Amenucourt

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Amenucourt
La mairie
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Magny-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes Vexin - Val de Seine
Maire
Mandat
Frederique Cambourieux
2014-2020
Code postal 95510
Code commune 95012
Démographie
Gentilé Amenucourtais
Population
municipale
207 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ N 1° 39′ 00″ E / 49.1, 1.6549° 06′ 00″ Nord 1° 39′ 00″ Est / 49.1, 1.65  
Altitude 32 m (min. : 19 m) (max. : 153 m)
Superficie 8,70 km2
Localisation

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Amenucourt
Liens
Site web amenucourt.fr

Amenucourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. C'est une petite commune rurale de la vallée de l'Epte (site naturel classé), membre du parc naturel régional du Vexin français, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Amenucourtais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Amenucourt se trouve dans la vallée de l'Epte, dans l'ouest du Val-d'Oise, à la limite du département de l'Eure, à environ quarante kilomètres au nord-ouest de Pontoise, chef-lieu du département. Les communes limitrophes sont Bray-et-Lû au nord, Chaussy au nord-est, Chérence à l'est, La Roche-Guyon au sud, Gasny et Fourges à l'ouest, et Bus-Saint-Rémy au nord-ouest, ces trois dernières communes se trouvant dans l'Eure (Haute-Normandie).

Communes limitrophes d’Amenucourt[1]
Bus-Saint-Rémy (Eure) Bray-et-Lû
Fourges (Eure) Amenucourt[1] Chaussy
Gasny (Eure) La Roche-Guyon Chérence

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Pâturages dans la vallée de l'Epte

Le territoire communal est, avec 870 hectares, relativement petit. Il s'étend sur environ 4,5 km du nord au sud et 3 km d'est en ouest. Il comprend deux parties nettement différenciées, le fond de la vallée de l'Epte, et le versant est, très pentu et entaillé par plusieurs vallons transversaux. Ce versant intersecte vers le sud la vallée de la Seine (concavité du méandre de Moisson), formant une arête d'où la vue s'étend sur les deux vallées. La commune comprend une petite partie du plateau du Vexin français, à environ 150 mètres d'altitude.

Sur le plan géologique, le sol est constitué principalement de craie blanche à silex du Crétacé supérieur (Sénonien), qui constitue l'assise du Bassin parisien et qui a été dégagée dans ce secteur des couches sédimentaires du Tertiaire par l'érosion qui a creusé la vallée de l'Epte. Dans le fond de la vallée, la craie est recouverte par des alluvions modernes.

Hydrographie et risques naturels[modifier | modifier le code]

L'Epte au moulin de Fourges
Le ru de Roconval au Mauverand

Le territoire communal est bordé à l'ouest par l'Epte sur une longueur d’environ quatre kilomètres. Le cours de l'Epte, très sinueux, en légère pente du nord au sud (de 26 à 21 m d'altitude) est bordé de zones humides, dont le marais de Frocourt, dans la partie nord de la commune, et le marais de la Vausonnière dans la partie sud. Une dérivation de l'Epte, le ru de Roconval, se détache un peu en aval du moulin de Fourges et rejoint le cours principal à la limite sud de la commune.

La situation géographique du village rend la commune particulièrement vulnérable à des risques naturels élevés : toute la plaine alluviale à l'ouest de la route départementale, soit la moitié du territoire communal comprenant les hameaux de Mauverand et Beauregard, est à risque d’inondation consécutif à une crue de l'Epte. Les vallées sèches dominant le village et orientées vers l'Epte sont à risque d'inondation par ruissellement, consécutive à de fortes précipitations. En revanche, il n'existe pas de risque élevé de mouvement de terrain, présent dans certaines communes voisines en raison des falaises calcaires[2].

