Wy-dit-Joli-Village

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Wy-dit-Joli-Village
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Magny-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Georges Moisset
2008-2014
Code postal 95420
Code commune 95690
Démographie
Gentilé Vicusiens
Population
municipale
322 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ N 1° 50′ 00″ E / 49.1, 1.8333 ()49° 06′ 00″ Nord 1° 50′ 00″ Est / 49.1, 1.8333 ()  
Altitude 115 m (min. : 99 m) (max. : 199 m)
Superficie 8,37 km2
Localisation

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Wy-dit-Joli-Village

Wy-dit-Joli-Village est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Vicusiens (Vicusiennes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Wy-dit-Joli-Village est un petit village du Vexin français, situé dans la vallée de l'Aubette, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Pontoise et à 50 km environ au nord-ouest de Paris. La commune comporte un bourg où se trouvent l'église et la mairie, un hameau appelé Enfer, et un écart du nom de Hazeville.

Communes limitrophes de Wy-dit-Joli-Village[1]
Banthelu Guiry-en-Vexin
Arthies Wy-dit-Joli-Village[1]
Avernes Gadancourt

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom Wy vient du latin vicus, bourg  ; son surnom serait dû à une exclamation du roi Henri IV, égaré lors d'une partie de chasse en 1590, qui aurait demandé « Mais quel est ce joli village ? ».

Saint Romain y serait né en l'an 585. Selon la légende, il aurait fait jaillir la source de l'Aubette, supposée avoir des vertus curatives pour les yeux et qui fut longtemps un but de pèlerinage. Le hameau d'Enfer est lié à l'histoire du calvinisme.

La commune est incluse depuis 1995 dans le périmètre du Parc naturel régional du Vexin français.

L'acteur et réalisateur de cinéma Georges Troly (plus connu sous le pseudonyme de Georges Tréville) y est décédé le [2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008[3] ... Georges Moisset se  
mars 2001 mars 2008 Claude Bossu dvd  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 322 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
484 407 451 529 474 414 420 440 404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420 390 392 366 348 312 300 289 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
272 263 299 268 284 267 239 245 227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
228 206 158 233 262 307 329 322 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Wy-dit-Joli-Village compte quatre monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Romain, rue Saint-Romain (classée monument historique par arrêté du 5 octobre 1981[6]) : Elle a été consacrée vers 1255 mais contient encore des vestiges de l'église précédente. Au gré des campagnes de travaux successives, l'évolution de l'architecture gothique a laissée ses traces sur le bâtiment. Il est globalement de plan cruciforme, avec une nef non voûtée sans bas-côtés de trois travées, un chœur au chevet plat d'une travée, et un petit porche devant le portail occidental. Le clocher en bâtière s'élève au-dessus du croisillon sud du transept, disposition rare dans le Vexin français. Son deuxième étage avec deux baies abat-son plein cintre et des pots-à-feu sur les extrémités des deux pignons laisse apparaître l'influence de l'architecture Renaissance. Comme particularité, le transept porte sur deux travées pour chaque croisillon, ce qui donne un mur pignon avec deux baies au nord, et un toit en appentis adossé au clocher (côté ouest) au sud. Les baies en tiers-point de la nef sont dépourvues de remplage et ne datent que du XIXe siècle. Celles de la façade du croisillon sud sont grandes et plein cintre, trace d'un remaniement lors de la construction de l'étage supérieur du clocher. Vers l'est, la baie en tiers-point de ce croisillon est obturée par la sacristie, mais laisse apercevoir deux lancettes surmontées d'un cercle, à l'instar de la baie sud du chœur. Celle du chevet présente un remplage inhabituel avec des losanges dans sa partie supérieur. Quant aux deux baies du croisillon nord, elles disposent d'un remplage flamboyant avec trois lancettes aux têtes tréflées, surmontées par des sofflets et mouchettes[7],[8].
  • Ancienne croix de cimetière, devant l'église (classée monument historique par arrêté du 3 janvier 1946[9]) : La croix du XVe siècle présente les figures du Christ d'un côté et de la Vierge de l'autre côté[8]. Le fût octogonal se compose de plusieurs éléments, qui ne sont pas tous d'origine. Le socle possède une forme particulière : carré à la base, puis octogonal, des croupes aux quatre extrémités permettant la transition.
  • Hypocauste gallo-romain, sur la cour intérieure du musée de l'Outil (classé monument historique par arrêté du 13 novembre 1984[10]) : Ce vestige archéologique est visible lors de l'ouverture du musée (voir ci-dessous).
  • Manoir de Hazeville, au hameau du même nom (inscrit monument historique par arrêté du 23 juillet 1981[11]) : Il a été construit en 1560 dans le style de la Renaissance pour la famille Lefebvre, seigneurs de Hazeville, qui ont par la suite pris le nom de leurs terres. C'est une grande maison de deux niveaux avec une façade principale sur sept travées, avec un toit à deux croupes couvert de tuiles. Malgré les remaniements importants sous la direction de Pierre-François-Léonard Fontaine au début du XIXe siècle, le manoir n'a pas perdu son intérêt architectural. Les deux étages sont séparés visuellement par un bandeau horizontal. Des pilastres simples cantonnent les travées et marquent les extrémités. Ils possèdent des chapiteaux doriques au rez-de-chaussée, et ioniques aux deux extrémités de l'étage. La porte est surmonté d'un fronton en arc de cercle[8].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Le musée de l'Outil, face à l'église : Créé en 1977 dans un ancien presbytère du XVIIIe siècle, il possède une forge médiévale installée dans des thermes romains, découverts au cours de travaux d'aménagement, et dont subsiste également l'hypocauste mentionné ci-dessus. Le musée présente une collection d’outils artisanaux, d’ustensiles anciens et d’objets d’art populaire du XVIe au début du XXe siècle. Fermé en 2003 suite au décès de son créateur, Claude Pigeard, il a été racheté par le Conseil général et rattaché au musée archéologique départemental du Val-d'Oise à Guiry-en-Vexin[8]. Il a rouvert le après des travaux de restauration. Le musée est ouvert le week-end et les jours fériés de 14 h 00 à 18 h 00 de mai à octobre[12]. Le jardin du musée de l'outil est un exemple de jardin de curé traditionnel avec verger, ruche et roseraie.
  • Ancienne gare CGB, rue Richard-Lenoir : La voie ferrée d'intérêt local de la Compagnie des chemins de fer de grande banlieue entre Meulan, Sagy (Val-d'Oise) et Magny-en-Vexin, avec embranchement de Sagy à Pontoise, a fonctionnée de 1913 à 1949. Toutes les gares de la ligne ont un bâtiment-voyageurs en meulière à l'instar de celle de Wy-dit-Joli-Village - Guiry, desservant également la commune voisine de Guiry-en-Vexin ; dans les stations les moins importantes, l'étage manque.
  • Source Saint-Romain, avec lavoir, abreuvoir et statue de saint Romain, route de Guiry - RD 159 : Au bout d'une courte impasse depuis la route départementale, se trouve un ensemble de lavoir, abreuvoir et statue. Selon la légende, saint Romain aurait vécu non loin de la source qui alimente le lavoir, d'où son nom. Une procession annuelle se rendait à la source, avec une cérémonie au cours de laquelle une statuette est plongée dans l'eau, bénite ensuite par le curé. Aujourd'hui, la source se présente comme un lavoir, avec un toit en appentis pour protéger les lavandières des intempéries, côté talus (ouest). Sur le talus, se dresse la statue du saint, sculpté en 1858 par le curé de Genainville. Depuis cette date, la statue du XVe siècle qui l'avait précédé est mise à l'abri dans l'église de Guiry. À gauche du bassin, se trouve un édicule en meulière er brique (peut-être en rapport avec l'adduction d'eau potable) ; à droite, se trouve un abreuvoir-pédiluve pour les chevaux. Il se présente sous la forme d'une petite mare pavée, évoquant un gué ; de là, l'appellation vernaculaire de ce type d'aménagement[8].
  • Colombier du manoir de Hazeville : Il est de forme cylindrique et compte un étage, avec un toit en poivrière. Les murs sont en moellons de calcaire noyés dans le mortier, avec des chaînages en pierre de taille. D'un diamètre de 7 m, sa dimension correspond à la superficie des terres du domaine de Hazeville, 1 000 ha environ. L'édifice daté du milieu du XVIe siècle et retouché au XIXe siècle est désaffecté depuis longtemps et accueille aujourd'hui un gîte rural[8].
  • Cimetière protestant, au hameau d'Enfer : Il remonte à l'année 1560, et la dernière inhumation a eu lieu en 1823. D'une dimension très réduite, seulement quelques vestiges de croix laissent deviner la vocation initiale du petit enclos[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Wy-dit-Joli-Village

