Génicourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Génicourt
La mairie.
La mairie.
Blason de Génicourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vallée-du-Sausseron
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Sausseron
Maire
Mandat
Annie Poucet
2014-2020
Code postal 95650
Code commune 95271
Démographie
Gentilé Génicourtois
Population
municipale
490 hab. (2011)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ N 2° 04′ 00″ E / 49.0833, 2.066749° 05′ 00″ Nord 2° 04′ 00″ Est / 49.0833, 2.0667  
Altitude 103 m (min. : 68 m) (max. : 106 m)
Superficie 6,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Génicourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Génicourt
Liens
Site web genicourt.fr

Génicourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France, sur une vaste plaine agricole. Ses habitants sont appelés les Génicourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe sur le plateau agricole du Vexin français et dans le Parc naturel régional du même nom, au nord de l'agglomération de Cergy-Pontoise, à 40 kilomètres au nord-ouest de Paris. Il est bordé par les communes de Livilliers, Osny, Boissy l'Aillerie, Epiais-Rhus, Grisy-les-Plâtres et Cormeilles-en-Vexin. Génicourt touche en outre à Ennery en un quadripoint, mais ne possède pas de limites communes avec cette ville.

Communes limitrophes de Génicourt[1]
Cormeilles-en-Vexin Grisy-les-Plâtres Epiais-Rhus
Boissy l'Aillerie Génicourt[1] Livilliers
Osny

Depuis le 24 juin 1840, le hameau de Gérocourt, petit village situé au nord-ouest de Génicourt sur la RD 22, est rattaché à la commune. L'aérodrome de Pontoise-Cormeilles jouxte le territoire communal à son extrémité nord-ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Jherincurt, Gainericorth, Jerincuria, Gerincorth au XIIe siècle, Gerincort, Genicourt au XIIIe siècle[2].

Il s'agit, selon les formes anciennes, d'une formation toponymique médiévale en -court au sens ancien de « domaine rural » (terme issu du gallo-roman *CORTE ou *CURTE), précédé d'un nom de personne germanique, comme dans presque tous les cas.

Ernest Nègre[3] propose l'anthroponyme germanique Gerinus, devenu Genin par attraction de ce dernier nom de personne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Portail sud Renaissance de l'ancienne église du XIIe siècle.

Il est difficile de déterminer depuis quand le territoire de Génicourt est habité, et ce à cause d'un manque de documents sérieux. Des silex taillés et polis ont néanmoins été retrouvés dans les champs environnants le village.

Génicourt a toujours été un lieu de passage important, voire de campement pour les troupes ennemies qui se dirigeaient vers Pontoise ou Paris aux XVe et XVIe siècle. Le «Château» de Génicourt, a vu des personnalités plus ou moins importantes se relayer à sa porte, comme Nicolas Brûlart en 1605, marquis de Sillery, vicomte de Puisieux, conseiller du Roi et Seigneur de Génicourt, Gérocourt et Marines ; ou encore son fils, Pierre Brûlart, qui eut à négocier le mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche. Les Brûlart de Sillery ont donné à Génicourt son blason (voir l'héraldique).

En 1691, le village passe de l'élection de Gisors à celle de Pontoise, comme de nombreuses autres paroisses. À cette époque, Génicourt est un village agricole prospère qui alimente le moulin de Pontoise en céréales. Le 24 juin 1840, Gérocourt est rattaché à Génicourt, ce qui augmente la population de la commune de 30 %[4].

Génicourt a connu son essor surtout au début du XXe siècle, où l'artisanat était relativement développé. On y trouvait alors des cultivateurs, un maréchal-ferrant, un tonnelier, un charron, un menuisier et un maçon. La ferme de Gérocourt possédait même sa distillerie et transformait les betteraves en alcool. On pouvait également y voir une petite activité commerciale, avec deux bistrots, un épicier, un débit de tabac et un marchand de lait. Les autres commerçants (boulanger, boucher, charcutier et poissonnier) étaient ambulants.

Une piscine existait encore il y a quelques années et accueillait environ 6 000 visiteurs par mois. Il s'agissait, historiquement parlant, de la première piscine publique du Val-d'Oise ; les bassins avaient en effet été aménagés en 1947 et dès 1982, ils étaient couverts. La piscine de Génicourt offrait alors la possibilité de bénéficier de l'apprentissage de la natation, mais aussi de profiter d'un lieu de loisirs ; elle rendait possible également la kinésithérapie en milieu aquatique. Cependant, l'établissement ne respectant plus les nouvelles normes européennes, et le financement des travaux étant trop lourd, l'avenir de la piscine semblait compromis. La tempête de décembre 1999 causa des dégâts importants dans le bâtiment et précipita sa fermeture.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Annie Poucet sans étiquette  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 490 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
177 148 155 198 192 171 189 194 217
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
228 223 219 218 214 222 228 231 266
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
222 228 262 268 299 301 324 341 373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
331 345 335 373 520 544 528 520 489
2011 - - - - - - - -
490 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1801, Génicourt compte 148 habitants et Gérocourt 42.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sentier au nord du village.

Le village possède une école élémentaire, l'école Pierre Lefevre (uniquement les classes du cycle III: CE2, CM1 et CM2). Un regroupement pédagogique est mis en place avec les communes d'Hérouville et de Livilliers pour les classes de maternelle et de CP/CE1.

