Omerville

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Omerville
La Croix fromage et le manoir
La Croix fromage et le manoir
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Magny-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Denys de Magnitot
2014-2020
Code postal 95420
Code commune 95462
Démographie
Gentilé Omervillois
Population
municipale
306 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ N 1° 43′ 00″ E / 49.1333, 1.7167 ()49° 08′ 00″ Nord 1° 43′ 00″ Est / 49.1333, 1.7167 ()  
Altitude 125 m (min. : 42 m) (max. : 157 m)
Superficie 11,98 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.omerville.fr/

Omerville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Le village est fortement regroupé autour de son église et de son manoir et possède un important patrimoine.

Ses habitants sont appelés les Omervillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe sur le rebord du plateau du Vexin français et domine la rive sud de l'Aubette de Magny. Il possède quatre écarts : Gerville, Louvières, Le Mesnil, et Amiel, tous situés sur la moitié nord du territoire communal, de l'autre côté de l'Aubette de Magny.

Communes limitrophes d’Omerville[1]
Saint-Gervais
Ambleville Omerville[1] Hodent
Chaussy Genainville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Omerville est mentionné pour la première fois dans un document datant de l'an mille. Il s’agit d’une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural », précédé de l'anthroponyme germanique Aldemarus[2], autrement Audomar que l'on retrouve dans Omécourt (Oise, Omercurt 1152)[3] à environ 71 km au nord d’Omerville.

Histoire[modifier | modifier le code]

On peut supposer que le site a été occupé anciennement comme l'attestent les nombreuses découvertes d'objets préhistoriques dans les communes voisines. Les hospitaliers y installent à partir de 1212 la maison de Louvières et de Vaumion, qui deviendra la commanderie Louviers-Vaumion à Omerville à partir de 1633[4].

Ninon de Lenclos séjourne au manoir au XVIIe siècle. Depuis, Omerville est demeuré un village à vocation agricole, malgré l'existence de quelques activités artisanales au XIXe siècle (fabrique de petits objets, tire-bouchons, tire-gants, pinces...)[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Mairie et école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 2009 ... Denys de Magnitot    
mars 2001 mai 2009 Jean-Paul Drut    
    Victor Berry    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Pays de Galles Llangedwyn (Pays de Galles)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 306 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
375 336 363 364 400 416 401 400 408
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
443 534 505 439 415 396 385 350 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
323 341 319 305 307 296 244 260 288
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
256 207 241 252 280 337 305 300 306
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Omerville possède un riche patrimoine historique, dont l'église et un calvaire sont classés au titre des monuments historiques, et trois autres éléments inscrits.