Les armes de Wy-dit-Joli-Village se blasonnent ainsi :
Parti : au premier coupé : au I d'azur à la lettre H capitale d'or surmontée d'une couronne royale fermée du même, au II aussi d'or au brasier de gueules, au second aussi de gueules à Saint Romain évêque d'or bénissant de sa dextre et tenant dans sa senestre une crosse contournée du même, terrassant un dragon couché aussi d'or

Devise : lepidus vicus ac infernus vicinus (le village est joli, mais l'enfer est proche)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Wy-dit-Joli-Village sur Géoportail.
  2. « Profil de Georges Tréville », IMDb
  3. Préfecture du Val-d'Oise - Liste des maires du département du Val-d'Oise, avril 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Église Saint-Romain », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Wy-dit-Joli-Village, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 336-338.
  8. a, b, c, d, e, f et g Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Wy-dit-Joli-Village », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 611-617 (ISBN 2-84234-056-6).
  9. « Croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Hypocauste », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Manoir de Hazeville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Le musée de l'Outil est ouvert », sur Conseil général du Val-d'Oise,‎ 14 juin 2011 (consulté le 29 octobre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Grave, « Wy-dit-Joli-Village : notice historique », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Ligugé (Vienne), Imprimerie E. Aubin, vol. 35,‎ 1918, p. 61-80 (ISSN 11488107, lire en ligne)
  • Léon Plancouard, « Le Vexin souterrain : Découverte d'un cimetière mérovingien à wy-dit-Joli-Village », Commission des antiquités et des arts du département de Seine-et-Oise, Versailles, vol. 34,‎ 1914, p. 87-94 (ISSN 11469994, lire en ligne)
  • Jacques Sirat, « Wy-dit-Joli-Village », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin, Pontoise, vol. LXVIII,‎ 1979, p. 51-64 (ISSN 11488107)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]