La Chapelle-en-Vexin

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La Chapelle-en-Vexin
L'église Saint-Nicolas, façade nord.
L'église Saint-Nicolas, façade nord.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Magny-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Joël Pillon
2014-2020
Code postal 95420
Code commune 95139
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
331 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 00″ N 1° 44′ 00″ E / 49.1833, 1.733349° 11′ 00″ Nord 1° 44′ 00″ Est / 49.1833, 1.7333  
Altitude 146 m (min. : 85 m) (max. : 158 m)
Superficie 3,61 km2
Localisation

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La Chapelle-en-Vexin

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La Chapelle-en-Vexin

La Chapelle-en-Vexin est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chapellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe sur la chaussée Jules César, ancienne voie romaine Lutèce-Lillebonne devenue à cet endroit RD 14 et qui traverse le plateau du Vexin.

La commune est limitrophe de Saint-Gervais, Ambleville, Montreuil-sur-Epte, Buhy et Parnes (dans le département de l'Oise).

Communes limitrophes de La Chapelle-en-Vexin[1]
Parnes
Buhy La Chapelle-en-Vexin[1]
Montreuil-sur-Epte Ambleville Saint-Gervais

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement Heudicourt, le nom provient de l'anthroponyme germanique Hildiric et du latin cortem, le domaine de.

Le territoire de la commune est occupé depuis la préhistoire comme l'atteste la découverte de traces d'un habitat préhistorique et gallo-romain au lieu-dit La Vieuville. En 1066, les moines de saint-Évroult édifièrent une chapelle sur les terres de Hébert Le Bouteiller, fondateur de la seigneurie de Serans. Le village devient paroisse en 1194 et prit le nom de la chapelle élevée sur son territoire.

La commune a refusé en 1995 son intégration au parc naturel régional du Vexin français, avant de finalement le rejoindre en 2008 avec quatre autres communes[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Joël Pillon[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 331 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
199 198 186 199 228 238 228 204 209
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
185 195 187 184 175 158 192 173 135
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133 108 114 118 116 110 107 111 136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
133 145 159 159 344 320 329 321 326
2011 - - - - - - - -
331 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église saint-Nicolas et porche de la ferme du prieuré, depuis le nord-ouest.

La Chapelle-en-Vexin ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Nicolas (inscrite monument historique par arrêté du 21 janvier 1997[6]) : En 1066, les moines de l'abbaye de Saint-Évroult bâtissent un premier petit oratoire dans le hameau s'appelant alors Heudicourt. Dans la chapelle, est exposée une image de la Vierge, faisant l'objet d'un culte particulier et jouissant d'une grande réputation dans la contrée. Les nombreux pèlerins de Notre-Dame du Vexin, comme on appelle l'image, font des dons, qui, d'après la légende, auraient permis de financer la construction de l'église actuelle, entre 1194 et 1230. La construction de l'église donne lieu à l'érection du lieu en paroisse dès 1194, prenant le nom de La Chapelle-en-Vexin. Un prieuré est rattachée à l'église, dont une partie des bâtiments subsistent toujours au sein de la ferme jouxtant l'église. L'édifice est remanié pendant le XVIe siècle, et suite à un incendie en 1669, la couverture et la charpente de la nef doivent être reconstruites. Il demeure aujourd'hui impossible à dire à quoi ressemblait l'église après son achèvement. Elle se compose d'une nef romane de trois travées, qui a été voûtée pendant un certain temps, et d'un chœur de deux travées au chevet plat et aveugle du XVe siècle. Un petit clocher a été élevé au-dessus de la sacristie, située au sud du chœur. Le chœur est voûté d'ogives, mais les chapiteaux se sont perdus, et les nervures retombent sur de simples consoles. Par contre, au nord de l'arc triomphal, devant les murs et dans les angles occidentaux de la nef, subsistent des faisceaux de trois colonnettes avec de remarquables chapiteaux. Ceux de l'arc triomphal dateraient du XIIe siècle et représentent des personnages ; les autres sont sculptés en feuillages, mais semblent en partie refaits. Plus aucune fenêtre n'est d'origine. La nef est seulement éclairée par deux baies au remplage Renaissance dans la façade nord[7],[8].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • L'ancien prieuré des moines de Saint-Évroult, jouxtant l'église : En subsistent des vestiges contemporains de l'église, intégrés dans les bâtiments de l'exploitation agricole. Cette dernière a pris le relais du prieuré après son désaffection en 1793, du fait de la Révolution française et de la vente comme bien national de la plupart des biens de l'église[8].
  • L'ancien abreuvoir-pédiluve, au nord du village près de la mare : Le muret permet la retention d'eau de la fontaine proche dans cette petite mare pavée. Elle servit à donner à boire aux animaux de ferme et fut également utilisé comme lave-sabots : les chevaux et bœufs y furent emmenés à la fin d'une journée de labour.
  • Le lavoir municipal avec fontaine, près de la mare au nord du village : Le bassin du lavoir est alimenté par l'eau de la fontaine abrité dans l'édicule à sa droite. Cette association de lavoir et fontaine est fréquente. Les lavandières étaient protégéds des intempéries par un toit, dont la charpente repose sur deux murs en moellons, l'un à l'ouest et l'autre au nord. Le bâtiment actuel n'est toutefois qu'une reconstitution du lavoir d'origine, charpente et tuiles étant entièrement neuves.
  • La pompe à godets de marque « Dragor », près du calvaire face à la nouvelle mairie : Cette pompe en fonte date de la seconde moitié du XIXe siècle et correspond à un modèle particulièrement répandu dans le Vexin français[8].
  • Mur à contreforts, impasse de Riancourt : Ce mur de soutènement pour un terrain non bâti provient sans doute d'un bâtiment ancien plus important, étant donné son envergure et sa solidité peu en rapport avec son affectation actuelle.
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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Chapelle-en-Vexin

La commune de La Chapelle-en-Vexin ne dispose pas de blason.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de La Chapelle-en-Vexin sur Géoportail.
  2. Site officiel du PNR du Vexin français - Les communes du Parc
  3. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Notice no PA95000002 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : La Chapelle-en-Vexin, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 87-89.
  8. a, b et c Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 540 (ISBN 2-84234-056-6).