Mours

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Mours
La mairie de la commune
La mairie de la commune
Blason de Mours
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Beaumont-sur-Oise
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Val-d'Oise
Maire
Mandat
Joël Bouchez
2014-2020
Code postal 95260
Code commune 95436
Démographie
Gentilé Moursiens, Moursiennes
Population
municipale
1 340 hab. (2011)
Densité 547 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ N 2° 16′ 00″ E / 49.1333, 2.266749° 08′ 00″ Nord 2° 16′ 00″ Est / 49.1333, 2.2667  
Altitude 35 m (min. : 23 m) (max. : 47 m)
Superficie 2,45 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-mours.fr

Mours est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Moursien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la vallée de l'Oise. Le village est bâti au bord du rû de Presles, à quelques centaines de mètres avant son confluent avec l'Oise.

La commune est limitrophe de Beaumont-sur-Oise, Nointel, Presles, L'Isle-Adam, Champagne-sur-Oise et Persan.

Communes limitrophes de Mours[1]
Champagne-sur-Oise Persan Beaumont-sur-Oise
Mours[1] Nointel
L'Isle-Adam Presles

Elle est desservie par la gare de Nointel - Mours, située à Nointel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom provient du latin murnum, bourgade.

Le territoire de la commune est occupé dès le Néolithique, comme l'indiquent diverses découvertes : des armes et outils néolithiques, des monnaies et céramiques romaines à la carrière Mafa, ainsi qu'un torse gallo-romain y ont été retrouvés (actuellement au petit musée de Parmain).

Les terres sont cédées au VIIIe siècle par le roi Dagobert à l'abbaye de Saint-Denis. En 1411, une charte de Charles d'Orléans indique que la seigneurie appartient toujours à l'abbaye. Le village constitue ainsi une des plus anciennes possessions des bénédictins de saint-Denis.

Le village connaît peu d'évolutions jusqu'au XIXe siècle. Il faillit être rattaché en 1840 à Nointel ou Beaumont-sur-Oise. Les habitants s'y opposèrent. La construction de la voie ferrée ouvre la localité sur l'extérieur et contribue à la prospérité de la commune. L'installation de quelques industries, notamment une minoterie et une fabrique de boutons, amènent un accroissement progressif de la population. Le village subit des destructions durant la Première Guerre mondiale ; le génie français fait sauter le pont de chemin de fer sur l'Oise en 1914 afin de retarder la progression de l'ennemi.

Au XXe siècle, l'activité économique de la commune est stimulée par l'installation d'une cimenterie, fermée dans les années 1980.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Mours 95.svg

Les armes de Mours se blasonnent ainsi : Taillé : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or ordonnées en orle, au second de gueules au chevalier contourné sur un cheval galopant tenant dans sa dextre une épée et dans sa senestre un écu, le tout aussi d'or ; à la cotice en barre dallée d'argent et maçonnée de sable, brochant sur la partition ; à la champagne de sinople chargée d'une gerbe de blé d'or surmontée d'une devise ondée d'argent brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[2],[3].

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Etienne Bénard    
1793 1794 Jean Baptiste Damoy    
1794 1795 Etienne Bénard    
1795 1799 Pierre Antoine Dupré    
1799 1803 Jacques Lierval    
1803 1808 Pierre Antoine Dupré    
1808 1810 Nicolas Delamarre    
1810 1811 Jean Baptiste Damoy    
1811 1827 René Magloire Broussin    
1827 1837 François Etienne Trouvin    
1838 1849 Louis Bachelier    
1849 1869 Jean Louis Dutour    
1869 1872 François Emile Leemans    
1873 1873 Joseph Damoy    
1874 1881 Alexandre François Martel    
1881 1900 Jean Louis Monty    
1900 1919 Ernest Théodore Damoy    
1919 1920 Joseph Magniez    
1920 1922 Achille Valentin Monroy    
1922 1925 Georges Saum    
1925 1935 Charles Louis Monty    
1935 1944 Achille Valentin Monroy    
1940 1945 Georges Saum    
1945 1966 Georges Guffroy    
1966 1977 Marcel Poutrel    
1977 1989 Michel Matence    
1989 2008 Jean-Claude Faivre    
2008 2014 Joël Bouchez    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 340 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
89 65 58 69 83 92 90 101 110
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
99 146 124 120 118 137 159 185 177
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
213 257 268 265 330 338 309 270 293
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
273 299 426 1 479 1 542 1 475 1 410 1 401 1 340
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aucun monument historique inscrit ou classé n'est présent sur le territoire communal.

  • Chapelle, rue de la Chapelle, près du cimetière : l'église paroissiale Saint-Denis du XVe siècle est délaissée après la Révolution française et utilisé comme grange à compter de 1793, puis vendu aux enchères au profit de la paroisse de Beaumont. En 1850, les habitants tentent en vain de la racheter en vue d'une réhabilitation, mais elle sera finalement démolie. Une souscription est encore lancée, permettant de construire une petite chapelle de style néogothique. Inaugurée en 1860, elle possède des façades soigneusement décorées, avec alternance des chaînages et ornementations en pierre de taille avec des bandeaux en brique rouge, des frises en haut des murs latéraux et des petits pinacles. La nef et le chœur sont percés de grandes baies vitrées voûtées d'ogives et terminés par un chevet à trois pans surmonté d'une tour très élancée. La chapelle étant devenue trop petite après l'expansion démographique de la seconde moitié du XXe siècle, une nouvelle église en béton est édifiée rue du Moulin, d'un style contemporain sans prétention[7].
  • Maison Saint-Denis, rue du Moulin : Grâce à une fondation de la veuve Leemans dédiée au souvenir de son mari, ce grand complexe entouré d'un parc de 8 ha est bâti en 1882 pour abriter un orphelinat de jeunes filles. Il est initialement dédié à saint Roch et géré par les religieuses de la Sainte Famille de Bordeaux. Dès le début du XXe siècle, l'orphelinat est fermé et la maison vendu aux Pères blancs ou Missionnaires d'Afrique, qui la transforment en maison de repos pour les religieux âgés et centre de formation professionnelle pour les futurs missionnaires. L'établissement prend alors le nom de villa Saint Régis au début du siècle dernier. Il comporte une chapelle devant la façade nord[7].
  • Ferme de Mours, 7 rue du Moulin : Ancienne propriété de la famille Leemans, elle date du XIXe siècle et occupe l'emplacement de l'ancien prieuré de l'abbaye de Saint-Denis transformé en manoir après la guerre de Cent Ans. Le bâtiment est vendu aux Pères blancs en 1950[7].
  • Ancienne minoterie, 5 rue du Port : Cet établissement industriel en pierre et briques remplace un vieux moulin à eau de type artisanal. Le bâtiment central est percé de nombreuses fenêtres en plein cintre[7].
  • Lavoir couvert, rue du Moulin : Établi sur le Rû de Presles, il se présente comme un abri en pierre de taille avec un toit couvert de tuiles. Il a été bâti au XIXe siècle en tant que premier lavoir construit dans la commune[7].
  • D'anciennes fermes se rencontrent sur le territoire communal, dont certains rénovées servent d'habitations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Mours sur Géoportail.
  2. Site du conseil général - Administration du Val-d'Oise
  3. Ministère de la Justice - Conseil départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  4. Jean Lahousse, À Mours autrefois, Mairie de Mours,‎ 2009, 112 p. (ISBN 2746603098).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. a, b, c, d et e M. Amiot, François Doury et Isabelle Gaulon, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mours », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 98-100 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lahousse, À Mours autrefois, Mairie de Mours,‎ 2009, 112 p. (ISBN 2746603098)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]