Guernes

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Guernes
La mairie de Guernes
La mairie de Guernes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Limay
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines
Maire
Mandat
Bernard Bourget
2008-2014
Code postal 78520
Code commune 78290
Démographie
Population
municipale
1 010 hab. (2011)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 42″ N 1° 38′ 12″ E / 49.0117, 1.6367 ()49° 00′ 42″ Nord 1° 38′ 12″ Est / 49.0117, 1.6367 ()  
Altitude Min. 15 m – Max. 71 m
Superficie 8,54 km2
Localisation

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Guernes est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France. Située à dix kilomètres environ à l'ouest de Mantes-la-Jolie dans une boucle de la Seine, cette petite commune rurale et résidentielle appartient au parc naturel régional du Vexin français.

Le nom de Guernes dériverait d'un nom d'origine germanique, Warnus, fortification.

Ses habitants sont appelés les Guernois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Guernes dans les Yvelines
Locator Dot.png

La commune de Guernes se situe dans la convexité d'une boucle de la Seine, sur la rive droite du fleuve, dans le nord-ouest des Yvelines, à environ dix kilomètres à l'ouest de Mantes-la-Jolie et 54 kilomètres au nord-ouest de Versailles, chef-lieu du département.

Elle est limitrophe de Saint-Martin-la-Garenne au nord, de Follainville-Dennemont à l'est. À l'ouest et au sud, elle est bordée par la Seine qui la sépare de Mantes-la-Jolie, Rosny-sur-Seine vers le sud, Rolleboise vers l'ouest, et Méricourt vers le nord-ouest.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s'étend sur environ 5 km d'est en ouest et 2,5 km du nord au sud. C'est avec 854 hectares une commune relativement petite, sensiblement dans la moyenne des communes yvelinoises (872 hectares).

Le relief, peu marqué, est en pente légère de l'est vers l'ouest, marquant toutefois un talus assez net qui délimité le lit de la Seine à sa lisière sud.

La commune englobe vers le sud plusieurs îles de la Seine, dont l'île de Dennemont (partagée avec Follainville-Dennemenont), l'île de Guernes, l'île de Rosny et l'île d'Herville (partagée avec Rolleboise). Ces îles séparées par des bras relativement étroits, sont quasiment rattachées à la rive droite, laissant au sud et à l'ouest le chenal principal, navigable, de la Seine.

Vers l'ouest, sur le site du bois de Flicourt, d'anciennes sablières aménagées hébergent, sur 36 hectares, une faune diversifiée d'oiseaux aquatiques.

Par sa situation, la commune est en partie exposée aux risques d'inondation, particulièrement les zones situées au sud (îles) et à l'ouest (secteur de Flicourt)[2]. Ces zones ont déjà été inondées, notamment lors de la grande crue de 1910.

Ce risque a motivé la mise en place d'un plan de prévention contre les risques d'inondation (PPRI), mis en vigueur par arrêté préfectoral du 30 juin 2007. Il concerne dans le Yvelines 57 communes riveraines de la Seine et de l'Oise[3]. Ce plan détermine plusieurs zones, prioritaires sur les plans locaux d’urbanisme (PLU) des communes concernées : une zone rouge, concernant les zones les plus exposées (rouge clair, inondations de 1 à 2 mètres, rouge sombre, inondations supérieures à 2 mètres, où les nouvelles constructions sont interdites et le renouvellement urbain strictement réglementé, une zone bleue où le risque d'inondation est modéré qui permet le maintien d'activités économiques importantes, une zone verte, non bâtie et devant le rester et une zone marron concernant une bande d'environ 25 mètres le long des rives, qui a pour objectif de reconquérir une capacité d'écoulement en contrôlant l'urbanisation.

La commune est par ailleurs confrontée à la nécessité d'entretenir les berges qui souffrent d'érosion, aggravée par l'intensité du trafic fluvial, et menacent de s'effondre par endroits. De ce fait l'accès au chemin de halage longeant le fleuve a été limité. Une partie des berges a été renforcée en 2005 avec l'aide du Syndicat mixte d’aménagement des berges de la Seine dans l’arrondissement de Mantes-la-Jolie (SMABS)[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Guernes est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[5]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Communications[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par un chemin départemental en impasse (D148) qui rejoint la route départementale D147 à Dennemont desservant Limay.

Un bac permettait autrefois de rejoindre la rive gauche face à Rosny-sut-Seine. Actuellement le pont le plus proche permettant le franchissement de la Seine est celui qui relie Limay à Mantes-la-Jolie.

La gare la plus proche est celle de Mantes-la-Jolie sur la ligne Paris-Rouen.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Guernes

Les armes de Guernes se blasonnent ainsi :
de gueules à la croix ondée d'or remplie d'azur, chargée d'une barque d'or et cantonnée en 1 et 4 de deux roses du même.

La barque symbolise l'ancien bac de Guernes. Les fleurs évoquent les cultures fruitières qui caractérisaient la commune autrefois[6]

Histoire[modifier | modifier le code]

Stèle commémorant le franchissement de la Seine par l'armée Patton en 1944

Des outils préhistoriques ont été retrouvés sur le territoire de Guernes, ce qui ne prouve néanmoins pas l'implantation d'un habitat préhistorique.

L'existence de la paroisse est attestée depuis le XIIIe siècle.

En 1870, un bac fut mis en service entre Rosny-sur-Seine et Guernes. Il fut supprimé en 1964 à la suite de la surélévation du barrage de Méricourt.

Le , effondrement du clocher de l'ancienne église, qui est démolie par la suite, en 1948. L'édifice actuel est construit en 1953[6].