Une bibliothèque est ouverte depuis janvier 1993 dans les locaux du centre socio-culturel et est gérée par une équipe de bénévoles ; elle offre aux habitants du village ainsi qu'à ceux des communes avoisinantes un accès à plus de 4000 livres ainsi qu'à des documents multimédias (cassettes, CD, CD-ROM)[7] dans une surface de 50 m2. Elle est un point relais de la bibliothèque départementale de prêt (BDP) du Val-d'Oise.

Économie[modifier | modifier le code]

Le siège et le dépôt de la STIVO, société de transport en commun exploitant les lignes de bus de l'agglomération de Cergy-Pontoise, sont implantés sur le territoire de la commune. Le village possède également un hôtel des Ventes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Monument historique[modifier | modifier le code]

Génicourt compte un unique monument historique sur son territoire.

  • Portail de l'ancienne église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, rue des Fossettes, près du carrefour avec la RD 79 (classé monument historique par arrêté du 4 mars 1944[8]) : Cette église a été démolie en 1905, hormis le portail du bas-côté sud richement sculpté dans le style de la Renaissance, remontant au XVIe siècle. L'église datant des XIIe et XVIe siècles était de plan cruciforme avec nef, chœur rectangulaire, transept plus étroit que le vaisseau central et deux travées formant deux chapelles latérales. Mais le manque d'entretien provoqua des désordres dans la toiture et dans les murs de cet édifice dus au poids du clocher central. Dès 1830, elle doit être fermée au culte pour cause de danger. Du fait que Génicourt ne soit alors pas une paroisse, la restauration ne peut être financée ni par l'État, ni par le diocèse. Au bout d'une séance animée, le conseil municipal décide unanimement de sa destruction en 1904, ce qui ne reste pas sans susciter des polémiques. En effet, ni l'administration départementale, ni la commission des antiquités et des arts ne sont prévenues. La nouvelle église, sans caractère, coûte vraisemblablement beaucoup plus chère que n'aurait coûtée la restauration de l'ancienne. - Outre le portail Renaissance déjà bouchée au moment de la démolition de l'église, ne restent qu'un contrefort et divers éléments récupérés à l'intérieur tels que des statues, une pierre tombale, les fonts baptismaux (XVe ou XVIe siècle), les cloches, etc[9],[10],[11].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-et-Saint Paul : Bâtie en remplacement de l'église précédente, elle est consacrée en 1905 et aura occasionné davantage de frais à la commune que n'aurait coûté la restauration de l'ancienne église. Le nouvel édifice occupe à peu près l'emplacement de l'ancien. Il est de plan rectangulaire avec un chevet plat. Le clocher en charpente s'élève au-dessus de la façade occidentale, avec une haute flèche couverte d'ardoise. Deux baies abat-son gémelées sont percées dans la façade, en dessous du clocher, ce qui donne l'impression de la superposition de deux petits clochers[11].
  • Ancien relais de poste dit la Maison Blanche, près de la RD 15 à l'entrée ouest du village : Établi sur l'ancienne route nationale 15, il date du XVIIIe siècle et était considéré comme écart de Génicourt, avant que l'extension du village ne le fasse fusionner avec de dernier. L'atelier du maréchal-ferrant jouxtait directement le relais de poste.
  • Petit pont de l'Arche, à mi-chemin entre Génicourt et Gérocourt, à l'est de la RD 22 actuelle : Ce pont du XVIIIe siècle enjambe un ruisseau et provient encore de l'ancienne route royale de Poissy à Beauvais[11].
  • Chapelle Notre-Dame-des-Neiges de Gérocourt : Chapelle privative de la famille Bénard, cultivateurs à Gérocourt, elle remplace une ancienne église elle aussi disparue, à l'instar de celle de Génicourt. Elle est construite en 1856 dans le style néoroman d'après les plans de l'architecte Charles Brouty, qui lui donne toutefois une décoration intérieure de style néorenaissance. La statue de la Vierge à l'Enfant datée du (XVIe siècle) provient sans doute de l'ancienne église. La chapelle abrite également le caveau familial des Bénard. Après une période d'abandon, l'édifice est racheté par la commune qui la fait restaurer[11].
  • Ferme de Gérocourt, 6 rue Saint-Mellon (RD 22) : Grande ferme construite en 1862 pour son propriétaire M. Roussel, selon des principes architecturaux modernes pour leur époque. Ainsi, la grange possède à l'intérieur l'une des premières charpentes à longue portée, en applicant une technique d'assemblage des grands arcs mis au point par le colonel Emy. Dans un bâtiment d'exploitation, une structure porteuse en fonte avec une riche ornementation a été réemployée, provenant peut-être de l'une des expositions universelles[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Génicourt (Val-d'Oise).svg

Les armes de Génicourt se blasonnent ainsi : De gueules à la bande d'or chargée d'un sarment de vigne ondé de sable, auquel sont liés par un anneau cinq barillets du même ordonnés 2 et 3.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Régnier, Excursions archéologiques dans le Vexin français, première série : Génicourt, Évreux, Imprimerie de l'Eure,‎ 1922, 278 p. (lire en ligne), p. 37-43

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Génicourt sur Géoportail.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  3. Ibidem
  4. Jean Aubert, La grande histoire du Val-d'Oise, p 84.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. http://bibliotheques.valdoise.fr/media/media7414.pdf
  8. « Notice no PA00080070 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Génicourt, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 157.
  10. « Inventaire général du patrimoine culturel - église paroissiale Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. a, b, c, d et e M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Génicourt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 890-894 (ISBN 2-84234-056-6).