L’eau potable à Amenucourt est d’origine souterraine[3]. Elle est de très bonne qualité bactériologique, peu fluorée, contenant peu de pesticides mais très dure et à la teneur en nitrates relativement élevée (moyenne comprise entre 25 et 50 mg/l)[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Amenucourt, comme toute l’Île-de-France, est soumis à un climat océanique dégradé. Cependant, la localisation du village à l’extrémité occidentale du plateau du Vexin le rend davantage marqué par l’influence atlantique que le reste de l’Île-de-France. Le plateau vexinois est caractérisé par un climat venteux dû à la relative proximité de la Manche et aux extrêmes climatiques assez marqués pour la région[5].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[6]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire est en partie boisé (234 hectares de forêts, soit environ 26 % du total), surtout dans sa moitié est, et englobe une petite partie de la forêt régionale de la Roche-Guyon.

Le village est bâti sur les coteaux dominant la rive gauche de l'Epte. Contrairement à la plupart des communes du Vexin français, à l'habitat regroupé, Amenucourt possède plusieurs hameaux échelonnés le long du ru de Roconval : Le Mauvérant, Roconval le grand et le petit, la ferme fortifiée du Chesnay, la ferme du Val-Perron (lieu de découverte d'un important cimetière mérovingien), Beauregard, Le Malgardé et Pont-aux-Vaches. Saint-Leu - ou Frocourt - est un ancien village abandonné, il n'en subsiste que des maisons en ruine dans les bois.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Ancienne plaque indicatrice sur la RD 37

Les communications sont assurées par la route départementale D37 qui relie Gasny à Saint-Clair-sur-Epte en suivant le pied des coteaux parallèlement au cours de l'Epte. L'accès à l'autoroute de Normandie se situe à environ 15 km vers Paris (demi-échangeur de Bonnières-sur-Seine) et 17 km vers la Normandie (échangeur de Chaufour-lès-Bonnières). Un sentier de grande randonnée, le GR de pays de la vallée de l'Epte, suit en partie la limite est de la commune.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose pas de desserte ferroviaire. Une ligne à voie unique, la ligne de Gisors-Boisgeloup à Pacy-sur-Eure aujourd'hui désaffectée, suivait autrefois la rive droite de l'Epte. Elle a été transformée en voie verte entre Gisors et Gasny. La commune est desservie par les lignes d'autocaar 95-42 Haute-Isle - Magny-en-Vexin et 95-44 Saint-Cyr-en-Arthies - Bray-et-Lu du réseau départemental « Busval d’Oise »[7]. Les gares les plus proches sont situées à Mantes-la-Jolie, Bonnières-sur-Seine ou Vernon, sur la ligne Paris - Rouen[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le hameau de Roconval.

Au recensement de 1999, la commune comptait 82 logements, dont 59 résidences principales, 16 résidences secondaires et 7 logements vacants. Ce parc, en faible augmentation, + 3,8 %, par rapport à 1990, était constitué en quasi-totalité de maisons individuelles[9]. La proportion de résidences secondaires, proche de 20 %, est nettement plus élevée que la moyenne régionale qui est seulement de 1,5 %[10].

Les constructions sont relativement anciennes, la part de logements construits avant 1949 est de 61 %, soit près du double de la moyenne régionale (34 %). En revanche, les logements récents (construits depuis 1990) ne représentaient que 5 % du parc. Il s'agit très majoritairement (76 %) de logements de quatre pièces et plus (contre 41 % en moyenne francilienne).

Les habitants sont surtout des propriétaires, 47 logements (80 %), contre 15 % de locataires (9 logements). Les proportions au niveau régional sont respectivement de 44 % de propriétaires et 51 % de locataires. La commune ne compte aucun logement social (HLM)[11],[12].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait de l'anthroponyme germanique Ermeno, et du latin cortem, le domaine.

Le site est occupé depuis la préhistoire, comme l'atteste la découverte de silex taillés dans le sous-sol. Un fort romain est construit lors de la conquête, la présence romaine reste par ailleurs importante dans le Vexin français comme l'attestent la présence de plusieurs sites de grande ampleur à Genainville ou Épiais-Rhus en particulier. Une importante nécropole mérovingienne a également été mise au jour au hameau de Mauverand, ce qui atteste une présence humaine continue du site.

