Hodent

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Hodent
Chapelle Sainte-Marguerite (inscrite M.H.)
Chapelle Sainte-Marguerite (inscrite M.H.)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Magny-en-Vexin
Intercommunalité Sans
Maire
Mandat
Éric Breton
2008-2014
Code postal 95420
Code commune 95309
Démographie
Gentilé Hodentois ou Hodentais
Population
municipale
250 hab. (2010)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 00″ N 1° 46′ 00″ E / 49.1500, 1.7667 / 49.1500; 1.766749° 09′ 00″ Nord 1° 46′ 00″ Est / 49.1500, 1.7667 / 49.1500; 1.7667  
Altitude 64 m (min. : 49 m) (max. : 140 m)
Superficie 4,37 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.hodent.fr/

Hodent est une commune française du département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Hodentois ou Hodentais.

Sommaire

Géographie[modifier]

Communes limitrophes de Hodent[1]
Saint-Gervais Magny-en-Vexin
Omerville Hodent[1] Charmont
Genainville

Toponymie[modifier]

Du composé germanique husidun ou husding (de hūsi, maisons et dun, hauteur ou ding, avec le suffixe ing)[2]. Archétype germanique commun au nord de la France : Houdain, Houdan, Hodenc-l'Évêque, Hodeng-en-Bray, etc.

Histoire[modifier]

Héraldique[modifier]

Blason de Hodent Blason Parti au 1) mi parti d'azur à l'écusson d'or accompagné de trois fleurs de lys du même et charger de trois besants du champ au 2) d'or à Sainte Marguerite contourné priant au dragon terrassé brochant à ses pieds le tout d'azur[3].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier]

La mairie d'Hodent.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Joël Cousin dvg  
mars 2008 ... Éric Breton[4]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 250 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
173 172 167 179 209 200 194 182 182
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
174 199 251 211 226 226 188 209 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
189 179 172 167 227 241 200 219 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
192 196 212 181 180 267 262 250 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[5] puis Insee à partir de 1968[6].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier]

Une zone artisanale a été créée entre deux bras de l'Aubette de Magny sur environ 1,5 km, permettant à des PME de s'installer dans de bonnes conditions[non neutre] avec un accès routier.

Lieux et monuments[modifier]

Chapelle Sainte-Marguerite.
Colombier, rue des Sorbiers.
Portail de la ferme du prieuré.

Monument historique[modifier]

Hodent possède un seul monument historique su son territoire.

  • Chapelle Sainte-Marguerite, la Grand'rue (inscrite monument historique par arrêté du 27 août 1953[7]) : Seule la façade occidentale avec le portail plein cintre) surmonté d'un oculus donne sur la voie publique, le vaste parc du manoir de style néo-normand occupant tout le secteur oriental du village. De plan rectangulaire, le sanctuaire du XVIe siècle possède un chœur polygonal, une petite chapelle latérale au sud et un petit clocher en charpente, s'élevant au-dessus de la partie orientale de la nef. Il est couvert d'ardoise, alors que la nef est couverte de tuiles rouges. La chapelle est d'une construction soignée, mais sans style particulier. La pierre de taille est utilisé pour les chaînages, l'encadrement des ouvertures, les contreforts la partie supérieure des pignons. Le reste est fait de moellons noyés dans le mortier d'une couleur ocre. Comme seul élément de décor, une petite Vierge est placée dans un niche au-dessus de la porte[8].

Autres éléments du patrimoine[modifier]

  • Un petit colombier, dans la cour d'une ancienne fermette, rue des Sorbiers : Il est aménagé dans une pièce dans les combles d'une grange et de plus petite dimension que les colombiers des grandes fermes seigneuriales. Le toit à quatre versants, la haute façade sur la cour et les quatre ouvertures d'envol signalent toujours la destination initiale de ce bâtiment du milieu du XVIIIe siècle[8].
  • La ferme du prieuré, la Grand'rue : La conversion de cet ancien prieuré bénédictin en ferme remonte au XVe siècle, mais il restent toutefois des vestiges de l'ancienne chapelle prieurale du XIIe siècle, dont une grande arcade ogivale dans la façade nord du corps de logis. Des fenêtres à meneaux restent du XVe siècle. La plus petite des deux portes du portail sur la rue est également d'origine gothique, alors que la grande porte est une reconstitution fidèle. Le prieuré avait probablement été fondé par la famille seigneuriale locale sur des terres relevant directement de la suzeraineté du roi. Après sa dissolution, l'établissement tombe toutefois entre les mains du domaine royal. Comme d'autres possessions dans les environs, le roi l'échange avec l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés contre des terres à Choisy-le-Roi en 1670, en vue de la construction du château de Choisy. Devenue ainsi de nouveau bien de l'église, la ferme est vendue comme bien national en 1791, et son acquéreur n'est autre que Louis Alexandre de La Rochefoucauld d'Enville, député à l'assemblée nationale et président du département de Paris. Son héritier sera la famille Hamot, qui conserve le domaine pendant plusieurs générations, jusque dans les années 1960[8].
  • Villa dite « La Folie », ruelle des Vieilles Pierres : Grande demeure avec des façades en colombages et brique de style néo-normand, dont la volumétrie et notamment la forme des hautes toitures débordantes sont d'inspiration libre. Les hautes cheminées sont en damier, avec alternance de briques rouges et ocres[8]. Depuis la rue, la villa n'est que très partiellement visible.
  • Bornes signalant la limite entre les seigneuries de Hodent et de Charmont : De forme très simple, elles arborent un C gravé sur la face tournée vers Charmont, et un H sur la face opposée. Les bornes sont érigées suite à un différend opposant les deux seigneurs en 1600, qui ne trouve son aboutissement qu'en 1635 avec un jugement du Parlement de Paris ordonannt le bornage de la limite territoriale. La modification de la limite entre les deux communes en 1951 entraîne même un déplacement des bornes[8].
  • Pont en pierre de taille, au hameau du Pont d'Hennecourt : Datant des années 1820, elle enjambe l'Aubette de Magny par un arc plein cintre. Des larmiers courent en bas et en haut du garde-corps. La construction du pont est liée à celle de la filature de coton qui fonctionne à proximité jusqu'à la fin du XIXe siècle, employant jusqu'à 165 ouvriers. Tout autre trace en a disparu[8].

Personnalités liées à la commune[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Communes limitrophes de Hodent sur Géoportail.
  2. Guide du Vexin Français[réf. incomplète]
  3. Le blason de Hodent, sur Hodent (site officiel). Consulté le 20 juillet 2012.
  4. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  7. Notice no PA00080093, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. a, b, c, d, e et f Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Hodent », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II, octobre 1999, p. 554-556 (ISBN 2-84234-056-6) .

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]