Le Heaulme

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Le Heaulme
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Marines
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Maurice Delahaye
2014-2020
Code postal 95640
Code commune 95303
Démographie
Gentilé Heaulmois
Population
municipale
198 hab. (2011)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 57″ N 1° 59′ 59″ E / 49.16583, 1.99972 ()49° 09′ 57″ Nord 1° 59′ 59″ Est / 49.16583, 1.99972 ()  
Altitude 150 m (min. : 124 m) (max. : 205 m)
Superficie 1,96 km2
Localisation

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Le Heaulme
Liens
Site web valdeviosne.fr

Le Heaulme est une commune du Val-d'Oise située au cœur du Vexin français, à environ 45 km au nord-ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Heaulmois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Heaulme est situé au pied des buttes de Rosne et de la butte du bois du Caillouet, et domine le plateau du Vexin.

La commune est limitrophe de Marines, Neuilly-en-Vexin, Haravilliers et Bréançon.

Communes limitrophes du Heaulme[1]
Neuilly-en-Vexin Haravilliers
du Heaulme[1]
Marines Bréançon

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Le Heaulme provient peut-être du germanique Helm, casque puis heaume, ou plutôt de l'ancien français herm, désert, qui a donné le mot ermite.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est implanté loin des grands axes de communication, dans une légère dépression entre deux massifs forestiers. Il fut de ce fait relativement protégé des destructions de la guerre de Cent Ans. Le fief fait partie au XVIIIe siècle de la seigneurie du marquis de Gouy, maréchal de camp des armées du roi, et lieutenant général d'Île-de-France au département du Vexin. Au cours de la Révolution française, la mairie est installée dans le presbytère, et resta en ces lieux jusqu'en 1873.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Luc Dailledouze DVD  
mars 2008 2014 Jeanne Duhem[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 198 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
129 149 146 170 162 162 155 156 152
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
132 130 134 127 130 112 108 101 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
115 119 99 95 103 99 67 61 77
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
75 74 100 126 187 187 185 184 198
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Le Heaulme ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Georges (portail inscrit monument historique par arrêté du 16 juin 1926[5]) : Elle remonte au XIIe siècle, mais a été fortement remaniée au siècle suivant. Le petit édifice se compose seulement d'une nef-grange et d'un chœur carré au chevet plat d'une seule travée. La nef semble d'origine romane. À présent non voûtée et sans contreforts, ses baies en arc brisé sont sans caractère. L'arc triomphal en tiers-point reliant la nef au chœur repose sur deux colonnes engagées au centre de faisceaux de colonnettes, tronquées du côté de la nef et portant des vestiges de chapiteaux. Le chœur est plus élevé que la nef et semble d'origine gothique primitif, de la seconde moitié du XIIe siècle. Il est épaulé de puissants contreforts, mais a perdu sa voûte d'ogives. Dans les quatre coins se trouvent des faisceaux de colonnettes, dont la médiane est plus grosse, devant recevoir les ogives de la voûte. Or, les nervures se fondent dans un massif en plâtre ou maçonnerie, et un simple plafond plat en charpente remplace la voûte. Le clocher octogonal en charpente se dresse à cheval sur le toit du chœur, côté ouest. Il a peut-être provoqué l'effondrement de la voûte et pose toujours des problèmes de stabilité pour le chœur, et doit être soutenu par quatre énormes étais verticaux de bois à l'intérieur du chœur. Le seul élément remarquable de l'église est son ancien portail roman dans le mur septentrional de la nef, certainement déplacé à cet endroit inhabituel. Il se distingue par son tympan monolithique sculpté, arborant l'une des plus anciennes représentations connues de saint Georges. C'est également le seul tympan roman sculpté du Vexin, avec celui de l'église Saint-Pierre-aux-Liens-et-Saint-Étienne de Brignancourt, qui toutefois n'est pas historié. L'on voit saint Georges sur son cheval, tenant sa lance en arrêt après avoir vaincu le dragon. Devant lui, un évêque reconnaissable à son bâton pastoral, suivi d'un clerc. Malgré les altérations causées par les intempéries, d'autres éléments restent identifiables. En bas à droite, un agneau porte une croix pattée ; au-dessus de la croupe du cheval, un oiseau symbolise le Saint-Esprit ; et en haut au centre, Dieu le Père ailé brandit une croix. Il s'agit dans l'ensemble de l'une des plus anciennes représentations de la sainte Trinité connues. Le portail ne possède pas de linteau. Le simple archivolte orné de deux rangées de bâtons brisés repose sur deux fines colonnettes avec de petits chapiteaux. L'arc de décharge est surmonté par un cordon en dents de scie[6],[7].
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Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Croix de cimetière : Elle date du XIVe siècle et est l'une des plus anciennes du Vexin français. Sa particularité sont les deux quadrilobes à l'emplacement des statuettes ou sculptures habituelles, l'un représentant Saint-Georges et l'autre Christ en croix entre la Vierge et saint Jean. L'un des bras du croix a été brisé[8]
  • Ancien abreuvoir : Il se présente comme une mare artificielle alimentée par les eaux pluviales, et servait également de réserve d'eau pour l'extinction des incendies.
  • Lavoir : Il n'en demeurent que des vestiges, seul le bassin reste à peu près intact.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Lapeyre, « Le tympan de l'église du Heaulme (Seine et Oise) et la légende de Saint-Georges », Bulletin monumental, Paris, Société française d'archéologie, vol. 95, no III,‎ 1936, p. 317-332 (ISSN 0007473X)
  • Roland Vasseur, « Richesse du patrimoine : croix de cimetière des XIIIe et XIVe siècles en Vexin français : La Croix du Heaulme », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin, Pontoise, no 51-54,‎ 1992, p. 31-33 (ISSN 1148-8077)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes du Heaulme sur Géoportail.
  2. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Notice no PA00080089 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Le Heaulme, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 172-174.
  7. Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Le Heaulme », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 660-661 (ISBN 2-84234-056-6).
  8. Roland Vasseur, « Richesse du patrimoine : croix de cimetière des XIIIe et XIVe siècles en Vexin français : La Croix du Heaulme », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin, Pontoise, no 51-54,‎ 1992, p. 31-33 (ISSN 1148-8077).