Théméricourt

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Théméricourt
Château de Théméricourt
Château de Théméricourt
Blason de Théméricourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vigny
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Vallées du Vexin
Maire
Mandat
Michel Abraham
2014-2020
Code postal 95450
Code commune 95610
Démographie
Gentilé Théméricourtoises, Théméricourtois
Population
municipale
268 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ N 1° 54′ 00″ E / 49.0833, 1.9 ()49° 05′ 00″ Nord 1° 54′ 00″ Est / 49.0833, 1.9 ()  
Altitude 130 m (min. : 70 m) (max. : 137 m)
Superficie 7,58 km2
Localisation

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Théméricourt

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Théméricourt

Théméricourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Théméricourtois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la vallée de l’Aubette de Meulan, au cœur du Vexin français, à 45 km environ au nord-ouest de Paris. Le village est regroupé autour de son église et de son château sur les rives mêmes de la rivière.

Communes limitrophes de Théméricourt[1]
Gouzangrez Le Perchay Us
Avernes Théméricourt[1] Vigny
Frémainville Seraincourt Longuesse

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village provient de l’anthroponyme germanique Theudemar associé au suffixe gallo-romain i-acum, d'où *Théméry, puis comme il arrive parfois : adjonction d'un appellatif roman -court, domaine[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu fut occupé dès l’époque mérovingienne comme l’atteste la découverte de sépultures de cette époque en 1891.

Le château fut occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, puis devint la propriété de Jean-Claude Duvalier, dit « Bébé Doc », ex-dictateur d’Haïti, avant d’être racheté par le conseil général du Val-d’Oise en 1995 et transformé en siège administratif du parc naturel régional et centre d’accueil des visiteurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001[2] en cours Michel Abraham DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 268 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
292 302 265 236 280 275 271 249 256
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
261 261 285 274 275 276 326 299 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
239 246 222 211 237 195 177 163 180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
180 173 188 201 229 229 259 263 268
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame.
Croix pattée.

