Genainville

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Genainville
Vue sur le village.
Vue sur le village.
Blason de Genainville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Magny-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Alain Schmit
2014-2020
Code postal 95420
Code commune 95270
Démographie
Gentilé Genainvillois
Population
municipale
564 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ N 1° 45′ 00″ E / 49.1333, 1.7549° 08′ 00″ Nord 1° 45′ 00″ Est / 49.1333, 1.75  
Altitude 142 m (min. : 60 m) (max. : 203 m)
Superficie 10,50 km2
Localisation

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Genainville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

La commune est située au cœur du Vexin français, à 50 km environ au nord-ouest de Paris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans un vallon où coule un ruisseau prenant sa source à l'emplacement des ruines gallo-romaines des Vaux-de-la-Celle.

La commune est limitrophe de : Omerville, Hodent, Charmont, Maudétour-en-Vexin, Villers-en-Arthies et Chaussy.

Communes limitrophes de Genainville[1]
Omerville Hodent Charmont
Chaussy Genainville[1] Maudétour-en-Vexin
Villers-en-Arthies

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme latinisée Genestivilla en 849[2], Genesvilla en 1186, Genevilla en 1338[3].

La forme Genestivilla est une étymologie de clerc d'après le latin genista, genêt. En effet, les formes suivantes ne comportent aucune trace du [t] et de plus, les formations toponymiques médiévales en -ville ne sont jamais associées à un nom d'arbre. Il s'agit, comme c'est le plus souvent le cas, d'un nom de personne. Albert Dauzat et Charles Rostaing proposent l’anthroponyme germanique Gening[4], mais Ernest Nègre préfère le nom de personne roman Genesius. Il est plus conforme phonétiquement aux formes anciennes connues et le passage de Gene- à Genain- se serait fait par analogie avec la finale -ain des anthroponymes contenus dans Goussainville, Attainville et Fremainville, autres communes du Val-d'Oise[5].

Le second élément -ville est un appellatif toponymique signifiant anciennement « domaine rural », puis « village ». Il est issu du gallo-roman VILLA, lui-même du latin villa rustica « grand domaine rural », d'où le sens global de « domaine rural de Gening ou de Genesius ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Genainville est occupé depuis l'âge du fer. D'importants monuments gallo-romains furent détruits par les invasions barbares en 275 ; ils servirent plus tard de carrière de pierre à l'époque mérovingienne.

Le village, siège d'un prieuré à partir du XIIe siècle, est soumis au pouvoir de plusieurs communautés religieuses durant plusieurs siècles. Outre l'agriculture et l'artisanat, une mine d'argent constituait la seule autre activité économique de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie et monument aux morts.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Alain Schmit    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 564 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415 413 433 454 434 431 459 436 422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414 384 378 371 369 346 373 415 360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
305 309 331 274 252 200 211 187 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
210 300 310 353 476 490 531 564 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Genainville compte quatre monuments historiques sur son territoire.

