Frouville
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| Frouville | ||
Vue de Frouville |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Pontoise | |
| Canton | Vallée-du-Sausseron | |
| Intercommunalité | Sans | |
| Maire Mandat |
Philippe Rygas 2008-2014 |
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| Code postal | 95690 | |
| Code commune | 95258 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Frouvilloises, Frouvillois | |
| Population municipale |
373 hab. (2008) | |
| Densité | 49 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 50 m (min. : 39 m) (max. : 126 m) | |
| Superficie | 7,60 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.frouville95.fr/ | |
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Frouville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Frouvillois(es).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Histoire [modifier]
La commune fut desservie de 1886 à 1949 par la ligne de chemin de fer à voie métrique Valmondois - Marines.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 369 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
Frouville ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.
- Église Saint-Martin, Grande-Rue (classée monument historique par arrêté du 6 juillet 1925[5]) : Cette église gothique a été construite pour l'essentiel pendant la première moitié du XIIIe siècle, de façon économique avec une nef non voûtée, et en conservant le très remarquable clocher roman du premier quart du XIIe siècle, provenant de l'église précédente devenue trop exigüe. La construction a commencé par le chœur, puis continuée par la nef et les chapelles latérales inégales, dont il est difficile à déterminer laquelle est la plus ancienne. Les deux datent de la seconde moitié du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle. L'édifice très bien conservé se compose ainsi d'une nef de quatre travées couverte d'une charpente apparente en carène renversée du XVe siècle ; de deux bas-côtés également non voûtés, avec lesquels elle communique par des arcades ogivales ; d'une croisée du transept ; d'un clocher latéral se dressant au sud de la croisée ; d'un chœur de deux travées au chevet à pans coupés ; d'une grande chapelle carrée au nord de la croisée et du chœur ; et d'une autre chapelle plus petite à l'angle entre le clocher et le chœur. Cette dernière comporte deux travées, et reproduit en plus petit le plan de la croisée et du chœur ; du fait de sa position, elle le dépasse nettement à l'est. Les chapelles, le chœur et le transept sont voûtés d'ogives. Le chœur reçoit le jour par trois baies en tiers-point sans remplage ni décoration, alors que la chapelle du nord possède des fenêtres plus grandes divisées en deux lancettes. La façade occidentale a été restaurée et remaniée en 1896, à l'occasion de la création de la place devant l'église en remplacement de l'ancien cimetière. Cette façade ne concorde pas avec le style de l'édifice ; elle comporte un portail plein cintre, une baie en anse de panier au-dessus, puis un oculus dans le pignon, qui est surmontée par une petite croix. La nef est éclairée par les baies en tiers-point des bas-côtés, et par des baies hautes sous la forme d'oculi, non décorées. Le bas-côté sud est dépourvu de contreforts du fait de la présence de constructions parasites s'y adossant, aujourd'hui supprimées. Le clocher d'inspiration normande est coiffé d'une flèche octogonale en pierre, cantonnée de quatre cônes aux angles. Le premier étage, aveugle, repose sur une rangée de billettes et présente une ornementation d'arcatures plein cintre entrecroisées sur chaque face, reposant sur des séries de six colonnes à chapiteaux. Le second étage est percé de deux baies abat-son gémelées par face, se partageant au milieu la même colonne et flanquées aux extrémités de deux autres colonnes, l'ensemble s'inscrivant dans un grand arc de décharge plein cintre reposant sur des colonnes engagées. En haut du mur, une corniche de modillons sculptés en masques court tour autour[6],[7].
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- Château de Saint-Cyran : De style classique, il a été édifié à partir de 1738 par Pierre François Bergeret (1683-1771), inspecteur des finances, secrétaire de Louis XV et fermier général. Ses fils sont des collectionneurs d'art et rassemblent au château des tableaux de Boucher et Fragonard. En 1947, le château perd provisoirement sa vocation résidentielle et devient successivement école ménagère, puis l'école paysagère « Saint-Cyran », d'où le surnom actuel du château. L'édifice se compose d'un corps principal d'habitation de cinq travées, dont trois pour le corps central légèrement saillant et surmonté d'un fronton triangulaire, ainsi que de deux pavillons d'extrémité saillants d'une seule travée. L'élévation s'établit sur deux niveaux et comporte des combles à la Mansart, avec des lucarnes en forme d'oculus uniquement au-dessus des pavillons d'extrémité. Le perron est desservi par un large escalier flanqué de balustrades. Les façades relativement sobres sont cantonnées de bossages en guise de chaînages d'angle. Les fenêtres sont en anse de panier. Le domaine comporte également un parc avec glacière, une chapelle et une ferme avec colombier[8].
- Maison de l'Audience, rue de l'Audience : Cette maison sans étage du XVIIe siècle servait d'auditoire à la seigneurie de Frouville et date de l'époque de l'ancien château, aujourd'hui disparu. Le lieutenant de la prévôté y rendait la justice[9].
- Ferme 34 Grande-Rue : Cette grande ferme caractéristique du Vexin date du XIXe et XVIIIe siècle, mais comporte un colombier du XVIIe siècle. Il se présente comme une tour carrée de deux étages et appartient au type dit toit à volailles : le rez-de-chaussée servait de porcherie, le premier étage abritait les volailles, et le seconde étage contenait le colombier proprement dit[10],[9].
- Lavoir couvert, rue du Margat : Datant du XIXe siècle, il est établi sur le rû de Frouville et comporte un édicule en moellons avec un toit en appentis[11].
- Fontaine Moïse : C'est une pièce d'eau bordée d'un assemblage de pierres de taille dont une extrémité comprend un arc roman. Elle fait partie des aménagements hydrauliques entreprises au moment de la construction du château de Saint-Cyran, et est alimentée par une déviation du rû de Grainval[9].
- porche de Grainval : Cet ancien portail de ferme du XVIIe siècle est le dernier vestige d'une ferme qui a cessé son activité sous la Première Guerre mondiale, et dont les bâtiments subsistaient encore pendant les années 1940[9].
- Ferme de Messelan, au hameau du même nom : Ses bâtiments d'exploitation datent du XIXe siècle et le logis du XVIIIe siècle, mais contient toutefois au rez-de-chaussée une salle voûtée d'ogives du XIIIe siècle. La ferme est en effet attestée dès 1245 et dépendait de la commanderie d'Ivry-le-Temple[12].
- Lavoir de Messelan, au hameau du même nom : Ce lavoir couvert sur le rû Saint-Lubin jouxte un vieux pont et n'est que de petites dimensions. Il date également du du XIXe siècle[13].
Personnalités [modifier]
Dans les années 1960, Marie-José Nat et son mari, Michel Drach, s’installent au hameau de Messelan.
Héraldique [modifier]
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La commune de Frouville ne dispose pas de blason. |
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Communes limitrophes de Frouville sur Géoportail.
- Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00080061, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Inventaire général du patrimoine culturel - église paroissiale Saint-Martin, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Frouville, Paris, Éditions du Valhermeil, 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 146-150.
- Inventaire général du patrimoine culturel - château Saint-Cyran, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Frouville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II, octobre 1999, p. 886-890 (ISBN 2-84234-056-6).
- Inventaire général du patrimoine culturel - ferme, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Inventaire général du patrimoine culturel - lavoir de Frouville, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Inventaire général du patrimoine culturel - ferme de Messelan, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Inventaire général du patrimoine culturel - lavoir de Messelan, base Mérimée, ministère français de la Culture.
