Vétheuil
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| Vétheuil | ||
L'église de Vétheuil est couverte d'un toit à motifs polychromes. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Pontoise | |
| Canton | Magny-en-Vexin | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Vexin - Val de Seine | |
| Maire Mandat |
Dominique Herpin-Poulenat 2008-2014 |
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| Code postal | 95510 | |
| Code commune | 95651 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Vétheuillais, Vétheuillaises | |
| Population municipale |
870 hab. (2007) | |
| Densité | 202 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 12 m (min. : 9 m) (max. : 150 m) | |
| Superficie | 4,30 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.mairie-vetheuil.fr | |
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Vétheuil est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Vétheuillais et les Vétheuillaises[1].
Située dans une courbe de la Seine, le village est renommé pour avoir été le cadre du séjour de Claude Monet, peintre impressionniste qui y peignit environ 150 de ses œuvres.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le village se situe dans le Vexin français, ses maisons s'étagent au flanc du coteau dominant la Seine, à environ 60 km au nord-ouest de Paris. La commune est limitrophe du département des Yvelines.
Vétheuil est adhérent du parc naturel régional du Vexin français.
Toponymie [modifier]
Le nom de la ville vient du latin Vetolium ; ou peut-être de l'anthroponyme germanique Widilo et du gaulois ialo, clairière.[réf. nécessaire]
Histoire [modifier]
Le village est occupé par les Normands préparant l'invasion de Paris au IXe siècle.
Le lieu est consacré seigneurie des La Roche-Guyon par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 912.
Deux établissements hospitaliers y furent fondés : d'abord l'hôpital des Mathurins en 1214, puis une léproserie en 1228.
Dès le début de la guerre de Cent Ans, le village est conquis par les Anglais.
Le château fut repris par Bertrand Du Guesclin en 1364 et le village redevint français, jusqu'au début du règne de Charles VII en 1422 où il redevient anglais pour une vingtaine d'années.
En 1635, le village fut atteint par la peste qui fit de nombreuses victimes.
Durant le Directoire, un arrêté du 6 nivôse an VII indique : « Ouï le rapport du ministre de la police générale et vu les renseignements produits sur le compte des nommés Hodanger, curé de Rolleboise[3], Benjamin Fouet vicaire de Freneuse, Roi ex-curé d'Amenucourt et Dégouville ex-curé de Vétheuil. Considérant que la présence de ces ecclésiastiques est un sujet de troubles dans le canton de La Roche-Guyon, qu'ils fanatisent les habitants de leur résidence, que par leurs manœuvres et leurs discours séditieux, ils portent le peuple à s'éloigner des institutions républicaines et qu'ils prêtent leur appui aux royalistes et aux anarchistes qui s'agitent dans le canton de La Roche-Guyon, il est ordonné qu'ils seront déportés. »
- Hodanger, le curé de Rolleboise sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour les prochaines élections. »[3]
- Benjamin Fouet, le vicaire de Freneuse sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour diriger les prochaines élections. »[3]
- Roi, le curé d'Amenucourt sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour diriger les prochaines élections. »[3]
- Degouville, le curé de Vétheuil sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour les prochaines élections. »[3]
Le séjour de Claude Monet au XIXe siècle a progressivement donné au village un certain renom touristique.
Fin 2007, un accord conclu avec l'antiquaire anversois qui le détenait permet la restitution à l'église de Vétheuil d'un panneau du retable de la Passion en bois polychrome volé en 1973 et représentant le « baiser de Judas »[4].
Administration [modifier]
Les maires de la commune [modifier]
Politique de la protection de l'environnement [modifier]
Le territoire de la commune est classé en zone naturelle d'intérêt paysager, en ZNIEFF (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique), en ZICO (zone d'intérêt communautaire pour les oiseaux) et également en site Natura 2000. La richesse du site réside dans la diversité de ses paysages: la vallée de la Seine, les falaises crayeuses, les coteaux boisés et le massif forestier du Chesnay.
Les « coteaux de la Seine de Tripleval à Vétheuil », représentant au total environ 286 hectares, inclus dans le site Natura 2000 des « Coteaux et Boucles de la Seine » (code FR1100797, s'étendent en partie dans la commune de Vétheuil. Il s'agit de coteaux calcaires exposés au sud dans la concavité d'un méandre de la Seine sur lesquelles on trouve une flore thermophile d'affinité méditerranéenne et une végétation d'éboulis calcaires. Parmi les espèces animales présentes figure Callimorpha quadripunctata, l'écaille chinée, papillon qui est inscrit parmi les espèces d'intérêt communautaire dans l'annexe II de la directive habitats[6].
Depuis 2010, la commune s'est associée à l'opération Herbe non coupée, nature préservée, en partenariat avec le parc naturel, la région et le conseil général. Cette initiative vise à instaurer un fauchage différencié des pelouses et zones naturelles, en privilégiant le maintien de la diversité végétale. En parallèle, les bords des voies ont été fleuris de plantes et de fleurs endémiques (iris, roses trémières, etc.) qui évitent l'entretien répété et permettent aux riverains de s'approprier l'extérieur de leur propriété.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 887 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Monuments historiques [modifier]
Vétheuil compte trois monuments historiques sur son territoire.