Le , l'armée du général Patton franchit la Seine sur un pont de bateaux reliant Guernes à Rosny et établit la première tête de pont sur la rive droite du fleuve.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 010 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
519 521 438 555 542 567 547 566 541
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
522 530 513 478 478 498 486 507 515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
509 483 481 383 349 384 381 411 416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
450 502 518 613 745 827 870 902 1 012
2011 - - - - - - - -
1 010 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 25 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 14,9 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 26,2 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 16,6 %).
Pyramide des âges à Guernes en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,2 
2,6 
75 à 89 ans
6,5 
11,9 
60 à 74 ans
9,9 
22,0 
45 à 59 ans
19,1 
25,0 
30 à 44 ans
26,2 
16,8 
15 à 29 ans
17,8 
21,4 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de Guernes[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 2001 Jean-Pierre Messin    
mars 2001 2008 Alain Esnault[11]    
mars 2008 2014 Bernard Bourget[1] SE retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Guernes appartient au canton de Limay et n'est rattachée à aucune communauté de communes.

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la huitième circonscription des Yvelines, circonscription mi-rurale, mi-urbaine du nord-ouest des Yvelines centrée autour de la ville de Mantes-la-Jolie, dont le député est Cécile Dumoulin (UMP).

Au plan judiciaire, Guernes fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[12],[13].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Guernes est une commune rurale et résidentielle.

En dehors de l'agriculture, la seule activité économique notable est l'exploitation de sablières dans le lit majeur de la Seine, mais Guernes en profite très peu fiscalement car l'usine qui traite les granulats est située sur le territoire d'une commune voisine.

Emploi et activités[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, la commune comptait 125 emplois dont environ 74 % de salariés et 26 % de non salariés. Ces emplois se répartissaient principalement (48,8 %) dans le secteur tertiaire (dont 3,2 % dans le commerce), et secondairement dans l'industrie (22,4 %) et la construction (25,6 %). Le secteur agricole représentait seulement 3,2 % des emplois totaux[14].

Le taux d'activité, relativement élevé, s'établissait à 85,1 %. La population active comptait 409 personnes. Parmi celles-ci, 377 avaient un emploi et 32 étaient en chômage, soit un taux de chômage de 7,8 %[15], inférieur au taux national (12,8 %) et proche de la moyenne départementale égale à 8,9 %. Dans la tranche 15-24 ans, le taux de chômage atteignait toutefois le chiffre de 25 % contre 18,9 % au niveau départemental. Cette population active est en forte croissance : + 23 % de 1982 à 1980 et + 19 % de 1990 à 1999.

Parmi les personnes ayant un emploi, seulement 13,5 % travaillaient dans la commune tandis que près de 50 % travaillaient dans d'autres communes du département ou dans les départements voisins. Les transports domicile-travail se faisaient très majoritairement (77 %) en voitures particulières.

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame

L'église Notre-Dame est une église en béton armé construite entre 1948 et 1953 et consacrée le 10 janvier 1954 sous le vocable de Notre-Dame. Elle remplace une ancienne église datant du XVIe siècle, consacrée en 1521 sous le vocable de Notre-Dame, qui fut démolie en 1948.

Cette église contient un retable en bois polychrome du XVIe siècle, classé monument historique au titre objet le 10 août 1904[16]. Ce retable, en bas-reliefs sculptés, représente les sept scènes de la passion du Christ et comprend 83 personnages. Probablement d'origine flamande ou brabançonne, il présente de grandes analogies avec le retable de Vétheuil, commune du Val-d'Oise proche de Guernes[17]. Le Christ en croix qui figurait au centre de la composition a été volé. L'église abrite également trois statues en bois représentant le Christ en croix, la Sainte-Vierge et saint Jean, classées au titre objet le 20 novembre 1930[18].

La nef est ornée d'une série de vingt-quatre vitraux dédiée à la Vierge Marie et évoquant les sanctuaires de France consacrés à la Vierge. Ces vitraux en noir et blanc sur un fond de formes géométriques en couleurs sont l'œuvre de Maurice Rocher et ont été réalisés par le maître verrier Jacques Degusseau d'Orléans[6],[19].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Guernes », Union des maires des Yvelines (consulté le 21 avril 2011).
  2. Guernes, Dossier communal d’informations à destination des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers sur les risques majeurs et technologiques, Préfecture des Yvelines [PDF]
  3. Plan de prévention des Risques d’inondation de la vallée de la Seine et de l'Oise, Préfecture des Yvelines, sur le site de l'association Qualité de vie de La Borde à Montesson [PDF]
  4. Au fil de la Seine, journal de l'association « La seine en partage », n° 18 - novembre-décembre 2005, p. 10.
  5. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  6. a, b et c Le patrimoine des communes des Yvelines, éditions Flohic, 2000, tome I, p. 373.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Guernes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  10. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  11. « La liste des maires - "Troisième tour" des municipales », Le Courrier de Mantes,‎ 29 mars 2001.
  12. « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 18 avril 2011).
  13. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 18 avril 2011).
  14. INSEE - Emplois au lieu de travail selon le sexe, le statut et l’activité économique des individus à Guernes
  15. INSEE - activité - formes d'emploi à Guernes
  16. Retable de Guernes sur la base Palissy, ministère de la Culture
  17. Retable de la passion de l'église de Vétheuil, ministère de la Culture [PDF]
  18. Statues de l'église de Guernes sur la base Palissy, ministère de la Culture
  19. Vierges à l'Enfant, église de Guernes, Topic-Topos, le patrimoine de France