Mais la position du village à proximité immédiate de la frontière entre la France et la Normandie aux XIe et XIIe siècles amène régulièrement pillages et destructions. Le village se situe en effet entre le château français de La Roche-Guyon, et la forteresse normande de Baudemont. Un arrêté du 4 Thermidor An VII (1799) annexe le hameau ruiné de Frocourt à la commune[13].

Roconval, vue sur l'Epte et la scierie, vers 1900.

Sous l'ancien régime, Amenucourt fut rattachée au fief, puis au duché de La Roche-Guyon. Le tracé très contourné de la limite communale entre Amenucourt et La Roche-Guyon est la conséquence lointaine d'un accord concédé en 1259 par le seigneur Jean de la Roche aux habitants des villages titulaires de droits sur des terrains coutumiers. Le seigneur, tout en conservant certains droits seigneuriaux, acceptait un échange de terrains et reconnaissait la pleine propriété des habitants sur d'autres terrains[14].
Il existe encore actuellement dans la forêt de La Roche-Guyon un lieu-dit « Les Coutumes », à cheval sur la limite intercommunale entre La Roche-Guyon et Chérence[15].
En 1790, la commune nouvellement créée fait partie du canton de la Roche-sur-Seine, héritier du précédent duché[16].
Durant le Directoire, un arrêté du 6 nivose an VII indique : « Ouï le rapport du ministre de la police générale et vu les renseignements produits sur le compte des nommés Hodanger, curé de Rolleboise[17], Benjamin Fouet vicaire de Freneuse, Roi ex-curé d'Amenucourt et Dégouville ex-curé de Vétheuil. Considérant que la présence de ces ecclésiastiques est un sujet de troubles dans le canton de La Roche-Guyon, qu'ils fanatisent les habitants de leur résidence, que par leurs manœuvres et leurs discours séditieux, ils portent le peuple à s'éloigner des institutions républicaines et qu'ils prêtent leur appui aux royalistes et aux anarchistes qui s'agitent dans le canton de La Roche-Guyon, il est ordonné qu'ils seront déportés. »

  • Hodanger, le curé de Rolleboise sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour les prochaines élections. »[17]
  • Benjamin Fouet, le vicaire de Freneuse sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour diriger les prochaines élections. »[17]
  • Roi, le curé d'Amenucourt sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour diriger les prochaines élections. »[17]
  • Degouville, le curé de Vétheuil sera déporté le 6 nivôse an VII pour « vouer aux enfers un prêtre célébrant le culte le décadi et s'agitant pour les prochaines élections. »[17]
Monuments aux morts

Au XIXe siècle, Amenucourt demeure un village agricole. En 1900, la production se répartit entre le froment (1325 hectolitres par an), le seigle, l'avoine et l'orge. L'élevage y est également présent, une partie du cheptel étant abrité l'hiver dans les boves de Roconval, grottes creusées comme à La Roche-Guyon ou Haute-Isle dans la falaise calcaire[18].

Pendant la Première Guerre mondiale, Amenucourt perdit deux soldats morts au front, sur une population totale de 147 âmes (recensement de 1911)[19].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population d'Amenucourt a fortement baissé dans la première moitié du XXe siècle, diminuant de près de 43 % entre 1901 et 1946, pour atteindre son minimum historique de 116 habitants au recensement de 1946. Cela résulte comme dans toute la grande périphérie de l'Île-de-France de l'exode rural.

Pratiquement stabilisée vers 130 habitants dans l'après-guerre jusqu'au début des années 1980, la population a connu une légère poussée entre 1982 et 1990. Cette croissance résulte pour l'essentiel d'un solde migratoire positif, de 2,85 % par an pendant cette période[20]. Quasiment stabilisée entre 1990 et 1999, la croissance démographique a repris depuis pour atteindre, au recensement de 2006, 189 habitants, gagnant 18 habitants soit une progression de 10,5 %[21].