- Église Notre-Dame (classée monument historique par liste de 1840[9]) : Elle est de fondation très ancienne, comme le prouvent des sarcophages mérovingiens mis au jour en 1906 dans sa nef. La construction du chœur et du clocher de l'édifice actuel commence vers 1180 et est financée par le roi Henri II d'Angleterre, alors que le reste est antérieur à la guerre de Cent Ans et date pour l'essentiel du XVIe siècle. Les dimensions importantes de l'église par rapport à la taille du village reflètent sa vocation d'église de pèlerinage. Elle se compose d'une nef de quatre travées carrées, accompagnée de ses deux collatéraux plus étroits, prolongés extérieurement par des chapelles subdivisées par des parois, couvertes en bâtière ; d'un transept de la même envergure que la nef avec ses collatéraux et chapelles ; d'un clocher central se dressant au-dessus de la croisée du transept ; d'une très large mais courte travée intermédiaire voûtée en berceau ; et d'un chœur de deux travées de grande portée, la première carrée et la seconde en hémicycle à sept pans, formant abside. Toutes les travées (avec l'exception indiquée) sont voûtées sur croisées d'ogives, la voûte de la première travée du chœur étant sexpartite et celle de la dernière travée comporte huit nervures rayonnant autour d'une seul clé de voûte. Les formerets du chœur, de style gothique primitif, sont encore en plein cintre. Les baies en tiers-point à lancette simple sont richement décorées, et surmontées par des oculi (sauf pour la première travée). Les contreforts à ressauts sont évidées à la hauteur du seuil des fenêtres pour permettre le passage d'un chemin de ronde, ce qui présage des arc-boutants à venir. Le clocher élancé refait au XIIIe siècle ne fait apparaître que l'étage du beffroi, de hauteur considérable, ajouré par deux hautes baies en tiers-point gémelées sur chaque face. Le premier étage du XIIe siècle est caché dans les combles. La nef, ses collatéraux et le transept ont été commencés dans le style gothique flamboyant, mais décorés dans le style de la Renaissance. L'extérieur est beaucoup plus intéressant que l'intérieur. La façade méridionale est flamboyante et agrémentée d'une riche ornementation sculptée. Une haute frise court en haut de la façade, et les trois premières travées ont un pignon décoratif. Des pinacles couronnent les contreforts de la nef et des collatéraux. Au-dessus de ces derniers, les baies éclairant la nef sont peu visibles depuis l'extérieur. Quant au portail occidental, édifié à partir de 1551 soit peu de temps après les derniers ajouts gothiques, il est de style Renaissance, bien que son archivolte soit une réminiscence médiévale. La double porte à pilier central est surmontée par un haut tympan, qui comporte trois niches à statues. Deux fois deux niches superposées avec leurs dais se trouvent également à l'extérieur et à l'intérieur des piliers supportant l'archivolte. Les niches inférieures sont supportées par de courtes colonnes. En haut, le portail est orné d'une frise à médaillons et d'un fronton arborant un bas-relief[10],[11].
- Escalier d'accès à l'église (inscrit monument historique par arrêté du 11 octobre 1984[12]) : Il comporte 50 marches de 5 m de large et débouche face au portail sud.
- Calvaire devant le portail sud de l'église, en haut de l'escalier (classé monument historique par arrêté du 10 février 1921[9]) : Haute croix en pierre de taille de 1764, se composant d'un piédestal de deux paliers, d'un socle, d'un fût de section carrée s'amincissant vers son sommet, et d'une croix latine avec une statuette du Christ. L'ensemble est dépourvu d'ornementation[9].
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- Croix pattée dite croix de l'Aumône, devant le mur du cimetière[11].
- Maison de Claude Monet, rue Claude-Monet : la propriétaire de cette petite maison à la façade ocre était Mme Elliot[11]. Le peintre loua la maison à partir de 1878 et en fut expulsé pour ne pas s'être acquitté du loyer. (Propriété privée non visitable.)
- Les souterrains, seuls vestiges du château fort (non accessibles).
- Lavoir municipal, rue du Moutier - impasse du Lavoir : le bassin se situe au bout de la courte impasse en herbe et est entouré par les murs de propriétés privées de trois côtés. De part et autre du bassin, les emplacements des lavandières sont pavés et protégés par des toits en appentis, dont les charpentes prennent appui sur quatre poutres aux quatre extrémités du bassin. Le lavoir a été restauré en 1964.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le village fut la résidence du peintre impressionniste Claude Monet y vécut et y travailla de 1878 à 1881 et y peignit environ 150 tableaux. Son modèle puis épouse, Camille Doncieux (1847-1879), morte le 5 septembre 1879 à l'âge de 32 ans, est inhumée au cimetière du village. Leurs fils Michel Monet y est né.
- Le romancier Victor Margueritte y résida avec son frère Paul au château dont ils étaient propriétaires.
- Joan Mitchell, artiste-peintre américaine y est morte en 1992.
- L'écrivain espagnol Julián Ríos y vit[13].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- http://www.capeutservir.com/postaux/
- Communes limitrophes de Vétheuil sur Géoportail.
- Index du tome VII des Procès Verbaux du Directoire (P-Z)
- « Le retable retourne au village », Le Courrier de Mantes, 26 décembre 2007, p. 17.
- Préfecture du Val-d'Oise - Liste des maires du département du Val-d'Oise, avril 2008
- Document d'objectifs du site « Coteaux et boucles de la Seine », p. 96-104, Réseau Natura 2000. Consulté le 14 mai 2011.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Église Notre-Dame, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Vétheuil, Paris, Éditions du Valhermeil, 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 328-329.
- Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Vétheuil », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II, octobre 1999, p. 600-603 (ISBN 2-84234-056-6)
- Escalier d'accès à l'église, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Entretien avec Julián Ríos
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Amaury (l'abbé), Notice sur Vétheuil et son église, monument historique, Mantes, Imprimerie de Antoine Hibout, 1865 (2e édition), 48 p. [lire en ligne (page consultée le 28 octobre 2012)]
- Pierre Champion, Vétheuil un village et son église, éd. du Valhermeil, 116 p. (ISBN 2-905684-59-3)
- Louis Régnier, « L’église de Vétheuil : 2e partie », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 30, 1910, p. 33-70 (ISSN 11488107) [texte intégral]