  • L'église Saint-Pierre (classée monument historique par arrêté du 5 juillet 1920[8]) date du XIIIe siècle mais a été très remaniée au XVIe siècle. Elle présente la particularité d'être en fait une double église : elle possède en effet deux nefs et deux chœurs ; l'un était semble-t-il réservé au moines du prieuré voisin et l'autre aux paroissiens, même si cette théorie est contestée par des historiens. Le chœur double date du XIVe siècle, les deux nefs égales furent reconstruites au XVIe siècle, les voûtes d'ogives sont séparées par des piliers du XIIIe siècle. La façade principale nord-ouest est du pure style Renaissance. Sa division en deux parties inégales reflète la réalité à l'intérieur. Les deux portails Renaissance sont attribués sans preuve à Jean Grappin. L'église possède une pierre-labyrinthe de la fin du XIIIe siècle (classée monument historique), unique exemple présent dans le Vexin. Sa dimension réduite (75 cm × 68 cm) permettait aux fidèles de le parcourir avec le doigt[9],[10].
  • La croix de cimetière (classée monument historique par arrêtés du 7 septembre 1944[12]) présente une Pietà et surprend par la finesse des détails.
  • Un important site archéologique, datant du IIe siècle et mis au jour en 1935 (classé monument historique par arrêtés du 9 août 1944 et du 23 juin 1981[13])[14], se trouve au lieu-dit « Les Vaux-de-la-Celle ». L'ensemble, menacé de dégradations dues à la proximité d'une nappe phréatique, comprend quatre éléments. Les substructures du théâtre romain sous la forme d'un demi-amphithéâtre adossé au coteau mesurent 110 m de diamètre. Environ 8 000 à 10 000 spectateurs pouvaient y trouver place. Les vestiges d'un temple de plan carré, constitué de briques et de pierres, mesurent 28 mètres de côté. C'est un exemplaire unique de lieu de culte composé de deux cellæ, probablement dédié à Mercure et à sa parèdre gauloise, Rosmerta. Intégré dans un conciliabulum, il était un lieu de rencontre des Véliocasses ; les vestiges conservent des traces de polychromie. La voie sacrée conduit à l'entrée du temple ; constituée de larges dalles plates, elle mesure 35 m de long et 8 m de large. Le nymphée est constitué d'un bassin principal encastré dans le mur du temple et de deux bassins annexes. Sinon, des restes importants de statues et de chapiteaux sont conservés dans deux salles du musée archéologique départemental du Val-d'Oise, à Guiry-en-Vexin[10].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Ferme de la Bretèche, écart de la commune au sud du village : Ancienne ferme seigneuriale fortifiée, elle comporte d'éléments architecturaux du XIIIe siècle, mais ses bâtiments ont été largement remaniés au XVIIIe et au XIXe siècle. Parmi les vestiges les plus intéressants, l'on peut signaler un coussiège, deux bancs de pierre ménagés dans l'épaisseur du mur, et une voûte du XIIIe siècle au-dessus du puits de la Bretèche, dans une cave[10].
  • Croix Chevrier, route de Magny, à l'entrée du village : cette croix, placée sur un haut soubassement maçonné en moellons, surplombe largement la route. Le socle très marqué par l'influence des intempéries semble plus ancien. Le court fût de section carrée est biseauté sur sa partie basse, puis présente sur trois faces des cartouches sculptés. Cette partie la plus intéressante de la croix est mis en exergue par des larmiers en haut et en bas. La croix proprement dite est toute simple et dénuée d'ornementations.
  • Lavoir, rue de la Sérée : Situé en dessous du niveau de la rue, l'on y accède par une rampe et non par un escalier, fait assez rare dans la région. Sauf à son entrée, le lavoir est entièrement entouré de murs, tenant à des propriétés privées de deux côtés. Ces murs supportent en même temps les deux toits en appentis protégeant les emplacements réservés aux lavandières, alors que le bassin au centre reste au ciel libre. Du fait de la présence de murs-pignon, il n'y avait pas besoin de placer des poutres autour du bassin pour supporter la toiture. L'alimentation en eau se fait par l'une des nombreuses sources autour du village.
Promenade du Val.
  • Fontaine ou abreuvoir, sente rurale no 8 : Cette sente relie la rue du Vieux-Moulin, à la rue de la Sérée. Le ruisseau Chalot coule le long de la sente, alimenté par deux sources visibles le long du chemin. L'eau des sources alimentait également un petit bassin un peu en retrait par rapport au chemin, et environ un mètre plus bas. Les abords du bassin ont été incorporés dans deux propriétés privées attenantes, et le caractère délaissé de cet aménagement ne permet plus de déterminer sa fonction exacte. Le bassin n'est pas rectangulaire, mais devient plus large vers son chevet en hémicycle, dominé par un mur en pierre.
  • Promenade du Val : Cette ruelle relie la place de l'Église à la rue du Vieux-Moulin. Elle est suivi par un ruisseau dont les abords sont stabilisés par des murets. L'intérêt de la promenade réside en l'authenticité du lieu, ayant subi peu de transformations depuis le XIXe siècle.
  • Lavoir, au bout d'une courte sente partant de la rue du Chat-Noir : Un escalier rudimentaire descend vers ce petit lavoir en-dehors du village, dont le bassin n'est accessible que d'un seul côté. Il est alimenté par une fontaine attenante. La charpente du toit en appentis s'appuie sur l'un des murs latéraux, ainsi que sur deux poutres en bois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier d'azur semé de fleurs de lys d'or, au deuxième de gueules au temple antique d'argent maçonné et ouvert de sable, au troisième losangé d'or et de gueules, au quatrième d'argent au chat effarouché de sable allumé de sinople.
Commentaires : Devise : fortumam quærebam inveni famam (en cherchant fortune, j'ai trouvé la célébrité)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roland Vasseur et Françoise Waro, Villages du Vexin : Genainville - Un prieuré une église, au cœur d'une communauté rurale, Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin - Mairie de Genainville,‎ 1991, 394 p. (ISBN 2-907912-03-8)
  • Pierre Delcourt, « La porte romane de Genainville », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 27,‎ 1906, p. 103-106 (ISSN 11488107, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Genainville sur Géoportail.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, librairie Guénégaud 1979, p. 315.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  4. A. Dauzat et Ch. Rostaing, op. cit..
  5. Ernest Nègre, op. cit..
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. a et b Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Genainville, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 155-157.
  10. a, b, c et d Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Genainville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 548-552 (ISBN 2-84234-056-6).
  11. « Ancien prieuré », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Vestiges gallo-romains », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Historique du site : 160 - Construction des bâtiments ; 250 - abandon du site ; 1935 - l'architecte Pierre Orième (1903-1977) met au jour un bâtiment nommé « pavillon » ; 1941 - tenant compte des découvertes prometteuses, l'État rachète 5 hectares et classe le site comme monument historique ; 1960-1991 - fouilles conduites par la CRAVF sous P.H. Mitard ; 1988 - Le directeur des Antiquités classe le site parmi les grands sites nationaux retenus pour une mise en valeur ; 1991 - Fermeture du site au public ; conservation assurée par les Monuments historiques ; 2002 - création d'une association de sauvegarde ; 2003-2006 - fouilles menées par l'association étudiante de l'université de Cergy.