En 2011, la commune comptait 207 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
321 296 315 255 266 260 295 251 243
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
256 269 237 227 207 206 209 211 206
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
202 180 147 172 154 132 117 116 134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
131 127 128 127 170 173 189 207 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes

Amenucourt ne possède pas d'école, mais adhère au syndicat intercommunal de gestion des écoles de La Roche-Guyon (SIGEL). Les enfants sont regroupés au groupe scolaire « Le grand saule » à La Roche-Guyon comprenant une école maternelle et une école primaire qui accueille, outre les enfants du village, ceux des communes de La Roche-Guyon, Chérence et Haute-Isle. Le groupe scolaire atteint un effectif de 80 élèves à la rentrée 2008. Un service de ramassage par car dessert les communes adhérentes[24].

La commune est sectorisée sur le collège Rosa-Bonheur de Bray-et-Lû (1, rue de la Sablonnière), situé à 5 km au nord[25] et le lycée général Galilée à Cergy, situé à environ 40 km à l'est[26].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun médecin et aucune profession paramédicale ne sont présents sur la commune. Pour les services essentiels, le centre le plus proche est Gasny (Eure) à cinq kilomètres au sud du village[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Instances administratives[modifier | modifier le code]

Le maire d'Amenucourt sur le seuil de l'hôtel de ville, mai 2008

Amenucourt appartient au canton de Magny-en-Vexin. Le canton fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise, circonscription à dominante rurale de l'ouest du Val-d'Oise, dont le député est, depuis 1993, Philippe Houillon (UMP), également maire de Pontoise depuis 2001. La commune appartient à l'aire urbaine de Paris.

La commune adhère depuis 2005 à la Communauté de communes Vexin - Val de Seine, qui regroupe huit petites communes rurales du sud du canton de Magny-en-Vexin, pour une population totale de 3 400 habitants. Cette communauté de communes s'est donnée trois grands domaines d'action : la petite enfance et le périscolaire, le développement économique (notamment orienté vers l'accueil touristique) et l’aménagement de l’espace[28].

La commune participe par ailleurs à divers syndicats intercommunaux, dont le Smirtom du Vexin (collecte et traitement des déchets), le SIGEL (syndicat intercommunal de gestion des écoles de La Roche-Guyon), le SIIEP (syndicat intercommunal et interdépartemental des eaux potables de Bray-et-Lû), le syndicat du marais de Frocourt[29]...

Amenucourt fait partie de la juridiction d’instance et de grande instance de Pontoise, ainsi que de commerce de Pontoise[30].

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé du maire et de dix conseillers dont deux sont adjoints au maire, proportionnellement au nombre d'habitants[31].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2008 2014 Antoine Pétel    
2014 en cours Frédérique Cambourieux    

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

La part communale des quatre taxes locales est relativement limitée avec les taux suivants en 2007 : 5,32 % pour la taxe d'habitation, 11,11 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties, 45,63 % pour la taxe foncière sur les propriétés non bâties et 9,8 % pour la taxe professionnelle[32]. À ces taxes s'ajoute une part intercommunale de 0,88 %, 1,27 %, 5,15 % et 1,35 % respectivement. La part départementale s'élève respectivement à 5,88 %, 6,27 %, 18,50 % et 6,45 %.

En 2007, le compte de fonctionnement dégage un excédent de 73 000 euros pour des charges totales se montant à 130 000 euros (soit 734 euros par habitant). Les impôts locaux représentent 20 % des produits, contre 23 % pour la dotation globale de fonctionnement. La part de la taxe professionnelle, inférieure à 3 % des recettes fiscales, souligne la quasi-absence d'entreprises dans la commune.

Les dépenses d'investissement s'élèvent à 75 000 euros et la capacité d'autofinancement à 34 000 euros. L'endettement est nul[33].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune d'Amenucourt est concernée par des sites Natura 2000. Il s'agit d'une part du site « Vallée de l'Epte francilienne et ses affluents », proposé en 2006, qui couvre tout le territoire communal situé en fond de vallée ainsi qu'une partie des coteaux[34] et d'autre part du site « Coteaux et boucles de la Seine », proposé en 2003, qui intéresse une partie boisée du sud-est du territoire communal, couverte par la forêt régionale de la Roche-Guyon[35].

