Nong Khai

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Nong Khai
หนองคาย
Ancien hôtel de ville de Nong Khai
Ancien hôtel de ville de Nong Khai
Administration
Pays Drapeau de la Thaïlande Thaïlande
Province Province de Nong Khai
Géographie
Coordonnées 17° 52′ 49″ N 102° 44′ 42″ E / 17.88028, 102.74517° 52′ 49″ Nord 102° 44′ 42″ Est / 17.88028, 102.745  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Thaïlande (administrative)

Voir sur la carte Thaïlande administrative
City locator 14.svg
Nong Khai

Nong Khai (หนองคาย) est une ville de l' Isaaan au Nord-Est de la Thaïlande. Située sur la rive sud du Mékong, elle est frontalière avec le Laos, accessible par le pont de l'amitié lao-thaïlandaise au-dessus du Mékong. Elle n’est distante que de 20km de la capitale du Laos, Vientiane

Elle est située sur la ligne de chemin de fer Bangkok-Vientiane (la voie traverse la frontière et a son terminus à Tha Nalaeng : elle devrait atteindre Vientiane dans les années à venir).

Comprendre[modifier | modifier le code]

Le Mékong et le Laos sur la rive opposée. Connue de longue date pour son superbe emplacement sur le Mékong, proche de Vientiane, la petite ville animée de Nong Khai est le principal point d’entrée vers le Laos. Ses nombreux charmes attirent chaque année bien des visiteurs thaïlandais et étrangers : Sala Kéo Kou et son incroyable de parc sculptures, la précieuse et très vénérée effigie de Bouddha offerte à Phra Sai, l’extraordinaire parc historique de Phu Phra Bat (aisément accessible de Nong Khai, bien que situé dans la province d’Udon Thani), sans oublier le marché indochinois lao-thaï de Tha Sadej sur plusieurs rues du centre ville. Une bonne partie est piétonne comme la promenade au bord du fleuve. Inauguré le 8 avril 1994, le pont de l’amitié lao-thaï fut le premier à enjamber cette partie du Mékong et le second sur l’ensemble de son cours.

Nong Khai est typique de la culture Isan qui prévaut dans le nord-est thaïlandais et dont le particularisme distingue la région du reste du pays. Reconnues pour leur bel esprit d’ouverture, la langue et la culture de l’Isan ont leurs racines en Thaïlande et au Laos. De nos jours, ceux qui la vivent au quotidien sont très fiers de son caractère unique. Une majorité d’habitants parlent Thaï et Isan, un dialecte aussi proche du Thaï que du Lao. Beaucoup ont également des rudiments d’anglais, de vietnamien et de chinois.

Nong Khai a joué un rôle majeur lors de révoltes des Jin Hor du Yunnan dans les années 1880. Puis elle passa sous contrôle français jusqu’en 1932 et on y trouve encore quelques exemples d’architecture française. Lors de la guerre du Vietnam, elle accueillit de nombreux immigrants laotiens, chinois et vietnamiens et s’enrichit de leur dynamisme et de leur diversité culturelle.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Sala Kéo Kou[modifier | modifier le code]

S’il est un site incontournable à Nong Khai, c’est bien Sala Kéo Kou [3] (désigné aussi sous le nom de Wat Khaek), à 6 km à l’est de Nong Khai sur la nationale 212. Des panneaux indicateurs indiquent la route (“Sala Kaew Ku”, entre autres orthographes). Vu qu’il est situé sur une petite route perpendiculaire à la quatre voies, il vous faudra faire un demi-tour et revenir légèrement sur vos pas si vous venez de Nong Khai. Une fois quittée la nationale, il vous reste un peu plus d’1 km pour atteindre le site et son parking sur la gauche de la route.

Ce parc de sculptures des plus étranges, dont certaines dépassent les 20m de haut, est l’oeuvre de Luang Pu Bunleua Sulilat, un artiste mystique qui acquit le terrain en 1978 après avoir dû fuir son Laos natal (un parc de même nature, où l’on peut voir certaines de ses œuvres plus anciennes, existe toujours près de Vientiane). Syncrétisme de bouddhisme et d’indouisme, nagas, bouddhas, déesses aux multiples bras et hybrides mi-humains, mi-animaux dominent le paysage. L’entrée est de 20 bahts pour les étrangers.

Mal relié par les transports publics, le site est facile d’accès en vélo et même à pied. Il est également possible de louer un tuk-tuk (100 bahts environ, y compris une heure d’attente sur place pour le chauffeur) ou une moto auprès de Limmaneemotor à Nong Khai. Discover Nong Khai Tours, cité plus haut, peut organiser un transport privé en véhicule climatisé à partir de 100 ฿ par personne. De plus, ils fournissent gratuitement une carte détaillant chaque statue de la Roue de la Vie, essentielle pour la visite. En anglais, elle est disponible à leur bureau en ville ou à Mut Mee Guesthouse. Ne pas manquer la Roue de la Vie qui illustre la théorie des cycles de l’existence. On y accède par un tunnel en forme de matrice avant de faire le tour de différentes statues représentant des étapes successives.

La dépouille momifiée de Luang est dans un mausolée au troisième étage du grand pavillon de Sala Kéo Kou. Le parc est particulièrement impressionnant en aout, au plus fort de la saison des pluies, sous une lumière douce et changeante, avec une végétation luxuriante et des acacias chargés de fleurs jaunes parfumées.

Le haut d’une oeuvre de Sulilat située dans son premier parc sur la rive Lao du Mékong (“Buddha Park”) est visible derrière les cimes au bord du fleuve après Wat That.

Le parc historique de Phu Phra Bat[modifier | modifier le code]

La tour de Nang Usa, parc historique de Phu Phra Bat.

Le parc historique de Phu Phra Bat, situé près de Ban Phu, est l’un des sites les plus célèbres et les plus beaux à visiter en Thaïlande. Ce site historique remonte à plus de trois milliers d’années et abrite d’imposantes et mystérieuses formations rocheuses. On peut s‘y rendre en moto, en voiture ou en bus et on peut y consacrer la journée pour en profiter pleinement. Il est également possible d’y dormir: une option des plus recommandables.

Ouvert au public depuis 1989, Phu Phra Bat est géré par le ministère thaïlandais des Beaux Arts. Reconnu comme un endroit paisible d’où émane une forte spiritualité, sa visite dans la journée, ou en y passant la nuit, est incontournable.

La légende de Nang Usa, célèbrée dans toute la Thaïlande, puise ses sources dans le parc. C’est l’histoire d’une jeune fille à la beauté envoutante, contrainte d’y vivre recluse sous la protection d’un vieil ermite. Elle se laisse séduire par le jeune et fringant Tao Barot, mais leur relation est vouée au malheur. Un aspect fascinant de cette légende est sa référence à la rivalité entre les religions indoue et bouddhiste qui coexistaient autrefois dans la région.