue de marbre blanc en bas-relief, accompagnée des attributs de la Foi, de l'Espérance et de la Charité, encadrée d'ornements en marbre surmontés d'une urne en bronze le tout dessiné et sculpté par Girardon. L'épitaphe de la princesse était gravée au-dessous en lettres noires sur une plaque de marbre blanc : « A la gloire de Dieu | et a la mémoire eternelle | d'Anne Marie Martinozzi | princesse de Conty | qui detrompée dès l'aage de | XIX ans vendit toutes ses pierreries pour | nourrir durant la famine de M DC LXII, | les pauvres de Berry, de Champagne, et de | Picardie, pratiqua toutes les austerités que | sa santé put souffrir; demeurée veuve a | l'aage de XXIX ans, consacra le reste de sa | vie a élever en princes chretiens les princes | ses enfans, et à maintenir les loix tempo | relles et ecclesiastiques dans ses terres; se | reduisit a une depense tres modeste; restitua | tous les biens dont l'acquisition luy fut sus | pecte jusqu'à la somme de DCCC mil li | vres; distribua toute son epargne aux | pauvres dans ses terres et dans toutes les | parties du monde, et passa soudainement | a l'éternité, après seize ans de perseverance | le IV février M DC LXII, aagée de | XXXV ans | Priez pour elle.
Louis Armand de Bourbon, prince de Conty et François | Louis de Bourbon prince de La Roche-sur-Yon et ses enfants | ont posé ce monument »[3]. Il existe une gravure par François Philippe Charpentier de ce monument, (grande planche BnF; Topographie de Paris)

Armoiries

«Parti, au 1 de France, au bâton de gueules péri en bande; au 2 coupé, a de gueules à deux fasces bretessées et contrebretessées d'argent, b d'azur à la hache consulaire d'argent, les verges d'or, liées d'argent, posée en pal; à la fasce de gueules chargée de trois étoiles d'or brochant sur le tout»

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emile Raunié, Epitaphier du vieux Paris, Paris, Imprimerie nationale, 1890-1901., 3. vol. p. 10-11 avec gravure de son mausolée par Charpentier.
  2. Piganiol, t. VII, p. 79-81.
  3. Lors de la fermeture de l'église, ce monument fut recueilli par Alexandre Lenoir pour le dépôt des Petits-Augustins. Placé aux Musée des Monuments français sous le no 193. Chaptal autorisa la sortie de celui-ci pour décorer La Malmaison qui fut effectif en 1809.

Articles connexes[modifier | modifier le code]