Le marais de Frocourt a été classé en 2004 comme « espace naturel sensible » par le département du Val-d'Oise[36]. Ce marais de 58 hectares, en partie transformé en peupleraie, fait l'objet, dans le cadre d'une convention entre le syndicat intercommunal du marais de Frocourt, le Parc naturel régional du Vexin français, l’ONF et le Conseil général du Val-d’Oise, d'une conversion progressive en prairies humides pâturées[37].

L'arboretum de La Roche-Guyon se situe dans sa partie nord (environ la moitié de sa surface totale), dans le territoire d'Amenucourt.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune d'Amenucourt est une commune rurale, agricole et résidentielle. Elle ne possède aucun commerce de proximité.

Au recensement de 1999, la commune comptait 20 emplois, tous masculins, dont environ 12 salariés et 8 non salariés. Ces emplois se répartissaient principalement dans le secteur tertiaire (12 emplois), et secondairement dans l'industrie (4 emplois) et l'agriculture (4 emplois)[38]

Le taux d'activité, relativement élevé, s'établissait à 85,1 %. La population active comptait 82 personnes. Parmi celles-ci, 72 avaient un emploi et 10 étaient en chômage, soit un taux de chômage de 12,2 %[39], proche du taux national (12,8 %) comme de la moyenne départementale égale à 12 %. Dans la tranche 15-24 ans, le taux de chômage atteignait toutefois le chiffre de 28,6 % contre 21,7 % au niveau départemental. Cette population active est en augmentation : + 30,8 % de 1982 à 1980 et + 5,9 % de 1990 à 1999.

Parmi les personnes ayant un emploi, seulement 6 personnes (8 %) travaillaient dans la commune tandis que 92 % travaillaient à l'extérieur de la commune, 24 (33 %) dans le val-d'Oise) et 42 (58 %) dans les départements voisins. Les transports domicile-travail se faisaient très majoritairement (81 %) en voitures particulières.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Léger.

Amenucourt ne compte aucun bâtiment classé ou inscrit à part entière au titre des monuments historiques.

  • Église Saint-Léger (deux colonnes à chapiteaux inscrites monument historique]] par arrêté du 12 janvier 1940[40]) : Le sancturaire du XIIe siècle est toujours encore entourée de son cimetière. De fondation ancienne, l'église est donnée en 1151 par Hugues II, archevêque de Rouen, à l'abbaye Saint-Martin de Pontoise. En 1175, elle passe par transaction de Guy de La Roche au prieuré de Sausseuse, dans l'actuel département de l'Eure[41]. Elle a été fortement remaniée au XVe siècle et dénaturée les siècles suivants après plusieurs autres remaniements, ce qui en fait un édifice assez délabré et dénué de caractère architectural. L'église, à laquelle on accède par un escalier de trente-cinq marches, est recouverte d'une toiture unique, qui coiffe la nef avec ses bas-côtés et le chœur se terminant par un chevet à pans coupés. Aucune partie de l'édifice n'est voûté, et il ne dispose pas d'un transept. Le clocher carré s'achevant par une petite flèche est une adjonction moderne. À l'intérieur, les deux courtes colonnes à chapiteaux du XVIe siècle méritent l'attention. Les chapiteaux en forme de bandeau sont ornés de personnages en position acrobatique, type de représentation renvoyant à l'époque flamboyante. Hormis ces deux colonnes, l'intérieur de l'église ne présente aucun intérêt architectural et est complètement dépourvu d'ornementations[42]. L'église abrite également des stalles du XVIe siècle, des fresques du XVIIIe siècle qui ont pour thème le baptême du Christ ou la remise des clefs à saint-Pierre, ainsi qu'une tablette de bois peint du XVIIIe siècle, accrochée au mur, comportant une prière à la Vierge, et qui servait au prêtre pour l'enseignement du catéchisme[18].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Ancien moulin à Roconval

Au hameau du Mauverand, on peut voir un curieux lavoir muni de treuils permettant de faire varier la hauteur du plancher en fonction des crues.

