Arronville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Arronville
La mairie d'Arronville
La mairie d'Arronville
Blason de Arronville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Marines
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Sausseron
Maire
Mandat
François Pélegrin
2014-2020
Code postal 95810
Code commune 95023
Démographie
Gentilé Arronvillois
Population
municipale
656 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 00″ N 2° 06′ 00″ E / 49.1833, 2.1 ()49° 11′ 00″ Nord 2° 06′ 00″ Est / 49.1833, 2.1 ()  
Altitude 90 m (min. : 52 m) (max. : 140 m)
Superficie 15,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Arronville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Arronville
Liens
Site web mairie.pagespro-orange.fr/arronville-mairie

Arronville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Arronvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Arronville[1]
Amblainville (Oise)
Berville
Haravilliers
Arronville[1] Bornel (Oise)
Theuville Menouville Frouville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jean-Pierre Parouty[2] DVD  
mars 2014 en cours François Pélegrin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 656 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
566 545 562 560 621 621 590 600 519
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
520 552 523 521 528 545 518 493 503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
470 399 430 398 389 411 339 316 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
403 396 411 440 553 610 658 669 665
2011 - - - - - - - -
656 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Arronville compte trois monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, rue de la Mairie / cour des Lys (classée monument historique par décret du 18 janvier 1943[5]) : De plan cruciforme, l'emprise au sol de l'église est rectangulaire. L'on distingue deux complexes différents, séparés par une rupture dans la hauteur des toits et un pignon intermédiaire : à l'est, le transept ne faisant qu'un avec le chœur gothique carré à chevet plat et ses chapelles latérales, sous une même toiture ; à droite, la nef de quatre travées accompagné de ses bas-côtés, couverts de toits en appentis indépendants s'appuyant contre les murs de la nef, sans laisser toutefois la place à des fenêtres. Le clocher central se dresse au-dessus de la croisée du transept. C'est une église de facture rustique et sans beaucoup de caractère, mais la nef et la croisée du transept remontent toutefois au tout début du XIIe siècle, et le chœur, ses chapelles et les croisillons à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. Les arcades faisant communiquer la nef avec les bas-côtés plus récents retombent sur de courtes colonnes engagées dans les piliers carrés, et présentent des chapiteaux romans primitifs remarquables. La porte dans la façade occidentale est en arc brisé, et les baies des façades latérales sont également en arc brisé, sans remplage. Le chevet est percé d'un triplet de trois fenêtres en arc brisé, dont celle du milieu possède un remplage de deux lancettes, surmontées d'une rosace. Sa distribution se retrouve sur les baies orientales des chapelles latérales, qui sont pourtant de forme ogivale et non rondes. Une tourelle d'escalier rond avec un toit conique en pierre flanque la façade orientale. Quant au clocher reconstruit au XVIe siècle, il est ajouré, sur chaque face, de deux baies abat-son gémelées par face, de forme ogivale et entourées de tores. Jusqu'en 1792, les seigneurs de Balincourt (voir ci-dessous) sont inhumés dans l'église, et en 1858, une nécropole mérovingienne a été mise au jour en dessous de l'église[6],[7].
  • Allée couverte, au lieu-dit la Côte du Libéra près de la RD 927 et du domaine de Balincourt, sur une propriété privée (classée monument historique par arrêté du 25 janvier 1963[8]) : C'est un sépulture collective datant du Néolithique récent et ayant dû abriter deux cents corps environ. La chambre mortuaire mesure environ douze mètres sur deux, et ses parois sont constituées non de grandes dalles monolithiques, mais de petites dalles en calcaire empilées les unes sur les autres. Comme particularité, elle profite des caractéristiques géologiques du site, sa partie postérieure s'appuyant sur le banc rocheux du sommet du coteau. Seule la partie antérieure reste couverte de grandes dalles, et l'antichambre ne subsiste plus. Par contre, le dolmen est toujours remblayé tout autour. À la suite de sa découverte fortuite par des carriers en 1884, d'autres vestiges archéologiques ont été mis au jour, comme par exemple une table monolithique, des fragments de lames, des grattoirs de silex, un poinçon en os ainsi que des tessons grossiers décorés d'impressions faites avec l'ongle du pouce[6].
  • Château de Balincourt, RD 927 à l'entrée sud de la commune (inscrit monument historique par arrêté du 27 février 1989[9]) : Il a été construit vers 1780 pour le comte Charles Louis Testu de Balincourt, selon les plans de l'architecte Denis-Claude Liégeon, qui conçoit également le parc et les annexes. En 1908, le roi Léopold II de Belgique achète le domaine et commande de nombreuses modifications du château, de sorte que des éléments architecturaux du XIXe siècle et du XIXe siècle se mélangent aujourd'hui avec les éléments d'origine. Le roi fait appel à l'artiste vénitienne Raffaële Maïnella, aquarelliste, décoratrice, architecte et paysagiste, pour diriger les travaux. Elle ne s'occupe pas seulement des décors intérieurs mais intervient aussi sur le parc, où elle fait rédécorer l'orangerie et la chapelle, crée des fabriques pittoresques et procède à des aménagements hydrauliques. Le secteur sud du parc se situe sur la commune voisine de Menouville[9].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Ancien relais de poste, des XVIIe et XVIIIe siècles[6]
  • Ancien moulin à eau au hameau de Margicourt[6]
  • Ferme et ancien manoir, rue du Moulin
  • Lavoir couvert, rue de Margicourt : Il se situe sur le Sausseron naissant, près du moulin. Au bassin à ciel ouvert, s'associe un abri en moellons avec un toit en appentis, protégeant la plate-forme dédiée aux lavandières à l'zrrière du bassin[6].
  • Croix sur la RD 188 à l'est du village.
  • Croix de chemin près de la RD 927.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Arronville (Val-d'Oise).svg

Les armes d'Arronville se blasonnent ainsi : D'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, accosté de deux roseaux au naturel ; au chef d'azur chargé des clefs de Saint Pierre passées en sautoir, l'une d'or et l'autre d'argent, et d'une crosse issante aussi d'or brochant sur les clefs, le tout accosté de deux fleurs de lys du même

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Arronville sur Géoportail.
  2. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « Église Saint-Pierre-Saint-Paul. », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. a, b, c, d et e Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Arronville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 619-620 (ISBN 2-84234-056-6).
  7. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 41-42.
  8. « Allée couverte », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. a et b « Domaine de Balincourt », base Mérimée, ministère français de la Culture.