  • Église Saint-Martin (inscrite partiellement puis classée monument historique par arrêté du 27 avril 1927[8]) : C'est un édifice dépourvu de transept, de bas-côtés et de chapelles, caractérisé par sa longueur à la suite d'adjonctions successives. La base du clocher et les deux travées orientales de la nef remontent au XIIe siècle et montrent les caractéristiques du style roman, tels que des contreforts plats, des petites fenêtres plein cintre et un appareil en arête de poisson. Le clocher central et carré a été remanié au XIIIe siècle, et sa flèche octogonale en pierre, foudroyée en 1897, a été remplacée par un toit couvert d'ardoise. Le chœur à cinq pans de la fin du XVe siècle est voûté d'ogives. La nef remaniée au XVIe siècle a été allongée d'une travée et couverte d'un plafond à caissons moderne. Étant donné que la façade occidentale donne directement sur une propriété privée, le portail se situe sur la façade sud, sur la travée ajoutée. Il est de style Renaissance, avec deux pilastres flanquant la porte sous plein cintre, surmonté par un fronton stylisé. À l'intérieur, le reliquaire contenant les cendres de sainte Clotilde a disparu pendant la Révolution française. En 1860, l'impératrice Eugénie a offert une châsse en bronze dorée[9],[10].
  • Manoir de Mornay-Villarceaux, sur la place du village (inscrit monument historique par arrêté du 2 mai 1927[11]) : Dit également hôtel des Essarts, il remplace l'ancien château seigneurial des Essarts. À en juger d'après les armoiries figurant sur un bandeau de cheminée, le constructeur du manoir pourrait être Jean d'Isque, héritier de la seigneurie. La longue façade sur la place est assez simple, seules les deux échauguettes de taille différente et l'impressionnant portail permettant de deviner la fonction initiale du bâtiment. La plus petite des deux portes s'inscrit par ailleurs sous un arc ogival. La partie droite de la façade garde ses petites fenêtres d'origine, alors que la partie gauche est percé de vastes baies entourées en partie de moulures du goût de la Renaissance. La corniche aux modillons sculptés renvoie également à cette époque. La façade sur cour présente un ensemble rustique à colombages avec des galeries à balustres. Louis de Mornayacquiert le manoir en 1647 et y abrite un temps ses amours avec Ninon de Lenclos[10].
  • Croix monumentale dite « croix fromage », sur la place du village (inscrite monument historique par arrêté du 2 mai 1927[12]) : La colonne qui se rajeunit vers le sommet et la croix sont taillées dans un seul bloc de pierre monolithique, peut-être un menhir. L'ensemble mesure 2,5 m de haut. La croix elle-même se présente comme un disque ajouré avec la forme d'une croix pattée en son centre[10].
  • Croix de cimetière (classée monument historique par arrêté du 2 mai 1927[13]): C'est l'une des deux croix de cimetière de la commune, Omerville ayant possédé un deuxième cimetière plus petit, au sud de l'église, jusqu'en 1862. Sa croix est entreposée sous la chaire de l'église depuis. Elle possède les mêmes caractéristiques que la croix en place sur le cimetière actuel. La croix est dotée d'une ornementation très filigrange sculptée dans la pierre, dans le style flamboyant. La colonne octogonale repose sur un socle et un soubassement à trois paliers, également octogonaux[10].
  • Ancienne commanderie de Louvières, écart au nord de la commune (inscrite monument historique par arrêté du 4 juin 1926[14]) : Elle a été fondée par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1222. La commanderie templière de Villedieu-les-Maurepas y fut rattachée en 1312, après la dissolution de l'ordre du Temple. Jusqu'à sa dissolution suite à la Révolution française, quarante-deux commandeurs se succèdent à sa tête. Vendue comme bien national en 1790, il n'en subsiste que des caves voûtées d'ogives, intégrées à une ferme. Ce ne sont pas les seuls vestiges dignes d'intérêt : des différents remaniements au XVIe et XVIIe siècle, subsistent une tour et une porte du bâtiment sud. La ferme reste par ailleurs entourée d'une haute mur d'enceinte[10].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Croix pattée d'Omerville : Petite croix trapue de seulement 52 cm de haut, située originellement à la sortie du village, puis ramenée sur la place de l'église au XXe siècle. La vocation de ces croix était celle d'une borne[10]. Des croix similaires existent à Villers-en-Arthies (croix de Carnage) et près du hameau de Ducourt, sur la commune de Saint-Gervais (croix Dançon).
  • Croix latine dite « Croix quatre-pieds », à la sortie du village en direction de Magny-en-Vexin : Elle tient son nom des quatre blocs de pierre sur lesquels elle repose. Au XIXe siècle, elle a été faussement identifiée comme monument mégalithique par Paul de Mortillet[10].
  • Manoir de Trie, du XVe siècle, aménagé en ferme[10].
  • Ancien réservoir à eau, rue de l'École : Exemple intéressant de bâtiment utilitaire de la fin du XIXe siècle. Le réservoir était initialement alimenté en eau par un bélier hydraulique[10].
  • Domaine de Gerville, au hameau du même nom à la limite nord du territoire communal, près du château de Magnitot : Ce fut un fief des hospitaliers, dépendant de la commanderie de Louvières. En subsistent notamment un portail cantonné par deux courtes demi-tours, ainsi qu'un pan de mur de l'ancienne tour carré. Le mur est percée d'une meurtrière, ainsi que de deux petites baies ogivales géminées au premier étage[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le curé d'Omerville, Antoine Bérault-Bercastel (1720-1794) a été l'auteur de nombreux ouvrages dont une histoire ecclésiastique en vingt-quatre volumes, plusieurs fois rééditée[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Omerville sur Géoportail.
  2. Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 507b
  4. Eugène Mannier, Ordre de Malte : Les commanderies du grand-prieuré de France d'après les documents inédits conservés aux Archives nationales à Paris, Aubry & Dumoulin,‎ 1872, 808 p., p. 105
  5. Jean Aubert, La grande histoire du Val-d'Oise, p. 130
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Omerville, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 253-255.
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Omerville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 578-582 (ISBN 2-84234-056-6).
  11. « Manoir de Mornay-Villarceaux », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Croix fromage », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Ancienne commanderie des Templiers », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Le guide du Vexin français, p. 241

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]