Théméricourt possède deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Notre-Dame, place Saint-Lô (classée monument historique par arrêté du 7 mai 1929[5]) : Cette église de plan cruciforme ne laisse pas paraître qu'elle date en bonne partie du XIIe siècle. La nef de quatre travées et la croisée du transept sont en effet dissimulées derrière des éléments plus récents. Le premier étage du clocher central reste bien visible, mais ses hautes ouvertures gemellées sont bouchées depuis l'ajout d'un second étage d'une facture simple à une époque indéterminée. Comme d’accoutumé à la période romane, les baies sont cantonnées de colonnettes à chapiteaux ; en l'occurrence, on en trouve dans l'intrados ainsi que sous l'archivolte surmonté d'un cordon de têtes de clous. Chaque angle du premier étage du clocher arbore une colonne engagée, et en plus, chaque face est flanquée de deux autres colonnes. La base du clocher, en même temps carré du transept, est constituée de quatre piliers flanqués de quatre colonnes engagées, aux chapiteaux de palmettes. Les quatre arcades ogivales vers les deux croisillons du transept, le chœur et la nef sont identiques. Cette dernière communique avec ses bas-côtés par des arcades ogivales, qui reposent sur six grosses colonnes isolées à chapiteaux de larges feuilles d'eau. Quant au chœur carré au chevet plat, il est de cinquante ans environ plus jeune que la nef et le clocher, et tout porte à croire que c'est le premier chœur que reçut l'église. Il est voûté d'ogives dès le départ, contrairement à la nef. Le chœur est flanqué de deux chapelles latérales, une au nord et une au sud, communiquant avec les bras du transept. Elles datent du XIIIe siècle et sont de style gothique, mais celle au nord a perdu son caractère et ses voûtes d'origine lors d'une restauration mal faite, probablement au XIXe siècle. Les baies en tiers-point de la chapelle et du croisillon sud ne sont plus celles d'origine. Les chapelles latérales ont une toiture commune avec les croisillons du transept et avec le chœur, ce qui les fait apparaître comme des collatéraux du chœur de l'extérieur. - Lorsque la nef est voûtée au XVIe siècle dans le style de la Renaissance, les bas-côtés sont remplacés en même temps, et les étroites fenêtres romanes disparaissent dans les combles. Nef et bas-côtés reçoivent une toiture commune. En 1836, les bas-côtés sont dotés de voûtes en plâtre, et vers 1868 / 1870, un portail neo-roman est construit dans la première travée du bas-côté nord. La façade occidentale donne en grande partie sur le jardin de l'ancien presbytère et ne conserve plus ses ouvertures d'origine[6].
  • Croix pattée de l'Ormeteau-Marie, au sud de l'église (classée monument historique par arrêté du 21 avril 1938[7]) : Elle est datée du XIIe siècle et tient son nom du lieu-dit en plein champ où elle était autrefois située, au-delà de la RD 14, à l'est du terrioire communal près du Bord'Haut de Vigny. Dès le XVIIIe siècle, la croix est ramenée au village et placée contre le mur sud de la nef de l'église[8].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Château de Théméricourt, rue de la croix des Ruelles (RD 61) : Il a été construit à la fin du XVe siècle pour Philippe de Théméricourt, puis remanié aux XVIIe et XIXe siècles. Les façades sur le parc ont reçu leur configuration actuelle en 1721, sous Louis Chevalier, président du Parlement de Paris. L'édifice se compose de deux corps de logis à un étage disposés en équerre, la partie la plus ancienne étant flanquée de quatre tours rondes coiffées de toits en poivrière : trois côté église et un à l'angle entre les deux ailes. Le château est entouré d'un beau parc à l'anglaise agrémenté d'une pièce d'eau. Dans une période récente, le château est acquis par l'ancien président de la République d'Haïti, Jean-Claude Duvalier, qui le vide de son mobilier historique. Après que cet occupant est contraint de quitter la France, le château est rapidement réhabilité afin d'accueillir le siège du Parc naturel régional du Vexin français à compter de 1995[9].
  • Maison du Parc et musée du Vexin français : Ces deux services du Parc sont regroupés dans les anciens communs du château, face à la façade de ce dernier sur le parc. La maison du Parc propose aux visiteurs de la documentation et des renseignements ; elle vend également des publications et quelques produits locaux. Sur environ 400 m², le musée illustre la géographie, l'histoire et le patrimoine du Vexin français à l'aide d'un petit nombre d'objets emblématiques et d'installations audiovisuelles. Sa vocation est avant tout pédagogique, et la muséographie est adaptée au jeune public[10].
  • Grange dîmière, place Saint-Lô : C'est un bâtiment long et étroit, dont le mur nord se retracte successivement vers l'est, de sorte que la largeur diminue successivement pour ne pas présenter d'obstacle pour la rue. Le toit ne suit par contre pas ce développement et conserve la même largeur sur toute sa longueur, ce qui crée un encorbellement au nord-est. Le mur pignon est présente une silhouette irrégulière. La grange du XVIIe siècle appartenait au prieuré Saint-Lô de Rouen, propriétaire de l'église à partir de 1205. Le prieuré disposait d'un prieuré-cure à Théméricourt[9].
  • Pompe à godets de marque « Dragor », sur la place, ruelle Barat : Cette pompe en fonte date de la seconde moitié du XIXe siècle et correspond à un modèle particulièrement répandu dans le Vexin français[9].
  • Ancienne bergerie, ruelle Barat : Ce bâtiment agricole quitte le style archictectural vernaculaire pour un rapprochement avec l'architecture industrielle de la fin du XIXe siècle. La façade sur deux niveaux est agrémenté par des bandeaux horizontaux et verticaux de briques rouges, et les fenêtres sont également encadrées de briques. Les murs en moellons sont couverts d'enduit et peints en blanc[9].
  • La commune possède plusieurs croix rurales : l'ancienne croix de cimetière place Saint-Lô, devant la façade nord de l'église ; la croix Boissière dans la rue du même nom menant de l'église au cimetière ; la croix de chemin sur la RD 51 à l'entrée nord du village depuis la RD 14 ; la croix des Ruelles près du carrefour RD 51 / RD 81 rue de la croix des Ruelles.
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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Théméricourt (Val-d'Oise).svg

Les armes de Théméricourt se blasonnent ainsi : De gueules aux trois chevrons accompagnés en chef à dextre de la lettre S capitale, à senestre de la lettre L capitale et en pointe d’une croisette de Malte, le tout d’argent, au chef cousu d’azur semé de fleurs de lys d’or brisé d’un lambel d’hermine

Devise : insigne nomen usque a rotomago ad ægeum mare (un nom connu de Rouen jusqu’à la Mer Égée)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Théméricourt sur Géoportail.
  2. Préfecture du Val-d’Oise Liste des maires du département du Val-d’Oise, avril 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Pierre Coquelle, « Monographie de l'église de Théméricourt », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Ligugé (Vienne), Imprimerie E. Aubin et fils, vol. 39,‎ 1929, p. 125-131 (ISSN 11488107, lire en ligne).
  7. « Croix de pierre adossée à la nef de l'église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Roland Vasseur, « Richesse du patrimoine : la croix de l'Ormeteau-Marie à Théméricourt », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin, Pontoise, no 40-42,‎ 1989, p. 47-58 (ISSN 1148-8077).
  9. a, b, c et d Jacques Sirat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Théméricourt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 1009-1011 (ainsi que 540) (ISBN 2-84234-056-6).
  10. « Le Musée du Vexin français - Théméricourt », sur Parc naturel régional du Vexin français (consulté le 3 novembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Coquelle, « Monographie de l'église de Théméricourt », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Ligugé (Vienne), Imprimerie E. Aubin et fils, vol. 39,‎ 1929, p. 125-131 (ISSN 11488107, lire en ligne)
  • Roland Vasseur, « Richesse du patrimoine : la croix de l'Ormeteau-Marie à Théméricourt », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin, Pontoise, no 40-42,‎ 1989, p. 47-58 (ISSN 1148-8077)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]