À Roconval, un pont édifié en 1758 et équipé de bornes chasse-roues, permet d'accéder à la ferme des Aulnays. Un petit lavoir se situe à ses côtés. Le hameau possède également, sur un bras forcé de l'Epte, un moulin de briques datant de 1877 et qui produisait de la farine à l'aide de trois paires de meules. Les cinquante quintaux qui y étaient broyés quotidiennement approvisionnaient les boulangeries de l'ouest du Vexin français, mais aussi de Mantes-la-Jolie et de Vernon. Il constitue en 1900 la seule production industrielle de la commune avec les carrières à ciel ouvert[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Amenucourt

La commune d'Amenucourt ne dispose pas de blason.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Amenucourt sur Géoportail.
  2. Amenucourt : Plans de prévention des risques naturels [PDF]
  3. Voir Atlas de l’eau en Val-d'Oise
  4. Site de la DDASS95
  5. Jean-Paul Martinot, Guide du Vexin français, éd. du Valhermeil, p 16-17.
  6. L’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 70 kilomètres à l’est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d’Oise.
  7. Horaires Saint-Cyr-en-Arthies - Bray-et-Lu, réseau Busval d'Oise
  8. Site municipal - Transports
  9. INSEE, Logements à Amenucourt : le parc
  10. INSEE, Logements en Île-de-France : le parc
  11. INSEE, Logements à Amenucourt : les occupants
  12. INSEE, Logements en Île-de-France : les occupants
  13. Jean Aubert, La grande histoire du Val-d'Oise, p. 26
  14. Alain Quenneville, Thierry Delahaye et Christian Broutin, La Roche-Guyon, l'un des plus beaux villages de France, Éditions du Valhermeil, (ISBN 2-905684-69-0), p. 18
  15. Carte topographique IGN 2113E « Mantes-la-Jolie », 2003
  16. Alain Quenneville, Thierry Delahaye et Christian Broutin, La Roche-Guyon, l'un des plus beaux villages de France, Éditions du Valhermeil, (ISBN 2-905684-69-0), p. 78
  17. a, b, c, d et e Index du tome VII des Procès Verbaux du Directoire (P-Z)
  18. a, b et c Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Amenucourt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 527-530 (ISBN 2-84234-056-6).
  19. Monument aux morts d'Amenucourt
  20. INSEE, évolution démographique 1982-1999 à Amenucourt
  21. Enquête annuelle de recensement 2006 à Amenucourt
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  24. Site municipal - Enfance et scolarité
  25. Inspection académique du Val-d'Oise - Sectorisation des collèges
  26. Inspection académique du Val-d'Oise - Sectorisation des lycées
  27. INSEE, Inventaire des équipements essentiels, commune d'Amenucourt
  28. Vexin-Val de Seine : « Priorité à la petite enfance », Le Courrier de Mantes, 18 janvier 2006
  29. Amenucourt adhère à divers syndicats, site municipal
  30. Les juridictions du département du Val d'Oise, Ministère de la justice - Conseil départemental de l'accès au droit du Val d'Oise
  31. Site municipal - Le conseil municipal
  32. Taux de fiscalité directe locale Val-d'Oise, année 2007, Direction générale des Impôts
  33. Ministère de l'économie et des finances : Les comptes individuels des communes (budgets municipaux 2000 à 2007)
  34. Vallée de l'Epte francilienne et ses affluents, Natura 2000
  35. Coteaux et boucles de la Seine, Natura 2000
  36. Les ENS prioritaires, Conseil général du Val-d'Oise
  37. Les rendez-vous Nature en Val-d'Oise en 2007, p. 7 [PDF]
  38. INSEE - Emplois au lieu de travail selon le sexe, le statut et l’activité économique des individus à Amenucourt
  39. INSEE - activité - formes d'emploi à Amenucourt
  40. « Notice no PA00079975 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. Guide du Vexin français, éd. du Valhermeil, p. 114.
  42. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Amenucourt, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 39.